Revu dernièrement. De la mise en scène à la nullité du scénario, de la platitude des gags au jeu médiocre des acteurs (et y’en a des bons …), quasiment tout m’est apparu mauvais dans ce film de Jean Yanne, à l’exception des anachronismes et de quelques rares bonnes répliques. Je suis pourtant bon client du genre parodique, mais là, faut pas pousser mémé dans les orties. Et comme disait Coluche : « circulez… y’en a rien à voir ! ».
Jean Yanne se lance dans un péplum parodique, qui revisite l'époque de Jésus, à grands coups d'anachronismes et de satire sociale (critique du pouvoir, de la société de consommation, du syndicalisme à outrance...). Sauf que l'idée a déjà été exploitée à merveille par les Monty Python, dans "Life of Brian", sorti 3 ans plus tôt. Ici, l'ensemble est plutôt lourd. Une poignée de gags visuels et de quiproquos font mouche, et les décors sont assez ambitieux. Mais le reste est très bancal, avec un scénario qui part dans tous les sens, des longueurs, une réalisation minimaliste, et des acteurs à la ramasse : Coluche à peine utilisé, Michel Serrault en roue libre en César version "Cage aux folles", Mimi Coutelier insupportable en Cléopâtre pourrie gâtée. Il est difficile de croire que cette comédie médiocre fut un énorme succès populaire à sa sortie !
Ce doit certainement être l'un des films les plus diffusés à la TV française pourtant je ne l'avais jamais vu. Ce trou dans ma culture est désormais bouché à l'occasion d'une énième diffusion mais, finalement, je ne me serai pas porté plus mal de ne pas l'avoir vu.
A vrai dire, ce n'est pas un film d'une grande qualité. Je n'ai pas vraiment ri (embêtant pour une comédie) et j'ai traversé le film en simple spectateur, sans jamais m'investir. Et c'est la pire des choses qui puisse arriver à un film : l'absence de réaction d'un spectateur. La seule réaction à la fin qui me soit venu à l'esprit est "mouais, bof".
Jean Yanne essaie pourtant d'être drôle mais tout paraît tellement peu naturel que rien ne fonctionne. C'est dommage parce qu'une parodie de péplum, c'est assez rare (surtout dans les années 80) et c'est un matériau intéressant pour faire rire. C'est malheureusement loupé ici.
Rooooo! Eh ben! César en prend un sacré coup dans la gueule! Michel serrault est une fois de plus admirable dans le role de l'homme efféminer! Jean Yanne a vraiment beaucoup d'imagination. J'aurais mis 5 etoiles si ca avait été possible!
On ne sait pas trop si Jean Yanne a voulu lorgner plutôt du côté d'Astérix ou du côté des Monty Python, sûrement des deux mais c'est un échec total. Je vénère Coluche mais là, à part son nom et la scène dans la discothèque gay, il n'est absolument pas mis en valeur. Serrault fait son cirque "cage aux folles" et les autres sont tout juste passables. Malheureusement, il n'y a finalement que très peu de gags et les anachronismes ne sont même pas originaux. Bref, beaucoup de carton-pâte et de vedettes pour rien... dommage.
Si vous cherchez un bon moyen de rire sur un sujet semblable (l'empire romain), ne regardez pas ce film débile et lisez plutôt une bonne aventure d'Astérix.
Une mauvaise comédie, avec des dialogues peu évolués et un jeu d’acteur assez moyen, malgré un bon casting. Mon sentiment est que le réalisateur, Jean Yanne, a voulu trop en faire : trop d’anachronismes, des personnages trop niais… Evidemment, pour une comédie ces éléments sont bienvenus, mais point trop n’en faut ! Le tout couronné par une fin telle une bonne morale, tout le monde il est gentil… Certes, la plupart des films sont comme ça, mais pour celui-ci la subtilité en est absente ! Le seul point positif, et donc ce pourquoi je lui donne –quand même- une étoile, ce sont les clins d’œil à l’actualité et surtout tous les messages politiques sous-jacents : la rébellion des CRS qui refusent de taper sur les grévistes en est le parfait exemple !
