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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 octobre 2012
Le film est bien, sans plus. James Mason qui incarne Charles Dobbs dans: "M15 demande protection" est bien plus convainquant que Gary Oldman. D'ailleurs ce film vous paraîtra, je l'espère, de bien meilleure facture que celui-ci. Bravo quand même au jeu des acteurs! Le cinéma britannique possède une bonne santé.
Merci aux deux critiques précédentes. Bon film à vous.
La Tapue : pas top... Le jeu de mot est facile mais représente bien mon impression générale après avoir vu cette première adaptation au cinéma de John Le Carré. Je m’attendais effectivement à mieux de la part de Thomas Alfredson, réalisateur suédois de l’excellent « Morse » (grand prix remarqué du festival du film fantastique de Gérardmer en 2009), qui réinventait le mythe du vampire avec énormément d’originalité et de singularité.
« La Taupe » raconte une histoire plus classique (mais beaucoup plus complexe) d’espionnage sur fond de guerre froide. Malgré une reconstitution saisissante de réalisme et des plans d’une grande inventivité, les méandres de cette enquête interne sont tellement difficiles à suivre qu’on en finit par se désintéresser totalement de son enjeu : qui est le fameux traître parmi « Tinker, Tailor, Soldier, Spy », titre à rallonge original du film qui fait référence aux grands pontes de l’organisation, « le cirque », sur lesquels se portent les soupçons ?
On a en effet plutôt intérêt à rester attentif si on veut un tant soit peu comprendre ce qui se passe. D’après ce que j’ai saisi, suite à une mission ratée à Budapest, le patron des services secrets de sa majesté se retrouve sur la touche, tout comme l’un de ses fidèles, George Smiley (Oldman). Ce dernier est néanmoins immédiatement engagé secrètement par le gouvernement qui a des raisons de croire qu’il est infiltré par un agent double à la solde des soviets. Aidé par un jeune agent (le Sherlock de la série BBC), Smiley va s’atteler à la difficile tâche de débusquer cette taupe.
C’est ensuite que ça se complique. Difficile de comprendre qui est qui, qui a fait quoi, qui est dans quel camp. Des flash-backs récurrents censés nous apporter des éléments de réponse ne sont parvenus qu’à m’embrouiller. Que ce soit quand ils mettent en scène Jim Prudeaux (Mark Strong), agent trahi au début du film, ou bien Ricki Tarr (impeccable Tom Hardy), un agent disparu quant à lui soupçonné de trahison, qui s’est enamouré d’une fille de l’est détenant des informations cruciales sur la fameuse taupe. On comprend aussi, que Colin Firth couche avec la femme de Gary Oldman, à qui on ne la fait pas mais qui a l’air de complètement s’en foutre.
Bref, un film d’espionnage aux antipodes d’un Jason Bourne ou d’un James Bond, sans doute bien plus réaliste mais trop clinique, froid et alambiqué pour emporter l’adhésion. C’est d’autant plus regrettable que Thomas Alfredson fait preuve d’une véritable maîtrise formelle et réunit un bon casting mené par un Gary Oldman efficace à contre-emploi, étonnant de sobriété en vieux barbouze fatigué et taiseux. Je le préfère quand même pour ma part dans ses rôles de méchants psychopathes.
L’ambiance propre aux seventies (tons gris, papiers peints dégueu, cheveux longs et pattes d’eph, etc.) a beau être particulièrement bien travaillée, le rythme de l’ensemble est bien trop poussif et l’intrigue trop complexe pour susciter l’intérêt. Et dire que la bande-annonce promettait un film haletant et à suspense ! En réalité on s’ennuie ferme et on a surtout l’impression que le film ne s’achèvera jamais, si bien qu’on n’a finalement pas grand chose à faire de découvrir qui est cette taupe dont on parle dès le départ, bien que son identité soit révélée dans un plan qui joue très subtilement avec le cadre…
Reste quand même, et heureusement, une très jolie scène finale de règlement de compte, avec en fond musical une reprise de « La Mer » de Trenet.
En soit un bon film, très bien interprété, avec un bon scénario, bien qu'un peu alambiqué. Mais voilà, il est long et très ennuyeux, si bien que je ne peux pas mettre plus de trois étoiles, c'est dommage parce qu'il y a avait beaucoup de potentiel, en particulier avec les acteurs qui ont été choisi.
