Les Yeux de Laura Mars
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Dans le droit fil du cinéma fantastique italien des années 1970 ( Argento, Bava, ou Fulci ) et de l'américain Brian De Palma, sur un scénario de John Carpenter, " les yeux de Laura Mars" (1978 ) obtint un succès en salles que sa maîtrise ne le laissa pas prévoir.

Le prétexte scénaristique ( une photographe de mode met en scène des shooting de meurtres, elle finit par avoir des hallucinations ou elle voit ce que voit le meurtrier lorsqu'il tue certains de ses collaborateurs ).

Réflexion sur la responsabilité de l'artiste ( ici Laura Mars est confronté à l'atrocité de ce qu'elle montre à des fins commerciales ) et clin d'œil sur la dissociation - mécanisme psychologique de défense qu'elle partage avec le tueur.

Faye Dunaway, actrice phare du cinéma américain des années 1970, est sublime dans ce registre où on a pas l'habitude de la voir.

Quant à Irwin Kerschner qui n'est pas un metteur en scène exceptionnel, il fait le job oui, mais sans génie !
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 307 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2025
Laura Mars photographie la violence du monde et ses clichés on fait sa gloire. Un jour les yeux de Laura se mettent non plus à voir mais à prévoir. Sans qu'elle puisse se l'expliquer elle visualise soudain la proche et horrible mort de ses amis agressés à coups de ciseaux par un maniaque.
Faye Dunaway en personnage principal, une femme photographe, d'une autre époque très seventies. La sensualité féminine au cinéma qui réveille nos fantasmes rien qu'a l'énoncé de son nom très hollywoodien.
Mademoiselle Mars attire beaucoup l'attention médiatique du monde du show-biz. Son art photographique, dérange, surprend, bouscule les bonnes consciences, se moque de la moralité. Belle, troublée, troublante la femme objet photographique vient nous chercher dans, et hors du cadre. Jolies jambes et taille mannequin vont devenir victimes de la mode. Des meurtres se suivent, une enquête rapprochée est menée par John Neville qui ne quittera plus la belle Laura. Le tueur du pic à glace récidive inarrêtable et fait la Une de la Presse New-yorkaise. La photographie nous ramène aux couleurs et au style des années 70. L'image photographique argentique était tout un travail technique effectué par des professionnels. Par un processus photochimique comprenant l'exposition d'une pellicule sensible à la lumière puis son développement et, éventuellement, son tirage sur papier il fallait être aussi bon technicien qu'artiste. Mettre en scène ses images c'était délivrer des messages à ce monde en pleine phase de mutation vers une modernité incontrôlée.
Les yeux de Laura mars vous tiendront en haleine jusqu'au bout. Allez vous être capables de soutenir son regard jusqu'à la fin du film, sans remplir le votre de larmes ? Ma note sera de 4,49 sur 5. Un bon thriller qui semble être le chaînon manquant entre le cinéma d Hitchcock est celui de De Palma.
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2025
Un film quand même très daté années 70 avec tout les clichés afférents à l'époque. Une belle brochette de personnages superficiels ou caricaturaux du monde de la photographie, en particulier le Donald en fofolle débordée au brushing de cinquante centimètres de large.
Tous les rôles ont ce côté emprunté er personne n'est vraiment crédible, même pas Faye Dunaway dont on ne connaît rien du passé de ses visions anticipées de meurtre.
Bref, peut-être un chef d'œuvre à l'époque mais heureusement les temps ont changé.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2025
Les ficelles sont beaucoup trop grosses pour pouvoir intéresser encore le spectateur du 21ème siècle. Certes, le pouls des années 70 à New York est bien saisi et on appréciera le shooting des photos en pleine rue, tout comme la réplique donnée à la grande Faye Dunaway par le jeune Tommy Lee Jones, dans un des ses premiers rôles importants.
Pour le reste, le récit apparaît aujourd'hui bien boursouflé et la mise en scène d'Irvin Kershner n'est pas des plus discrètes. Son scénariste (John Carpenter) aurait-il fait mieux ?
Sauvons la BO, avec ses passages disco tout à fait raccords avec l’ébullition artistique de ce microsome.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2025
Un thriller prometteur mais au final bien décevant, qui séduit plus pour son casting et sa BO, que pour son scénario invraisemblable pourtant signé Carpenter, qui aurait mérité un réal comme De Palma pour sublimer le film. 2,25
Laurent Boutonnat
Laurent Boutonnat

