The Lego Movie (2014Emmet est un habitant ordinaire de Bricksburg. Il découvre par hasard qu’il serait l’élu qui permettrait de sauver le monde du terrible Lord Business.Les plus : Que peut avoir d’intéressant un film mettant en scène des petits personnages en plastique jaune, diriez-vous ? Et bien, la stupéfaction est totale ! Phil Lord et Christopher Miller, qui ont réalisé « Cloudy with a Chance of Meatballs » et « 21 Jump Street », nous offrent une histoire riche en rebondissement, qui dépasse les attentes et se permet par ailleurs de se sublimer. Le personnage d’Emmet est un simple citoyen, vivant et consommant les produits mis en avant dans un monde consumériste et endoctriné. Lorsqu’il rencontre Wyldstyle et Vitruvius, il voyagera et fera des rencontres qui lui ouvriront les yeux et l’esprit. Le parcours philosophique du héros sur les questions de son importance, de son individualité, de son rapport avec la collectivité ainsi que sur ses compétences sont censés et intelligentes, présentées qui plus est avec tact et clarté. Ces messages sont curieusement paradoxaux, car cela reste au finale être une très grosse publicité pour des jouets.L’histoire en elle-même pourrait rappeler par son ton des films tels que « The Indian in the Cupboard » (Un indien dans le placard), « Toy Story », « The Matrix » ou encore « Wreck-It Ralph ».
Le troisième acte. Sans pour autant être révolutionnaire, est une surprise rafraichissante.On pourrait y voir un raisonnement partant du scepticisme du philosophe Hegel, puis allant toucher aux théories des idées de John Locke. Le questionnement et la mise en œuvre sont fluides tandis que la métaphore est clairement mise en scène et compréhensible pour toute la famille.
Un film avec des Lego, pour les amateurs et les surfeurs de l’Internet, c’est synonyme de stop-motion (animation image par image). Les sites de partage de vidéos regorgent de perles de ce point de vue, mais ce film-ci repousse la barre. Les petites pièces sont chatoyantes de couleurs à la « Adventure Time », les bâtiments et véhicules sont relativement détaillés et la perspective des décors et des villes est surprenante. Il y a des petits personnages à gauche et à droite et les animateurs ont également profité du support pour jouer sur les clins d’œil inhérent aux Lego et qui feront mouche auprès des aguerris. Je tiens également à soulever la qualité des effets d’explosions, de fumées et d’eau, toutes réalisés à partir de briques !Les visages sont fantastiques, gagnant par l’intermédiaire de la simplification une large palette d’expression. Beaucoup de sentiments sont transmis rien que par les yeux et par la forme des bouches, et l’effet rappel « The Legend Of Zelda : The Wind Waker ». Les personnages sont hauts en couleurs, ont des personnalités parfois décalées, mais ils sont colorées et attachants. Chris Pratt (que l’on retrouvera dans « Guardians of the Galaxy »), prête sa voix à Emmet et nous offre un personnage dynamique et sympathique. Ses intonations sont variées et vivantes, Elizabeth Banks, Morgan Freeman et même Will Arnett (qui interprète Batman) sont convaincants et impliqués, ce qui fait que les répliques sont ainsi donc plus organiques, fluides et emplies de vie. Un atout assez unique en faveur de ce film, est la touche nostalgie. Il joue la même carte que des films tels que « Transformers », « GI Joe » ou encore « Teenage Mutant Ninja Turtles ». Cependant, la réalisation, la base du produit plus universelle et le respect intégrale au support place cette œuvre beaucoup plus haut.Les moins :- La fluidité des animations n’est pas constante. Sans doute fait exprès, mais le décalage est par moment troublant. Certains mouvements sont souples et rapide, tandis que d’autres sont saccadées.- Le rythme est très soutenu avec de l’action constamment, posant une charge sur l’attention du spectateur. En ce sens, je le comparerais au final du film « Speed Racer ». Vous êtes prévenu, soyez en forme et réveillé pour le voir.Une très bonne et agréable surprise, un voyage plus intéressant que de prime abord.8,5/10