Voilà 2 heures de ma vie que je ne récupérerai jamais.... Si je peux vous épargner ce supplice, j'aurai remplis ma mission de service public... C'est affligeant! Je ne me couche jamais avant 2 heures du matin et le soir ou je l'ai vu je me suis assoupi 4 fois réveillé par ma femme qui voulait absolument voir la fin et il n'était que 22h30!!!! À aucun moment il ne se passe quoi que ce soit, les critiques élogieuses sont finalement encore plus déroutantes que ce spectacle contemplatif sans AUCUN intérêt....
Emouvant et drôle, simple et efficace... Les acteurs sont parfaits, les images sont somptueuses, l'histoire est belle, la bande originale est superbe... Un petit bijou...
Belle réussite pour une comédie dramatique peu aguicheuse mais au final très subtile et ravissante. George Clooney excelle dans le rôle de l'avocat accompli qui découvre dans le drame la difficulté de la vie de père et tous ses problèmes familiaux jusqu'alors invisibles pour lui. Une copie propre, mélancolique et attendrissante.
Le scénario est assez original, le jeu des acteurs est excellent. Mais ce qui prime surtout ici, c'est la réalisation qui parvient à faire transparaître un univers dépaysant, et souligne le contraste entre la situation et l'environnement. Bon film, malgré quelques lenteurs dans le film.
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/01/descendants.html
Alexander Payne signe ici un portait doux-amer d'une famille américaine hawaïenne à la recherche d'une nouvelle identité et centrée autour de la figure de George Clooney. Clooney qui signe ici une de ses plus belles performances en campant un personnage naïf, maladroit et touchant, confronté aux erreurs qu'il a pu faire. Malgré des thèmes importants (le film traite aussi bien de la question du conflit entre les générations que de celle de l'héritage reçu des anciens), on a vraiment du mal à rentrer dans cette tragi-comédie. L'émotion n'arrive pas. Le recours perpétuel du réalisateur à des facilités censées nous rapprocher du personnage de Clooney (telle que le systématique recours à la voix off) ne fait que nous en éloigner. Et ce n'est pas l'émotion qui afflue, mais l'ennui. De plus, par pudeur ou fainéantise (ou m'as-tu-vuisme), Payne nous prive des moments les plus intéressants de son histoire en ayant recours à des ellipses (la scène ou Clooney révèle sa décision concernant l'héritage à sa famille par exemple) mais nous abreuve de scènettes inutiles (les états-d'âmes à l'humour attendu de l'ami ado-crétin de sa fille par exemple) et faciles. Même si les dialogues sont parfois drôles et bourrés d'ironie (l'intérêt du film réside ici, et ne tient en haleine le spectateur que les 15 premières minutes), l'intrigue ne décolle jamais et suivre la famille King devient vite pénible. C'est déconcertant, mais la plupart des moments drôles sont dans la bande-annonce. Il est étrange de voir qu'un tel film soit nommé aux Oscars du Meilleur Film et (surtout) à celui du Meilleur Réalisateur, comme s'ils avaient juste voulu remplir des cases, plutôt que de valoriser des approches artistiques ayant un tant soit peu de valeur...
Source : Plog Magazine, les critiques des ours => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/01/descendants.html
Dans un grand nombre de films qui sont amenés à nous tirer une petite larme, souvent celle-ci intervient après toute une montée en puissance, un crescendo émotionnel qui - non loin du climax - va nous prendre à la gorge. Dans le film d'Alexander Payne, c'est assez tôt que la larme est tirée, dès la première partie du film dans une très belle scène où George Clooney (extrêmement juste dans ce film) annonce à sa fille une mauvaise nouvelle concernant sa mère (dans le coma depuis un accident) : la fille est en train de nager dans leur piscine (pleine de feuilles mortes) et plonge sous l'eau en réaction à la nouvelle. Ses sanglots muets et aquatiques sont la chose la plus émouvante (ou presque) que j'ai vue au cinéma en ce début d'année. Au-delà de cet aveu que je viens de vous faire (ouais j'ai pleuré ! Sans coeurs va !), The Descendants m'a vraiment touché. Les deux filles - interprétées par Shailene Woodly et Amara Miller - sont à la fois amusantes, touchantes et intéressantes (surtout la plus âgée, en pleine "crise d'ado" qui exige d'être accompagnée de son ami extrêmement agaçant Sid). La voix off n'est pas la plus subtile et intéressante de l'histoire du cinéma, mais nous transmet efficacement une des idées principales du film de Payne : même sur les îles paradisiaques de Hawaï il peut y avoir des familles secouées par des malheurs et des problèmes qui les dépassent. D'autres films auraient pu être cités en lieu et place de The Descendants aux Oscars, certes ! Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut bouder ce film "indépendant" américain qui est une vrai pépite de ce début d'année.
Hawaï n’est pas le paradis qu’on imagine : le ciel, à l’image des buildings qui y ont poussé comme des champignons, est souvent gris. C’est l’envers de la carte postale que l’on découvre dans « The Descendants ». La vie n’y est pas toujours rose, on n’y fait pas que faire bronzette sur des plages sublimes un verre de Tequila sunrise à la main, on y travaille aussi. Trop, d’ailleurs, en ce qui concerne Matt King (George Clooney), un avocat qui voit sa vie bouleversée quand sa femme sombre dans le coma suite à un accident de hors bord.
