Macadam Cowboy
Note moyenne
4,0
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189 critiques spectateurs

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Barth
Barth

6 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2026
Un film difficile à voir, cru, sur les bas-fonds de New York, le monde des oubliés, des ratés, la cour des miracles comme on dit en Français... C'est beau, triste, les acteurs sont excellents.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
Avec Macadam Cowboy, John Schlesinger signe un portrait d’une Amérique désenchantée où le rêve de réussite se heurte brutalement à la solitude, à la misère et à l’exclusion. Le film capte avec une remarquable acuité l’atmosphère d’un New York crépusculaire, loin de toute idéalisation, en faisant de la ville un espace d’errance et de survie. Jon Voight et Dustin Hoffman forment un duo inoubliable, dont la relation ambiguë et profondément humaine constitue le véritable cœur émotionnel du récit. Schlesinger mêle réalisme social, éclats de subjectivité et fragments de mémoire dans une mise en scène qui épouse constamment la fragilité psychologique de ses personnages. Malgré quelques marques esthétiques très ancrées dans son époque, Macadam Cowboy conserve une puissance émotionnelle et une modernité de regard.
Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Dans la liste des films oscarisés, c'était mon premier avec l'immense Dustin Hoffman qui notons le est bien accompagné avec Jon Voight.

Ce film est assez sombre et misérable, cependant du fait de la puissance de ces émotions que nous font ressentir les deux acteurs, le film devient grandiose et intriguant. On assiste à la dégradation du quotidien de deux personnes fauchées et obligées de se prostituer pour survivre à New-York.

Néanmoins si leur situation semble désespérée et sans issue le film n'en n'est pas moins joyeux et heureux. Effectivement, les deux personnages vont réussir à nouer une relation intime et puissante bien que leurs conditions de vies soient déplorables. C'est en cela que "Midnight Cowboy" est un beau film, il montre la lutte et le désir de survivre, le désir d'être joyeux, de ne pas se laisser aller bien que tout semble empêcher cela. Dès lors on ressort de ce visionnage certes répugné par Dustin Hoffman mais épaté par la solidification d'une telle amitié dans de telles conditions et la fin bien que triste, peut être aussi vu comme un accomplissement, mourir dans le lieux rêver.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2025
Le contraire de l’American Dream ! Un film dur sur la prostitution masculine, la maladie, la pauvreté, la déchéance, mais un beau film d’amitié sincère et désintéressée entre deux hommes qu’apparemment tout sépare. Jon Voight n’a jamais été aussi beau et Dustin Hoffman a rarement été aussi bon. Quant à la musique… Sans doute l’un des plus beaux pickings de guitare que je connaisse dans « Everybody’s talkin’ ».
Rémi Vionnet
Rémi Vionnet

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2025
 Macadam Cowboy (1969)

 Note personnelle : 3,6/5
 Oscar du Meilleur film 1970
1. Explication du titre, contexte et intrigue
Sorti à New York un mois avant les émeutes de Stonewall (première « Pride », le 28 juin 1969 dans la même ville), Midnight Cowboy arrive en pleine mutation de l’Amérique. On y suit Joe Buck, Texan naïf venu conquérir New York en rêvant de devenir gig0l0 (un homme payé pour tenir compagnie à des femmes riches). Mais son rêve vire au cauchemar : il finit par se pr0stituer avec des hommes pauvres dans des cinémas miteux.
Le titre français, Macadam Cowboy, souligne ce parcours de « cowboy des trottoirs (macadams) », perdu dans la grande ville. Joe croise Rico « Ratso » Rizzo (Dustin Hoffman), Italo-Américain malade et sans abri. Leur amitié, improbable et fragile, devient le centre du film.
Le film ne juge pas clairement l’h0m0sexualité : il montre surtout la difficulté de vivre en dehors des normes, entre honte, insultes et solitude. À ce titre, il colle parfaitement à son époque charnière, entre années 60 conservatrices et début des luttes sociales (Stonewall).


2. Schéma narratif et structure
Joe quitte le Texas, échoue à New York, rencontre Ratso : les deux survivent tant bien que mal. Leurs profils opposés (Joe, extraverti naïf ESFP-2 ; Ratso, sceptique, rusé et anxieux ENTP-6) créent un duo touchant, rêvant d’une vie meilleure en Floride.


4. Analyse psycho-socio-politique (regard INTJ-9-6-5)
Midnight Cowboy est une critique sociale froide et lucide. Le contraste entre campagne et ville est flagrant (voyage en bus marquant). Joe incarne l’innocence brisée par l’Amérique matérialiste. Politiquement, le film dénonce l’échec du rêve américain : beaucoup de migrants ruraux vers la ville ont fini précaires (plus de la moitié à l’époque). La fin, très sombre, souligne cette fatalité.
Visuellement, le film reste brut et moins sophistiqué que d’autres lauréats des années 60. C’est l’un de ses points faibles, à mon goût.


