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Un visiteur
5,0
Publiée le 14 octobre 2010
Il y a des films comme ça dont on se dit après la projection que c'est le plus beau qu'on ait jamais vu. Celui-là en fait partie. Tout d'abord, il y a Kristin Scott Thomas qui y est -- comme d'habitude -- époustouflante. Voilà une actrice que je ne connaissais qu'à peine il y a quelques années et dont chaque performance me semble meilleure que la précédente. Et puis il y a aussi une histoire, un scénario drôlement bien ficelé qui nous tient en haleine jusqu'au bout et qui, au contraire de "La rafle" qui nous racontait une histoire dramatique du passé, nous présente ici un mélange habile et subtil de passé et de présent. Cette manière de faire nous montre que le drame de la "rafle du Vel d'hiv" est une histoire bien actuelle et qu'elle nous interpelle, nous, Français bien paisibles de l'an 2010 qui n'avons pas connu la guerre et ses atrocités. Pour le reste, il y a les méchants, je dirais même les salauds, les flics qui ont accepté de faire ce sale boulot, ainsi que les voisins goguenards bien contents qu'on réserve aux juifs "ce qu'ils méritent". Et puis il y a -- heureusement -- les bons, souvent malgré eux, ce couple de villageois qui hébergent et cachent Sarah et sa compagne d'infortune. Ces deux-là sont poignants. La fin du film est sans grande surprise, mais elle fait venir des picotements dans les yeux. Merci pour cette belle leçon de cinéma, d'histoire et de talent. J'ajouterais qu'on est tenté de faire le parallèle, certes à un degré nettement moindre, avec la situation actuelle des "Roms" dans notre beau pays...
Après La Rafle, me voici embarquée sur un nouveau film parlant du Vel' D'Hiv' tiré du sublime roman de Tatiana de Rosnay du même nom. Toujours le même thème profond et marquant de l'Histoire, celui de l'extermination de la race juive durant l'année 1942. Comme le roman, l'histoire jongle entre le passé et le présent, la culpabilité et la raison, l'amour et la haine, avec sobriété et réalisme. Chaque situation se fait écho et c'est certainement là, tout l'intérêt du film. La mise en scène est également soignée, notamment avec l'émouvante visite de Julia au Mémorial de la Shoah. Kristin Scott Thomas est éblouissante et représente à la perfection le personnage imaginé de Tatiana de Rosnay, tout en douceur, force et beauté. Mélusine Mayance est elle aussi parfaite et très mature pour ce rôle tragique. Les quelques maladresses du dialogue sont maîtrisées grâce à la gestion de la caméra et à l'enchaînement de chacunes des scènes.
Une vitalité intense émouvante et pathétique malgré quelques clichés toujours embusqués dans ce genre de sujet habille la première partie d'un opus préférant s'adoucir lentement dans une continuité beaucoup plus investigatrice.
Paradoxalement les enfants semblent beaucoup plus déterminés, débrouillards et endurants dans le drame et la tourmente.
Ils sont formatés pour encaisser, observer, cogiter, juger et manipuler des citoyens occupés aux ordres de leurs lachetés, soumis et apeurés.
Des marionnettes privées d'investissements, de courage et d'un sacrifice refoulé néanmoins nécessaire afin de retrouver des répères moraux.
Tout en laissant des traces, la destruction de sa famille permet à la petite Sarah d'être performante et accomplie au contact d'images les plus cauchemadesques et surtout imprévues pour une enfant se croyant à jamais protégée.
Un climat démentiel dont les souvenirs douloureux sont les séquelles de toute une vie.
