Plus osé que " Tenue de soirée" (1986), plus trouble que " Trop belle pour toi" (1988), plus délirant que le très bon "Combien tu m'aimes" (2005), le dernier film, écrit et réalisé par Bertrand Blier, sublime le fantastique. Il nous propose des dialogues jubilatoires et moult scènes délirantes à souhait. Le scénario noir et pourtant drôle, nous conte une histoire surréaliste avec un final fabuleux sur la voix de Nina Simone. Cette Comédie, superbement mise en scène par Bertrand Blier, nous offre également un merveilleux casting avec les superbes prestations d'Anne Alvaro, de Jean Dujardin et un diaboliquement efficace Albert Dupontel. De jolis seconds rôles pour Myriam Boyer dans le rôle du cancer féminin et Christa Théret la belle russe. Le pitch : Le bruit des glaçons dans le sceau à glace du vin blanc, c'est la seul chose qui anime la vie de merde de Charles Faulque, un écrivain à succès que la vie n'intéresse plus…
"Je regarde la piscine, j'ai mon seau à glaces et j'ai mon cancer. Que demander de plus?" Un film vraiment inclassable mais intéressant sur ce que l'on peut penser lors de ses derniers moments. Jouir de la vie? Baisser les bras? Combattre la maladie? L'homme peut passer par toutes ces phases. C'est cynique et noir mais c'est surtout excellent avec Dupontel qui s'excite à chaque crise. On en rigole!!!!! Est-ce moral????? Plus le film avance plus c'est décadent et extravagant et quelle fin en forme de pied de nez fabuleuse. Terrible...
Une route, un homme qui marche, un autre qui se soûle... On commence avec une prose extrême sans idée de ce sur quoi cela peut déboucher. Il faut laisser le temps à l'intrigue de se mettre en place, car elle se révèle ensuite pleine de la considération des personnages pour d'autres. Une empathie plaisante même si elle a tendance à vouloir se mettre partout jusqu'à l'excès. Faire du cancer un protagoniste ""en chair et en os"" a ses défauts et la paresse du scénario à vouloir les éluder est sensible à des moments de l'histoire où la déviation de la continuité est grossière. Mais une fois écumée la couche excédentaire de sentiments poussés trop loin, on se retrouve avec un drame optimiste où Dujardin campe bien un personnage étonnamment calqué sur Jean Yanne.
Je trouve ce film décevant. Autant le synopsis, le nom de Blier et celui de Dupontel laisse entrevoir le meilleur question humour noir ainsi que la première scène où apparait Dupontel de dos avec projeté sur sa démarche tout l'imaginaire et les souvenirs qu'on a de lui, autant je trouve le film ennuyeux sur la durée, une fois l'état de grâce obligé où on jubile forcément de découvrir ce qui se passe derrière un tel emballage. Blier nous vend son film comme "Mortel", je le dirai plutôt "Frileux" !
Bertrand Blier signe ici une comédie très très noire servie par un duo d'acteurs formidables mais qui finit par s’essouffler en s’approchant de la fin. Charles Faulque, écrivain alcoolique et dépressif, reçoit un matin la visite de son cancer qui va habiter chez lui le temps de faire son travail... La réalisation est assez réussie: le cadrage est très bon, la mise en scène est agréable, les prises de vue bien travaillées et les mouvements fluides. Le scénario est le point fort mais aussi le point faible du film: la première partie est excellente, c'est drôle et horrible à la fois, la deuxième est aussi bonne que la première mais finit par ralentir progressivement pour arriver à la troisième qui est très moyenne. Les acteurs sont tous très bons, même si certains ont une interprétation un peu trop théâtrale, et le duo Dupontel-Dujardin fonctionne à merveille. Les dialogues ne sont pas toujoursexcellents, voire clichés. La photographie est bonne, la lumière est utilisée de façon très bien pensée et les couleurs sont très belles. Le montage est efficace, mis on pourra cependant reprocher des plans parfois trop longs. Le film est presque un lieu huis-clos et donc heureusement que les décors sont très bons, les costumes réussis et la bande-son bien utilisée. Le Bruit des glaçons est un film traitant d'un sujet tabou avec humour mais on reste un peu sur sa faim.