L'idée de départ du scénario m'avait beaucoup plus. Mais la réalisation est tout simplement nauséabonde : d'un bon film vraiment drôle, fin, avec un humour antico-moderne à la Asterix, avec quelques messages politico-subliminaux pourquoi pas, on obtient au final qu'un brouillon médiocre et lourdissime. Du pain et des navets pour le peuple et pour entretenir la beaufitude, est-ce vraiment ce dont nous avions besoin?
A ceux qui pensent connaitre le film par coeur, je leur propose de le revoir aujourd'hui et me citer tous les personnages, acteurs qui jouent dans le film, la comédie est clairement de mise et les phrases fusent, il faudrait être pleinement concentré pour ne rien laisser passer entre les mots, et les arrières plans. PLV : un bon moment de détente.
Un énorme casting réuni par Jean Yanne qui regroupe des acteurs qui ont des gueules (vraiment !) d'horizons différents... Pêle-mêle Coluche, Michel Serrault, Paul Préboist, Darry Cowl mais aussi Michel Constantin, Françoise Fabian et des apparitions de Yves Mourousi et Léon Zitrone !... Un casting qui a fait un gros appel d'air puisque ce film est le troisième plus gros succès de l'année 1982 avec 4,6 millions d'entrées juste après "E.T." de Spielberg et "L'as des as" de Gérard Oury ! Incroyable lorsqu'on revoit ce film assez indigeste il faut bien le dire, surtout si on le regarde seul... Sorte de "Astérix" avant l'heure où Jean Yanne pastiche les grands peplums hollywoodien ("Ben-Hur" en première ligne) pour mieux dénoncer les dérives politico-financières ; le problème c'est que les messages sont caricaturaux (dans le sens lourd et peu subtil) et que l'humour en général l'est tout autant. En témoigne le personnage de Michel Serrault, tout auréolé des succès de "La cage aux folles 1 et 2" (1978-1980) ne trouve rien de plus original que de refaire la "folle". Il faut bien l'avouer ce film est un nanard, certe de luxe (un film qui a couté très cher) mais un nanard quand même. Au moins il n'est pas naveteux et permet d'en sourire tellement c'est con et, surtout, si on le regarde avec des potes.
Après avoir essuyé deux jolis échecs (Chobizenesse et Je te tiens, tu me tiens par la barbichette), l'acteur-réalisateur-humoriste Jean Yanne revient sur le devant de la scène en 1982 avec une grande épopée française rarement vue au cinéma, une parodie cynique et enjouée de Ben-Hur et des Dix Commandements qui aura un succès phénoménal. Jean Yanne se dote donc d'un budget important et de décors colossaux pour mettre en scène cette gigantesque farce peuplée d'anachronismes subtils, de références multiples et de gags à mourir de rire. Emmené principalement par un Coluche jovial et un Michel Serrault maniéré (reprenant quasiment son rôle de Zaza de La "Cage aux Folles"), campant un César gay plus préoccupé par son bien-être que par les problèmes du peuple, le long-métrage met en scène une peuplade de personnages hilarants comme Michel Auclair en consul débordé par les frasques de César et de sa femme (excellente Françoise Fabian), Darry Cowl en conseiller avisé ou encore le génial Paul Préboist qui déploie son accent marseillais à merveille pour son rôle inoubliable de gardien de prison mélancolique. Le scénario mélange faits historiques et problèmes actuels (chômage, exploitations des travailleurs, mode, etc...) avec brio et malice comme seul Jean Yanne arrive à faire. Costumes, décors et accessoires sont également de qualité afin d'assister à un long-métrage imposant et non à un nanar quelconque des années 80. Anachronismes sur chaque plan, quiproquos à foison et scènes cultes se bousculent au portillon comme le fameux mal-entendement entre Ben-Hur Marcel et César, l'un devant assassiner l'autre et ce dernier croyant à une drague homosexuelle. Une heure trente de bonne humeur et de gags tordants font de Deux heures moins le quart avant Jésus Christ une des comédies françaises les plus mémorables des années 80.