5. Ce qui m’a marqué
 Le voyage en bus dans le Texas rural des années 1960 : une Amérique oubliée, hors du temps (sensation étrange de voyage à travers le 19e siècle).
 La relation Joe/Ratso : d’abord méfiance, puis vraie complicité. Ratso, présenté comme le « méchant », devient le personnage le plus attachant.


6. Limites et réserves
 Une fin trop mélodramatique, qui réduit l’impact émotionnel et peu frustrer.
 Le style quasi-documentaire, parfois monotone.
 Un manque de finesse artistique comparé aux grandes productions des années 1960 comme My Fair Lady ou Oliver!.


7. Pourquoi ce film peut toucher
Toute personne sensible sera marquée par cette amitié authentique. Le film parle d’espoir, de solidarité et d’humanité dans un monde brutal. Malgré sa dureté, il reste profondément humain.


Conclusion (INTJ-9-6-5)
Film audacieux, imparfait mais fort. Il éclaire ceux que le rêve américain oublie. À voir pour son regard unique sur l’Amérique blanche pauvre des années 60 — et pour comprendre pourquoi il reste culte.
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Macadam Cowboy (1969), c’est un film qui a marqué son époque, mais qui peut laisser un peu perplexe aujourd’hui. On suit Joe Buck, un gars naïf du Texas, qui débarque à New York en pensant qu’il va devenir gigolo et s’en mettre plein les poches. Sauf que la réalité est bien plus dure, et il se retrouve à errer dans la ville avec Ratso, un escroc boiteux. L’idée de base est forte : montrer l’envers du rêve américain, mais le rythme du film est assez lent, et certains passages peuvent paraître un peu déprimants.

Dustin Hoffman et Jon Voight sont vraiment bons dans leurs rôles. Hoffman, en Ratso, est crasseux, pathétique, mais touchant, et Voight joue bien le type un peu perdu qui ne sait pas trop comment s’en sortir. Leur duo fonctionne bien, et c’est ce qui sauve le film. Ils arrivent à faire passer des émotions, même quand l’intrigue se traîne un peu.

Visuellement, le film a un style bien à lui, avec des images crues de New York et quelques scènes oniriques un peu bizarres. Ça crée une ambiance unique, mais ça peut déstabiliser si on ne s’y attend pas. Certains moments sont marquants, mais d’autres paraissent un peu datés ou maladroits.

Le problème, c’est que le film peut parfois être assez lourd. Les thèmes de la pauvreté, de la solitude et du désespoir sont omniprésents, et ça ne rend pas le visionnage très joyeux. C’est un film qui fait réfléchir, mais qui peut aussi te laisser avec un sentiment un peu morose.

