C'est peu dire qu'il me tardait de voir "Le Conte de la princesse Kaguya", film unanimement acclamé par la critique. Et même si j'ai beaucoup apprécié le film, j'admets être moins dithyrambique que la presse ou le public en général. L'oeuvre est visuellement splendide, avec un dessin qui permet de créer une multitude de nuances sur les visages des personnages et rend donc possible l'émotion; elle est en revanche plus fragile d'un point de vue narratif, avec un récit qui a tendance à plafonner au moment où la princesse est éduquée dans son palais ou dans les passages où se succèdent ses différents prétendants au mariage. Takahata semble nettement plus à l'aise quand il s'agit de mettre en scène des passages oniriques, qui sont eux-mêmes transcendés par un lyrisme poignant et original. Un beau film, magistral dans sa première demi-heure, plus inégal par la suite même s'il continue de proposer des séquences renversantes.
Un très beau film d'animation, poétique et émouvant. Je craignais un peu de ne pas adhérer au dessin particulier du film mais il n'en est rien, au contraire, cela participe à son charme. Malgré quelques longueurs, on reste émerveillés devant la virtuosité de l'oeuvre avec notamment quelques passages qui m'ont donné des frissons. Bref, du grand art !
En général assez fans des films d'animation du studio Ghibli, nous n'avons pourtant pas trop accroché à celui-ci. C'est vrai, il a des qualités indéniables: L'animation est originale, très jolie, il donne lieu à des scènes très douces, pleine de tendresse et de simplicité. Mais malheureusement nous n'avons pas adhéré à ce style graphique, il est moins enchanteur à nos yeux, et parfois on l'a même trouvé trop grossier, proche d'un storyboard. Ensuite, on a trouvé ce film beaucoup trop long, tout traine en longueur, et on a fini par attendre la fin impatiemment. C'est vraiment dommage, car la musique et l'ambiance générale sont toujours très réussi! Bref, décevant pour nous même si on aurait aimé aimer!
Ce film est une merveille sensorielle : le style graphique se rapproche d'Okami ; les airs au koto son sublimes et l'histoire est légère et émouvante. Merci Isao Takahata !!!
Conte japonais très connu depuis la nuit des temps !! Sons, doublages très bien... mais animation bien frustrante.. on a envie de tourner la manivelle. Sur le fond, je ne me prononce pas plus au risque de choquer... Très décevant **
C'est difficile de mettre une note aussi basse à un film qui ne peut pas être qualifié de mauvais mais je me suis tellement ennuyé!
Séance à l'aveugle, film choisi à l'entrée du ciné uniquement en fonction des notes spectaculaires sur Allociné et... le désarroi: le style graphique est aussi original que déroutant: certains y verront du sublime, moi je n'ai pas accroché à ce style aquarelle terne et saccadé. Cela aurait été accessoire si l'histoire m'avait emporté mais ce gentillet conte mise tout sur le parti pris de la poésie et du contemplatif jusqu'à l'extrême. Au final, je suis sorti de la salle et de ma torpeur avec le sentiment mêlé de fierté d'avoir tenu jusqu'au bout (je suis vraiment pas passé loin du départ au bout d'une heure de film) et de culpabilité de ne pas avoir aimé ce film qui ne ferait pas de mal à une mouche mais qui m'a profondément ennuyé!
Je suis ressorti de là avec l'envie farouche de me jeter sur mes DVD de Shrek, Wall-E ou l'Age de Glace pour retrouver de la dynamique et des couleurs vives!
Il ne faut qu'une vingtaine de minutes pour comprendre où tout cela nous mène... Ici, l'harmonie entre l'homme et la nature, l'exaltation de la simplicité confine malheureusement à un conformisme barbant, le tout exprimé par des dessins, péripéties et dialogues d'une grande fadeur.
Ce qui commence par une histoire cucul en aquarelle se transforme finalement en images poétiques, frissons et petite larme garantis. "Le tombeau des lucioles" reste l'incontestable chef d'oeuvre d'Isao Takahata.
Le roi est mort, vive le roi. En 1985, Hayao Miyazaki n'est pas le seul à fonder les studios Ghibli. Dans l'ombre de ce dernier, Isao Takahata est également le créateur de cette formidable machine à rêves. Il nous fît tous pleurer en 1988 avec Le Tombeau des Lucioles, et tandis que son camarade a annoncé que Le vent se lève était son dernier film l'année dernière, lui reprend du service après quinze années de longue absence en signant Le Conte de la Princesse Kaguya. Attention chef-d'œuvre.
Il était une fois l'histoire d'un coupeur de bambou. Traversant la forêt comme il le faisait chaque jour, il trouva sur son chemin un arbre à la tige luisante. S'approchant de cette dernière, il y vit à l'intérieur un être minuscule. Le ramenant chez lui, il décida de l'appeler Kaguya. Mais comment cette petite fille devînt Princesse, et de quelle manière arriva t-elle sur notre Terre ?
Le fusain peut être un formidable outil poétique pour lequel sait l'utiliser. Il magnifie ici des personnages emblématiques, dignes des plus grandes légendes jamais contées. Takahata réussit à inverser l'écoulement du sablier et bouleverser le cours du temps. Avec une volonté de retourner aux essences narratives, cette méthode artistique se devait d'être utiliser pour nous conter le plus ancien des textes japonais. Car en plus de narrer les traditions et valeurs nippones, il nous offre un voyage baigné d'une fantaisie admirable que chaque amoureux de l'animation doit découvrir.
Texte fondamental dans la culture japonaise, le cinéaste adapte Le Conte du coupeur de bambou en prenant son temps (deux heures quinze) pour nous faire comprendre pourquoi, pas à pas, Kaguya a l'étoffe d'une princesse, puis d'une divinité. Presque une leçon de vie ou du moins, une voie que tout le monde doit prendre, cette œuvre initiatique invite à l'amour porté à autrui (attachement à nos terres et à nos proches) au courage (sacrifices personnels) et à la sincérité.
Le départ d'Hayao Miyazaki est peut-être un mal pour un bien. Il laisse désormais la place à son confrère qui réussit à faire un nom au Conte de la Princesse Kaguya dans le domaine de l'animation. Un moment onirique étincelant.
Un conte japonais tout en finesse et en poesie, raconté à l'aide de sublimes décors a l'aquarelle et de personnages au dessin épuré. Une merveille pour les yeux de tout âge.
la différence entre un dessin animé et un film d'animation est plus que claire dans ce type d'oeuvre. tres esthétique, poétique, la tradition japonaise par excellence.
Le sublime visuel à l'aquarelle nous entraîne d'emblée dans ce monde merveilleux qui va osciller entre ode au bonheur terrestre bucolique, blâme de la vanité sociétale matérialiste et poids de la destinée sur les relations sentimentales. Entre onirisme et modernité des questionnements, le film offre des moments de grâce dont l'envol des amoureux mais s'étire parfois à tort, ne permettant pas de conserver une constante intensité émotionnelle. Grâce à une intrigue simple mais non simpliste Takahata touche à l'universel via un récit traditionnel japonais en partie amendé tout en prônant un style hybride singulier. Un conte initiatique dépaysant.