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David R
50 abonnés
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2,5
Publiée le 22 septembre 2011
Intéressant thriller sur la perte de mémoire et d'identité, Liam Neeson joue parfaitement l'homme dépassé par ce qu'il voit, et ne sait plus où se cache la vérité. C'est prenant et efficace.
Très bon thriller. De l'intrigue et de l'action. Les acteurs sont bons. Les décors sombres créent l'ambiance d'une Allemagne froide donc tout est très réaliste.
Thriller d'action hitchcockien de premier ordre, Sans identité met en scène l'invincible Liam Neeson dans le rôle d'un éminent docteur qui, après un accident de voiture, se retrouve à moitié-amnésique et découvre qu'il n'est peut-être pas celui qu'il prétend être. Amnésie, machination ou conspiration ? La réponse se trouve à la fin de ce long-métrage pas très original, un petit peu prévisible mais terriblement efficace. Réalisé par l'hétéroclite Jaume Collet-Serra qui, après le gorissime La maison de cire et le thriller ennuyeux Esther, le film suit un rythme trépidant où l'on colle aux basques de notre héros interprété par un Neeson comme d'habitude habité. Le long-métrage prend son temps pour installer une ambiance tour à tour inquiétante, paranoïaque puis complètement décomplexée dans sa dernière partie, le film devenant un film d'action conventionnel mais plutôt bien foutu. Aux côtés de Liam Neeson, nous retrouvons la belle et convaincante Diane Kruger qui regoûte au thriller réaliste après notre Pour elle national, l'excellent Bruno Ganz, la magnifique January Jones et le vétéran Frank Langella dans une courte apparition remarquée. De rencontres fortuites en révélations glaçantes, notre héros malgré lui va petit à petit apprendre la vérité sur son identité et nous entrainer dans une tourmente infernale dans les rues de Berlin. Courses-poursuites en voitures improvisées, combats rapprochés humains, tueurs sanguinaires et alliés de fortune se bousculent donc autour d'un scénario malin, pas très original en soi, mais diablement attractif. Du peu que l'on ai vu des thrillers sur les mêmes thèmes (troubles de l'identité, etc), on devinera aisément les révélations construites autour d'un twist-ending sympathique et logique mais qui manque en revanche sévèrement d'originalité. Dans tous les cas, Sans identité est un rafraichissant thriller effectivement influencé par la trilogie Jasion Bourne mais aussi par les récents films d'action européens de la dernière décennie.
Certes, cette adaptation du roman français " Hors de moi " de l'écrivain Didier van Cauwelaert, ne pourra pas renover le genre, mais grâce à une mise en scène de Jaume Collet-Serra bien rigoureuse et à des comédiens très sérieux - Liam Neeson et Diane Kruger sont excellents -, on passe un moment bien agréable devant ce thriller qui ne manque pas de suspense. Il est cependant dommage que l'ensemble de possède pas plus de séquences d'actions et que le denouement final ne soit pas plus surprenant.
Le professeur Martin Harris (interprété par l'Irlandais naturalisé Américain Liam Neeson) se rend à Berlin en compagnie de sa charmante et blonde épouse (l'Américaine January Jones, vue dans "Mad Men") assister à un important colloque scientifique (et même y intervenir). Plusieurs malheureux concours de circonstances plus tard (il essaie de retourner à l'aéroport pour récupérer une mallette oubliée sur un chariot à bagages quand un accident de la circulation précipite son taxi dans les eaux glacées de la Spree) il se réveille à l'hôpital d'un coma de quatre jours. Ses documents d'identité étaient dans la mallette égarée, et le consulat américain est fermé pour le long week end de Thanksgiving - aussi se hâte -t-il vers l'hôtel où doit se morfondre sa tendre moitié (dont le portable est sur messagerie). Las ! Liz ne reconnait pas Martin, et bien pire : il y a un autre Martin Harris qui a pris sa place (Aidan Quinn). L'ex-comateux se demande s'il n'a pas perdu la mémoire, ou la raison (ou les deux) quand les choses prennent une tournure plus inquiétante encore : on le suit, puis on le poursuit, et encore on l'agresse. Ne sachant vers qui se tourner, Martin se souvient opportunément avoir été sauvé de la noyade par la jeune femme taxi, il la retrouve et la convainc de l'aider, en faisant miroiter à cette Bosniaque sans papiers une régularisation (l'Allemande Diane Kruger joue le rôle de Gina). Seul contre tous (aidé cependant par Jürgen, un ancien agent de la Stasi, reconverti en une sorte de "privé" - le Suisse Bruno Ganz est, dans ce petit rôle, une heureuse surprise) abandonné par la femme qu'il aime, "sans identité" : voila de quoi sans doute faire un bon thriller, surtout qu'il est question aussi de complot, d'attentats. d'enjeux économico-politiques majeurs... Mais le peu de soin apporté à la vraisemblance, et des situations et de la psychologie des personnages, enterre rapidement cet "Unknown" de l'Espagnol Collet-Serra (mais en langue anglaise, et coproduit par les Français, les Britanniques, les Canadiens, les Japonais, les Allemands et les Américains - ouf, n'en jetez plus !) dans un méli-mélo plutôt maladroit, voire par instants franchement ridicule, dont les béances narratives et autres incohérences sont raboutées à grand renfort de bagarres et surtout de poursuites en voiture et tamponnages réitérés. Quant au fin mot de cette pauvre intrigue il revient à Rodney Cole (Frank Langella) un ami de quinze ans de Martin, arrivé par le premier avion des E-U et qui joue les deus ex machina dans un parking avec un flagrant manque de naturel (mais il faut bien donner quelques explications, que diable !). En un mot, film très peu recommandable, surfant qui plus est sans vergogne (mais avec quelle patauderie) sur le succès de la trilogie Jason Bourne - Collet-Serra avait su faire vraiment beaucoup mieux avec "Esther" en 2009.
Une réalisation banale qui ne surprendra malheureusement pas les habitués du genre mais qui comporte suffisamment de moments forts avec un Liam Neeson toujours très imposant devant la caméra pour nous divertir jusqu'au bout.
Scénario calqué sur la mémoire dans la peau, le savoir-faire en moins et avec une mise en scène poussive. Les acteurs sont bien impliqués mais on a de la peine à rentrer dans le film. Moyen.