En résumé, Macadam Cowboy est un film qui vaut le détour pour ses performances et son message, mais il n’est pas facile à regarder. C’est un mélange de drame et de critique sociale, avec un style très 60s, qui ne plaira pas à tout le monde.
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 février 2025
Drame ou comédie sur un "cow boy" qui veut se prostituer dans l'est... l'habit ne fait pas le moine et le chapeau ne fait pas le cow boy. Le personnage principal n'a aucun charisme et les deambulations sans intérêt de deux losers ne fait pas rêver. Fill dépassé.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2024
Revoir ce film c'est revenir sur la trace de notre adolescence: mai 68, et Woodstock sont dans les têtes, mais l'Amérique n'oublie pas qu'elle est embourbée au Vietnam.
Et surtout, avec le recul, il est frappant de voir que la fracture entre la vie dans la "campagne profonde" et celle de New-York est déjà là, et prélude la profonde dichotomie actuelle de ce grand état fédéral.
Le cowboy porte beau son chapeau, ses bottes sont lustrées, et ses chemises colorées.
Son premier amour n'a probablement été qu'une conquête passagère auprès d'une jeune simplette naïve.
Avec Schlesinger, la Nouvelle vague anglaise débarque dans le cinéma américain qui va bientôt basculer dans le nouvel Hollywood si bien décrit par Tarantino.
L'image est parfois brouillonne, certainement la volonté de reproduire la frénésie de la "Pomme".
Ce qui est frappant, c'est la classification initiale comme film X de cette ballade nocturne ("Midnigth cowboy" en v.o), alors que franchement on ne voit pas grand-chose, ah si des amours homosexuel dès lors la prude Amérique veillait au grain.
Portrait social d'une époque, ce road movie tient la route (facile…) sur les épaules de deux très grands acteurs: Dustin Hoffman, on le savait déjà - ce film est tourné entre Le Lauréat et Little big man- et la déchéance physique de son personnage Rizo, est plus poignante, plus que Eastwood dans Honky tonk man. Et à ses côtés explose le jeune John Voigt, que l'on retrouvera rapidement dans Le retour de Hal Ashby, le Vietnam est encore bien là.
Aucun des deux n'a eu d'oscars en 70, ils étaient en compétition face à un certain John Wayne, quel symbole de la transition en cours à Hollywood!
Cineclub novembre 24
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2024
Midnight Cowboy a tout du film lancé dans la course aux Oscars : un discours social sur fond de misérabilisme larmoyant, des acteurs soucieux d’accomplir une performance et qui, pour cela, n’hésitent pas à se mettre à nu, une mise en scène chichiteuse faite d’expérimentations formelles caricaturant l’esthétique du Nouvel Hollywood. Une telle énumération ne constitue pas en soi un défaut, mais autant de limites à la pleine appréciation d’une production trop artificielle et démonstrative pour convaincre. La révision de la figure du cowboy et de la mythologie qu’il incarne, par un passage depuis l’Ouest vers l’Est, constitue pourtant un fil directeur pertinent et participe du déclin de l’âge d’or américain, dans la lignée du geste cinématographique d’un John Huston avec The Unforgiven (1960) et The Misfits (1961), qui sera également celui de Peter Bogdanovitch quelques années plus tard.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 505 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2024
Macadam Cowboy est un film culte qui ose détourner l'image iconique du cowboy pour la planter au cœur de New York, et faire de l'archétype du mâle alpha un gigolo fragile et paumé. John Voigt est sensationnel. Sa rencontre avec un clochard roublard. Dustin Hoffman est incroyable. Macadam Cowboy surprend aussi dans sa forme avec certains plans cultes et des effets très modernes (la scène de viol montée en parallèle de l'éducation de la grand mère est phénoménale). Je ne sais pas si Schlesinger a voulu dénoncer une Amérique dégénérée ou la mettre à l'honneur, ce sont les désillusions du rêve américain et la démarche force le respect.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 mars 2024
Film d'atmosphère, s'il en est, Macadam Cowboy nous promène au sein d'un New York malade et déluré, nous servant ainsi son lot de personnages atypiques, comme le gigolo débonnaire ou le magouilleur claudicant. La bande originale, relaxante, porte la réalisation tranquille, accentuant d'autant plus la dichotomie entre celle-ci et le réel social qui nous est dépeint : extrême pauvreté, survie citadine, habitation clochardesque.

Pas un éveil de tous les instants, mais assurément un bon film, en dehors des normes viriles hollywoodiennes de l'époque.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2024
Un drame parfaitement interprété sur des paumes fin des années 60, une expérience temporelle par la même occasion pour découvrir cette époque sur New York, en même temps que s envolent les illusions de nos personnages.
Nicothrash

464 abonnés 3 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2024
Un portrait au vitriole d'une Amérique à l'aube des 70's dans lequel le fameux rêve américain a pris une sacrée rafale de plomb dans l'aile. John Schlesinger fait exploser deux grands talents avec d'une part John Voigt, un grand benêt bouseux et naïf à souhait, et Dustin Hoffman, petit souffreteux boiteux as de la débrouille. Les deux comédiens transpire de talent tout en étant d'une incroyable sobriété. Macadam Cowboy se traîne une réputation sulfureuse très surfaite dû à son interdiction aux mineurs à l'époque étant classé comme film pornographique. Le pays, très faussement puritain, donnait en quelque sorte le bâton pour se faire battre déjà à l'époque. Pour le reste c'est assez touchant, la mise en scène parfois psychédélique est surprenante et le métrage demeure une aventure humaine assez unique à la découverte des bas fonds new-yorkais, idée d'une Amérique bien peu reluisante au final et qui ne s'est pas nécessairement améliorée avec le temps. C'est culte et ce n'est pas usurpé même si un aspect quelque peu désuet était inévitable vu le propos.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2023
Macadam Cowboy ou comment briser le rêve américain. Film très efficace qui, avec une grande sobriété et simplicité de réalisation, dépeint le New-York des années 1960, des rêves impossibles et de la constante pauvreté. Dustin Hoffman et Jon Voight sont tous deux excellents dans cette histoire d'une amitié ambigüe. Le film est fluide, rythmé et les personnages ont chacun une évolution cohérente.
Le genre de films qu'on voit de plus en plus, qui essaient de montrer le rêve américain irréalisable (et qui le font souvent avec tellement d'effets de montage que c'est parfois risible) mais ici c'est simple. C'est peut-être d'ailleurs l'une des grandes forces du film, montrer une réalité triste et morose avec une histoire et une réalisation simples sublimés par le très bon duo d'acteurs.
Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2023
C'est un beau film et une belle histoire. C'est assez touchant et la complicité et amitié créée entre les deux personnages est belle à l'écran. Mis à part cela, je n'ai pas plus aimé. Après ce n'est pas mon genre de film donc pas de remarques complémentaires.
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