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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 décembre 2006
Un film drôle dans l'ensemble où l'on découvre des acteurs qui n'était encore pas très connu comme Louis de Funès... De nombreux rebondissements qui vont conduire à transformer cette belle américaine en camion à glace. De très bonnes scènes comiques rendent ce film agréable à regarder comme à la reception même si il y a des longeurs dans la réalisation, les acteurs ne sont pas mauvais, le scénario non plus, la réalisation est bonne. Dans l'ensemble, il reste agréable à regarder meme si il n'est pas parfait.
Robert Dhéry rend un très bel hommage à la grande époque du cinéma muet en signant cette formidable "Belle Américaine" remplis de gags visuels. La bonne humeur de cette joyeuse troupe de comédiens appelés "Les Branquignols" sauront vous faire passer un agréable moment de détente. Les multiples seconds roles sont en outre croustillants (Louis de Funès, Jean Richard, Michel Serrault, Christian Marin, Jean Lefebvre, Grosso, Modo, Pierre Dac..). Le meilleur film de Dhéry juste après l'indémodable "Petit Baigneur".
Avec ses scénaristes et une distribution incroyable, on pouvait s'attendre à passer un bon moment. La promesse n'est nullement tenue : un récit fouillis, sans queue ni tête, de rares gags qui tombent à plat, une multitude de personnages secondaires qui n'apportent rien. La belle américaine, à peine un prétexte à des aventures creuses et fades.
Avec La Belle Américaine, Robert Dhéry nous offre une comédie plaisante. L'histoire nous fait suivre un ouvrier prénommé Marcel Perrignonqui, qui va acquérir par un concours de circonstances une jolie voiture provenant des États-Unis. Seulement le bolide rutilant va lui causer beaucoup de déboires et provoquer la jalousie ce qui va lui mener la vie dure. Ce scénario est sympathique et rythmé pendant toute sa durée d'environ une heure et demie, même si les très nombreuses péripéties donnent l'impression de ne jamais en voir le bout. Il se dégage une ambiance enjouée et solidaire malgré les galères, dû aux nombreux personnages entourant Marcel et à ses multiples rencontres improbables. Tous ces rôles sont interprétés par une pléthore de comédiens dont on retiendra surtout Alfred Adam, Colette Brosset, Robert Dhéry, Michel Serrault ou encore l'apparition de Louis De Funès. Impossible de tous les nommer mais tous ces acteurs sont appréciables et incarnent des protagonistes haut en couleur. Leurs échangent fonctionnent bien et créent de l'amusement, notamment via des dialogues de bonne facture. Il en va de même pour la réalisation soignée et qualitative offrant une belle photographie. Une jolie esthétique accompagnée par une b.o. signée Gérard Calvi, aux compostions guillerettes, apportant beaucoup de bonne humeur à travers ses airs. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à La Belle Américaine qui s'avère être une comédie joviale méritant le coup d’œil.
Voilà un film reposant. La vie paraissait nettement plus apaisante en 1961. On suit les péripéties de cette voiture avec le sourire. Les gags sont simplistes, et les grimaces grossières, mais on se sent bien à la fin. Au milieu de nulle part, une petite fille s'interroge : "C'est combien le taux de compression sur cette voiture là ?" Un peu plus tard, une télévision diffuse un sketch de Fernand Raynaud (imagine-t-on un sketch de Gad Elmaleh diffusé dans un film aujourd'hui?). Pierre Tchernia apparaît aussi dans une télé, alors qu'il est à la réalisation. Et surtout, La Belle Américaine c'est une ribambelle d'acteurs connus, certains assurant de brefs passages. Mention spéciale pour Louis de Funès qui assure deux rôles, pour notre plus grand plaisir. On se demande comment Robert Dhéry a pu réunir un pareil casting. Bien que le film soit en noir et blanc, on découvre avec surprise la dernière scène en couleur. Comme pour marquer la transition vers un monde nouveau où tout est coloré, mais surtout plus agité, moins respectueux du vivre ensemble. À voir pour se rappeler que dans les années 1960, les gens vivaient plus simplement et plus heureux.
C’est du Robert Dhéry (en partie puisque le film est aussi réalisé par Pierre Tchernia). En disant ça, ça résume tout et sans aucun sarcasme : gentiment loufoque, naïvement espiègle, sympathique esprit de troupe, bref branquignolesque ! J’ai nettement préféré « La belle américaine » à « Ah ! les belles bacchantes». Louis de Funès retrouve, en frère jumeau, son rôle de commissaire qui sait admirablement imiter la poule ; du reste, j’ignore si c’est un clin d’oeil à « Ah ! les belles bacchantes », mais quand le commissaire enferme tout son petit monde dans sa prison, on entend les piaillements des poules agitées dans un poulailler sous le regard amusé dudit commissaire. « La belle américaine » est une automobile, un grand cabriolet rutilant. Ce signe extérieur de richesse est incompatible avec la condition ouvrière. Et pourtant, Marcel, ouvrier de son état, va l’acheter pour une poignée de miettes. Eh oui, on peut faire de bonnes affaires. Malheureusement, vu de l’observateur extérieur, il ne s’imagine pas que l’on peut être ouvrier et être au volant d’une voiture dit « de luxe ». On ne s’imagine pas que cette voiture peut exceptionnellement être à la portée d’une bourse modeste. Marcel sera victime de son acquisition puisqu’il sera licencié de son usine par un chef du personnel jaloux, mesquin comme sait si bien le jouer un certain Louis de Funès (eh oui, le fameux frère jumeau). Etre au volant d’une grande voiture américaine c’est forcément suspect et ne peut qu’attiser la jalousie de ceux qui vivent une vie modeste ou ouvrière. La voiture américaine c’est aussi une idée de l’Amérique, surtout en ce début des années 60. C’est moins vrai depuis quelques années, « une puissance factice » qui ne fait plus rêver. Alors, bien sûr, il y a des longueurs, des situations quelque peu douteuses comme notre voiture qui, sans chauffeur, traverse tranquillement une partie d’un quartier de Paris pour stopper sa route sur une péniche. Comme c’est une comédie loufoque, il n’y a rien d’étonnant. C’est nettement plus digeste que certaines comédies de notre temps comme le navrant « All inclusive » (ça fait du bien de taper un peu !). « La belle américaine » a indéniablement vieillie mais sur la photo elle a un certain charme, comme cette troupe d’acteurs qui l’entoure de Jacques Fabbri à Christian Marin, de Colette Brosset à Jacques Legras, en passant par ceux qui ne font que de brèves apparitions comme Michel Serrault, Jean Richard, Jean Carmet, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Bernard Lavalette et l’inénarrable Pierre Dac.
