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orlandolove
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1,0
Publiée le 12 janvier 2011
Trop de naturel tue le naturel ? C'est un peu l'impression que l'on a en sortant de "Another Year". Les dialogues et situations tendent vers le caricatural, et en conséquence le film sonne souvent faux. Difficile dans ses conditions d'être sensible aux personnages : un ennui poli s'installe et ne nous quitte trop rarement. Tout n'est certes pas à jeter mais on est loin du chef d'oeuvre promis par une grande partie de la presse. En ne récompensant pas ce film, le festival de Cannes ne s'est (pour une fois) pas trompé.
Le temps qui passe , le destin de nos vies, les relations entre les êtres, voici tous les thèmes qui habitent le cinéma de Mike Leigh. Une fois de plus, entouré de merveilleux acteurs anglais, Leigh distille sa petite musique construite ici autour des 4 saisons . Tom et Gerry un couple qui vit dans l'harmonie sert de point d'ancrage à toute leur famille et leur entourage qui se retrouvent chez eux pour se confier ou se ressourcer le temps d'un repas. Repas souvent arrosés d'ailleurs où l'on voit nos amis anglais s'enfiler les verres de Bordeaux comme de la Volvic. Leigh s'attarde davantage sur le personnage de Mary joué par son actrice fétiche Lesley Manville. Femme enfant, collègue de travail de Gerry devenue comme un membre de la famille, elle aime en secret le fils de la famille ce qui lui donne l'illusion qu'elle pourra approcher la quiétude qui se dégage de ses deux amis. Leigh regarde avec tendresse cette femme à la dérive qui vient se brûler comme un papillon à une lampe au bonheur inaccessible de ce couple imperturbable dont la force tranquille finit par la paralyser. Un cinéma du réel qui nous rappelle à notre condition d'êtres fragiles quelquefois maltraités par les circonstances.
Cette entrée dans le quotidien de ce couple de quinquagénaires idéal entouré par des amis et une famille ne partageant pas son bonheur est initialement intéressante. Mais, malgré sa jolie photographie bucolique, le film de Mike Leigh est décevant du fait de son scénario où rien ne se passe et de sa mise en scène surlignant excessivement les tristes sentiments des personnages secondaires jusqu'à la dernière partie où l'on partage magnifiquement leur peine.
Youpiii ! Houraaa ! Géniallll ! Supeeerrrr !! Non non non, je ne suis pas du tout en train de m'extasier sur ce film, je suis juste extrêmement fier d'avoir réussi à terminer ce navet sans m'être endormi comme une souche ! "Printemps, été, automne, hiver" : les 4 saisons vues au travers d'un couple de retraité. Le pire c'est que j'ai l'impression d'avoir vraiment passé un an en leur compagnie ! Il ne se passe strictement rien dans leur pauvre vie de bourgeois à la retraite, si ce n'est recevoir tous les soulards du monde pour les réconforter. La scène de l'enterrement est la cerise sur le gâteau, déjà qu'on avait envie de se pendre depuis 1h15, on nous cale 20 minutes d'enterrement (4 personnes présentes), un fiston énervé d'être arrivé en retard à cause des bouchons, un mari (veuf du coup) au fond du sac (à la limite c'est normal) et nous voilà en direction de la fin de ce film. Enfin !! me diriez-vous ! Et bien non ! Mike Leigh nous a réservé une surprise pour les 20 dernières minutes. Une discussion entre le néo-veuf et la soularde du début (Mary). Long, très très long ! Des dialogues à faire retourner Michel Audiard dans sa tombe : Mary : "Tu as diné ?" Ronnie : "Du poulet." Mary : "Ohhh, c'est vrai qu'ils cuisinent bien." Et blablabla.... ZzzZZZZZzzzzZZzzz
Bref, vous l'aurez compris, si vous voulez regarder un film avant une grosse soirée qui s'annonce, avant une bonne fiesta, surtout ne regardez pas celui-là, au risque de vous réveiller le lendemain à 8h du matin devant le téléachat tout en ayant la marque de la télécommande au milieu du visage.
En tout cas si c'est ça la retraite, je veux bien que le futur gouvernement repousse l'âge limite à 75 ou 80 piges !
OUFFFF !! Après 2h05 de calvaire, le générique est enfin arrivé.
Mike Leigh brosse un portrait réaliste, souvent amer mais aussi plein de tendresse de ce couple de retraités heureux et des gens qui gravitent autour d'eux (dont Mary, un peu stupide mais touchante et interprétée avec justesse par Lesley Manville). Le cinéaste ne tombe pas dans la complaisance du cinéma d'auteur et évite les pièges de ce genre de film, le réalisme filmé avec beaucoup de tendresse réussit très bien au film qui traîne en longueur dans a dernière partie. Acteurs fabuleux.
