The Rack
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soniadidierkmurgia

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3,5
Publiée le 11 octobre 2025
En 1956 quand il entame le tournage du « Supplice des aveux » sous la direction d’Arnold Laven, Paul Newman n’a que deux films à son actif dont le premier « Le calice d’argent » du vétéran Victor Saville, long péplum kitsch et bavard qu’il n’aura de cesse de vouloir gommer de sa filmographie. En revanche deux ans plus tard « Marqué par la haine » lui a permis d’attirer l’attention sur sa prestation convaincante dans le rôle du jeune boxeur poids moyen Rocky Graziano dont l’ascension est parfaitement rendue par la mise en scène toujours juste de Robert Wise.
« Le supplice des aveux » drame produit par la MGM s’intéressant aux séquelles traumatiques provoqués par la guerre sur les soldats rentrant du front est scénarisé par Stewart Stern qui vient tout juste d’obtenir un immense succès en participant à l’écriture de « La fureur de vivre » et par Rod Serling futur créateur de la « Quatrième dimension », série culte américaine. Arnold Laven pressenti pour la réalisation et son scénariste pensent à Paul Newman pour le rôle principal alors que Dore Schary prudent opte davantage pour un acteur expérimenté comme Glenn Ford. À la suite du refus de Ford d’apparaître dans un rôle pouvant nuire à son image c’est Ernest Lehman qui ayant travaillé comme scénariste sur « Marqué par la haine », convainc le patron de la MGM de choisir Newman pouvant concurrencer Marlon Brando, Montgomery Clift et James Dean acteurs de la même génération devenus des stars et comme lui issus de l’Actors Studio.
Le difficile retour au pays des soldats envoyés sur des terrains extérieurs pour concrétiser le rôle de gendarme du monde que s’est assigné l’Oncle Sam depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale sera un des thèmes privilégiés des réalisateurs du Nouvel Hollywood très sensibilisés par l’enlisement du conflit vietnamien contemporain à leur éclosion. « Taxi Driver » (1976) de Martin Scorsese, « Retour » (1978) d’Hal Ashby, « Voyage au bout de l’enfer » de Michael Cimino, « Rambo » (1982) de Ted Kotcheff et quelques autres sont autant de films qui ont fortement contribué à la popularité de leurs réalisateurs.
Quelques vingt années auparavant prenant pour cadre la guerre de Corée, « Le supplice des aveux » fait honorablement figure de précurseur avec la particularité d’opposer le destin de deux frères et fils de général (Walter Pidgeon) spoiler: dont l’un est mort au combat alors que l’autre (Paul Newman) va dès son retour devoir passer devant une cour martiale pour intelligence avec l’ennemi. D’un côté un héros de l’autre un soldat qui fait prisonnier après un lavage de cerveau de deux ans a fini par trahir son serment et son pays
. Le film qui dans sa seconde moitié s’apparente à un film de procès plutôt statique expose de manière certes un peu docte mais tout de même plutôt juste les enjeux qui spoiler: s’affrontent concernant la condition cardinale du métier de militaire qui est de mourir plutôt que de risquer de trahir.

Un questionnement auquel le Capitaine Edward W. Hall Jr. finira par répondre à la toute fin du film par une confession émouvante que l’on pourra juger conventionnelle mais aussi frappée du bon sens si l’on accepte la réalité brutale de la guerre que l’homme depuis la nuit des temps rêve d’éradiquer mais qui semble malheureusement consubstantielle à sa nature.
Paul Newman dont on sait que la méthode de l’Actors Studio a lesté son jeu durant une bonne partie de son début de carrière s’avère ici parfaitement convaincant, faisant le choix d’une sobriété dont il comprendra définitivement après l’avènement que sera « Luke la main froide » en 1968 qu’elle était son meilleur atout. On notera la présence courte mais marquante de Lee Marvin tout comme l’impossibilité de visionner « Le supplice des aveux » en version originale non sous-titrée. Espérons que cet oubli sera réparé pour sortir de l’oubli un film loin d’être infamant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 décembre 2012
Le film précède la chute des héros toujours sur le même sujet la trahison d'un officier américain pendant la guerre de corée. Le scénario apparait beaucoup moins travaillé et semble pressé d'en arriver au couplet patriotique.
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