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Sergio-Leone
210 abonnés
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5,0
Publiée le 5 octobre 2010
Pour une 500ème critique il faut du lourd, et Macadam Cowboy fait partie des films qui m'ont le plus ému. Un scénario partagé entre la soif de vivre et l'espoir insouciant du personnage "Joe Buck" magnifiquement incarné par Jon Voight, et le monde impitoyable et cruel de l'ultra libéralisme de New York city. La longue et pénible descente aux enfers du jeune naïf est ponctuée tout au long du film de touches humouristiques et d'espoirs qui rendent le film admirables, car en la personne de Rico Rizzo (D.Hoffman), Joe qui cherchait la gloire et l'argent va sans doute trouver encore mieux avec une forte amitié. Le lien unissant les deux hommes dans la misère est le point éblouissant du film qui fait jaillir l'une des plus forte amitié à l'écran. Cette amitié est la véritable bouée qui permet aux deux compères tout comme aux spectateurs d'y croire et d'aller de l'avant sans sombrer dans un drame dépressif malgré la dureté de l'histoire, le tout sous la magnifique mélodie d'Harry Nilsson.
16 173 abonnés
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5,0
Publiée le 30 avril 2011
"Midnight Cowboy" est un point culminant dans la carrière de John Schlesinger, puisqu'il obtient l'Oscar du meilleur film (le premier film classè X à remporter l'Oscar), et confirme le talent de Jon Voight et Dustin Hoffman - tous les deux extraordinaires, au-delà de tout èloge - , acteurs dont il va accèlèrer la reconnaissance par le grand public! Ce film admirable, èvoquant les tribulations tragi-comiques de deux amis à la dèrive, qui tentent de survivre dans la jungle de New York, est une des premières transpositions commerciales de l'univers et des sujets (prostitution masculine, par exemple) du cinèma underground, et plus particulièrement des rèalisations d'Andy Warhol! A ce titre, Schlesinger est associè au renouvellement de la production hollywoodienne de la fin des annèes 60! Prenant pour cadre le quartier de New York dègradè des paumès et des dèviants (de Greenwich Village à Park Avenue, en passant par la partie sud de Central Park et de Times Square), "Midnight Cowboy" dècrit avec beaucoup de compassion le destin inoubliable de Joe Buck et de Ratso Rizzo que le hasard rèunit, la naissance d'une amitiè rarement atteinte au cinèma! Le cinèaste rythme remarquablement cette descente aux enfers longue, froide et pènible, de flash-back douloureux sur le passè texan de l'ètalon benêt et de fantasmes dèlirants du petit rital infirme, en s'intèressant aux rapports humains plutôt qu'aux styles, ce qui explique que son "Midnight Cowboy" soit toujours èmouvant! On notera la chanson mythique du gènèrique de dèbut, "Everybody's Talkin'" de Fred Neil pour ce pur chef d'oeuvre d'èmotions, ou le duo de paumès lègendaire Jon Voight-Dustin Hoffman allie parfaitement la fascination et le dèsespoir! Une perle du 7ème art...
Un film puissant et absolument poignant. Macadam Cowboy conte l'histoire d'une amitié : celle de Joe Buck et de Rico Rizzo, deux marginaux livrés à la dure réalité de la jungle new-yorkaise. Alors que Joe s'exerce sans succès à la prostitution et qu'il se nourrit d'une multitude d'images inhérentes à l'American Dream ( argent, confort, matérialisme, idéalisation des grandes stars hollywoodiennes...), Rico se résigne à vivre de misère et de débrouille... La solitude les réunira afin qu'ils puissent réaliser ensemble un projet salvateur : partir en Floride, l'Etat du soleil et de la noix de coco... John Schlesinger adopte un style volontairement underground pour mieux nous imprégner de cette culture à laquelle appartiennent nos deux héros ( mais aussi de grands artistes tels que William Burroughs et, plus récemment, Gus Van Sant...). Macadam Cowboy est également connu pour sa musique ( la chanson Everybody's Talkin' mais aussi le thème bouleversant de John Barry ) et pour le scandale qu'il créa à sa sortie en 1969... Pourtant, quand on considère son succès et sa valeur artistique, on a du mal à croire qu'un tel film puisse être interdit. Excellent et indémodable.
Ce film avait du faire grand bruit lors de sa sortie en salles, à en voir sa classification (classé X, ce qui équivaut à une interdiction au moins de 17 ans aux Etats-Unis) et vu le thème du film. Macadam Cowboy (1969), c’est l’histoire de Joe Buck qui quitte son Texas natal pour aller s’installer à New York. La transition est plutôt violente pour lui mais bizarrement, il trouve ses repères rapidement et devient gigolo, persuadé que son look de cowboy lui ouvrira toutes les portes. Il fait la connaissance de Rital, dit Rico, une petite frappe qui vit dans un immeuble insalubre et promis à la démolition. Tous deux rêvent d’une vie meilleure et se promettent de rejoindre la Floride dès qu’ils en auront les moyens. Critique sociale où le rêve américain n’existe plus, John Schlesinger signe ici l’un de ses plus beaux films (avec Marathon Man - 1976). Un drame d’une puissance palpable, interprété par deux superbes acteurs : Dustin Hoffman & Jon Voight (qui se fera connaître auprès du grand public grâce à son interprétation). Une œuvre portée aussi par une très belle B.O et entrecoupée de flash backs récurents à la fois tristes ou drôles. Si les acteurs principaux furent nommés à l’Oscar du Meilleur Acteur, John Schlesinger ne repartit pas les mains vides, puisqu’il remporta l’Oscar du Meilleur Film, du Meilleur Scénario et enfin, celui de la Meilleure Réalisation !