20 abonnés 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2025
Un thriller presque horrifique qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Le dénouement est assez inattendu. Ce film nous replonge aussi dans le monde de la mode de la fin des années 70, avec de la musique disco. L'histoire, sans être révolutionnaire, est plutôt bien trouvée, avec cette photographe de mode qui a des visions de meurtres. Certains passages peuvent être assez angoissants. Après, il y a peut-être quelques longueurs, mais qui ne gênent pas vraiment l'ensemble.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2024
Fin décevante puisque l'ensemble du film est captivant et plaisant à suivre. Et on a là un beau duo avec la magnifique Faye Dunaway et le très séduisant Tommy Lee Jones.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2024
Un sympathique giallo à l’américaine qui bénéficie d’un très bon casting et d’une atmosphère sombre intéressante. Le scénario est plutôt original pour l’époque et les comédiens semblent concernés. Irvin Kershner et son étrange carrière nous offre ici un bon moment de suspens plutôt bien mis en image même si l’ensemble s’avère assez répétitif et que l’on devine aisément la fin. Pas mal au final.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 novembre 2023
Ce vieux film de 1978 ne m'a pas enivré. Malgré les crimes énigmatiques, malgré la présence de Tommy Lee Jones et de Faye Dunaway, malgré les pouvoirs paranormaux de cette dernière et son "art" consistant à mélanger sexe et violence, tout m'a semblé assez terne avec un scénario inintéressant et des personnages peu sympathiques.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2023
Un bon thriller qui semble être le chaînon manquant entre le cinéma d Hitchcock est celui de De Palma. Le concept de cet photographe qui prévisualise des crimes fonctionne bien, la mise en scène et le montage façonnent un bon suspens. Au niveau de son ambiance aussi on est à la croisée des chemins entre thriller à l ancienne ou les personnages ont systématiquement une clope ou un verre de whisky à la main et l orée des années 80 plus pop et m as tu vu. Il a aussi le plaisir de découvrir un jeune Tommy Lee Jones qui donne l impression d avoir toujours été vieux. Bien qu un peu gâché par quelques facilités d écriture « Les yeux de Laura Mars » reste un très bon thriller.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 février 2023
Eyes of Laura Mars aimerait être beaucoup mais ne réussit pas même à être, la faute à un croisement d’influences qui jamais ne s’incarnent à l’écran. Nous ressentons l’héritage du giallo par la stylisation de la violence, l’irruption de visions dans une réalité aussitôt perturbée, les gros plans sur des yeux tantôt ouverts sur le monde pour en capturer des reflets tantôt crevés, symbole d’une pulsion scopique offerte au spectateur en mise en abyme. Il y a, évidemment, la patte de John Carpenter qui écrit ici le scénario : les visions prémonitoires sont filmées dans un point de vue interne comme l’est l’ouverture de son premier succès, Halloween, sorti également en 1978. S’observe une recherche formelle chichiteuse et inutilement maniériste qui aimerait s’inscrire dans le Nouvel Hollywood : caméra à l’épaule lancée à toute allure derrière ses personnages, volonté de filmer à l’extérieur parmi les passants comme Laura Mars conçoit ses happenings photographiques, plans coupés d’une seconde à peine pour reproduire l’impression de clichés etc. Le problème réside alors dans l’hétérogénéité d’une œuvre dont la forme, aussi travaillée soit-elle, ne dit rien ; il faut sans cesse recourir aux dialogues, telle Laura expliquant à l’enquêteur la nature de ses visions via une reconstitution avec un téléviseur.
Irvin Kershner n’a pas de style propre et emprunte celui des autres, sans succès ; il ne réussit pas à donner une profondeur émotionnelle à ses protagonistes, fantoches tenus à distance alors qu’ils monopolisent l’écran. Car Eyes of Laura Mars semble plus figé encore que les photos qu’il conçoit ; sa réflexion sur le pouvoir des images et la nécessité plastique d’en inventer de nouvelles aptes à représenter l’évolution de la société reste théorique, verbal en somme ; jamais l’esthétique ne dérange, ne brutalise, ne crève l’œil d’un spectateur vite endormi devant tant de platitude.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2021
