Réaliser un pamphlet politique autour de la menace d’expulsion qui plane telle une épée de Damoclès sur la tête de milliers d’enfants en pleine scolarité en prenant justement le point de vue de ces jeunes victimes de l’injustice à laquelle les expose la loi est un parti-pris intéressant. Romain Goupil s’en sert malheureusement davantage pour faire de Les mains en l’air un mélodrame empli de bons sentiments que pour apporter un semblant d’impertinence à son propos. Le pouvoir subversif de cette attaque frontale de la législation en vigueur vient en effet plus du choix d'avoir ainsi fait participer au casting la belle-sœur du chef de l’Etat que de cette multiplication des clichés qui nuit beaucoup à la dénonciation de cette violence sociale.
Hormis une voix-off et un prologue / épilogue complètement inutiles, ce film engagé mais jamais misérabiliste ni démago est une vraie réussite, concentrant son récit autour d'un groupe d'enfants tous interprétés avec un naturel confondant afin de mieux cerner les multiples facettes d'un problème tout sauf simple.
Attention, ce n'est pas un chef d'oeuvre, que l'on soit bien d'accord... c'est une fable un peu utopiste comme ne peut l'imaginer qu'un réalisateur engagé comme Romain Goupil. Mais c'est tendre, parfois émouvant, toujours décalé... Et que Valéria Bruni-Tedeshi, belle-soeur de notre cher président soit de la partie, est un clin d'oeil plus qu'amusant...
Loin de tout militantisme donneur de leçons, le film de Romain Goupil aborde la question des sans-papiers avec une fraîcheur et une sensibilité humaniste très réjouissante. Dans un équilibre ténu entre émotion et comédie, il fait la part belle aux enfants qu'il dirige avec un remarquable sens de l'observation, en les laissant s'exprimer avec un naturel que l'on n'avait pas vu depuis la Guerre des boutons. Ajoutons la contribution sobre et chaleureuse d'une Valeria Bruni-Tedeschi plus attachante que jamais.
Un sujet politique vu du point de vue d'enfants, l'idée de Romain Goupil est excellente et très efficace. Choisir la belle soeur du président de 2008 dont on ne souvient plus le nom est également édifiant. Un joli film humaniste, pas le plus réussi mais très sympa.
un film tout en tendresse, les enfants sont très naturels... et tout çà avec un message qui vaut tous les discours politiques, à savoir si valéria bruni Tedeschi a été choisie pour son patronyme ....qu'importe c'est une excellente actrice !! le film est tout public, un savant mélange de tendresse, action, message, rebellion .... pas mal
Qui étant enfant n'a jamais rêvé d'être un héros ? Ces enfants là l'ont réalisé et ils se sont battus pour un combat honorable. Coup de chapeaux aux gamins qui jouent merveilleusement bien. Ce film est un de mes coup de cœur du mois de Juin.
Sur le thème des sans-papiers, de la part d'un auteur aussi engagé que Romain Goupil, il était légitime d'attendre un pamphlet militant et virulent contre la politique actuelle du Gouvernement français. Rusé, le Goupil, il a préféré déplacer le débat sur le terrain des enfants avec une oeuvre buissonnière, proche du cinéma d'Yves Robert, et faire passer son message en douce, avec une candeur apparente qui n'est évidemment pas de la naïveté. Les mains en l'air est un film impertinent où les adultes semblent quelque peu à côté de la plaque et obligés de prendre partie. Les enfants n'ont pas ce genre de soucis, seules comptent l'amitié, la solidarité et une forme de justice qui leur semble naturelle. Assez foutraque et dénué de rythme, le film aurait sans doute gagné à être plus resserré sur son sujet et moins tête en l'air mais, d'un autre côté, il aurait perdu un peu de sa liberté. Peut-être fera t-il changer le regard de certains sur les "clandestins" mais rien n'est moins sûr, notre pays, jusqu'à preuve du contraire, est toujours dirigé par des adultes, donc "responsables" (soupir).
Un film qui se veut engager mais qui en rajoute , en rajoute tellement que ça déborde et devient entre l'ennui et la consternation... En abordant un sujet aussi délicat que l'immigration en France , le scénario veut le montrer entre le regard doux et innocent des enfants et celui plus sérieux et lourd des parents , mais avec un manque de finesse incroyable , tout parait faux , malgré le côté réaliste de la situation et tout s'enchaine a un rythme de mort... Hypocrisie ultime , la présence de Valeria Bruni-Tedeschi qui vu sa situation familiale n'est pas la mieux placé pour parler de politique (Etre la belle-soeur du président et le traiter d'incapable , j'aimerais bien être au repas de famille...) , et puis la bande de gamins jamais touchant , plus agaçant qu'autre chose et Hippolypte Girardot , une petite scène et puis s'en va . Dans cette sorte de lenteur volontaire , Romain Goupil essaye d'installer une ambiance de bonheur fragile sur fond de sujet sensible , mais c'est une vaine tentative qui ne donne rien de plus au film... Un film prétendument engagé mais qui ne fait qu'enfoncer le sujet , sur fond de mauvais acteurs et d'une lourdeur étouffante .
Un bon film, militant, engagé. Les enfants jouent très bien, presque mieux que les adultes. A part au début, où les scènes sonnent un peu faux. L'histoire est prenante, et les enfants nous prennent par la main dans leur histoire. Une histoire d'amitié, une histoire de cachette, une histoire rocambolesque vécue et orchestrée par ces enfants qui ne veulent pas se quitter. Valéria Bruni-Tedeschi est impeccable dans son rôle de maman gentille mais candide, voire énervante de stupidité et d'entêtement. Hippolyte Girardot fait une apparition courte mais remarquable dans un rôle un peu moraliste. Dans ce film, tout ou presque est réussi, à commencer par le casting, notamment le choix des acteurs interprétant les enfants à 60 ans. On regrette simplement le manichéisme et le manque de recul face à une situation des sans-papiers vraiment pas simple. Par contre, on apprécie les petites piques contre la France actuelle, lancées par Milana en 2067. Romain Goupil a également mis en place dans ce film sa "pâte" stylistique, rappelant parfois le documentaire, le reportage télévisé ou encore la caméra amateur. Une belle réussite, donc.
2 étoiles 1/2 pour ce film qui traite d'un bon et vrai sujet peut etre pas a la hauteur d'autres films sur ce meme sujet et aussi sérieusement, mais avec fraicheur et prise de conscience par des enfants qui jouent bien leurs jeux qui nous font souvent sourire et puis une Valéria Bruni toujours juste dans sa facon d'etre, de jouer et qui ose mener un discours qui va contre la politique de son beauf... C'est de toute facon un sujet qui nous fait sérieusement réfléchir et qui est important en notre temps donc rien que pour ca il vaut le coup d'etre vu!
les betises des enfants ne font pas un film l'idée n 'est pas mauvaise mais cela nous montre l' insécurité et la peur d'une police dépassée et inhumaine
Par moments, il y avait de bonnes surprises, mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser au petit nicolas tout au long du film, malgré un sujet assez dramatique. En fin de compte, on dirait un film pour enfants!