Difficile d'accrocher sur la longueur, tant J.Voight n'est pas à la hauteur de D.Hoffman . Les effets inutiles d'une réalisation peu inspirée empêchent l'ensemble de décoller.
Un chef-d'oeuvre retraçant le parcours de deux êtres en perdition. Le "rêve américain" n'est pas accessible à tout le monde. Bouleversant. Inoubliable!
Chef d'oeuvre et trésor cinématographique. Comment passer à côté de deux rôles fabuleux, de deux personnages fascinant. Puissant, troublant à voir absolument. Un imensse bravo à dustin hoffman
Film qui laisse une impression mitigée. C'est une belle fresque de l'Amérique autour des années 70, où un homme habillé comme les héros d'antan est en quete du rêve américain, mais sans succès. Il manque au film une intrigue principale, la fin arrive un peu comme un cheveu sur la soupe avec le crime de Ratso qui ne s'inscrit pas dans la psychologie du personnage.
Dès l’écoute de la musique d’ouverture signée par Fred Neil, on sait que l’on est devant un film qui laissera une trace indélébile dans les mémoires des amateurs de grand cinéma. Puis commencent à se profiler ces deux personnages marginaux, un gigolo texan sans succès et un petit escroc handicapé, respectivement interprétés par les immenses bien qu’encore jeunes Jon Voight et Dustin Hoffman, et là l’émotio qui nait de leur amitié et de leur motivation naïve de courir après leur idée personnel du rêve américain se montre véritablement prenante. La ville de New-York ne sera sans doute plus filmée avec autant de noirceur avant le Taxi driver de Scorsese sept ans plus tard que dans ce Macadam Cowboy et son approche dramatique du monde de la nuit où règne le vice et sa construction narrative pleine de flashbacks appuyant le sentiment de mélancolie. Ce ton subversif et cette réussite formelle obtinrent tous deux leur reconnaissance dans sa paradoxale obtention d’une classification en film X et de l’oscar du meilleur film.
Un bon exemple de la solitude urbaine dans ces villes à " 2 vitesses ", et ou la régression sociale sévit de + en + : Ou aller de toute façon sans argent ? Un film finalement poignant & intense, malgré il est vrai une fin un peu courue.
J'avoue être personnellement assez fan de l'époque du Nouvel Hollywood, de laquelle je suis nostalgique de par la liberté de ton qu'elle dégagea et des nouveautés artistiques qu'elle apporta au cinéma. A la fin des années 60, plusieurs films ont joué un rôle-déclencheur et il faut croire que "Midnight Cowboy" fait partie de ceux-là... Il faut croire parce qu'honnêtement, j'ai eu beaucoup de mal à percevoir ses qualités. Certes, il s'agit d'une chronique sombre et désespérée où l'on parle de prostitution (masculine pour une fois), de sexe, de drogue... Cela en fait-il pour autant un bon film ? Je ne le crois pas et ai fortement envie de remettre en cause les qualités de mise en scène de John Schlesinger. Si faire preuve de finesse, c'est multiplier les flashs-backs inutiles (enfin si, expliquer un minimum des personnages qu'il n'est pas fichu de décrire autrement) ou en faire des tonnes dans les effets visuels gratuits, alors je n'ai pas la même conception des choses. On a durant quasiment deux heures une multiplication des plans assez irritante, des couleurs très et trop marquées, une photographie un peu grossière (soit c'est tout sombre, soit c'est flashy), des séquences pseudo-psychédéliques qui sont surtout les fondements de clips crétins genre "Requiem for a Dream", des mouvements de caméras pas réfléchis (et vas-y que je te balance des zooms et que je te mets l'objectif sur mon épaule pour que ça tremble parce que ça donne un côté un peu underground), bref du très très lourd... Jon Voight surjoue sans cesse, Dustin Hoffman n'est pas dans sa meilleure forme (à part boiter et tousser, il est totalement inexpressif), les seconds rôles en rajoutent... Pourquoi s'emballer ? Alors oui on pourra apprécier quelques scènes réjouissantes de par leur humour noir bien barré mais dans l'ensemble, on a tendance à s'ennuyer devant cette overdose de style et de sentiments pas toujours maîtrisés. D'autant plus regrettable que certaines idées auraient mérité meilleur sort.
John Voight et Dustin Hoffman sont parfaits, la mise en scène assez dérangeante (par les flash d'images qui se succèdent parfois), mais le scénario aurait pu être plus intéressant, d'autant plus que malgré les quelques flash-backs que nous avons sur le héros, son passé reste flou. Le film se termine ainsi alors qu'il semblait y avoir encore des choses à raconter.