Deux acteurs au talent immense qui apparaissent en grande forme, Dustin Hoffman est génial dans son rôle d'infirme roi de la magouille et Jon Voight est impeccable de candeur dans son interprétation de cow-boy gigolo. Ca reste plutôt moderne dans le discours et dans l'évolution de cette histoire d'amitié impossible entre deux êtres totalement opposés, la mise en scène a vieilli mais reste excellente en tous points. Peu de longueurs, un immense film tout à fait remarquable plein d'empathie et de délicatesse sans verser dans le larmoyant.
Une fable dramatique où sévissent deux comédiens en pleine forme. Deux personnalités opposées vont pourtant se rapprocher, par la misère qu'ils vivent l'un et l'autre. Par un rêve inaccessible, une vie rêvée sous le soleil de Floride... Si ce genre de scénario a vu le jour plus d'une fois - on pense par exemple à "L'épouvantail" - la réussite est ici total. J. Voight et D. Hoffman sont terribles, autant que leur destin tout tracé.
Un pur pur chef-d’œuvre. Un film sur la fatalité. C'est la plus belle amitié que j'ai pu voir au cinéma. Dustin Hoffman et Jon Voight sont parfaits. Bien que l'histoire soit triste, elle donne un sentiment de liberté et d'espoir malgré tout car Joe Buck et Ratso Rizzo ont vraiment envie de se sortir de leur misère et de partir loin, d'avoir une vie meilleur ; on y croit jusqu'au bout avec eux mais durant ce long périple aventureuxspoiler: la mort l'emportera sur l'amitié arrivée à la destination tant souhaitée : la Floride. Il y a aussi de l'humour, ce qui permet de rendre l'histoire moins tristounette. spoiler: Les dernières minutes où Ratso meurt dans les bras de Joe Buck le regard tourné vers le soleil de Floride ; cette dernière scène est vraiment touchante .
Si au début le personnage peu paraître hors du commun, on fini par s'attacher à ce Cow-boy terriblement humain. La réalisation vous fera plonger dans la vie de cet homme, comme peu de films arrivent à la faire, en nous partageant ses pensées, ses souvenirs et ses rêves. Ce dernier point est une des forces du long métrage, il nous permet de comprendre sur quoi s'est construit le personnage. Le film est réfléchi, beau, efficace et surtout intelligent. Le seul point négatif, c'est la fin trop floue et trop ouverte... Mais ça ne vous empêchera pas de passer un bon moment !
Un des film qui prouvent que john voight peu être un excellent acteur. Ce film est un drame qui suit le parcours de deux paumés dans la big apple et qui essayent de s'en sortir plus ou moins bien. A voir.
Difficile d'accrocher sur la longueur, tant J.Voight n'est pas à la hauteur de D.Hoffman . Les effets inutiles d'une réalisation peu inspirée empêchent l'ensemble de décoller.
Ce film peut poser le problème suivant : d'un côté il ne transporte le spectateur en rien, par aucun des nombreux aspects qu'il traite pourtant : misère, amitié, naïveté, mélange de cultures, psychédélisme... Aucun de ces thèmes n'est doté de l'aura, du charme cinématographique qu'il mérite. Et cependant donc, d'un autre côté l'oeuvre ne répond pas aux sempiternels critères américains. Alors comment peut-on critiquer négativement des éléments précis d'un film qui fait tout pour se démarquer, sans perdre de la réussite des portraits qu'il effectue ? La réponse est simple : une telle critique est illégitime. On peut facilement ne pas aimer ce film, mais il est impossible de dire objectivement qu'il est mauvais.
En évoquant aussi directement la prostitution, les drogues ou l'homosexualité, comme "Macadam cowboy" a dû paraître novateur et provocant à l'époque. Malheureusement, ce temps-là est révolu : ce film a clairement vieilli, à sa décharge. Il reste encore intéressant à regarder, notamment pour Dustin Hoffman, en dépit de son manque de rythme...
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0,5
Publiée le 2 mai 2021
Ce film a peut-être été considéré comme digne d'un Oscar à l'époque parce qu'il contenait des scènes homosexuelles. Peut-être était-il considéré comme digne d'un Oscar parce qu'il sautait partout n'avait pas d'histoire et traitait de sujets généralement ignorés ou méprisés. Il y a un tas de flashbacks des images de l'ancienne petite amie, du viol, de la grand-mère qui fait un lavement, de la grand-mère qui le surprend en train de faire l'amour avec une fille, de la fille qui dit 100 fois tu es le seul. Ça doit avoir un sens profond mais malheureusement je suis trop bête pour le comprendre. Peut-être que si je regarde le film 4 ou 5 fois ces bêtises incohérentes auront un peu plus de sens. L'histoire était inexistante, le jeu des acteurs était mauvais, les scènes étaient si stupides qu'elles en étaient incroyables et la fin est si prévisible. J'ai gaspillé près de deux heures de ma vie avec Macadam Cowboy mais j'ai retenu une leçon pour ma vie à ce sujet. La prochaine fois que je regarde un film considéré comme génial et qu'il s'agit d'une histoire comme celle-ci je l'éteins...