C'est une comédie française assez délurée, faite de gros gags mais où on sent un gros travail, tant au niveau du scénario que de la réalisation. Le film regroupe de nombreux acteurs français, dont certains débutent et qui auront de très belles carrières. Je ne connaissais pas Robert Dhéry vraiment bien que j'ai du le voir dans d'autres films sans jamais le remarquer tout à fait. Il y a beaucoup de rythme dans ce film avec des rebondissements et des gags réguliers. C'est pas toujours très fin mais c'est ce qui fait la marque de fabrique du film. Ce film est presque un classique.
A mi-chemin entre Jacques Tati, pour ce qui est du regard satirique sur les techniques modernes à peine maîtrisées, et les Branquignols, parce que le film est composé de petits skeches davantage que sur une histoire structurée, "La belle américaine" désigne une voiture et raconte les péripéties qui suivent l'acquisition chanceuse (ou pas!) par Robert Dhéry, un modeste prolétaire, d'une automobile luxueuse. Dès lors, Dhéry joue souvent de l'anachronisme social qui résulte de la situation. La succession de mésaventures que connait la belle américaine est émaillée d'effets comiques plutôt rudimentaires et souvent invraisemblables, que la bonne humeur et la simplicité des comédiens (dont beaucoup font une participation plus ou moins remarquée) permettent de rendre sympathiques , sinon irrésistibles. Comme d'habitude, le cinéaste s'entoure de sa "famille" et cette proximité, cegtte connivence se retrouvent sur l'écran à travers une communauté complice et indivisible. Elle incarne d'une certaine façon le "cinéma de papa" en même temps que, à travers ses personnages, la France profonde et moyenne, une France pas trop futée, timorée mais tellement attachante.
Beaucoup vieilli ce film. Un humour misérabiliste façon religion de l’homme déchu, par le péché et par le devoir de « travailler à la sueur de son front », et une « lutte de classes » si caricaturale qu’elle n’est pas drôle et certains gags sont grossiers et lourds. Par ailleurs, il y a quelque chose de « poussif » dans le rythme du film, un comble pour le sujet d’une voiture de luxe, et du « poujadisme » là encore dans cette image de « l’homme déchu » condamné à la dualité winners-losers, si éclatante dans cette période des « trente glorieuses », notamment dans la série des « Gendarmes de Saint-Tropez » et autres « Fantômas ». Deux étoiles pour la palanquée de comédiens célèbres en leur temps.
Robert Dhéry rend un formidable hommage à la grande époque du cinéma muet grâce à cette formidable comédie remplis de péripéties et de gags visuels.. La bonne humeur de cette joyeuses troupes qu'est "Les Branquignols" sauront vous faire passer un agréable moment de détente.. Les seconds rôles sont en outre croustillants (Louis de Funès, Jean Richard, Michel Serrault, Christian Marin, Jean Lefebvre, Grosso, Modo, Pierre Dac....). Surement le meilleur de Dhéry avec bien sur l'indémodable "Petit Baigneur".
une comédie sympa, un film qui met petits et grands de bonne humeur! Idéal pour les journées pluvieuses ou pour une soirée détente avant d'aller se coucher :) J'ai trouvé le scénario logique, tout tient debout,seulement spoiler: je m'attendais d'avantage à une histoire en lien avec la secrétaire de l'homme aisé à qui appartenait la voiture et qui s'est faite piéger par la femme de celui-ci. De plus le double jeux d'acteur que nous propose De Funés dans ce film est quelque chose auquel l'on ne s'attend pas, en effet il y en a très peu eu dans sa carrière et je crois bien qu'il s'agit du seul. Enfin bref... une comédie agréable à regarder,assez rigolote, je vous la recommande!
Ce film de 1961 me fait beaucoup rire et son caractère un peu désuet et rétro ajoute à son charme. On y trouve une brochette d'acteurs, dont tous n'étaient pas encore très connus : Louis De Funès, Michel Serrault, Jean Carmet, Jean Richard, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, etc..., sans oublier bien sûr Robert Dhéry et Colette Brosset, les Christian Clavier et Marie-Anne Chazel de l'époque. Avec ce film, je passe un bon moment et ris de bon coeur, grâce à l'équipe des Branquignols.
Très jubilatoire ! On a droit à une succession de très bons numéros d'acteurs et sous l'aspect "gentil" la satire fait mouche. Bon nombre des vedettes en puissance ont plutôt mal vieilli quand on voit leur début dans ce film... l'exception la plus notable à mon avis : Michel Serrault.
Certain films ont mal vieilli, "la belle Américaine" en fait partie. L'humour, la mise en scène sont surprenants au premier abord mais au final cette comédie acquiert un capital sympathie indéniable, grâce notamment aux nombreux seconds rôles. Quelques trouvailles scénariste sont notables mais l'ensemble reste tout de même trop plat...