Plaqué par sa femme, un loser au bout du rouleau décide de devenir un super héros, et combat le crime à la manière forte. L'idée n'est pas neuve, mais le traitement de "Super" est intéressant. Le film est tourné comme un drame, cependant l'humour noir, et le décalage entre la violence employée par le protagoniste et ses principes puritains ringards sont assez amusants. Et Rainn Wilson est touchant dans le rôle du héros de pacotille. En outre, "Super" pointe les incohérences des comics, et surtout se veut politiquement incorrect. La mise en scène reste relativement sage (on s'attendait à quelque chose d'un peu plus déjanté), mais le film tire tout de même sur les extrémistes religieux, le télévangélisme, les médias, ou le système policier. Amusant.
Un film qui se distingue par une pointe d'originalité, quelques passages drôles et les personnages des 2 supers héros. Il y a de belles choses dans la forme excepté l'anthropomorphisme, mais hélas je n'ai pas trouvé le scénario sensass.
Marrant cet anti super-héros qui fracasse le crâne des malotrus à coup de clé à molette ou autres parpaings. On est loin de la non violence habituellement prônée. Quelques scènes énormes de pur délire (spoiler: quand Franck se fait pénétrer en prison, tous les passages où Cramoisette est totalement euphorique voire hystérique de frapper quelqu'un ...). Excellente bande son qui accompagne ce film barré mais non moins léger. Surprenant twist final, en définitive un twist normal pour un film anormal. Largement au-dessus de Kick-Ass à mes yeux !
A la fois un gros délire avec une palme spéciale pour cramoisette :- )) et un coté pathétique accentué par Rainn Wilson le héros qui ne joue pas dans un registre comique. Du coup par moment cela donne un contraste un peu spécial et quelques longueurs.
Loser total, Franck D'Arbo (Rainn Wilson, mémorable) est un simple employé dans un restaurant. L'air complètement à côté de ses pompes n'est pas là pour rien: son existence est aussi intéressante que celle d'un sac poubelle. Entre la salle de cuisine où il passe 8h par jour et ses prières tardives à Dieu, on se demande même comment l'idée de l'abréger ne lui a jamais effleuré l'esprit. Même Sarah (Liv Tyler, convaincante) n'arrive pas à changer ce quotidien déplorable. Jusqu'au jour où ce petit ange (au sens littéral, pour Franck) décide de le quitter pour Jacques (Kevin Bacon, impeccable comme toujours). Là -enfin!- le bougre se décide à faire quelque chose. Se doutant que Jacques est un "méchant", notre amoureux transi prend la décision de troquer son habit naturel d'anti-héros puissance 1000 pour le costume de super-héros afin de sauver sa femme. Vous me voyez venir, rien ne va se passer comme prévu...
Suite à la (très) longue liste de super-héros ayant élu leur nouveau domicile au cinéma, on en est tout naturellement venu à se poser la question (par curiosité ou lassitude) "et si monsieur-tout-le-monde décidait vraiment de devenir un super-héros?". Et c'est ainsi que deux films, entrés en production quasi-simultanément, ont vu le jour sur la même interrogation. D'abord Kick-Ass, adaptation jouissive du comic-book éponyme de Mark Millar, suivant les premiers pas (pour le moins difficiles) d'un ado sur la voie sacrée de ses "supers-modèles". Puis celui-ci, bien plus fauché certes mais qui compense le manque de moyens par la pléthore d'idées. Là où le long-métrage de Matthew Vaughn détournait le genre tout en respectant les conventions, celui de James Gunn retourne les codes en nous collant aux basques d'un homme d'âge mûr mais dont le cerveau à l'air d'avoir quelque peu pourri avec les années. Oui, Franck n'est pas taillé pour être un super-héros bien sûr, mais surtout Franck est un super-inadapté. Bref, le candidat idéal pour passer le puritanisme américain à coups de machette. Les exemples affluent : des "visions divines" de Franck (délirantes) au feuilleton "Le Vengeur Sacré", ça frappe bien fort et ça fait beaucoup rire. Et avec l'arrivée de Libby (Ellen Page, parfaite), Super grimpe encore d'un échelon au rayon férocité. Repose en paix politiquement correct car avec ce qu'aligne la dernière partie du film, tu n'avais vraiment aucune chance. En dépit d'un épilogue trop sage, le film est un brillant passage à tabac des codes associés au genre, doublé d'une charge ultra-piquante. Dommage qu'il n'ait pas rencontré le même succès que Kick-Ass, il le méritait largement. Si on veut bien passer cette fin trop douce et quelques couacs avec sa caméra à l'épaule - ce qui n'est pas trop demandé - Super s'est révélé bien plus intéressant que la majorité des films du genre.