Forcément moins émouvant que le livre dont il est tiré, ce film n'en n'est pas moins de qualité grâce notamment à un casting simple mais réussi et une photographie de qualité. Au début, on se dit "mince, encre un film sur la seconde guerre mondiale sur une histoire de déportée" , mais en fait pas du tout, c'est beaucoup plus! On est forcément touché par l'histoire et le scénario. La mise en scène assez sobre mais efficace fait qu'on ne ressort pas intact de ce drame... Et que dire de Kristin Scott Thomas, parfaite, qui porte le film quasiment à elle toute seule. A voir absolument Petit point négatif : peut-être pas assez de bons dialogues
Fidèle au livre : bouleversant ! Kristin Scott Thomas est de plus en plus belle dans ses films. Heureuse que l on parle de cette page de l histoire française depuis qq années ce que j ai aimé ds le livre je l ai aimé ds le livre : 2 histoires très bien construites
Elle s'appelait Sarah : quel beau film. C'est très bien joué et très prenant. L'intrigue vous surprendra jusqu'au bout. On en sort très ému. Et dire que nous (français) avons été capables d'initier de telles histoires!
On a beau sentir venir le tire-larmes, on s'attache tout de même à cette histoire dans laquelle une journaliste remue le passé jusqu'à en bouleverser sa propre vie. Le sujet n'est pas très original mais très bien mené de bout en bout, Kristin Scott Thomas interprète avec conviction son personnage qui ira jusqu'au bout pour découvrir l'histoire d'une petite fille qui voulait simplement retrouver son frère enfermé dans un placard. Émouvant et très bien joué, la petite Mélusine Mayance se débrouillant étonnamment bien.
Film mêlant les temporalités, "Elle s'appelait Sarah" ne surprend pas et à du mal à se démarquer des autres productions abordant ce même sujet. Après "La Rafle" (2010) de Roselyne Bosch, on a vraiment un air de déjà-vu, et c'est redondant à force... On retrouve les mêmes scènes au début (certes c'est fidèle à l'Histoire, mais bordel un peu d'originalité que diable!), à croire que c'est le même film (la scène dans le vélodrome par exemple). A force de représenter des évènements historiques inimaginables et inconcevables de nos jours, on va finir par banaliser leur importance et l'impact qu'ils ont sur notre société, et ainsi oublier l'essentiel; qui est la mémoire historique... Le montage fait sans cesse des aller-retours entre passé et présent et multiplie les lieux de l'action. Le personnage de Kristin Scott Thomas est une journaliste américaine travaillant en France qui enquête par hasard sur l'histoire de son nouvel appartement qui a été le décor d'affreux évènements pendant la seconde guerre mondiale... Ce montage parallèle ne fonctionne pas et confond deux intrigues qui ne s’équivalent pas du tout, il y a une vraie rupture entre les deux histoires (l'une grave mais répétée, l'autre très légère n'ayant pas vraiment d’intérêts.) J'ai été plutôt déçu par ce film, je m'attendais à complétement autre chose, de plus touchant et de plus original. Je sais pas pourquoi je n'ai pas été sensible à ce film qui a un fond historique très riche et profond mais je me suis clairement ennuyé. Même Kristin est plate dans son interprétation, c'est pour dire! Par contre, la toute jeune Mélusine Mayance, haute comme trois pommes, nous offre une vraie performance! Une belle découverte! J'ai vite perdu le fil du film, qui tente plus à enquêter et à jouer avec le temps, plutôt qu'à confronter les idées et d'en faire quelque choses de plus original... Dommage.
Film sans aucune tension transmise presque. Néanmoins Elle s’appelait Sarah était pas mal. Bon film sur la seconde guerre mondiale. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
J'ai aimé la narration du film, ces vas et viens entre deux époques, deux personnages, plus ou moins liées. N'ayant pas lu le livre je n'avais pas d'exigences particulières vis à vis du film (même si je pense qu'un film qui adapte un roman ne doit pas être jugé sur sa fidélité au bouquin), mais il faut reconnaitre que le tout est émouvant. Le réalisateur ne cherche pas à en faire trop, et reste assez pudique sur un sujet aussi dur.
Je ne suis pas complètement convaincu par certains passages, mais le tout est quand même assez bien, il faut dire que le sujet étant assez dur, on reste intéressé tout du long par le destin des personnages. Kristin Scott Thomas est très bien également.