Apprenant très vite qu’elle ne se réveillera pas, le workaholic va avoir la lourde tâche de prévenir ses proches et ses deux filles de 10 et 17 ans qu’il a toujours délaissées. Pour ajouter au drame, son aînée récupérée dans une private school de luxe lui révèle que son épouse mourante le trompait. Un choc de plus pour Matt et le point de départ à un voyage insolite à la recherche de cet amant mystérieux, qui sera aussi et surtout un moyen pour cet homme de souder ce qu’il reste de sa famille et enfin devenir un vrai père.
Cette adaptation d’un roman de Kaui Hart Hemmings permet à Alexander Payne de faire ce qu’il fait de mieux : croquer la nature humaine et celle des liens qui unissent les individus entre eux. Après l’amitié dans « Sideways », c’est le thème de la famille et de la descendance qu’il explore cette fois-ci. George Clooney est très bon dans un rôle d’anti-héros un peu pathétique, tout comme ses jeunes partenaire féminines (mention spéciale à Shailene Woodley, ado rebelle en pleine affirmation de soi).
Et pourtant le film déçoit. Le réalisateur emprunte un peu trop aux gimmicks de la comédie indépendante américaine pour parvenir être vraiment original. Le personnage de la plus jeune de ses filles à la langue bien pendue, Scottie, rappelle par exemple celui d’Abigail Breslin dans « Little Miss Sunshine » – qui déjà mettait en scène avant lui un road trip familial. Celui du petit-ami parfaitement débile de l’aînée apparaît complètement artificiel, utilisé comme simple ressort comique pour alléger l’atmosphère à l’exception d’une scène où on apprend que lui aussi a connu un drame.
Le rythme, trop mollasson, ne m’a pas embarqué dans cette histoire de rédemption somme toute très classique, dont l’intrigue secondaire sur les terres héritées à vendre ennuie carrément. Si certaines répliques sont assez efficaces, on sourit plus qu’on ne rit vraiment. Et, plus gênant, je n’ai pas été touché par les scènes plus « tragiques » que sont celles des adieux et du pardon. Sans doute parce que la morale très pudibonde du film en rajoute dans la dénonciation de l’adultère-qui-décidément-fait-vraiment-beaucoup-de-mal-à-tout-le-monde. (J’avoue avoir eu la malchance de voir le film en VF, ce qui n’aide pas.)
Bref, à part la très bonne performance d’un Clooney en tongs et chemise à fleurs, on ne retiendra pas forcément grand chose de « The Descendants ».
Film célébré par la critique à sa sortie, couronné par un Oscar et deux Golden Globes dont un pour Georges Clooney, « The descendants » a de quoi susciter l’intérêt. Et force est d’avouer que l’on passe un très bon moment avec cette famille touchée par le deuil d’une mère qui les laissent tous en face à face et obligés de se parler ce qu’ils évitaient depuis longtemps. Car la pierre d’achoppement du film n’est autre que la famille celle nucléaire des parents et des enfants ou élargie avec les cousins et les ancêtres. Matt King est le curateur d’un legs centenaire qui doit être vendu en accord avec ces cousins, mais parallèlement il doit faire face à l’agonie de sa femme et s’occuper de ces deux filles qu’il n’a pas vues grandir et dont il ne sait à peu près plus rien. Cerise sur le gâteau son aînée lui apprend qu’il était cocu ! Dans ce rôle de père et de mari bousculé par les évènements et perdu dans deux rôles qu’il avait soigneusement évités de tenir Georges Clooney offre une belle prestation où avec un sens de la dérision, moins affirmé que chez les frères Coen, mais malgré tout présent, il incarne ce futur veuf qui se met à s’interroger sur sa vie et sa famille. Les deux actrices quasi débutantes qui lui donnent la réplique sont rafraîchissantes de naturel et contrebalancent avec leur énergie l’attitude flegmatique de ce père dépassé. Les paysages d’Hawaii donnent un décor de carte postale à ce drame doux-amer et montre une vision atypique de l’Amérique loin des clichés de ce pays continent. Un moment tendre et drôle dans une île paradisiaque en compagnie d’un des meilleurs acteurs du monde, que demander de plus ?
The Descendants souffre d'un scénario un peu trop linéaire, qui manque de profondeur, les quelques longueurs superflues n'arrangeant rien. Cependant, la réalisation totalement maitrisée de Payne et les interprétations des différents acteurs, et particulièrement celle de Clooney, contribuent grandement à remonter le niveau de l'ensemble. Un bon film à qui il manque de la substance et ce petit truc qui pourrait le faire basculer dans l'excellence.
Un cocu plein au as dont la femme est dans le coma essaye de trouver l'amant, s'en suit une espèce de road movie d'une lenteur affligeante ou clooney flanqué de ses 2 gamines et du petit ami crétin( l'acteur est génial au passage) de l'ainée essaye de se dépétrer de cette situation, c'est comico-dramatique mais c'est long et lent et la fin spoiler: est pleurnicharde .Un petit film qui méritait sans doute pas tout ce tapage médiatique; clooney a l'air d'un caniche mouillé au abois.
Quand on pense à décors Hawaien + (sympathique petite) musique locale, qu’on sait que Clooney est au casting, on imagine tout de suite le nanard amoureux sur le surfeur qui aide la jeune naïade… Grave erreur, The Descendants est un film de contraste, où le cadre de rêve abrite l’histoire tragique d’une famille en pleine reconstruction. L’idée était bonne, elle aurait cependant gagné à être un peu plus étoffée, le film étant globalement très prévisible. Reste alors Clooney, une fois de plus comme un poisson dans l’eau, et qui réussit à nous faire passer un assez bon moment…