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Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2010
C'est en regardant ce film que le mot interminable prend tout son sens. C'est juste un des films les plus horripilants de l'année. En même temps j'aurais dû me rappeler que ce con de Mike Leigh, que les critiques adoooorent, avait aussi réalisé "Happy-go-Lucky" qui m'avait littéralement donné des envies de meurtres. Mais alors là, c'est plutôt l'envie de se pendre que ce film suscite. Il ne se passe absolument rien du tout, et tout le film consiste à regarder des vieux dépressifs et déprimants (et alcooliques à l'occasion) parler de trucs aussi passionnants que le jardinage, leur équipe de foot préférée, ou encore la liste des gens qui sont morts ou malades. C'est à peu près aussi intéressant et réjouissant que passer un dimanche après-midi chez ta grand-mère qui n'a plus toute sa tête. Et pour en rajouter une couche, les personnages sont tous insupportables et caricaturaux, que ce soit l'hystérique envahissante, le paumé obèse, le fils crétin et sa fiancée demeurée qui se croit drôle ou encore le gentil couple moralisateur. C'est simple, au bout d'un quart d'heure t'as juste envie de tous les euthanasier pour qu'ils arrêtent de parler pour ne rien dire. Et au cas où tu n'aies pas bien compris à quel point ils sont tous hyper malheureux, Mike Leigh te balance toutes les 10 minutes au choix de la harpe ou de la clarinette histoire de bien surligner l'ambiance plombante, et pour enfoncer le clou, il conclut son film par l'enterrement d'un personnage qu'on n'a jamais vu et dont on se fout royalement, tout en éclairant ça avec de la lumière bleue et grise parce ce que c'est T-R-I-S-T-E ! Je suis sidérée par tant de subtilité et d'originalité ! Et le pire là dedans, c'est que tu sens bien l'autosatisfaction totale du réalisateur qui se croit spirituel et intelligent. Mais bon, c'est Mike Leigh, et il pourrait filmer un mec sur des toilettes pendant 3h que les critiques trouveraient ça génial. A mon humble avis, la vraie tragédie c'est ça.
Impression assez bizarre à la sortie de la séance. Dans l’ensemble, c’est un film assez léger et amusant, une comédie de mœurs « confortable » en tous points, comme le petit abri de jardin du couple principal, leur vie, les dialogues (trop) bien soignés etc.
Arrive le dernier plan et là, jaillit un désespoir violent. Et ce décalage est gênant. Le désespoir n’est pas confortable du tout.
J'ai quand même un peu de mal à comprendre une telle unanimité des critiques pour ce film. Si certains plans sont très beaux, l'ensemble m' a semblé bien fade... surtout pour dire des choses aussi déprimantes ! et puis entre le couple parfait (Tom et Gerry) et l'amie hystérique, il n'y a aucune évolution, aucun changement tout au long du film et 2h10 c'est long ! déçu !
Difficile de comprendre ce qu'on peut trouver à ce film, aussi déprimant que dépourvu de perspectives... Qu'il ne s'y passe pas grand-chose n'est pas un écueil en soi, mais c'est surtout la succession de scènes aussi embarrassantes les unes que les autres qui pose problème: comment ne pas avoir envie de détourner les yeux lorsqu'on nous assène un Ken obèse, alcoolique et dépressif, ou une Mary pathétique et alcoolique elle aussi, que l'on suit tout au long du film et qui ne nous épargne aucun pathos? L'interminable "hiver", derrière partie du film, va chercher sa substance au fond du fond du mélo: Mary a tout raté, sa vie, son mariage, sa voiture, et la seule amie qui lui restait ne veut plus la voir depuis qu'elle a compris qu'elle voulait séduire son fils. Alors, vieillie de quelques années encore en trois mois, elle cherche partout ce qui pourrait ressembler à de la tendresse, même de loin. Tout est gênant dans ce film, principalement à cause de Mary. Partout où elle passe, elle emmène avec elle ses angoisses, sa dépression, ses espoirs déçus, jusqu'à en devenir infréquentable. Ceux qui adorent Lars Von Trier y trouveront peut-être leur compte. Mais que c'est long et déprimant... Seuls les acteurs, tous justes ou presque, sauvent ce qui peut l'être. Encore un succès critique incompréhensible.
