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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2007
Il ets ces rares films ou l'on reste scotché jusqu'au bout du generique final,celui-ci en fait partie,on se releve meme de son siege,K.O. par l'impression laissé bercé de cette musique de ces années qui berce une sorte de nostalgie virtuelle pour ceux qui sont nés bien plus tard comme moi.. les flash-back,les trips qui ornent le films sont autant d'attaches qui donnent a ce film un gout inconnu
Film à la fois dur et admirable. Dur, car en suivant le personnage de Dustin Hoffman, on suit un mourrant dont l'issu sera de toute façon dramatique; admirable car on est plongé dans un monde à la fois dramatique et drôle (même si le rire vire le plus souvent au "noir"). Peut-être l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma !
Un de mes films préférés. Une musique mythique, deux interprétations inoubliables...Dustin Hoffman "Rico" et Jon Voight "Joe Buck" sont touchants, l'un en tant qu'infirme miteux et l'autre comme "provincial" charmant et naïf. Les flash-backs chaotiques, les moments de rêverie et la fête underground apportent une touche originale, spéciale bienvenue dans ce film, voire dans le cinéma de l'époque. L'instant où Rico imagine de façon optimiste sa future vie est une sorte d'envolée lyrique. Ce film a un aspect artistique indéniable. Mais le scénario est avant tout réaliste: le rêve américain y est sérieusement abîmé, voire cassé, ainsi que la vie dans les grandes villes (telles que New York ici). Un peu comme "Taxi Driver", ce film est très représentatif d'un cinéma dépeignant la société US des années 70 sous ses aspects les moins glorieux. "Macadam Cowboy" était même en avance sur ce sujet. Sans parler de certaines scènes assez osées pour l'époque...Tous ces éléments ont font donc un chef-d'oeuvre à voir (ou à revoir) absolument. Absolument!
Macadam cowboy est un très grand film, parfaitement intégré à l'époque charnière entre les années 60 et 70. C'est peut être d'ailleurs sa seule limite, celle de représenter le style de vie d'une période clef de la civilisation américaine. Il n'en reste pas moins un film magnifique, interprèté par un Dustin Hoffman pathétique (dans le rôle parfait du rat des villes) qui donne à son personnage une singularité triste sur laquelle on peut facilement s'apitoyer. Dans le rôle du rat des champs, John Voight, inadapté à sa façon, réalise ici une des meilleures interprétations de sa carrière. Le scénario, très intelligent, lui donne le rôle d'un personnage décalé aux fantasmes frustes, en quelque sorte un personnage de western des années 50 qui se retrouve confronté à la vie citadine de 1969. La façon dont John Schlesinger fait de lui le témoin de la cruauté de New York est époustouflante (les pubs incessantes et grossières, l'indifférence et le mercantilisme des gens...). Le film regorge aussi de superbes personnages secondaires qui flirtent avec la caricature sans jamais s'y précipiter. Macadam Cow boy est aussi un film très bien mis en scène telle l'alternance rapide de plans sur la ville ou le comportement incroyable de certains personnages. Le représentation de New York a aussi quelque chose d'unique car c'est aussi la première fois qu'on pouvait voir la ville de cette façon avec sa misère, son excentricité, sa part de rèves enfouis, sa morbidité, son individualisme. L'humour est loin d'être tout à fait absent de ce film (voir la danse de Voight et Hoffman pour se réchauffer du froid, le ridicule drôle et pathétique du gigolo cow boy). Il s'agit cependant d'un humour désespéré, ironique et tragique. Je pense à la scène où le gigolo baise une pute alors que les deux personnages pensent que l'autre est son client. Le glauque est cependant dominant dans ce film (la violence régressive du héros, la scène au cinéma où il se fait pomper le sexe par un jeune étudiant etc ).
La situation au Vietnam s'enlisait, la jeunesse américaine ne voulait plus de l'Amérique de leurs parents (tout droit sortie d'une pub pour la lessive des années 50), la lutte pour les droits civiques était en train de mettre en évidence les turpitudes de cette même Amérique blanche, "Bonnie and Clyde" et "Le Lauréat" avait modifié la donne cinématographique et le western lui-même taillait des croupières à ce qu'il avait si longtemps idéalisé (avec Peckinpah entre autres). Et "Macadam Cowboy" s'inscrivit dans cette mouvance avec brio, délaissant les gueules de jeunes premiers propres sur eux, pour nous donner à voir le revers du rêve américain. Et il est pas propre le revers, c'est le moins que l'on puisse dire.
Un film injustement oublié des non-cinéphiles, qui a marqué son époque de par son audace, mais également par l'interprétation sans faille de John Voigt (son meilleur rôle après celui de Coming Home (Le retour), autre film injustement oublié), et de Dustin Hoffman, qui prouva par ce film qu'il avait un talent remarquable !
Un film que je revois sans cesse avec le même plaisir
Un film à ne manquer sous aucun prétexte. Un des meilleurs du cinéma américain des années soixante: un générique inoubliable, des acteurs exceptionnels, avec en prime un passage mythique inspiré du cinéma underground d'Andy Warhol avec justement la participation d'autres personnalités "underground", telles que Paul Morrissey, Joe Dallessandro et Sylvia Miles.
Un absent très étonnant du top 250 d'IMDB. Ce film est le premier à avoir poser le regard sur une certaine réalité sociale avec une vraie justesse, sans romancement, sans tabou. Il dresse un portrait touchant de la misère, sans jamais tomber dans le pathos, ni dans les clichés en général inévitables quand on aborde le sujet (du style : le père qui a un boulot de misère mais qui cherche à faire bonne figure devant sa famille, l'enfant en mauvaise santé, la mère désespérée par leur malheur commun,...). En effet, on évite à raison de nous présenter les deux protagonistes, tous deux criant de naturel, comme des victimes innocentes accablées par le destin ; le ton ne s'éloigne d'ailleurs jamais trop de la légèreté. Autant de choix artistiques qui paient. Très belle œuvre.
Ce film a été un choc a sa sortie et on le comprend! C'était aussi la première fois qu'un film classé X remportait un oscar!!! Peut-être la première oeuvre cinématoghraphique a montré de façon aussi crue la triste réalité de la vie dans les grandes villes. Réalisation hyper-réaliste et acteur bluffant de naturel! Hoffman enchaînait sur un deuxième grand rôle après le carton du "Lauréat" et prouvait ainsi qu'il était un technicien hors-pair soucieux de ses rôle. (Macadam Cowboy reste certainement avec "lenny" et "Little big man" ce que le petit brun a fait de plus virtuose dans toute sa carrière.)
tres beau film traitant de la marginalite et de l'exclusion. Il depeint aussi une amerique realiste et beaucoup plus cruelle que les cliches habituels.