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Un visiteur
3,0
Publiée le 23 novembre 2011
En ce qui me concerne, voilà longtemps que je n’avais pas apprécié un bon Bertrand Biler. Il me semble avoir retrouvé cet univers surréaliste de « Buffet Froid », de « Beau père », « Trop belle pour toi ». Il me semble... Cela dit, je dois reconnaître que le bruits des glaçons avait tendance à fondre au fur et à mesure que le film s’étirait. Et pourtant il est assez court. Les premières images, les premiers dialogues, la petite heure étaient rafraîchissants. Si le personnage de Dujardin avait plus d’une bouteille de vin blanc à siffler, le réalisateur nous en donnait qu’une ; ainsi au lieu de remettre ça, le film tourne en rond vers l’ennui. Dommage, le sujet est goûteux ; même si Dujardin a assuré le boulot avec talent, si Dupontel s’en est donné à cœur joie de composer un autre rôle assez insolite dans sa carrière et qui lui va comme un ganglion, il reste que « Le bruit des glaçons » me laisse sur ma soif. Une mention particulière à Anne Alvaro, pour moi, une découverte. Et Bertrand Blier sait ressortir la grâce et l’émotion chez une actrice dans un rôle effacé, ou qui n’est pas particulièrement belle.
Original et subversif. Une vision grotesque et féérique (féérie tordue, néanmoins) du cancer, de la maladie et de l’addiction à l’alcool. Un casting assez sympa, et bien choisi. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Le bruit des glaçons est un film qui possède un excellent casting mais durant tout le film qu'est ce qu'on s'ennuit, au bout de 20 minutes j'en avais déjà marre ,la relation des personnages de dujardin/Dupontel j'ai eu l'impréssion de revivre la pièce de théatre de Beckett, "Fin de Partie" (j'ai détesté cette pièce) je met 2 étoiles uniquement pour le jeux des acteurs qui sont quand même impréssionnant
Un très bon film j'ai beaucoup aimé. Meme si l'histoire parle d'un sujet grave, Jean Dujardin est vraiment exellent dans sont role d'écrivain alcoolique et Albert Dupontel est très drole en cancer.
Le bruit des glaçons est ici plutôt faiblichon (mince ! mon jeu de mot aussi). L'originalité de départ est finalement très vite consommée et on sombre durant les 1h16 restantes dans un ennui fait de banalités et de temps morts.
Humour décapant , 2 acteurs excellents dans leur rôle . J'ai retrouvé dans ce film le genre d'humour que j'avais découvert dans buffet froid , des dialogues surprenants mais drôles . Tres tres bon film pour tout cinéphile . Je le recommande grandement .
Film drole et mélancolique sur le cancer, en les faisant prenant forme, face à deux personne qui vont s'en sortir ensemble, Blier exorcise la mort de son père. Acteurs exceptionnel, un bon film.
Voilà un film qui appartient plus au théâtre qu'au cinéma. Le bruit des Glaçons se veut avant-gardiste, intelligent ; il est juste inregardable. Tout d'abord, on sent beaucoup trop que les acteurs n'ont pas de liberté sur le texte. Les phrases et la façon de les dires ne sont pas naturelles. On dirait que les personnages sont constamment en train de coté du Shakespeare et on a plus l'impression d'être dans un spot publicitaire de france télévision contre le cancer. Au jeu de l'antinaturel, on peut ajouter les regards caméra et les personnages qui s'adresse directement au spectateur. Ca à déjà été fait, même bien fait quand ça n'arrive qu'une ou deux fois dans le film (je pense à Inside Man), mais la c'est pratiquement à la fin de chaque scène et le résultat est pour ainsi dire horrible. De plus, j'insiste sur un point qui me tient à coeur. Avant toute réflexion profonde sur je ne sais quoi et autre parabole, un film se doit en premier lieu d'être divertissant. A quoi rime de faire un film qui ne distrait pas au prix de prouesse en réflexion cinématographique ? Certes le film sera aimé par la critique et quelques spectateurs cinéphile, mais la majorité des gens qui vont regarder un film au cinéma ont juste envie de passer un bon moment. Ici on met tout, du scénario à la mise en scène, au service des second sens et de la métaphore, et rien n'est consacré à divertir le spectateur. Résultat c'est intéressant si vous vous cassez le crâne sur chaque scène, mais mortellement ennuyeux. En bref, une expérience ratée.
un joli film, sensible et intelligent en forme de fable. Pas très gai bien sûr et ce n'est pas sans doute le meilleur Blier. Mais intéressant tout de même. Et puis réentendre la voix de Félix Leclerc avec une chanson de circonstance; rien que pour lui.... Les scènes limite pédophilie... ! Eh les gars c'est du cinéma, rien que du cinéma...
