4605 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
639 critiques spectateurs
5
59 critiques
4
210 critiques
3
212 critiques
2
87 critiques
1
37 critiques
0
34 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Chris58640
259 abonnés
835 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 22 août 2010
Petite comédie sans grande prétention, où le comique de situation l’emporte sur les autres formes d’humour. Ici, les dialogues ne sont pas hilarants, pas de répliques cultes en perspective, pas d’humour absurde à se mettre sous la dent (mon péché mignon !). On navigue entre les quiproquos, et pour tout dire, on voit quand même assez vite comment cela va finir et quels couples vont se former à la fin. Les décors sont très british, presque exotiques à nos yeux de frenchies ! Les personnages sont stéréotypés comme dans toutes les comédies mais au final, plutôt moins qu’on aurait pu le craindre, certains (et pas forcément les premiers rôles) ont même une certaine profondeur et en deviennent très attachants. Ils sont interprétés de façon très propre par des acteurs anglais pour la plupart inconnus, du moins en France. La réalisation est très académique, l’humour est bon enfant, rien de très subversif. C’est peut-être là-dessus que le film me laisse une impression d’inachevé : je l’aurais aimé un peu plus subversif, plus caustique. Certains personnages étaient pourtant le réceptacle parfait pour cette acidité, le personnage de l’écrivain de polar qui écrit 30 pages par jours et qui sort au kilomètre des polars stéréotypés par exemple. Ca aurait été l’occasion d’une belle critique assassine des pisses-copies qui encombrent les présentoirs des librairies. Stephen Frears les égratigne juste un tout petit peu alors qu’il y avait matière à beaucoup plus féroce ! Dommage… « Tamara Drewe » est un film agréable, mais qui ne restera pas comme une pépite dans la filmographie de Frears, juste un bon moment de comédie anglaise au milieu de l’été.
Délicieuse comédie douce amère, typiquement britannique (humour féroce mais tendresse affleurante) où Stephen Frears montre une fois encore son sens de l’esthétique et celui des rapports humains. Comme Mike Leigh dans Another Year, mais dans son style à lui, moins puissant mais tout aussi efficace, il aligne son film sur les saisons qui voient les différents protagonistes établir et défaire des rapports entre eux. Tout cela est très pertinemment étudié, avec beaucoup de finesse et de vraisemblance psychologique. Les comédiens sont tous excellents avec en premier lieu la plus que charmante Gemma Arterton dans le rôle titre et le savoureux Roger Allam, excellent en mufle impénitent. Au total, une comédie dramatique très intéressante avec une photographie particulièrement réussie, emplie d’une fraîcheur rassérénante.
Un film à l'anglaise mêlant humour et drame et montrant une société réaliste. Dès le début, les rôles et les décors sont plantés et on s'attache facilement aux individus. De plus, les deux jeunes filles qui servent de liens et de déclencheurs aux événements sont tout bonnement incroyables !!
Bonne petite comédie, british à l'extrême, y compris dans les visages des différents acteurs. Ca ne révolutionne rien, mais c'est bien fait, avec un bon rythme.
Une comédie trés british qui change des films américains ou francais. Le spectateur s'évade dans un environnement ou la catastrophe s'invite dans une paisible village.
Avec son nez refait et sa plastique irréprochable, Tamara Drew fait tourner les têtes et vriller les langues en revenant s'installer dans le cottage so british qui l'a vu naître. Stephen Frears nous offre avec ce film, un comédie estivale aussi élégante que crue. Une galerie de personnages hauts en couleur gravite autour de l'héroïne, du beau Andy encore amoureux à l'écrivain américain en peine de reconnaissance en passant par une gamine machiavélique et attachante, tous sont interprétés par des acteurs excellents. Le film évoque l'adultère, les peines d'amour, les rêves de célébrités avec causticité et humour. Après Chéri qui avait déçu l'année dernière, le réalisateur des Liaisons Dangereuses, nous propose un film sympathique, vaudeville rural, riche et parfaitement maîtrisé, idéal pour passer un agréable moment en pleine campagne anglaise. Il m'a également permis de découvrir la star du moment, la splendide Gemma Arterton : héroïne séduisante et coquine au charme immédiat. Un joli moment à ne pas négliger.
