Excellent film.2 histoires qui se croisent a plus de 60 ans d'ecart.Une superbe reconstitution des annees 40 , des acteurs dans un premier ou second role tous sobres et impeccables.C'est simple , sobre mais tres prenant.Pas besoin d'artifice pour faire un grand film.Une reussite.
Il aura fallu les avis éclairés de Daddyby et de Hsab pour que j'aille voir ce film...Si la Rafle vous avait ému, celui ci vous fera pleurer...Le réalisateur nous conte une histoire dans laquelle plusieurs époques se mélangent, l'histoire de Sarah avec une foule de liens entre elle et ses descendants, ses proches...C'est une histoire où la sensibilité est juste et profonde...Tout part de juillet 1942 et il semble qu'il faut parfois 70 ans pour parler sur un ton juste des malheurs de la guerre, de la sinistre épopée du Vel d'Hiv...Kristin Scoot Thomas joue là un de ses meilleurs rôles et le ton de la confession qui soutend le film éclaire la vie d'une femme que la guerre n'aura pas épargnée...Un sentiment d'injustice et beaucoup d'émotions sont à partager dans ce film qui méritait largement d'être réalisé...En sortant de la salle on a la tête remplie de personnages réels...C'est aussi cela le bonheur du cinéma... Une fin un peu longue mais ...A ne pas rater...
Un film poignant qui se suit comme une enquête. Un scénario qui allie secret de famille et les heures les plus noires de la seconde guerre mondiale. Très belle performance de Kristin Scott Thomas en journaliste opiniâtre, et qui m'avait également subjugué dans le mémorable "Il y a longtemps que je t'aime". Un hymne au devoir de mémoire et de justice...
« Elle s’appelait Sarah », réalisé par Gilles Paquet-Brenner est un drame historique poignant. A travers la quête de Julia, journaliste de son métier, ce film revient par des flashbacks sur les évènements de la rafle du Vel d’Hiv. On a beau avoir vu ce type d’images dans d’autres productions, le poids de l’histoire est toujours aussi pesant, d’autant que le réalisateur filme ces situations avec beaucoup de réalisme et de justesse. L’alternance entre les périodes présentes et passées rythme ce long métrage. Les scènes du présent où apparaît Julia sont également bien mises en scène et la dernière partie est très émouvante. Kristin Scott Thomas, grâce à une interprétation sobre, est excellente comme à son habitude dans le rôle de Julia. Sa recherche de la vérité sur les évènements survenus durant et après la guerre autour de Sarah est très touchante. Dans ce contexte, les péripéties du couple de Julia ainsi que les états d’âme de son mari et de sa fille paraissent superfétatoires face à la résonnance de l’Histoire et la force des sentiments que soulève la révélation de la vie de Sarah. Les seconds rôles sont aussi très bien distribués, à l’image de la jeune Mélusine Mayance qui interprète Sarah enfant, ou de Niels Arestrup, également très bien. Un film à la fois simple et bouleversant.
Bon, rien que le sujet j'ai eu du mal. Parce que c'est très bien de commémorer et tout, mais à un moment j'ai l'impression que ça devient une habitude trop fréquente de sortir des films sur la seconde guerre mondiale qui n'apportent pas grand chose (Les héritiers par exemple). Mais ce film avait une histoire assez intéressante pour le coup, et qui ne se concentrait pas que sur les camps. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la partie historique de l'intrigue, la gamine étant en plus de ça très attachante et très douée. J'ai eu beaucoup plus de mal avec la partie de l'intrigue se passant de nos jours, car je trouvais qu'elle cassait un peu le dramatisme du film (c'est sûrement pour ça qu'au début j'ai eu du mal à rentrer dedans). Les acteurs jouent bien, sur ce point rien à dire. Par contre, passé la révélation du film, ça traine, c'est beaucoup trop long, là où ça devrait s'arrêter. Un film pas mauvais, dommage qu'il y ait cette fin, ces baisses de rythme dans le récit et, il faut bien l'avouer, un peu de pathos.
Ce film est zéro mais la qualité de l'interprétation du role de Sarah (et de ces parents adoptifs) vaut en elle même (l'utilisation de la cipale de Vincennes est également assez réussie). Pour le reste d'un livre affligeant , qui avait eu de plus l'indélicatesse de se présenter comme un récit inspiré de souvenirs avant de se déjuger, on a fait un film qui ne l'est pas moins, c'est ce qui s'appele une adaptation fidéle.Si on réfléchit un peu cette histoire escamote la figure du petit frère , sa mémoire autant que sa vie: ce petit garçon n'intéresse personne c'est clair et on ne donnera son prénom à personne. Il ne figurera même pas dans le fichier des enfants déportés. Tout le monde se fout de lui, à commencer par la journaliste qui préfèrera quitter son mari et vivre avec sa fille dans son pays natal et le sujet principal du film pendant une demi heure c'est le rapport entre giséle casadesus et son appart de merde. Un film d'ailleurs qu'on peut qualifier de misandre, tant on se plait à se débarasser des hommes et à nous monter des femmes seules et entreprenantes. NUL!
