Jakson Maine, star de country, voit sa carrière décliner. Perpétuellement en concert, il mène une vie de solitaire qui ne lui satisfait pas. Il boit beaucoup, de plus en plus. Dans un bar à Drag-queen, il découvre Ally, une jeune chanteuse à la vois saisissante et puissante. Il l'encourage, lui propose de partager ses chansons.
Bulle de savon, femme critique pour « Les Colonnes Cinéphiles » qui a un faible pour les jolis acteurs et les belles actrices, trouve Bradley Cooper très bien. Elle s'en ferait bien un crunch !!
« Vous pouvez analyser A Star Is Born sous tous les angles : la mise en scène de Bradley Cooper, la célébrité, l'autodestruction, le prix de la gloire... Moi, je vais commencer par ce qui saute aux yeux.
Bradley Cooper en chanteur de country... ça en jette !
Avec sa barbe de trois jours, son Stetson vissé sur la tête, sa guitare en bandoulière et cette allure de rockeur cabossé, il dégage un charisme incroyable. Dès qu'il monte sur scène, on y croit. Il n'a pas seulement le look, il a aussi cette présence qui fait les grandes vedettes de cinéma.
Et puis il y a Lady Gaga. Quelle révélation ! Sans artifices, elle apporte une émotion et une sincérité qui crèvent l'écran. Ensemble, Bradley Cooper et Lady Gaga forment un magnifique couple de cinéma. Leur complicité est palpable, leurs regards racontent autant de choses que les dialogues et leurs scènes musicales possèdent une intensité rare.
J'ai un faible pour les beaux acteurs et les belles actrices, je ne vais pas prétendre le contraire. Mais ici, leur beauté ne suffit pas : elle est portée par une véritable alchimie. C'est ce qui rend leur histoire si bouleversante.
Et lorsque Lady Gaga interprète « La Vie en rose », impossible pour moi de ne pas avoir une pensée pour Édith Piaf. Sa voix rend un hommage délicat à cette chanson intemporelle et rappelle, en filigrane, la passion tragique qui unissait Piaf et Marcel Cerdan. On piaffe presque de plaisir en l'écoutant tant l'émotion est communicative.
Voilà ce que j'aime au cinéma : quand un casting fait naître une évidence. Parfois, deux interprètes se rencontrent et la magie opère. Bradley Cooper et Lady Gaga en sont un magnifique exemple. »
San Kookaï : le très matérialiste sportif de l'équipe ne trouve pas la performance des acteurs exceptionnelle.
« Franchement, je ne comprends pas l'enthousiasme général. On nous vend des performances d'acteurs exceptionnelles... mais moi, je vois surtout deux énormes stars qui occupent tout l'écran. On ne regarde plus les personnages, on regarde Bradley Cooper et Lady Gaga. Bradley Cooper joue un chanteur de country... très bien. Lady Gaga joue une chanteuse... franchement, elle ne part pas avec un énorme handicap ! C'est un peu comme demander à un champion olympique de jouer un champion olympique. Certaines scènes sont juste des clips chorégraphiques et musicaux !
J'ai surtout eu l'impression qu'ils jouaient en vase clos. Ils sont tellement au centre du film que le monde autour d'eux finit par disparaître. Les musiciens, les producteurs, le public, tout semble n'exister que pour mettre en valeur le couple principal. Je ne dis pas qu'ils sont mauvais. Je dis simplement que je ne vois pas la prestation exceptionnelle dont tout le monde parle. »
Bulle de Savon des Colonnes Cinéphiles, ne peut pas le laisser dire ça !
« Là, San, je ne peux pas te laisser dire ça. Justement, ce qui m'a séduite, c'est que l'on découvre une Lady Gaga que le grand public connaissait rarement sous cet angle. On oublie la pop star aux costumes extravagants, aux maquillages spectaculaires et aux personnages qu'elle s'invente depuis des années. Ici, elle apparaît presque à nu, sans fard, sans paillettes, avec une sobriété qui surprend. Elle accepte de laisser de côté son image de superstar pour servir un personnage fragile, hésitant, qui cherche simplement à trouver sa place. Et ce n'est pas parce qu'on est chanteuse qu'on devient automatiquement une bonne actrice. Interpréter une chanson sur scène et raconter une histoire devant une caméra sont deux exercices très différents. Lady Gaga apporte une vraie vulnérabilité à Ally, et c'est cette sincérité qui touche.
Quant à Bradley Cooper, il ne se contente pas de porter un chapeau et une guitare. Il compose un homme usé par les excès, tiraillé entre son immense talent et ses blessures. Leur duo fonctionne parce qu'ils s'écoutent, se répondent et donnent l'impression de vivre chaque scène ensemble.
Alors non, pour moi, je ne vois pas deux vedettes qui monopolisent l'écran. Je vois deux artistes qui mettent leur notoriété de côté pour construire un couple de cinéma crédible et profondément émouvant. C'est précisément ce qui fait la force du film. »
Léon Trotteur rédac en chef à « Je fais mon Cinéma »
C'est l'histoire d'une chenille qui se transforme en papillon et la voilà nominée pour 3 Grammy Awards (récompenses musicales décernées chaque année aux États-Unis), alors que Jack, lui est déjà bourré dès le matin. L'amour fou du début a laissé place aux reproches, la frustration, la jalousie, les paroles qui font mal. Un feu qui s'éteint alors que le succès d'Ally s'enflamme. Une star est née, pendant que l'autre est devenue alcoolique et toxico. On peut chanter l'amour, mais celui-ci n' a rien à faire dans le monde du spectacle. Si on pense à Marcel et Édith, moi j'y ai vu un rapprochement avec la vie tumultueuse d'Amy Winehouse. Sortez vos mouchoirs, chères âmes sensibles, vous risquez de chialer.