Réalisé par James "Les Gardiens" Gunn, peu de temps après Kick Ass, abordant le même sujet, avec un budget réduit, on pourrais pensé que ce film n'est qu'un plagiat espérant surfer sur le succès de la comédie pour ados de Matthew Vaughn. Eh bien peut être, mais ce n'est certainement pas un nanar. Là où Kick Ass avait utilisé l'humour, Super utilise le drame. Contrairement à son prédécesseur qui part d'un univers irréaliste, Super se déroule dans le monde tel que nous le connaissons et qui est bien loin d'un univers de comics. Autrement dit, si on deviens super héros, cela donnerait plus du Super que du Kick Ass. James Gunn garde pourtant un côté comics au film, en rajoutant des bruitages dessiné ( les fameux "Paf!" ) où par son générique cartoon. L'humour viens surtout des effets gore assez délirent, ou de ses personnages plus dingue les uns que les autres. spoiler: La série sur le super héros catholique, est très drôle aussi . En revanche, le film garde sa narration dramatique par la pitié et l'affection que l'on ressent pour le personnage principal. Les acteurs sont juste excellents, Rainn Wilson est vraiment attachant, Liv Tyler et Kevin Bacon ne déçoivent pas non plus. Mais la grande performance du film, c'est Ellen Page, qui abandonne définitivement son rôle de petite fille sage pour celui d'une psychopathe nymphomane en total roue libre. Son rire de malade quand elle massacre les bandits est assez stressant, et la scène où elle spoiler: commence à violer Frank m'a vraiment mis mal. Elle apparaît trop peu à l'écran, et le film est vraiment court. Ce qui est intéressant, c'est qu'il remet en doute les codes du super héros : a t'il le droit de faire justice lui même ? La scène de la file d'attente illustre bien cela. Finalement, le dénouement reste émouvant malgré le fait qu'on reste sur notre faim. Super film.
Ce film fait passer n'importe quel étron d'Uwe Boll pour une oeuvre d'art... pas drôle, mal joué, du gore à outrance (mal fait et risible), un scénario digne d'un volet d'Universal Soldier... si vous êtes prêt à perdre une heure trente de votre vie, vous avez la possibilité de voir ce film, ou sinon, regardez plutôt 'kick-ass' est est exactement le même film, plus drôle, mieux joué, mais surtout plus respectueux du mythe des supers-héros.
Du trash à profusion et sans intérêt, des scènes malsaines... Un film que je ne regarderais pas deux fois et pour cause le DVD a fini dans ma poubelle.
"Shut up, crime !" Frank (Rainn Wilson) décide de devenir un super-héros après que sa femme l'a quitté pour un dealer (Kevin Bacon). Il trouvera un sidekick en la personne de Libby (Ellen Page), vendeuse de comics complètement barge. Oublions tout de suite l'idée de plagiat, le film ayant été tourné quasiment en même temps que "Kick-ass". Néanmoins, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement entre le film de James Gunn et celui de Matthew Vaughn, l'histoire et le personnage principal présentant de nombreuses similitudes. Hélas, Gunn n'a ni l'ambition, ni le potentiel comique, ni le budget nécessaires pour que "Super" arrive ne serait-ce qu'à la cheville de son cousin britannique. "Kick-ass" fait toujours mouche avec son humour décalé ; dans "Super", malgré quelques gags efficaces, la frontière entre "décalé" et "à côté de la plaque" est trop souvent franchie. "Kick-ass" possède un scénario ; celui de "Super" n'est que plat et prévisible. Les personnages de "Kick-ass" sont complexes et jubilatoires ; Gunn ruine son protagoniste au début fragile et attachant en le transformant peu à peu en une odieuse machine à tuer. "Kick-ass" est aussi un excellent film d'action ; les "scènes d'action" de "Super", tournées dans des décors plutôt moches, manquent énormément de peps. Le casting de "Kick-ass" est absolument fantastique ; du côté de "Super", à part Rainn Wilson, il n'y a pas grand monde à sauver côté acteurs. Voilà une comparaison certes subjective mais qui, je pense, reflète assez bien la réalité, et cette réalité saute aux yeux... ce qui me pousse à sérieusement remettre en question les goûts cinématographiques de certains membres du site, qui voient en ce qui apparaît clairement comme un ersatz moyen voire médiocre, une version "adulte" de "Kick-ass". Ben voyons...