Excellent somnifère, à recommander. Sinon au niveau film en lui-même, c'est compliqué, c'est mal construit, on s'y perd un peu en route, on s'ennuie, bref, on revient au début, un excellent somnifère.
Au début, "La Taupe" ne m'inspirait rien de bon. J'y allais en sachant qu'il s'agissait d'un thriller difficile d'accès. Ce qui ressortait principalement des critiques, c'était ça "C'est franchement génial, sauf que je n'ai rien compris". Effectivement, le scénario est particulièrement obscur, abscons, Tomas Alfredson ne fait d'ailleurs strictement rien pour nous aider à y voir plus clair et il y a un problème à ce niveau là puisque ça réduit de moitié le public visé ! Le pire, c'est que l'intrigue a un vrai potentiel, une histoire d'espion parmi les espions dans un quartier sécurisé où personne n'est vraiment clair... Sans les clés, on ne peut pas ouvrir la porte. En plus, double difficulté : non seulement l'intrigue est très difficilement compréhensible, mais en plus le rythme est lent, la musique rare et les dialogues plutôt monocordes. Pourtant, on reste jusqu'à la fin sans trop s'ennuyer... Mais ce n'est pas de la magie. C'est grâce à un excellent excellent casting qui réunit la fine fleur du cinéma Britannique dans un même film à savoir Stephen Graham (oui je le mets en premier), Gary Oldman, Colin Firth, Tom Hardy (le rêve non ?), Benedict Cumberbatch, John Hurt bref, que du beau monde ! Ca prouve encore une fois qu'un casting peut porter un film à bout de bras, quand derrière il y a un réel travail de réalisation. Encore un point en faveur du film, c'est son esthétique absolument superbes où certaines séquences sont juste magistrales, et je pèse mes mots (la scène finale... ). Et bien sur, le grand centre d'intêret du film, la révélation finale est la dernière raison pour laquelle on ira jusqu'au bout, envers et contre tout. En clair, il est certain qu'on a pas tout compris mais au moins, on a passé un bon moment.
Idéal pour vaincre les crises d'insomnie. Et une histoire où on ne comprend rien. Ce film s'apparente plus à de la masturbation artistique de la part du réalisateur qu'au désir de partager une histoire avec son public.
Film difficile à décrire, La Taupe est d'abord une descente vertigineuse dans les années 70 et la Guerre Froide. L'ambiance du film est lourde, avec des images peu colorisées, et des personnages de cire qui semblent sortis du musée Tussaud. Le spectateur ressent à tout moment la paranoïa d'un service d'espionnage, où chacun est amené à contrôler ses émotions et à ne pas se livrer. Le film est très réussi de ce point de vue. Hélas, la contrepartie de la chose est la difficulté pour le spectateur d'entrer dans l'histoire. Surtout qu'elle est assez tordue, qu'il y a beaucoup de personnages et que les sous-titres n'aident pas à libérer totalement les neurones du spectateur. D'ou parfois un sentiment de flottement du spectateur qui sera, peut-être, rattrapé par les commentaires d'après-film des personnes vous accompagnant ( on ne peut que recommander d'aller voir ce film à plusieurs ). Mais il faut dire aussi que les romans de Le Carré sont connus pour leur caractère hermétique. On n'est donc pas totalement surpris !... Au final, un beau film assez prenant, mais qui m'a paru trop froid pour provoquer ma totale adhésion.
Le film a quelques bonnes idées, encore faut-il réussir a vraiment comprendre quelque chose ... Beaucoup ( trop ? ) de personnages, jeu d'acteurs loin d'être exceptionnel, et surtout, mais bon sang, qu'ece qu"on s'ennuie, tout le long, c'est terriblement lent ...
Bon, je n'ai pas fait beaucoup d'efforts et je ne connais pas le bouquin. Mais c'est quand même la première fois que je ne comprends pas la moindre scène d'un film. Et je parle sérieusement.
Pour son deuxième film, Alfredson, a sorti le grand jeux : un casting "so british" en or massif, des plans soignés et ce que j'aime le plus dans un thriller de ce type-là un minimum de dialogue. De plus, Gary Oldman nous offre une prestation digne des plus grands comme si il était habité par son personnage. Et donc contrairement a ce que j'ai pu lire, moi je recommande ce film
Toute l'ampleur de la guerre froide dans un seul film, c'est ce que promettait d'être La Taupe. L'atmosphère pesante, l'ambiance poussiéreuse, la paranoïa ambulante ; tout était réunis pour faire du film un jeu de pistes asphyxiant où le moindre faux pas s'avère fatal. Et de ce côté là, le film a tenu ses promesses. Pourtant, aussi ficelé soit le scénario, aussi intelligente soit l'histoire, le film garde du début à la fin cette façade glaciale, qui est certes liée à son sujet mais qui donne peu de place à l'émotion. C'est dommage car avec un Gary Oldman au top de sa forme et un Tom Hardy surprenant, il y avait de quoi transmettre autre chose qu'une simple « bonne histoire ».