Je craignais au début du film qu'"Another year" ne soit que la chronique optimiste et pleine d'autosatisfaction d'un couple ayant réussi sa vie, un récit « tendre et humoristique avec des moments de réel légers et bon enfant », un film de potes gâteux en quelque sorte. Heureusement, si le long-métrage commence bien un peu de cette manière, on s'aperçoit assez vite que Mike Leigh ne cautionne en aucun cas le mode de vie de Tom et Gerri et n'a pas le moins du monde l'intention d'en faire l'éloge. D'abord présenté sous un jour avenant, le couple paraît tout à fait sympathique. Comme lui, on est agacé par l'attitude de leur amie Mary, fille extravertie qui dérange le confort de la petite maison. Puis peu à peu, au fur et à mesure que les saisons passent et la lumière diminue – la photographie évolutive est somptueuse –, on se rend compte de la mesquinerie des amoureux qui sont incapables de voir leur joie de vivre mise à mal par les malheurs que connaissent leurs relations. Ces amis des beaux jours vivent en fin de compte repliés sur eux-mêmes, faisant de leurs idéaux et de leur supposée ouverture d'esprit un moyen indirect d'écraser autrui. Là où la joie règne, une personne déprimée peut-elle espérée être comprise ? Pas chez Tom et Gerri en tout cas... On est finalement bien loin de la comédie légère qui m'effrayait un peu ; "Another year" est un film bien sombre et caustique voire pessimiste, mais toujours très intelligent et qui reste longtemps en mémoire.
Dans le cinéma de Mike Leigh, la tonalité n'est jamais tout à fait gaie ou sombre à 100%. Mais il y a toujours une dominante, celle de l'optimisme, même forcé, dans Be Happy, par exemple. Another Year, lui, est aux antipodes de ce dernier film. Dans ses quatre saisons, qui lui donnent une scansion toute particulière, le printemps et l'été peuvent faire illusion, mais en plein hiver les masques tombent et la noirceur s'installe pour de bon (voir ce gros plan final, d'une longueur étonnante, qui clôt le film de façon magistrale). Tom et Geri, les deux figures centrales d'Another Year, ne sont que les miroirs d'autres vies. Leur bonheur à eux à quelque chose d'énigmatique, de suspect même. Que dire de la plupart des personnages, dont l'existence part en capilotade et en alcools divers, ils ne sont rien moins que pathétiques et Leigh, humaniste patenté, ne leur fait cette fois aucun cadeau. A son démarrage, Another Year fait souvent penser à Woody Allen, les réparties fusent à une vitesse supersonique, chacun y fait montre d'une auto-dérision bienvenue. Ca ne durera pas une année entière. Mike Leigh est très fort pour écrire des dialogues en apparence anodins, des conversations qui n'engagent à rien. Du vernis. Les acteurs, bizarrement, semblent en surchauffe au début du film. De tendresse, de "Je vais bien, tout va bien." Ce sont leurs personnages qui surjouent leur propre vie, d'une certaine façon, la suite le montrera. D'apparence modeste, Another Year parle de l'usure du temps et du sentiment de l'échec avec une acuité et une lucidité terribles. La première scène, qui semble hors sujet, rejoint la toute dernière dans un constat sans aménité sur des vies en perdition. Comme une boucle qui se referme. Et le cycle des saisons reprend ses droits, le temps n'en finit pas de grignoter des parcelles de vie. Mike Leigh a signé un grand film triste qui va bien au-delà de la simple mélancolie.
