Derniers Avis : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ - Page 3
Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ
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Matéo Benoit
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5,0
Publiée le 10 août 2020
Si vous avez envie de rigoler un bon coups en ces temps tristes, ce remède anti-morose est fait pour vous ! Une parodie à la française très drôle sur l'antiquité romaine où à l'époque on se permettaient de rire sans se prendre aux sérieux, malheureusement on en trouve plus des comédies de bonnes qualités A PART QUELQUES UNS...
De grands acteurs et actrices, de l'humour pas franchement très élevé mais on s'y fait grâce à Michel Serrault qui dans ses rôles d’efféminé est toujours hilarant et fait mouche à chaque fois.
On est face à une parodie un peu ratée des Peplum. Des anachronismes peu marrant mais maintes et maintes fois utilisé rendent ce film peu divertissant et plutôt ennuyeux.
Même si certains critiques lui avaient reproché d’être moins féroce que les précédentes œuvres du cinéaste, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ est certainement le film le plus connu de Jean Yanne en tant que réalisateur. Même si l’humour n’est pas toujours d’une très grande finesse, il faut reconnaître que son univers est tellement original qu’il reste en mémoire du spectateur puisqu’il fait évoluer ses personnages dans un empire romain bourré d’anachronismes volontaires. Nous sommes dans une totale parodie des récits antiques où les figures de cette époque sont totalement détournées : on retrouve donc un Ben-Hur Marcel dont la première année rappelle immanquablement celle de Moïse, Michel Serrault joue un Jules César préférant clairement les hommes et sortant de La Cage aux folles (le film serait très certainement taxé d’homophobe s’il sortait de nos jours)spoiler: , le film se clôt sur un Ben-Hur Marcel devenu Pharaon qui se moque d’un reportage télévisée (anachronisme typique du film) sur la naissance du fils d’un charpentier dans une étable à Bethléem … Nous sommes donc nettement dans une ambiance absurde, ce qui explique que les acteurs surjouent constamment car le but est uniquement de faire rire (même si on y trouve quelques caricatures politiques, nous sommes loin du brûlot militant) et y arrive régulièrement. Ainsi, Deux moins le quart avant Jésus-Christ est très loin d’être un grand film mais reste cependant une œuvre éminemment sympathique sans réelle volonté artistique mais qui reste plaisante à revoir pour passer un bon petit moment en famille.
Je viens de revoir ce film, il s'est bonifié en vieillissant, parfaitement jubilatoire ! Jean Yann est le roi de la parodie anachronique des années 80, un décor bien kitsch, des acteurs fantastiques, Michel Serrault au sommet de son art comique, Coluche, tel qu'en lui même, des people en guest et quelques tronches bien sympathiques... On savoure les situations décalées et les répliques ! Je pense qu'Alain Chabat, avec "Astérix et Obélix mission Cléopâtre" et Alexandre Astier, avec le "Domaine des Dieux" sont dans la même veine, quel plaisir !
Parodie irrésistible de péplums, ce film de Jean Yanne regorge de trouvailles scénaristiques. Chaque plan a été travaillé pour nous faire sourire et très souvent rire. Les acteurs très inspirés prennent un immense plaisir à jouer leur personnage caricatural dans un capharnaüm parfaitement maîtrisé. C'est jubilatoire et délirant. Le duo Coluche-Michel Serrault est formidable et fonctionne à merveille. Une très belle comédie des années 80 dont l'âge apporte encore plus de charme à cette œuvre à l'époque mal comprise par les critiques mais soutenue par le public et heureusement considérée aujourd'hui comme incontournable dans le patrimoine cinématographique français.
La reconstitution est de qualité, et l’on s’amuse assez devant les péripéties d’un garagiste tour à tour meneur révolutionnaire, tête pensante (enfin…) d’un complot politique et pharaon d’Égypte. Le ton bon enfant trouve dans ces décors de bande-dessinée, tout droit tirés d’un album d’Astérix et Obélix, un potentiel ludique similaire à celui que délivrerait un parc d’attractions. Et que dire des anachronismes, sinon qu’ils sont, pour certains, savoureux et, pour bon nombre d’entre eux, balourds ? Jean Yanne, ici en charge de l’écriture, de la réalisation et de l’interprétation d’un conducteur de char, a la main lourde ; il martèle blagues et intertextualités sans prendre le temps de les inscrire dans l’époque où elles voient le jour, aussi absurdes soient-elles. En résulte une impression de grand n’importe-quoi qui élude totalement le propos du métrage, si propos il y a. Car si la farce bénéficie d’atouts majeurs, à commencer par le formidable duo Michel Serrault / Mimi Coutelier, sa couche idéologique écrase la reconstitution et tend à la réduire au prétexte d’un déchaînement de valeurs d’extrême-gauche vraiment pénible. Non que le cinéma n’ait pas le droit d’affirmer ses croyances ; il y a, seulement, une manière de le faire. Et que la manière privilégiée par Yanne est des plus grossières puisqu’elle crée des échos entre deux périodes de l’Histoire qui n’ont que peu à voir l’une avec l’autre. Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ souffre aujourd’hui de son postulat même, à savoir greffer sur Rome les références culturelles dans lesquelles il a vu le jour, ce qui le rend, à l’instar de la société de consommation qu’il dénonce, périssable. Reste une comédie originale et bien réalisée.