De très bonne facture, Elle s'appelait Sarah possède une intensité dramatique époustoufflante. En fait, les investigations de Julia Jarmond se suivent comme un polar. L'élément déclencheur du récit nous coupe le souffle, et la fin est très émouvante. Kristin Scott Thomas est criante de vérité, quoique parfois agaçante. L'intrigue est maîtrisée à la perfection. Cela m'a donné envie de lire le livre.
Vu le 16/11/2018 Un film puissant que j'avais vu il y a quelques années et qui m'avait touché, j'ai souhaité le revoir et encore une fois, ce film de Paquet-Brenner fait mouche. Le sujet est grave et a aussi été évoqué dans de nombreux autres films ("Un Secret" avec Patrick Bruel par ou "La Rafle" avec Mélanie Laurent notamment) mais celui-ci à sa particularité L'enquête menée par Julia (Kristin Scott-Thomas, excellente comme souvent) est puissante et dénoue progressivement les fils de l'intrigue. Les scènes au Vel d'Hiv sont poignantes ainsi que celles à Beaune-la-Rolande même si le film évite de sombrer dans la violence gratuite (on va dire qu'il est soft car la réalité fut sans doute bien plus dure) mais le message passe bien, même sans image. La scène de l'ouverture du placard par Sarah (Mélusine Mayance, qui joue juste et vrai) est d'ailleurs assez terrible, pas d'image, tout en suggestion mais ça marche, on est pris aux tripes, on souffre... L'enquête de Julia débouche également sur une crise familiale comme quoi les secrets de famille peuvent avoir de graves conséquences sur notre présent, elle s'obstine mais elle réussit finalement à boucler son affaire On regrettera juste que les dialogues de fin de film aux USA n'aient pas été sous-titrés, tout le monde parle français aux States? Un excellent film que je recommande, qui fait travailler, qui fait réfléchir qui ne laisse pas indifférent Il me tarde de lire le livre qui je crois comporte quelques différences mais rien qui change fondamentalement l'histoire spoiler: le suicide se Sarah dans le film donne encore plus d'impuissance à son traumatisme d'enfance
Magnifique d'émotions !!! bouleversant . Un des films fort de cette année...et oui il y a déjà eu beaucoup de films sur cette horrible période mais il n'y en aura jamais assez , plus jamais ça .... Kristin Scott Thomas est simplement sublime au milieu de ce drame .
Il est difficile de ne pas être ému devant "Elle s'appelait Sarah". C'est un film magnifique qui mêle passé et présent. Le passé, c'est l'histoire de Sarah, une enfant juive déportée qui va s'échapper du camp. Et le présent, c'est une journaliste qui va enquêter sur ce qu'est devenu cette fille. Parler de la rafle du Vel d'Hiv est compliqué, surtout du point de vue d'un réalisateur français. Mais c'est habilement fait, sans remettre en question ou accuser, ce sont simplement des faits. Des faits mêlés à une fiction particulièrement touchante montrant la vie des déportés et les cauchemars endurés, même bien après les camps. La phase du présent, moins oppressante que le passé reste essentiel au récit et permet, d'un point de vue externe, d'en connaitre plus sur Sarah. Est-elle vivante, où est-elle si c'est le cas ? C'est une période douloureuse de l'Histoire française qui est parfaitement traité, entre émotion et tension. En plus de ça, les transitions entre passé et présent sont fluides, le jeu d'acteur est bon et l'histoire prend aux trippes.
Après la Rafle, nouveau coup de massue cinématographique. Les bons sentiments ne font pas toujours de bons films surtout sur un sujet aussi sensible. On ne peut pas traiter de la Shoah ainsi, en croulant sous les clichés (les concierges antisémites, les braves français) et les contresens. Il faudrait aussi d'arrêter de scénariser ces sujets terribles n'importe comment (Kristin scott Thomas va-t-elle garder son enfant ? comment peut-on avoir une telle idée de pitch ??) La shoah n'est donc qu'un décor, un prétexte fallacieux pour faire du commerce. Au moins, dans La Liste de Schindler contesté en son temps, les enfants victimes de la Shoah ne revenaient pas des camps et Spielberg faisait donc davantage oeuvre de cinéaste que ce tâcheron.
Un sujet déjà largement traité par le passé, un best seller adapté à l'écran, ce qui représente normalement un handicap... rattrapé par le rythme, bien mené, la structure du récit qui captive le spectateur tout du long et le jeu de Mélusine Mayance d'une extrême justesse. A voir, si l'on est pas lassé par le genre. (La Rafle, par exemple, était bien meilleur).
Un mélo historique émouvant mais pas dénué d’inévitable pathos, qui met en lumière un pan douloureux de l’histoire française, à travers le destin d’une enfant juive, porté par l’interprétation sobre de Kristin Scott Thomas. 2,75
J'aime beaucoup Kristin Scott Thomas et je connais bien la Rafle du Vel d'Hiv. Kristin Scott Thomas n'est pas crédible comme Américaine élevée à New York, elle est britannique et française. Ce film est très ennuyeux, très caricatural, mélange des genres permanent, "schmaltzy"... manque d'homogeneite... j'ai trouvé le temps très long !...