Prostitution au masculin, homosexualité, squat, traîne misère, Midnight Cowboy, signé John Schlesinger, 1969, fût, à l’image du célèbre Easy Rider de Dennis Hopper, un film hautement provocateur dans l’univers alors très policé du cinéma américain. Contesté et contestable, le film fût pour autant chaudement accueilli dès sa sorite par un public et des critiques impressionnés par le culot de son metteur en scène, par les prestations presque dérangeante, de son temps, de Dustin Hoffman et Jon Voight, pour rappel tous deux nominés à l’oscar du meilleur acteur. Débarquant de son Texas profond, Joe Buck espère profiter du vivier féminin de la métropole New-Yorkaise pour vendre son corps. Très vite endetté, crève la faim, Joe se lie d’amitié avec Rizzo, petit tuberculeux italo-américain qui l’entraînera, dans son malheur, vers un nouvel exil.
S’il n’est dès lors pas dans mon intention d’accabler le film sous le poids de critiques acerbes et irréfléchies, je n’ai pour autant jamais accordé crédit au long métrage, révélateur d’un nouveau dynamisme à la fin de années 60 mais cruellement désuet au jour d’aujourd’hui. Si parfois, les films sont des témoins immortels d’un temps révolu, souvent passionnant culturellement, ici l’écart social entre 1969 et le 21ème siècle terni allègrement la lecture d’une œuvre qui n’est plus ni choquante ni entraînante. Que Jon Voight et Dustin Hoffman, surtout le second, soient excellents n’y changent rien. L’on accède dès lors à une narration déphasée qui fit mouche à son époque mais qui ennuie de nos jours. Témoin d’une Amérique crasseuse en pleine restructuration, John Schlesinger avait pourtant le potentiel pour inscrire son film dans l’histoire.
Encore une fois, à l’image du film contemporain de Dennis Hopper, le trip, la folie des personnages tue dans l’œuf toute réelle volonté de faire du film une plateforme culturelle. Si John Schlesinger parvient toutefois à faire ressortir divers éléments dans son film, le plus singulier d’entre tous est cette description miséreuse du New-York des années 60 et 70, crasseux, gris, immensément peuplé de la lie humaine comme de la fortunée classe première. Les deux personnages de Macadam Cowboy ne sont pour ainsi dire pas intégrés à cette énormité culturelle qui semble pourtant englober tout un chacun. Ne trouvant pas leur place dans la Grosse Pomme, nos deux compères s’enfuient, en dernier recours, vers le soleil de Floride. Pour être honnête, si le film aurait duré une heure de plus, la Floride aurait elle aussi été symbole d’enfer pour ce texan complètement paumé.
Critique dissidente, oui, mais peu objective car se basant sur une vision d’aujourd’hui d’un film d’hier. Si bon nombre de classiques du cinéma ont vieillis avec les honneurs, prolongation de leurs époques, témoins de l’histoire, d’autres sont désormais à archiver, aussi cruelle que cela puisse paraître. Macadam Cowboy était peut-être un chef d’œuvre il y bientôt 45 ans mais ne l’est indéniablement plus aujourd’hui. Son propos est mort et enterrés. Un film vieux comme le monde qui n’aura pas percer les âges. Seuls Dustin Hoffman et Jon Voight sont les témoins de cet ovni télévisuel qui n’emballe malheureusement plus grand monde. 07/20
Errance, décadence, amitié. Le portrait est vraiment touchant. L’espoir qui devient illusion, la séance psychédélique qui en est justement la parfaite illustration et un final qui fait se briser les chemins convergents. Vraiment beau.
Un portrait au vitriole d'une Amérique à l'aube des 70's dans lequel le fameux rêve américain a pris une sacrée rafale de plomb dans l'aile. John Schlesinger fait exploser deux grands talents avec d'une part John Voigt, un grand benêt bouseux et naïf à souhait, et Dustin Hoffman, petit souffreteux boiteux as de la débrouille. Les deux comédiens transpire de talent tout en étant d'une incroyable sobriété. Macadam Cowboy se traîne une réputation sulfureuse très surfaite dû à son interdiction aux mineurs à l'époque étant classé comme film pornographique. Le pays, très faussement puritain, donnait en quelque sorte le bâton pour se faire battre déjà à l'époque. Pour le reste c'est assez touchant, la mise en scène parfois psychédélique est surprenante et le métrage demeure une aventure humaine assez unique à la découverte des bas fonds new-yorkais, idée d'une Amérique bien peu reluisante au final et qui ne s'est pas nécessairement améliorée avec le temps. C'est culte et ce n'est pas usurpé même si un aspect quelque peu désuet était inévitable vu le propos.
Porté par un duo touchant de pudeur et de rêves brisés, ce drame vaut pour cette histoire d'amitié improbable illustrant les désillusions du mythique American dream. Par ailleurs il faut s'habituer à cette double alternance déroutante d'atmosphères scéniques, parfois interlope, réaliste, rude, à d'autres presque psychédélique, hippie, accélérée en terme de rythmique. Un itinéraire douloureux au sein de mondes inhospitaliers.
Macadam Cowboy est un film culte qui ose détourner l'image iconique du cowboy pour la planter au cœur de New York, et faire de l'archétype du mâle alpha un gigolo fragile et paumé. John Voigt est sensationnel. Sa rencontre avec un clochard roublard. Dustin Hoffman est incroyable. Macadam Cowboy surprend aussi dans sa forme avec certains plans cultes et des effets très modernes (la scène de viol montée en parallèle de l'éducation de la grand mère est phénoménale). Je ne sais pas si Schlesinger a voulu dénoncer une Amérique dégénérée ou la mettre à l'honneur, ce sont les désillusions du rêve américain et la démarche force le respect.