Sous des abords humanistes, le nouveau film de Mike Leigh bascule, in fine, dans un moralisme douteux. Certes, sa galerie de personnages est plutôt attachante - mais principalement grâce aux acteurs, car l'écriture est toujours à la limite de la caricature (la copine hystéro-dépressive, le couple bio et plein d'empathie, le raté alcoolique : tout ce petit monde tourne en boucle). Autour d'un couple de quinquagénaires filant le parfait amour gravitent ainsi une petite bande de dépressifs célibataires. Apologie des valeurs familiales ? Pas vraiment (le film s'ouvre sur une femme mariée au bout du rouleau). Alors quoi ? Il y a ceux qui ont la chance de se trouver et les autres ? Ceux qui on la chance de vivre dans un belle maison avec jardin et les autres ? C'est un peu court comme constat sur l'humanité. On aimerait bien voir un peu plus d'ambiguïté, en particulier chez ce couple de quinquagénaires qui a force d'être parfait en devient horripilant (certains critiques évoquent l'idée du masque - ce qui aurait effectivement été très intéressant -, mais c'est une pure extrapolation : jusqu'au bout ils sont dans l'empathie, même s'ils trahissent parfois un agacement bien naturel). Le manichéisme devient ainsi pesant (jusqu'au dernier plan, lourdement démonstratif et misérabiliste). Pourtant à bien y regarder, il y a un autre couple heureux dans le film: le fils de nos quinquagénaires et sa jeune compagne. Eux aussi semblent reproduire l'empathie un peu hautaine des parents. Et là le constat est un peu terrible : le bonheur, une affaire d'atavisme pour Mike Leigh ?
Il ne se passe rien ou presque dans Another Year, et pourtant son contenu est tellement riche. À travers le regard perçant de Mike Leigh, les états d'âmes sont révélés au spectateur avec un mélange de tendresse et de gravité. Le choix de diviser ce film en fonction des saisons permet de présenter 4 tableaux originaux, aux couleurs et à l'éclairage différent. Chaque saison a sa poésie, chaque personnage a son histoire... Le tout est simplement splendide !
Retrouvez nos actu et nos critique ciné sur Be French !
L'histoire d'un vieux et d'une vieille moche qui travaillent à un âge canonique dans une perfide albion où l'on boit du vin et de la bière autant qu'il pleut.
Beaucoup de gens comparent ce film à un Woody Allen, mais ils ont tout faux. Woody peut faire passer toute la déprime du monde pour une démarche intellectuelle qui fait se poser des questions et qui influe sur le scénario. Ici, rien de ce génie, « welcome » to the intersidérale déprime d'un pays pourri par le libéralisme financier, la bière et la pluie continue. Où un petit couple privilégié (sans plus, si c'est ça la classe moyenne, je préfère la France !) nous donne un aperçu du bonheur vu par de faux gauchistes bien bobos qui gardent bien au chaud des cas sociaux pour se sentir normaux avec leur jardin neurasthénique.
C'est totalement déprimant comme un documentaire sur les alcooliques suicidaires, avec un couple modèle qui ne fait envie à personne.
Certes, on rit parfois, on est souvent tristes, aussi mais pas forcément par les situations , bien plutôt par la caricature des personnages loosers de première.
Bref, tout sonne faux dans ce Mike Leigh extrêmement décevant. Montrer la vraie vie dans tout ce qu'elle a d'inintéressant peut faire un chef d'oeuvre, mais pas quand on ne voit pas de changements dans les personnages. Vivement une autre année pour retrouver le méchant Mike Leigh qui nous donnait à voir, avec un rythme trépidant et avec un mordant égratignant tout sur son passage la vraie vie de l'humanité anglaise.
On peut néanmoin signaler une bonne réalisation avec une photo subtile sur un sujet mortel par excellence, surtout la fin digne d'un film d'horreur avec des personnages bleutés à l'extrême, comme des zombies nourris à la chair humaine.
Une déception de taille vue le talent du réalisateur. A moins que ce ne soit un coup de maître (il est toujours borderline dans ce genre) qui montre l'horreur de l'humanité dans toute sa crudité. Mais cette fois je n'y crois pas et de toute façon on s'ennuie tellement que c'est râté.
Extraordinaire de justesse. Les gens seuls dans une famille, ca dérange...Encore de nos jours. Performance d'acteurs et surtout du metteur en scène qui fait passer beaucoup de choses dans de petites phrases et même dans le silence.La société anglaise fonctionne de cette manière.
Joli film sur la vie tout simplement ordinaire d'un couple, de leur famille et amis !! Vie ordinaire mais qui nous touche, nous cinéphiles car cela peut-être notre vie !!
Long, glauque et déprimant en ce début d'année! J'ai dû complètement passer à côté de ce film mais vraiment c'était pénible. Mais je dois pas être la seule car certaines personnes sont sorties avant la fin... Faites-vous votre avis mais vraiment pour moi c'était très très décevant!
Un bijou de film. Lesley Manville y est sublime, incroyablement touchante de justesse dans sa souffrance et dans sa solitude. A ne manquer sous aucun prétexte !
Un film croulant d'ennui, d'une longueur insupportable, avec heureusement quelques petits moments d'humour anglais, bref, ici, le bonheur est exclusivement réservé aux couples. Ce film est à oublier dès le générique de fin.