Un savoureux mélange entre drame familial de la bourgeoisie et tragi-comédie sur la condition masculine, porté un George Clooney terriblement humain et attachant dans un rôle aux antipodes de ce qu’il a interprété jusque là. Le cadre paradisiaque des iles Hawaï contribue au côté doux-amer mais le rythme est malheureusement insulaire lui aussi…
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/01/descendants.html
Alexander Payne signe ici un portait doux-amer d'une famille américaine hawaïenne à la recherche d'une nouvelle identité et centrée autour de la figure de George Clooney. Clooney qui signe ici une de ses plus belles performances en campant un personnage naïf, maladroit et touchant, confronté aux erreurs qu'il a pu faire. Malgré des thèmes importants (le film traite aussi bien de la question du conflit entre les générations que de celle de l'héritage reçu des anciens), on a vraiment du mal à rentrer dans cette tragi-comédie. L'émotion n'arrive pas. Le recours perpétuel du réalisateur à des facilités censées nous rapprocher du personnage de Clooney (telle que le systématique recours à la voix off) ne fait que nous en éloigner. Et ce n'est pas l'émotion qui afflue, mais l'ennui. De plus, par pudeur ou fainéantise (ou m'as-tu-vuisme), Payne nous prive des moments les plus intéressants de son histoire en ayant recours à des ellipses (la scène ou Clooney révèle sa décision concernant l'héritage à sa famille par exemple) mais nous abreuve de scènettes inutiles (les états-d'âmes à l'humour attendu de l'ami ado-crétin de sa fille par exemple) et faciles. Même si les dialogues sont parfois drôles et bourrés d'ironie (l'intérêt du film réside ici, et ne tient en haleine le spectateur que les 15 premières minutes), l'intrigue ne décolle jamais et suivre la famille King devient vite pénible. C'est déconcertant, mais la plupart des moments drôles sont dans la bande-annonce. Il est étrange de voir qu'un tel film soit nommé aux Oscars du Meilleur Film et (surtout) à celui du Meilleur Réalisateur, comme s'ils avaient juste voulu remplir des cases, plutôt que de valoriser des approches artistiques ayant un tant soit peu de valeur...
Gentille petite excursion sur l'archipel d'Hawaï pour suivre la recherche effrénée de l'amant de la femme de George Clooney qui ne casse pas des briques dans cette petite histoire sans grands rebondissements et qui n'a pas d'autre attrait que son joli décor...
Je donne une étoile que j'estime à peine méritée. J'avais été voir ce film au cinéma à sa sortie avec une amie et... que dire ? Nous en sommes re sorties en baillant. Oui, vraiment ! S'il y avait bien quelques passages (courts et furtifs) qui nous avons apprécié, le film est trop lisse, trop lent... et terriblement ennuyeux. J'avais été très déçue, car j'ai toujours adoré les films de George Clooney, et bien que les jeux d'acteurs soient excellents, il faut admettre que ce n'est certainement pas cela qui sauve une réalisation ou un scénario pourri.
The descendants est un film tellement long qu'on est occupé à en attendre la fin. Il n'y a aucune émotion et on reste froid devant ces paysages vaguement féériques.
Pas trop compris le message du film, si peu qu'il y en ai un. Le film n'est pas désagréable en soi, bien qu'un peu monotone. On suit donc les acteurs a travers leurs balades. le point positif, on évite un peu les clichés des explications tronqués, du genre: "Sa femme le trompait, mais c'était sa faute a lui, car il la delaissait"..... Ce genre de message, trop souvent utilisé. On oscille vraiment entre comédie et dramaturgie, meme si le second l'emporte. Moyen, pas désagréable.
L'incarnation de ce personnage à la fois mari trompé et père "incapable" est divinement bien interprété par George Clooney. Un rôle fait sur mesure pour cet éternel célibataire qui, dans ce "The Descendants", a certainement eu le rôle qui lui colle le plus à la peau. Le scénario est simple mais très efficace. Malgré le côté dramatique de l'histoire, certaines scènes arrivent à nous faire décrocher un sourire (surtout celles avec la plus petite des filles). Pendant un peu moins de deux heures, on passe d'une émotion à l'autre. Si vous imaginez un film dans lequel Clooney interprète un père charmant et charmeur, passez votre chemin car c'est tout l'opposé.
Nan sérieux, si vous avez une agence de voyage et que vous faites Hawaï, ben n'hésitez pas à prendre le début du film pour faire votre pub!!!! car le début de ce navet ressemble plus à une pub pour Hawaï d'une agence de voyage quelconque qu'à un véritable film... Franchement, il faut ARRÊTER DE MENTIR avec vos commentaires favorable à ce navet!!!! Ce film est NUL à Ch***!!!!!!!
Un très bon film d'Alexander Payne avec George Clooney. The Descendants est un road trip hawaiien sur fond de drame familial. C'est seulement après l'accident et le coma de sa femme qu'un homme se rend compte de la situation de son mariage et doit apprendre à élever ses enfants. J'ai apprécié cette histoire et j'ai trouvé les différents personnages très attachants.
Coma, décès, alzheimer, adultère, alcoolisme… la vie est une chienne, même à Hawaii. George Clooney se charge de nous le dire dans une introduction dépressive et Alexander Payne, le réalisateur, se met en demeure de nous le rappeler avec une subtilité de mammouth et une complaisance répugnante tout au long de son film. J’ai une véritable interrogation sur l’intérêt de ce genre de film qui met de côté toute forme, même minime, d’humour ou de second degré pour s’enfoncer dans un pathos sans fond. On voit régulièrement dans les films (ou les séries) américains ce genre de scènes d’hôpital interminables, qui alternent détresse des proches, grandes déclarations et gros plans sur le malade. Il suinte de tout cela une forme de voyeurisme morbide à la fois gênante et complètement inintéressante. Du coup, trop occupé à nous raconter comme la vie est misérable et à enfoncer un peu plus la tête de son personnage principal à chaque détour d’un scénario téléphoné, le réalisateur oublie de s’intéresser à ses personnages. Pourtant, la situation initiale était plutôt exploitable : une fille rebelle sur le point de devenir adulte, une autre entre l’enfance et l’adolescence et Sid, jeune homme dont sourire permanent semble osciller entre l’imbécilité heureuse et une forme de stoïcisme hawaiien. Malheureusement, il n’en fait rien, leur donne trois malheureuses répliques et se concentre uniquement sur un George Clooney qui livre une performance mono-expression digne de Nicolas Cage, maître en la matière. Que ce rôle le place comme favori pour le prix d’interprétation masculine aux Oscars parait tout simplement aberrant. En un mot, « The descendants » est le film vain et putassier d’un dépressif qui semble prendre un malin plaisir non seulement à plomber le moral de son spectateur mais en plus à détruire en lui le fantasme hawaiien.
Le cinquième long-métrage d’Alexander Payne, sorti en 2011, possède un charme fou. Sa femme étant tombée dans le coma, un homme doit apprendre à gérer ses deux filles tout en s’occupant d’importantes affaires familiales. Dans cette comédie dramatique, c’est l’absence de grandiloquence qui donne un caractère lumineux. En effet, contrairement à l’usage du genre où les bons sentiments et les blagues sur les relations père/enfants affluent avec insistance, ici tout évolue en finesse. Le récit contient même une certaine profondeur en rappelant que l’écoute et le pardon sont essentiels pour accomplir sa vie. George Clooney, dans un rôle à contre-emploi, est vraiment épatant. Pour ses premiers pas au cinéma, la jeune Shailene Woodley est également éblouissante. Bref, un divertissement dont le caractère authentique permet de passer un moment rempli de tendresse.