Je viens de revoir ce film à la télévision et je dois dire que je l'ai beaucoup plus apprécié que lors de sa sortie. Je me suis régalé du jeu excellent de cette pléiade de stars comiques malheureusement disparus pour la plupart : Jean Yanne, Coluche, Michel Serrault, Paul Préboist, Darry Cowl. N'en jetez plus, la cour est pleine !
On peut qualifier ce film de l'ancêtre de mission Cléopâtre, un casting incroyable des Gags et parodie à gogo! Film très divertissant si on veut décompresser et passer un bon moment de détente
Un beau navet dans la mise en scène bourré d’anachronisme même pas drôle, inspiré de la bande dessinée « Astérix », le message est compris venant du général, plus de gags gallo-romains. Le grand Cesar fut perçu par ses détracteurs de l’antiquité romaine reprit dans ce film, un incompétent qui méprise son peuple à l’allure follement gay trop distrait par ses occupations divertissantes très secrètes comme le sait si bien joué « la cage aux folles » de Michel Serrault et sur le point de tomber par la révolte de la gronde populaire. La suite est connue de l’histoire non fictive, tuer le dictateur puis remplacer par un empereur, la bien aimé Cleopatre est ridiculisé en simple reine de pacotille et son serviteur grand seigneur des mandarins. On a faire à une comédie lourdingue qu’à un drame historique, la parodie de Ben-hur d’Égypte antique, le frérot du trône pharaon, une touche de modernité avec l’invention de la télévision et des sirènes de gyrophare deux tons n’aurait rien changé, l’empire Romain se serait quand même effondré en l’an 1982 après Jésus-Christ.
Troisième plus gros succès de l’année 1982 au box-office français, cette comédie parodique s’appuie sur un type d’humour largement développé par les Monty Python en Angleterre et Mel Brooks aux Etats-Unis. Toutefois, si l’ensemble se suit sans déplaisir, on notera tout de même la lourdeur de bon nombre des gags déployés ici. On est bien loin de la finesse d’Astérix (la BD, hein) et le métrage tombe aisément dans le décalage temporel téléphoné ou encore la franchouillardise typique d’un certain cinéma français des années 70. La présence de Paul Préboist, de Darry Cowl et autres représentants de ce cinéma Z l’atteste. En fait, ce qui paraît de nos jours le plus étonnant, c’est que des producteurs aient investi une telle somme dans un tel spectacle. La chance fut de leur côté et le succès a été au rendez-vous. Aujourd’hui, le film ne passe pas trop mal grâce à l’abattage de Michel Serrault en follasse et à la présence de Coluche. Le reste est moyen, moyen.
Revu dernièrement. De la mise en scène à la nullité du scénario, de la platitude des gags au jeu médiocre des acteurs (et y’en a des bons …), quasiment tout m’est apparu mauvais dans ce film de Jean Yanne, à l’exception des anachronismes et de quelques rares bonnes répliques. Je suis pourtant bon client du genre parodique, mais là, faut pas pousser mémé dans les orties. Et comme disait Coluche : « circulez… y’en a rien à voir ! ».
Ce doit certainement être l'un des films les plus diffusés à la TV française pourtant je ne l'avais jamais vu. Ce trou dans ma culture est désormais bouché à l'occasion d'une énième diffusion mais, finalement, je ne me serai pas porté plus mal de ne pas l'avoir vu.
A vrai dire, ce n'est pas un film d'une grande qualité. Je n'ai pas vraiment ri (embêtant pour une comédie) et j'ai traversé le film en simple spectateur, sans jamais m'investir. Et c'est la pire des choses qui puisse arriver à un film : l'absence de réaction d'un spectateur. La seule réaction à la fin qui me soit venu à l'esprit est "mouais, bof".
Jean Yanne essaie pourtant d'être drôle mais tout paraît tellement peu naturel que rien ne fonctionne. C'est dommage parce qu'une parodie de péplum, c'est assez rare (surtout dans les années 80) et c'est un matériau intéressant pour faire rire. C'est malheureusement loupé ici.