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Bertie Quincampoix
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3,5
Publiée le 2 janvier 2026
Dans une certaine tradition de films sur l'effervescence des grandes villes et de fascination pour le progrès technique, cette rareté raconte 24h de la vie de la métropole de São Paulo en 1929, alors que la ville comptait environ un million d’habitants. Cette œuvre qui s'apparente par moment à un film de commande, voire de propagande, est un témoignage intéressant sur une certaine mouvance du cinéma de cette époque, mais aussi sur la façon dont une ville désirait être perçue aux yeux du monde – l'œuvre a été réalisé par deux cinéastes hongrois, qu’on imagine subjugués par "l’européanité" de cette ville d’Amérique du Sud.
Sur le modèle de Berlin, symphonie d’une grande ville(1927) où L’homme à la caméra(1929) mais pas aussi bien. Tout d’abord l’intention propagandiste pour le régime brésilien est trop caricatural. Aucune favela dans ce Brésil de rêve tourné vers la modernité. Le message sur l’aumône des riches envers les pauvres avec le trucage de la main énorme distribuant des sous comme solution aux problèmes sociaux plutôt que l’impôt est fort naïf. On notera l’utilisation du split-screen et de la surimpression. En particulier pour mettre en parallèle Sao Paulo avec New York, Londres, Paris... La dernière scène avec les machines volantes façon Metropolis dans un univers de maquettes termine cette œuvre de ces deux Hongrois passés par la UFA avant d’aller au Brésil.
Des images vieillotes, des longueurs des répétitions... Des insertions de textes grandiloquents et un peu ridicules Et quelques brèves images d'un régiment qui fait le salut fasciste et que personne n'a relevées