Enfer ! Je viens d’aller voir une comédie de mœurs, avec cocu et placards à la pelle, et j’y ai pris du plaisir ! Tout ce qui me fait vomir dans le cinéma français était réuni dans ce sympathique film qu’est Tamara Drew, et finalement, le constat est là : ce ne sont pas les ingrédients qui sont nuls, mais bien les auteurs, acteurs et réalisateurs français. De l’autre côté de la Manche, on sait finalement voir les choses avec plus de finesse, d’humour, de légèreté et de recul. Les crises identitaires générationnelles se diluent ici dans une savoureuse galerie de portraits finalement bien plus réalistes que ce que Michel Blanc, Bacri et cie essaient de nous faire ingurgiter. Les péripéties décalées comme une pointe d’humour anglais et on prend finalement une rafraîchissante bouffée d’air, l’écran du cinéma se transformant comme par magie en une fenêtre ouverte sur cette magnifique campagne anglaise.
Grande déception de cette bluette sentimentale où les hommes rêvent de ce que les femmes veulent. Le style ne fait pas tout et on est lassé assez rapidement de l’humour plutôt moyen et ennuyé d’une action plutôt molle.
Une comédie So British réjouissante à regarder. Sur un ton grinçant, parfois caustique, le film se révèle léger et sérieux à la fois. Prêtant à sourire, rythmé. Avec un casting en pleine forme, notamment Gemma Artenton pleine de charme. Bref, une comédie divertissante.
Malgré le charme évident de cette Tamara, ce style de comédie légère à la fin éventée tout en accumulant au milieu les situations faciles et/ou invraisemblables m'a laissé de marbre. Cela vaut une diffusion TV à suivre d'un regard distrait, pas plus...
Pétulante comédie anglaise comme seuls les Britanniques savent les faire (et Woody Allen, auquel on pense à certains moments) : ça fait pschitt, c’est plein d’humanité, de drôlerie, mais derrière cela, il y a les tartufferies de la société, les blessures, les arrangements. Les acteurs, peu connus en France, sont tous excellents, le premier prix d’interprétation allant à Boss, le boxer, absolument désopilant ; ses séquences sont à passer en boucle ! À voir et revoir. Excellente comédie.
Stephen Frears adapte le roman graphique éponyme de Posy Simmonds et en restitue une étonnante comédie à l’humour "so British". L’intrigue se déroule au cœur d’un paisible village, où des écrivains en panne d’inspiration viennent se ressourcer. Mais le calme va être de courte durée lorsque Tamara revient au village faire chavirer le cœur de tous les hommes (ou presque). Chaque personnage (premier comme second rôle) a son importance ici, de Tamara en passant par les écrivains, le couple qui se déchire ou encore les deux adolescentes fidèles lectrices des potins people. Stephen Frears réalise ici une séduisante comédie portée par le charme ravageur de Gemma Arterton et un humour épicé omniprésent.
J’avoue avoir toujours nourri une réelle sympathie pour le travail de Stephen Frears, jamais prétentieux mais toujours soucieux de produire une œuvre honnête. Ce sentiment s’est encore confirmé après la vision de ce "Tamara Drewe". Sans trop de fioritures, Frears parvient à constituer dans son petit village rural une petite tribu de personnages très vite attachants dont les péripéties ne font qu’accroîtrent l’intérêt que l’on porte pour eux. D’ailleurs, bien que ce film n’ait rien de véritablement révolutionnaire, je n’ai pu m’empêcher d’avoir un petit coup de cœur pour ce semblant de feel good movie à l’anglaise. Rafraîchissant...
"Tamara Drewe" est un film qui se regarde mais qui n'a rien qui lui permette de devenir inoubliable, son plus gros défaut étant de ne jamais déclencher le rire, ni même le sourire.
Tamara Drew est le nouvel opus de Stephen Frears. Il y a toujours une petite crainte avant d’aller voire un film de Stephen Frears, tant on sait que le réalisateur anglais est capable du meilleur comme du pire. Avec Tamara Drew il ne prends pas de risque : il fait une comédie légère, en ne sortant pas des sentiers battus. Tamara Drew n’innove en rien, c’est la première chose qui saute au yeux. On a l’impression en le regardant de voir une énième comédie anglaise comme il en est sortit sans doutes trop ces quinze dernières années. Ça ne veut pas dire que le film est mauvais, il est même plutôt agréable, mais il est simplement trop anonyme pour être vraiment piquant.
On peut dire des acteurs à peu prés la même chose que du film en général : ils sont sans réelle saveur. Ils tiennent bien leur rôle et sont crédible, mais ne vont pas beaucoup plus loin. Seuls deux acteurs sortent vraiment du lot pour relever le niveau : Bill Camp en excellent universitaire américain dépressif tendance looser, et Tamsing Greig en femme cocufiée autant que possible parce qu’elle sert trop d’édredon à son mari. Dans se film un peu fade, une seule chose vient vraiment relever le tout en nous faire passer globalement un bon moment : les deux adolescente qui ne savent pas quoi faire dans leur trou perdu de la campagne anglaise et qui vont tout faire pour égailler un peu leur journées. Au final Tamara Drew se regarde bien, mais se regarderais tout aussi bien devant sa télé, je ne suis pas sur que le déplacement en vaille la peine.