Bon, je ne partais pas super confiant mais ça y est, quand même un film un film correct dans la deuxième partie de carrière de Blier. Pas excellent du tout, mais un petit métrage qui aurait mérité d’être plus grinçant, mais qui n’est pas sans intérêt. Le film n’est en effet pas très noir finalement. Avec un dénouement un peu banal aussi. Blier signe une comédie à la tonalité un peu aigre sur un sujet actuel grave, et sans avoir beaucoup de mordant, on peut toutefois reconnaître qu’il maitrise bien mieux son récit que dans ses films précédents. La narration morcelée est assez fluide, il y a une réelle intrigue, quoique l’intérêt en reste assez ténu, un peu d’humour et de la romance, un peu de sexe aussi. Disons qu’on sent qu’on est chez Blier, mais un Blier assagi qui, après les grandiloquences foireuses de ses films antérieurs où il en était venu à se parodier honteusement, essaye davantage de se maitriser, et il en résulte une comédie courte et assez efficace, qui passe un moment sans déplaisir, même si plus d’humour noir n’aurait pas été de refus. Pour tout dire, j’ai le sentiment que Blier est resté au milieu du gué n’osant pas, pour une fois, en faire trop ! Le casting est bon. Jean Dujardin est à la hauteur dans le rôle de cet écrivain alcoolo, et sans surprendre il se débrouille. Face à lui cependant Albert Dupontel lui vole la vedette, s’emparant d’un rôle étrange qui colle bien à l’acteur qui aime les rôles sombres et décalés. Il ne faut pas pour autant en oublier un casting secondaire très appréciable, avec ce duo non moins réussi entre Anne Alvaro et Myriam Boyer, sorte de pendant féminin du duo Dujardin-Dupontel. Quant à Christa Théret, si son charme éthéré est indéniable et si elle offre quelques scènes de nudité charmantes, son jeu d’actrice reste assez fadasse. Formellement, rien de notable à souligner, mais Le Bruit des glaçons possède une belle photographie, un cadre agréable, et Blier signe une mise en scène un peu simple mais suffisamment pro et bien faite pour ne pas heurter. Là-dessus il faut ajouter une bande son correcte mais sans plus (avec notamment la reprise d’un classique assez bien vu ici !). Le Bruit des glaçons n’est pas un film d’ambiance et n’est pas un produit luxueux et raffiné, mais c’est tout de même emballé avec qualitativement. En tout cas ça fait plaisir de revoir enfin un Blier correct, même si ça ne vole pas très haut. Le Bruit des glaçons aurait réellement mérité d’être plus tranchant pour donner le sentiment d’exploiter réellement son sujet et de ne pas être une simple comédie comme une autre, mais ça reste un petit divertissement sans prétention bien aidé par ses acteurs. 3.
Humour décapant , 2 acteurs excellents dans leur rôle . J'ai retrouvé dans ce film le genre d'humour que j'avais découvert dans buffet froid , des dialogues surprenants mais drôles . Tres tres bon film pour tout cinéphile . Je le recommande grandement .
Film vraiment atypique. Une comédie sur le cancer...A la fois drôle et touchant, cynique et sentimental. Avec, bien sûr, Dupontel qui est, décidément, de tous les bons films étranges du paysage français. Pour public averti.
L'idée est bonne. Je n'ai pas trouvé Jean Dujardin convaincant alors qu'Albert Dupontel en "cancer" joue bien. Les discussions entre les deux personnages principaux sont trop souvent ennuyeuses et dénuées d'intérêt. ll y a beaucoup de gros plans et trop de paroles adressées à la caméra sans être intéressantes. La musique ne va pas avec le film dont l'ambiance n'a que le poids de l'ennui et non de la mort latente. Voir le personnage principal parler de sa vie pitoyable et de son alcoolisme pendant tout le film... On s'en lasse déjà au bout de 15-20 minutes. Déprimant, comme film et loin d'être pris au sérieux par Jean Dujardin qui nous a habitué à beaucoup mieux. Pour moi, il n'est pas parvenu à entrer dans son rôle et on le ressent tout le long du film qui tourne vite à l'anarchie scénaristique. On ne sait plus où on va alors le personnage se met à boire, débiter des inepsies et le sexe s'en même très vite pour donner un semblant d'intérêt. La jeune russe, la bonne, le tout servi avec beaucoup de vulgarité et de jurons malvenus. Très mauvais film et pire encore. Cependant, la maison est belle.
Un film très étrange et très singulier, porté par des dialogues virtuoses. Blier est sûrement un de nos auteurs les plus précieux, qui a gardé son style bien identifiable tout en se renouvelant. "Combien tu m'aimes ?" ou "Le Bruit des Glaçons" sont ainsi plus théâtraux et expérimentaux que "Les Valseuses" ou "Buffet froid" par exemple.
"Le bruit des glaçons" (2009) rediff sur la trois (RTBF) le 18.11.2015 Dire que Bertrand Blier, le réalisateur-scénariste-dialoguiste qui a pondu ce navet, aurait mis 5 ans pour pondre cette histoire neu-neu : on ne peut dire qu'une gestation aussi longue aura été profitable car ce film de pseudos cancers est mortel ! Le sujet (délicat) aurait pu être original, voire traité avec drôlerie, mais ce n''est pas dans le style de Blier : ce récit est rapidement poussif, lassant, méchant même sur les bords. Bien sûr, les admirateurs inconditionnels du maître se prosterneront devant son bébé qui, ô surprise, a fait un nombre d'entrées en salles appréciable, mais ce nanar est à pleurer. Ah si, quand même, il y a deux réussites à souligner et qui motivent mon étoile: un casting judicieusement choisi autant que restreint : on ne sait trop pourquoi y plane l'ombre de Depardieu ? Et puis une découverte : Dujardin peut bien jouer ! Je vous assure et vous rassure : ici face à Dupontel, il est remarquable de justesse de jeu ! Surprenant, non ? Malgré ça, ce "bruit des glaçons" m'aura laissé totalement froid, de marbre ! Pardon mais je n'ai pas résisté ! willycopresto
Le film oscillle entre humour noir et réflexions très profondes, notamment sur la vie et la mort. Des bonnes idées, qui auraient pu être mieux exploitées. In fine, le film est assez consternant, ce qui a le mérite de le faire sortir de l'ordinaire.
Ca démarre fort; trop fort? L idée de base du film exposé d entrée: un écrivain en panne d inspiration alcoolique se retrouve face à son cancer personnifié par Albert Dupontel! La situation surréaliste est parfaitement menée au début du film avec des dialogues ciselés comme c est souvent le cas chez Blier, un humour noir très présent et la part belle aux acteurs Dujardin et Dupontel se répondant coup pour coup. Malheureusement le film ne parvient pas à tenir sur la durée les promesses qu il fait au départ et on a l impression de tourner en rond au fur et à mesure que le film avance.