Voici un film qui dérange beaucoup, une peinture impitoyable de la classe moyenne bien intentionnée. La bienveillance et la générosité du couple vole en éclat quand elle menace de déranger leur tranquillité et elle laisse la place à un égoïsme impitoyable. Leurs invités sont les alibis de leur bonne conscience, mais qu'ils s'avisent d'imposer leur solitude et leur désespoir, et vite, on les remet dans le train, ou le métro. Tom et Gerry tombent les masques peu à peu, révèlent leur monstruosité qui est d'autant plus terrifiante qu'elle est ordinaire, comme l'est la niaiserie bienheureuse du fils et de sa compagne, qui ne font pas plus envie. Mike Leigh ne se montre pas plus généreux avec les victimes: la solitude et le désespoir de Mary et Ken sont réellement terrifiants. Enfin, la séance de psy des cinq premières minutes -avec une Imelda Staunton déchirante- est un magnifique moment d'écriture: la psy qui exhorte sa patiente à communiquer sans jamais faire l'effort de l'y aider au delà des poncifs dont elle a appris l'usage sur les bancs de l'université, en toute bonne conscience. Elle récite des lignes, sans âme, et annonce dès le début ce qu'elle révèle au fil du film. C'est un film d'horreur, dont il s'agit ici, mais je le crains, une représentation réaliste d'une société un peu autiste.
Passer une année dans une famille anglaise moyenne, voilà ce que propose ce film. Et c'est filmé de prêt. De TRÈS prêt. Autant dans les plans que sur le fond. Ainsi, la surface polie de cette famille en apparence tranquille s'efface pour laisser apparaitre son horreur... Effrayant !
D'où vient cet engouement unilatéral des critiques : parce qu'il évoque un quotidien bourgeois quelque peu désœuvré ? Parce qu'il livre une réflexion désuette sur la vieillesse et les échecs de la vie.
Le meilleur moyen de combattre l'insomnie est encore de dormir. Les somnifères s'entrainent eux-mêmes dans une longue chute sans fin. S'étioler est une action inhérente à la vie, dépérir est plus qu'un verbe, c'est une ligne de vie que l'on ne peut surmonter.. Les personnages souffrent, pleurent, rient, meurent, mangent, s'embrassent mais où est ce que cela mène ? Dans un relatif néant, un néant plat et insubmersible. Le jeu des acteurs sauvent le film, heureusement, a voir au moins pour ça, la vérité des personnages..
Printemps, été, automne, hiver à l'anglaise? Another Year montre plutôt qu'il raconte la vie d'un parfait couple d'Anglais moyens, sympathiques et sarcastiques. Puis, en fait, non, il dérive sans vraiment qu'on s'y attende sur le portrait bien plus touchant d'une collègue de Gerri, cinquentenaire éternelle ado et aisément porté sur la boisson. Malgré tout, un excès de "how are you?" et un clair manque de liant impulsant un tant soit peu d'intrigue rendent ce(s) fin(s) portrait(s) de paumé(es) de la vie moins percutants qu'ils auraient pû l'être.
Quelle claque! Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressentis cela au cinéma.. Un cinéma humain et réaliste. Des acteurs impeccables de bout en bout! 2H09 de pur bonheur
Une histoire (trop ?) simple, servie par un beau jeu d'acteurs so british plus vrais que nature. Une belle tranche de vie made in England. La leçon du film : mieux vaut vieillir à deux que décrépir seul et frustré.
quel beau jeu d'acteurs! si bien qu'on semble assister naturellement aux scènes de vie réelles des personnages. Pas de fausses notes. L'histoire du temps qui passe avec les angoisses des personnes seules. les film est lent mais parfois drôle par ses répliques.