Quelle déception... Un homme quitte tout après un accident pour vivre la vie dont il a toujours rêvé. Le film met du temps à s'installer (avant l'accident c'est en fait sans grand intérêt). La seconde partie est largement la meilleure où devenu photographe il jongle avec son anonymat sans compter la présence de Niels Arestrup toujours grandiose. Jusqu'ici le scénario est un peu décousu mais devient plus palpitant... Jusqu'à cette dernière partie râtée, cette espèce de message pseudo politique facile et démagogue. La fin très et trop ouverte qui n'a rien à voir avec le livre mais en plus qui n'a rien de cohérent avec le reste du film. Tout juste une étoile donc pour les acteurs (Deneuve impeccable, Foïs dans un rôle ingrat et Duris bien entendu) et le milieu du film seule partie maitrisée et interessante.
un beau casting (dont M. Fois pour la 1ère fois dans un rôle plus intérieur) pour un scénario surprenant. la culpabilité, la fuite, la construction d'une nouvelle identité dans l'isolement etc ici sont bien traités. un thriller qui tient la route.
Aucune émotion, un scénario peu crédible (je ne sais pas si ça passait mieux en roman), des acteurs en demi-teinte pour une fois et une fin bâclée. A éviter...
Bien loin des comédies de son début de carrière, Eric Lartigau signe ici un drame touchant sur un homme en perdition, très justement campé par Romain Duris. Il faut quand même passer sur certaines incohérences ou facilités pour apprécier cette fuite en avant à sa juste valeur, mais les atermoiements et les questionnements intérieurs transpirent à l'image de fort belle manière.
Des comédiens convaincants, un Romain Duris habité, un suspense diffus et des paysages magnifiquement filmés quand patatras arrive le dernier quart d'heure, incohérent et abscons. Dommage...
Un film intriguant qui fonctionne sur un suspens à minima mais finalement efficace grâce à la mise en scène et l'interprétation (Duris est notamment très convaincant). La scène du bateau est de trop dans un scénario par ailleurs bien construit.
Un sentiment d'inachevé demeure au clap de fin de cet Homme qui voulait vivre sa vie. Un gout amer dû à une fin qui laisse supposer plutôt qu'elle conclut. L'histoire nous parle d'un homme qui lors d'une soirée tragique décide de quitter sa vie et sa famille pour vivre une vie longtemps espéré mais dans un rôle de fugitif. Romain Duris excelle comme toujours, il joue parfaitement l'homme tourmenté et retrouve au gré de l'intrigue un Niels Arestrup dont le charisme n'est plus à démontrer. Et pourtant, on s'ennuie devant ce film, on aurait apprécié un danger guettant plus important, dommage.
Assez déçu par ce film, certes nerveux et bien joué, mais brouillon et sans caractère. Tout le positif provient du jeu fantastique de Romain Duris et des belles images extérieures. Je ne sais si l’adaptation du roman de Douglas Kennedy est bonne - il fait partie des rares que je n’ai pas lus - mais l’aventure existentielle du héros est parsemée de grosses ficelles peu originales. Un film qui, sans la performance d’un acteur, aurait viré au navet. Même Niels Arestrup joue fade ! Dommage !
Si l'histoire parait parfois un peu trop rocambolesque pour être parfaitement crédible, le sentiment d'oppression qui habite le personnage est assez envoutante
Malgré un petit problème d'équilibre (début trop lent et suite trop vite expédiée) force est de constater qu'on ne s'ennuie pas dans ce récit qui avait pourtant un point de départ relativement classique. L'atmosphère est bien rendue, le travail soigné. Un adaptation réussit.
L’homme qui voulait vivre sa vie explore avec justesse le désir d’échapper à soi-même : un avocat brillant abandonne tout pour se réinventer. Romain Duris est excellent, donnant à son personnage une intensité intérieure et une vulnérabilité qui captivent l’attention. Le film alterne scènes contemplatives et moments de tension, entre quête d’identité et errance. La mise en scène, élégante et mélancolique, accompagne bien la transformation du héros, avec un Paris filmé comme personnage à part entière. Quelques longueurs rompent légèrement le rythme, mais elles servent aussi à refléter le vide intérieur du protagoniste. Si l’intrigue s’appuie sur des rebondissements attendus, l’ensemble reste poignant et profondément humain. Je lui attribue la note de 3,5/5.
Je sors de ce film avec une impression mitigée : la fin, brutale me laisse sur ma faim. L'histoire de cet homme qui vit sa passion dans la douleur, mais qui ne pourra la vivre pleinement compte tenu des circonstances dramatiques qui l'ont poussé à abandonner son passé est filmée sobrement, sans effet. La tension est perceptible sur le visage de Romain Duris, filmé en plan serré, et cette tension l'acteur la transmet magnifiquement. On suit tout au long du film un homme rongé par le remord de ne pas vivre sa vie dans la première partie , puis torturé par son passé, de peur que celui-ci ne le rattrape, sans même pouvoir profiter du talent qu'on lui reconnaît. Il ne lui reste plus que la fuite en avant , sans fin justement sur le chemin d'une rédemption dont on devine qu'elle ne lui apportera jamais le salut. Si le film est cohérent dans son schéma, quelques invraisemblances scénaristiques rendent la narration parfois peu crédible même s'il s'agit, moins ici de raconter une histoire que de se centrer sur les angoisses de cet homme. Et j'aurai aimé justement les partager un peu plus : on regarde à distance cet homme pas vraiment sympathique se débattre avec son destin. Je reste sur le sentiment d'un film inabouti, parfois un peu longuet qui nous laisse sur le quai, désorienté et frustré quelque part en Italie . J'aurais aimé voir Jean Becker à la réalisation et Dupontel dans le rôle titre...
Tout ce film repose sur le jeu de Romain Duris - très bon. Le scénario est bon mais c'est plutôt dans le rythme du film, le son (déplorable), la musique (trop présente) qui allourdissent le film. Peut mieux faire.