La Taupe c'est donc avant tout l'histoire d'une grande famille attablée autour d'un repas de noël – qui tourne mal, bien entendu –. Cette famille, c'est celle des services secrets anglais, qui, géopolitiquement parlant, sont au cœur d'une guerre froide plus tendue que jamais. Au lendemain de la retraite du père de famille – Control – des soupçons évoquant une taupe au sein des plus hautes sphères de l'organisation sont murmurés. George Smiley, parti avec son mentor, se voit confié la lourde tâche de débusquer cette taupe, mais aussi de comprendre son rôle et ses conséquences. S'ensuit alors la mission la plus périlleuse de sa carrière (pourtant déjà terminée) : Espionner sa propre famille ; chercher le mauvais cousin, le traître, celui qui serait prêt à baiser votre autre cousine pour quelques dollars de plus.
Le film dévoile donc sous nos yeux son ensemble de personnages, de flash-back, de pistes qui se forment, s'effacent, s'imbriquent dans d'autres pistes et on va d'une maison à une autre, d'un personnage à un autre, comme un lecteur qui lirait les pages d'un manuscrit jusqu'à avoir le fin mot de l'histoire. Le rythme est certes posé, l'intérêt résidant surtout dans les mots et les souvenirs, pour distinguer le vrai du faux, mais il n'en reste pas moins haletant. Si l'histoire prend son temps, c'est parce qu'elle possède une consistance qui lui permet de prendre son temps et de rendre le tout plus épique.
Les enjeux sont primordiaux : c'est l'avenir de la guerre froide qui se décide. La tension est palpable, et l'œil suspicieux avec lequel chacun des personnages se regardent est excellent. Certaines scènes sont des bijoux en terme d'asphyxie audiovisuelle (notamment celle dans le café Hongrois, qui m'a vaguement rappelé la séquence d'ouverture d'Inglourious Basterds : on joue sur le même terrain). D'autres sont peut-être plus anecdotiques, plus lourdes, moins passionnantes, mais globalement c'est un régal que d'apprendre le passé de ces hommes, de comprendre où on en est et comment on en est arrivé là.
Là où le film se rate c'est dans son approche plus intimiste. Tout ce qui touche à l'intrigue principale est réussi, mais dès qu'on entre dans les intrigues secondaires – aussi intéressantes soient-elles – il manque quelque chose, quelque chose d'important, voir même d'essentiel : l'empathie. Le fantasme des femmes « perdues » qui se dessine avec Tom Hardy et Gary Oldman aurait pu être encore beaucoup plus touchant. On arrive à atteindre le sublime par petites touches, sur certains plans géniaux (celui du regard à travers la vitre ou de la voiture sur le port) mais en fin de compte il manque une saveur à ces histoires. Et avec certains objets (comme le briquet) il y a même parfois une impression de superficialité qui vient se greffer (certes pas trop encombrante).
Du coup, si je reconnais volontiers à La Taupe toutes ses qualités narratives, son rythme efficace et son ambiance pesante (dans le bon sens du terme), j'ai eu plus de mal à me sentir concerné par les personnages en tant qu'hommes et non qu'agents. Le seul qui joue sur les deux facettes avec brio étant Jim Prideaux (puisque la première est beaucoup plus visible que la seconde). Mais malgré tout il faut rester honnête et ne pas être trop sévère avec un film qui, dans son registre, est une véritable aubaine. Grossièrement c'est comme une bonne partie d'échecs ou un bon cours de maths, on s'amuse bien mais on en ressort avec les pensées un peu brumeuses et un cœur de pierre.
Je ne comprends pas les critiques positives. J'ai décroché très rapidement et cela devient incompréhensible. C'est lent, soporifique à souhait. La chanson finale m'a réveillée ...
Un Très bon film du genre, réservé aux adeptes malheureusement, beaucoup n'aimeront pas et je peux les comprendre, cela dit je suis ravit : acteurs excellents, scénario complexe ... Un "Must" !