La campagne anglaise, des écrivains en manque d'inspiration ou à succès, un rocker populaire, une journaliste mordante... Tout ça ne manque pas de charme avec moult rebondissements et de l'humour frais. Mais aussi des longueurs, aucuns personnages attachants, une héroïne pas du tout creusée (à part faire la moue et bouder, on ne sait pas grand chose de ce qui l'anime) et une impression de vide égayé à la sortie de la salle. Aussi sympa que peut l'être un épisode de Desperate Housewives, c'est dire.
Pure comédie britannique déjantée et fraîche qui vire à l'absurde et au sordide à la fin. Férocement menée par la talentueuse Gamma Arterton et son audace communicative, Stephen Frears plonge dans une histoire de mœurs habile et tourmentée. Léger et campagnard, une bonne bolée d'air pure !
J'y suis allé car j'aime les comédies anglaises, et l'humour britannique un peu décalé. Avec cette science innée de nos voisins pour les réflexions vachardes ! Autant le dire, Tamara Drewe m'a un peu déçu. Je m'attendais au vu des bandes-annonces, à une fille semant la concupiscence, sans se soucier des tempêtes que cela soulève. Mais, le personnage n'est pas ce que l'on nous a vendu : c'est davantage une pauvre fille, mal à l'aise dans ses baskets, et qui est un peu perdue. Elle est ballottée de l'un à l'autre, victime, en plus, des mauvaises blagues de deux gamines désoeuvrées. L'ensemble est plaisant ; la campagne anglaise superbe ; les échanges parfois savoureux... Mais cela manque de fil conducteur, et le spectateur n'y trouve pas son compte de vibrations ou de plaisirs partagés. Le plus amusant reste la composition d'une gamine de 16 ans totalement délurée, fan éperdue d'un rocker qu'elle fera tout pour rencontrer. Bref, je suis resté sur ma faim... Mais, n'hésitez pas à vous faire un petit sandwich de ce film. Il se laisse grignoter sans déplaisir.
Comédie dramatique signée Stephen Frears, Tamara Drewe est de ces films british qui ont un goût prononcé pour les situations cocasses, pour l'aspect comique qui lui est propre et le traitement de ses personnages. Un enchevêtrement de relations plus ou moins complexes, agencé par un joli montage et de beaux paysages purement campagnards, qui mettront en lumière la caricature de certains et l'incroyable beauté (physionomiste) de Gemma Arterton. Le résultat est plutôt convaincant.
Drôle d'idée de la part de Stephen Frears que d'adapter ce roman graphique (le roman graphique est à la bande dessinée ce que le technicien de surface est au balayeur) de l'Anglaise Posy Simmonds, couronné au Festival d'Angoulême en 2009. Drôle d'idée, car la marge de manoeuvre laissée au réalisateur se trouve réduite par rapport à l'adaptation d'un roman, surtout si comme Stephen Frears et sa scénariste Moira Buffini, on attribue à la B.D. le rôle de story-board, ainsi que le raconte cette dernière : "Il nous est souvent arrivé de tourner une scène, puis de regarder dans le livre en nous disant qu'on ne pouvait pas faire mieux".
De fait, la fidélité à la B.D. est absolue, que ce soit dans le casting, les décors, le découpage et les choix de cadrage. Est-ce cette fidélité, ou la trame même de cette histoire de pension pour écrivains propice à tous les marivaudages, qui explique la bizarre impression de se trouver face à un récit à la fois terriblement bavard et en même temps engoncé dans un cadre trop restrictif ? Toujours est-il que, malgré des rebondissements romanesques à la pelle, on en arrive à partager l'avis que Beth porte sur le livre d'un de ses pensionnaires : c'est trop écrit, et que plus grave, on finit par s'ennuyer.
