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J.Dredd59
122 abonnés
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0,5
Publiée le 1 mai 2019
Donc on suit un concert de Madonna, et ça c'est un documentaire ? Où sont les infos ? Y-a-t'il un but poursuivi ? Un thème ? Une musique ? Oui parce que Madonna qui cou.ine c'est pas de la musique c'est de la tor.ture. Quid des dialogues ? Suivre une star c'est pas passionnant, ça peut en faire rêver mais c'est futile. Pas d'effets de scènes hormis son maquillage pour qu'elle ressemble à quelque chose, non ia aucun intérêt. Bref c'est rien, venant d'une personne qui ne vaut rien et qui n'amène rien, en gros contemplez le vide en écoutant un sup.plice... Au moins là on n'est pas focus que sur elle, donc l'intérêt peut au moins exister, même s'il n'est toujours pas là.
Quatorze ans après "In Bed With Madonna", cette dernière se remet en scène à travers un nouveau documentaire, cette fois réalisé par Jonas Åkerlund, la suivant à travers son "Re-Invention Tour", mais le ton a clairement changé. Les persona de Madonna sont multiples et en constantes mutations, chaque album reflète une nouvelle partie de sa personnalité, du moins une personnalité qu'elle se construit médiatiquement et comme elle l'a si bien dit en 1991 : "you will never know the real me". Et c'est toujours valable en 2005 même si elle a décidé de partager cette fois un mode de vie qu'elle embrasse pleinement depuis la fin des années 90 : la Kabbale. La Kabbale qui est une croyance religieuse, sans être sectaire même si certains groupes se la sont approprié comme tel. Bref, c'est un sujet important pour elle et ça se voit ! La Kabbale est au centre du documentaire, Madonna y fait constamment référence, que ce soit à travers des gestes, des paroles ou même le montage, notamment avec ces nombreuses images subliminales (qui peuvent s'interpréter comme on veut mais, avec tout ce contexte, difficile d'y voir autre chose que des "ray of light", la lumière étant l'élément principal de cette croyance). Et d'ailleurs le film nous introduit dès ses premières minutes dans la religion : Madonna, habillée en prostituée de Babylone, lisant divers passages du Livre des révélations mais une référence que Madonna affichait déjà dès 1990 avec le remix "The Beast Within" du single "Justify My Love". Mais ce n'est pas tout puisque les vingt dernières minutes du documentaire sont consacrées à la visite de Madonna en Israël qui se rend sur la tombe de Yehouda Ashlag (en gros, un rabbin ayant permis de diffuser grandement la Kabbale) mais c'est aussi bien-sûr politique puisque bien du coup, on parle (enfin surtout au travers des images) du conflit israélo-palestinien, Madonna prônant évidemment la paix tout en continuant de militer activement contre la politique de Bush, virage qu'elle avait déjà prit frontalement avec son album "American Life". Qui a dit que l'art et la politique n'étaient pas liés déjà ? Bon certes, ici, ça fait beaucoup, d'autant plus que je n'ai fait qu'un grossier résumé de deux heures de "documentaire" mais on y découvre en tout cas une Madonna plus calme, passionnée, pieuse donc mais surtout mère et épouse (à Guy Ritchie). Ainsi, la Madonna qui faisait des fellations à des bouteilles de bière est bien loin et c'est ainsi que "I'm Going to Tell You a Secret" est un documentaire qui vient finalement très bien compléter le précédent ou en tout cas apporter au public la nouvelle persona de Madonna de l'époque, bien plus sage.