Ce film, réalisé par Irvin Kershner et sorti en 1978, n'est pas mal mais sans plus. C'est ici l'histoire de Laura, photographe, qui voit, à travers les yeux du tueur, ses modèles se faire tuer les uns après les autres. Dès les premiers plans, le film met directement le spectateur dans l'ambiance. Nous assistons en effet dès le début au premier meurtre, aux premières manifestations "surnaturelles" que développe le personnage principal (puisqu'elle arrive à voir à travers le regard du tueur), ce qui rappelle énormément le giallo. Effectivement, je pense d'ailleurs que c'en est une inspiration directe, on retrouve, dans l'esthétique du moins et dans la construction des plans, du giallo. Notamment déjà dans la vue subjective, beaucoup utilisée par Dario Argento et puis dans les meurtres un peu gores (mais pas vraiment parce-qu'on est aux États-Unis et que c'est plus prude qu'en Italie) commis à l'arme blanche, ce qui est là aussi, une signature du giallo. Et puis, même dans l'histoire en elle-même, nous avons une enquête policière mêlée à du fantastique et le personnage principal travaille dans le domaine artistique, autres caractéristiques que nous retrouvons beaucoup chez Argento. Mais n'est pas Argento, ou Mario Bava par exemple, qui veut et le film n'en est qu'une pâle copie, en tout cas face aux chef-d’œuvres du genre ! Le film n'est pas non plus mauvais mais il possède tout de même des longueurs non négligeables. Et c'est très dommage car j'aime beaucoup l'ambiance, ce côté très 70's ressort énormément et participe beaucoup à l'atmosphère du film, et l'histoire n'est pas trop mal foutue, même si elle est un peu prévisible et que son twist est un peu tiré par les cheveux (ce qui rappelle, par ailleurs, une nouvelle fois le giallo avec ses fins bien souvent extravagantes). Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Faye Dunaway et Tommy Lee Jones qui jouent très bien ! "Les Yeux de Laura Mars" aurait donc pu être un bien meilleur giallo américain mais perd malheureusement bien souvent le spectateur, à cause d'une intrigue qui peine à être captivante sur la durée.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2021
Sympathique au début, ce petit thriller (écrit par Carpenter) s'essouffle tout de même assez rapidement. Dommage.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2021
Sur un scénario du génial J. Carpenter, un thriller angoissant sur la parapsychologie où F. Dunaway est éblouissante de sa classe naturelle. A croire d'ailleurs que cette histoire a été écrite pour elle et son regard intense.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2021
À la fin des années 70 les connaisseurs ont parié à tort que le prochain développement de la révolution sexuelle serait la généralisation du harcèlement du public. Laura Mars en est un hybride sordide. L'intrigue et ses personnages insipides ne méritent pas d'être décrits. Le film est peuplé d'inénarrables cyniques qui s'affichent et qui sont trop superficiels pour pouvoir expliquer pourquoi ils le sont sauf peut-être pour admettre d'un air penaud que le cynisme est le nouveau sommet. Le film est répréhensible non pas parce qu'il s'agit de transformer les gens en produits mais parce qu'il transforme le film en un produit destiné à satisfaire des intérêts lubriques sans une once d'intelligence en insérant la plus petite excuse d'une intrigue à suspense pour rendre votre présence excusable. Les personnages sont tous intéressés par la consommation de sordide tout comme vous le spectateur êtes amené à le faire lorsque vous regardez ce film. Je ne suis pas sûr mais en 1978 Faye Dunaway était en pleine période de succès. Ce n'est pas le film le plus stupide jamais réalisé mais il ferait facilement partie de la liste des cent films qui visent le plus bas. Les hédonistes insipides montrés ici n'auraient jamais pu imaginer que leur vie sexy les amènerait à se battre pour leur assurance maladie en 2021...
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