Au début, c'est très mal joué et à cent lieux d'être drôle ! Je n'en reviens pas que Liv Tyler et Kevin Bacon aient pu jouer dans un tel navet ! Le héro n'a aucun charisme et n'inspire aucune sympathie jusqu'à la clé à molette qui nous offre un second degré assez marrant. L'arrivée d'Ellen Page dans le casting améliore beaucoup l'humour et la crédibilité du film, elle est à fond dans le rôle pour notre plus grand plaisir et se lâche totalement, spoiler: surtout lorsqu'elle enfile le costume "Cramoisette" ! Mais les autres acteurs sont tellement mauvais et les effets spéciaux tellement "cheap" que l'on ne parvient pas à apprécier la bonne idée du scénario, surtout avec la caméra qui tremble et ne nous offre aucun plan totalement fixe. Aujourd'hui, "Kick Ass" a largement pris la relève des super héros sans pouvoir, en beaucoup mieux ! Je mets quand même 2 étoiles pour l'idée et surtout pour Ellen Page qui est excellente et reste la seule à m'avoir réellement amusé !
Par son air quelque peu pataud, Rainn Wilson ressemble à Joel Murray (l'anti-héros de God Bless America). Ce film, qui n'a pas eu la chance de connaitre le succès de Kick Ass, malgré le fait qu'il soit sorti un an plus tard, est de la même veine : un homme ordinaire décide de devenir un héros, malgré l'absence de pouvoir (évidemment, puisque les pouvoirs n'existent que dans les films...). De manière comparative (mais en pire) que Nicolas Cage dans Kick Ass, Liv Tyler n'est là que pour le décor et donner son nom au casting. Kevin Bacon, bien qu'il ne soit pas présent à l'écran tout le temps, prête mieux son nom au film. Et Ellen Page, bien qu'elle n'apparaisse que dans la 2e partie, est assez délirante. Un bon film de super héros sans pouvoirs mais remplis de bonne volonté, bien fait malgré un budget certainement assez faible comparé aux grosses productions, mais avec sa propre histoire : comme l'a dit le créateur de Super (ami de celui de Kick-Ass), "Notre film parle d’un gars qui mène une sorte de quête spirituelle solitaire et qui, par hasard, porte un costume de super-héros pour cela. Mais c’est un film à propos du gars, pas du costume". Une quête aussi pour sauver sa femme, plus que le monde, comme on le comprend à la fin. Les deux films ont été tournés en même temps, de ce qu'a dit le créateur de Kick-Ass lui-même, sauf que l'un est sorti plus vite que l'autre, étant plus du type "grosse production planifiée dans sa sortie". Les personnages sont touchants, et même si la fin n'est pas rose, comme elle l'est a contrario souvent dans les réalisations de super héros à gros budget, elle reflète plus fidèlement la vie réelle dans ce genre de situation. "Super" est plus terre à terre. De l'idée, une intrigue plaisante à suivre, de l'humour... de quoi passer un bon moment. Moyenne des notes de 3,5/5 par les spectateurs justifiée (pour une fois, selon mes critères).
James Gunn nous offre ici une bonne comédie à travers l’histoire d’un homme ne se remettant pas du départ soudain de sa femme, et décidant de la reconquérir en devenant super-héro et la sauvant des griffes de Jacques le dealer. "Super" est unn film qui, malgré quelques longueurs, reste drôle et touchant. Rainn Wilson et Ellen Page forment un duo qui marche fort...
Un film d'anti héros sympa mais pas révolutionnaire non plus. Looser mal aimé, poisse, vilain méchant, perte de la bien aimée... autant de thème déjà abordés mainte et mainte fois. Et dans le même style de film la référence reste à coup sûr "kick ass"! Il reste quelques passages pas trop mal entre action et humour décalé. Les ados y trouveront largement leur compte. Pour les adultes en revanche c'est beaucoup moins évident.
Drôle, sarcchastique, violent, complétement allumé ce film est une bonne surprise. dommage que la photographie fasse un peut téléfilm à quelques moments. 14/20