Stephen Frears explique une des raisons de son choix : "Le scénario proposait un élément rare : les Anglais ne font pas de films sur la bourgeoisie. c'est davantage une tradition française, regardez les films de Chabrol sur la bourgeoisie...". Remarque intéressante, et vraie au moins en creux, quand on voit la capacité du cinéma britannique à raconter la vie de la classe ouvrière (Ken Loach, Mike Leigh, Mark Herman) comparativement au cinéma français. Mais concernant "Tamara Drewe", on est plus proche de Pascal Thomas que de Claude Chabrol, car le milieu décrit est bien trop propice à la caricature : toute la palette d'écrivains, du thésard coincé à la spécialiste du polar lesbien, star de rock ou journaliste bobo, et on ne peut pas compter sur Posy Simmonds et Stephen Frears pour avoir une quelconque analyse sociale au delà de cette collection de portraits et de situations plutôt stéréotypés.
Tardi a écrit : "Le western ne fonctionne pas dans la bande dessinée, et c'est un genre essentiellement cinématographique. Peu importe les qualités de Gillain ou de Giraud, aussi bons dessinateurs soient-ils, jamais leurs chevaux ne galoperont." Je retourne ce constat dans l'autre sens : la B.D. s'est nourrie du cinéma et lui a emprunté ses codes pour inventer son propre langage, et la démarche d'adaptation de petits mickeys au grand écran fait penser à une traduction de traduction. Faute de l'avoir compris, Stephen Frears gâche son talent - car il en a, et il nous le montre même ici plusieurs fois -, et nous fait regretter le film de l'acabit de "My Beautiful Laundrette", des "Liaisons dangereuses" ou de "The Queen" qu'il aurait pu tourner à la place.
Je me sens hors de ce monde... La campagne anglaise où les vieux se confronte aux jeunes dans des relations plus qu'ambigue... Jalousie, tromperie, moquerie tout est au rendez vous sans que jamais on ne puisse prendre pars à l'action. Une comédie qui fait le strict minimum surtout pour un film de stephen frears...
Stephen Frears a déjà une longue carrière derrière lui, lorsqu'il tourne "Tamara Drewe" en 2010, mais contrairement à la plupart de ses autres films, celui-ci possède un ton résolument plus léger et comique. On y retrouve un humour typique des britishs, assez décalé et comprenant nombre de comiques de situation spoiler: (par exemple la scène des toilettes) . Les personnages sont tous exagérément stéréotypés et caricaturés, dans le but avoué de critiquer tout ce petit monde de la bourgeoisie rurale et du milieu littéraire. C'est dans ce contexte qu'arrive l'élément déclencheur d'une série d'évènements (certains plus imprévus que d'autres) : Tamara revient dans le village de son enfance. Cependant, malgré ses indéniables qualités, le long-métrage ne trouve pas toujours le tempo parfait pour ses effets comiques et certains protagonistes sont vraiment trop grossis pour rester supportables (je pense à la petite peste qui mériterait une bonne correction !). Du coup le spectateur risque à certains moments de s’agacer plutôt que de se divertir. Agréable néanmoins.
Stephen Frears nous offre ici un vaudeville anglais enlevé et truffé de petites inventions délicieuses. La très belle Gemma Arterton y campe une jeune journaliste revenue dans son village natal qui, au gré de sa quête sentimentale et sexuelle au coeur du fantasme ordinaire (le vieil écrivain libidineux, la rock star, le beau jardinier), va faire exploser la vie tranquille et ennuyeuse de ses habitants. On y retrouve avec beaucoup de bonheur la méchanceté du réalisateur qui n'épargne personne. Qu'ils soient paysans rêveurs, universitaires en mal d'inspiration ou célébrités bas-de-plafond, ses personnages sont bêtes, vaniteux, égoïstes ou couards... Il y a également quelque chose d'assez jubilatoire dans la simplicité de l'argument (comment une rhinoplastie peut mettre un village sens dessus dessous) et la façon dont Frears le fait avancer : deux adolescentes mortes d'ennui et très vulgaires passent le temps en commentant et interférant dans la vie des autres. Drôle mais ménageant une pointe de réflexion mélancolique (sur les occasions ratées, la quête de l'âme soeur,...), "Tamara Drewe" est une pure comédie anglaise qui se déguste avec grand plaisir.