Ce drame retraçant l'histoire d'une petite fille juive lors des événements choquants de juillet 1942 est un véritable chef d'oeuvre ! C'est un film fort, magnifiquement écrit et interprété, empli de mystères qui seront résolvés peu à peu. Mon coeur en a pris un sacré coup, notamment lors de la terrible scène du placard. Et savoir que Beaune La Rolande est une ville qui se situe tout près de chez moi, m'a destabilisé encore plus. Kristin Scott Thomas interprète ici l'un de ses meilleurs rôles, le reste du casting est excellent. Si vous avez aimé le film "La rafle", vous serez conquis par ce lui-ci. En ce qui me concerne, ce film de Gilles Paquet-Brenner est l'un des meilleurs films traitant de la seconde guerre mondiale que j'ai découvert. Je le conseille à tous !
"Elle s'appelait Sarah" (2010) rediff sur France 2 le 01.11.2015 Gilles Paquet -Brenner nous proposait en 2006 son sixième film, et nous livrait deux histoires parallèles simultanément : l'une contemporaine et l'autre du temps jadis : plus précisément de la dernière guerre mondiale et de la chasse aux juifs (encore !) ! Cette alternance constante du scénario est fatigante pour la compréhension de l'histoire. Bien sûr, on n'échappe pas à la énième narration de la rafle du Vel d'hiv, déjà bien mieux traitée par ailleurs. Et il est agaçant d'être sans arrêt brinquebalé d'une histoire à l'autre et d'une époque à l'autre. Ce n'est que vers la fin que l'on assemble les pièces du puzzle et qu'on arrive à réassembler l'écheveau laborieux de cette narration tortueuse ! Heureusement, le casting est hors-pair et sauve l'ensemble : ce n'est pas une surprise, l'actrice KS Thomas est superbe de talent, mais la vedette appartient néanmoins à la petite Mélusine Mayance (16 ans en 2015) qui joue le rôle principal de Sarah, toute jeune et dont la vérité de jeu laisse croire qu'elle a vécu "pour de vrai" les atrocités de la guerre. Ce film est une tragédie où les moments de barbarie alternent avec les élans de tendresse ou d'entre-aide ! Simplifier les choses compliquées et ne pas compliquer les choses simples : faute d'avoir respecté cet adage simple, le réalisateur nous a fait passer à côté de l'intensité de son sujet : dommage ! willycopresto
Elle s'appelait Sarah est un récit douloureux voire atroce sur l'histoire d'une jeune fille juive pendant la rafle du Vel d'Hiv et de toutes les conséquences qu'elle a vécu. Construit comme un excellent thriller ce drame ne laisse personne indifférent. Beaucoup d'émotions, de belles images, de la belle musique et un très bon casting. Bravo!
Le film de Gilles Paquet-Brenner, adapté du roman de Tatiana De Rosnay, sort 7 mois après "La Rafle" de Rose Bosch et son casting réunissant quelques jolies têtes d’affiche françaises mais un projet recentré sur les émotions vraies et non le pathos peut être plus intéressant. Et c’est le cas avec "Elle s’appelait Sarah" qui permet de faire un travail sur la mémoire grâce notamment à une histoire alternant la vie de Sarah jeune juive de 10 ans lors de l’arrestation massive des juifs de France en 1942 et celle de Julia journaliste américaine habitant le Paris contemporain qui se retrouve happée dans une quête de vérité alors qu’elle écrit un article sur les tristes évènements du Vel d’Hiv. Kristin Scott Thomas est touchée et touchante dans ce personnage tiraillé par plusieurs combats et qui lui permet de nous montrer sont large talent tout comme la très jeune mais convaincante Mélucine Mayance qui interprète le rôle de Sarah à 10 ans. Histoires de familles, évènements tragique et historiques, introspection, "Elle s’appelait Sarah" nous fait traverser les époques et les lieux afin de nous faire ressentir le poids de ce passé qui pèse encore sur les générations.