Sur un excellent concept, Bertrand Blier peine à l'exploiter convenablement tout au long de l'intrigue. Si "Le Bruit des glaçons" démarre fort, le film perd progressivement de sa superbe ( scénario devient confus, dialogues rébarbatif,...) pour un final baclé et incohérent. On appréciera tout de même le ton glauque, sombre et pessimiste ainsi que cette ambiance lourde ( dans le bon sens du terme) peu présente dans le cinéma français de ces dernières années.
Tres intelligent, Le Bruit des Glaçons est une pièce de théâtre malaisante qui trouve des idées de mise en scène parfaites, notamment dans son montage. Une œuvre unique, étonnante, qui aborde le cancer, la dépression, l'alcoolisme et la solitude avec énormément d'inventivité.
En panne d'inspiration Blier ? Il est vrai que lorsque l'on voit ses derniers films, non seulement il ne sont pas très bons (Les côtelettes, Les acteurs) mais qu'en plus ils sont de plus en plus espacés. Avec Le Bruit des glaçons, il remet un peu la machine en route principalement grâce à son duo d'acteur : les "Dudu". La complicité du tandem du Convoyeur Dupontel/Dujardin fonctionne à merveille et s'approprie les bons mots de Bernard Blier avec délectation. Ça ne vaudra jamais Depardieu et Dewaere mais ça s'en rapproche. On retrouve également le goût de l'absurde propre à Blier visible dans Buffet Froid et cie et les répliques cinglantes qui claquent parfois déclamées face caméra. En prime, petite nouveauté : une bonne dose de tendresse. Alors que le sujet du film est plutôt morbide (un cancer qui vient rendre visite à un écrivain), Blier parvient à le rendre romantique et émouvant. Ce n'était pas gagné d'avance. A consommer sans modération.
Il y a décidément une épidémie de films traitant du sujet - délicat s’il en est - du cancer ces derniers mois. Si je n’ai pas vu le Restless de Gus van Sant, je peux citer l’impudique et calamiteux La guerre est déclarée qui traitait le sujet sous l’angle du racolage larmoyant et l’excessif Toutes nos envies, mal pensé et mal maîtrisé. Voici donc une version de Bertrand Blier… On y retrouve bien sûr l’un de ses thèmes majeurs, l’amitié virile pour ne pas dire l’homosexualité masculine dans cette intimité d’un homme avec son cancer. On y retrouve aussi son goût d’accompagner ses films de musiques (classique ou jazz), toujours choisies de façon pertinente et qui ont souvent valeur de contrepoint. On retrouve enfin son habileté pour manier la métaphore dans des variations de plus en plus subtiles ainsi que son art de la poésie… Même si l’ensemble est, comme toujours, un peu trop nombriliste, un peu trop « élitiste » à un certain sens du terme, l’idée est cependant très bonne. Au niveau de la distribution, Albert Dupontel, qui incarne le cancer de l’écrivain (Jean Dujardin), joue un peu trop à la manière de Depardieu… Il ne lui reste plus qu’à prendre quelques kilos pour ressembler encore un peu plus à son modèle ! Passé ce détail, le reste de l’interprétation est excellent : Jean Dujardin est égal à lui-même c’est-à-dire convaincant et efficace et la révélation de ce film, Anne Alvaro, apporte une touche d’originalité aussi imprévue que bienvenue. La fin, en pied de nez à la mort, est une échappée vers le rêve et l’impossible… À savourer sans retenue, et merci une fois de plus à Bertrand Blier de nous donner une œuvre aussi forte reflétant son immense amour de la vie.