En fait, c'est bien, mais c'est très long. Du coup, pour des adultes, oui, bien sûr, mais pour des enfants un peu jeunes, c'est par moments un peu difficile à suivre. Cela dit, les images sont très belles, on a l'impression de regarder des tableaux animés, des estampes... A voir en forme, en sachant que l'on visionne un produit culturel, plus qu'un divertissement familial, pour ne pas être déçu.
Tiré d'un conte japonais du 10ème siècle, plus ancien texte narratif japonais connu... Bémol, le style éloigne sans doute les plus jeunes. Loin des films habituels de Ghibli Takahata a préféré s'inspiré des estampes traditionnelles japonaises. On aime moins la partie "lune", où le choix graphique et l'incarnation n'est pas aussi sobre et inspiré que le reste. Et une question nous taraude encore, pourquoi la princesse qui viellit a vu d'oeil la moitié du film semble stopper son évolution ensuite ?! Un joli conte pour un beau film à défaut d'être complètement universel.
Mignon tout plein d’un point de vue purement formel, ce Conte de la Princesse Kaguya ne m’a pourtant jamais vraiment ému. L’histoire est jolie mais j’ai eu du mal à vraiment y accrocher et la fin a fini de m’achever… Cela reste malgré tout une petite merveille visuelle, mais pas grand-chose de plus.
Récit initiatique tout en poésie et en finesse, Le Conte de la Princesse Kaguya est joliment crayonné et d'une grande sensibilité. Un peu long certes mais tout de même captivant et doux à visionner.
Après le «Le Tombeau des Lucioles» et «Mes voisins les Yamada», Isao Takahata réalise probablement un des dessins-animés les plus magnifiques et poétiques de cette année. Adapté d’un conte légendaire japonais du 10ème siècle, le réalisateur-scénariste livre une œuvre à la beauté envoutante. Le ton pastel, principal atout du film, donne à ce dernier un charme inouï entre onirisme et conte d’un autre temps. Une douceur émerge dès les premiers plans pour ne plus lâcher le spectateur. Les détails des visages, qui ailleurs se voudraient grossier, donnent ici une humanité qu’on voit rarement dans les films d’animation. Ces derniers nous transportent au travers chaque personnage, de leurs émotions et ce à chaque plan. La forme majestueuse du film n’efface pas du tout le fond, puisque qu’un équilibre délicat se créer naturellement nous offrant autant des notes profondément touchantes que d’humour. «Le conte de la princesse Kaguya» se veut donc une œuvre autant minimaliste que mélancolique et profonde. Dans la pluralité des adjectifs pour parler du film tous s’unissent sur un point. Nous n’avons pas vu depuis très longtemps un film d’animation aussi marquant dans sa simplicité et singularité. Rare et brillant de talent.
Merveille d'animation, histoire poétique et touchante, "Le conte de la princesse Kaguya" est un autre très grand film de Isao Takahata avec "Le tombeau des lucioles". Rien à critiquer tant l'œuvre est belle et sait nous plonger dans la culture traditionnelle japonaise, seule sa durée un peu excessive provoque quelques petites longueurs.
Long-métrage d'animation réalisé par Isao Takahata au sein du studio Ghibli, Le Conte De La Princesse Kaguya est une très belle œuvre. L'histoire nous fait suivre un vieux coupeur de bambou qui, un jour, va découvrir une jeune fille dans une tige. La considérant comme un cadeau divin, il va alors l'élever avec sa femme comme une future altesse. Ce récit nous plonge pendant deux heures et quart, dans un conte nous faisant suivre l'évolution de cet enfant. Car la jeune princesse est différente des autres et va aussi rapidement, qu'étrangement grandir, se faisant des amis en grandissant. Seulement, poussée par un père souhaitant son bonheur et son prestige, elle va devoir quitter sa campagne, abandonnant au passage ses amis, pour la capitale. Là-bas, elle va passer d'adolescente à jeune femme en apprenant les bonnes manières et va devoir se confronter à des prétendants qui lui font la cour, vu que son paternel la force à se marier malgré son refus. Tout ce parcours traite de la mise sous tutelle d'une femme obligée de se conformer aux coutumes qu'imposent son statut dont elle n'est pas responsable. Elle ne décide de rien et son bonheur passe après les obligations. Cela a pour effet de transmettre de l'empathie pour cette ravissante princesse particulièrement appréciable, qui grandit sous nos yeux au fil du temps qui passe. Les autres personnages importants ne sont autre que ses parents, entre un père qui dirige les cérémonies et une mère qui réconforte. Les autres rôles sont également agréables et tout ce beau monde entretient des relations véhiculant de l'émotion, aussi bien de l'amusement que de la tristesse. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle authenticité. Mais si l’œuvre est si singulière c'est grâce à son aspect visuel. La direction artistique est très créative à travers ses traits ressemblant à des croquis aux couleurs pastel. Le dessin est atypique et possède un charme fou. D'autant plus que cette esthétique est accompagnée par une b.o. mélangeant des notes douces et des airs plus traditionnels. Ce récit se conclut sur une jolie fin, pas forcément attendue. En conclusion, Le Conte De La Princesse Kaguya possède de multiples qualités qui en font une création à découvrir absolument.
Avec "Le vent se lève" de Miyazaki, "Le conte de la princesse Kaguya" de Takahata constitue un moment historique du cinéma. Soyons conscients qu’avec ces deux films, nous avons eu le privilège d’assister au summum de l’œuvre de deux créateurs de génie, qui ont porté l’animation japonaise à un point de perfection que, peut-être, elle n’atteindra plus jamais. Si le film de Miyazaki prenait pour point de départ la fascination de l’auteur pour les avions, Takahata s’ancre dans l’âge d’or de la civilisation ancienne du Japon : l’époque de Heian. L’histoire de Kaguya-hime est connue de tous les enfants japonais: une petite fille, trouvée par un coupeur de bambou, s’avère être une fille de la lune. Sa beauté sera à l’origine de son ascension sociale et de celle de ses parents, mais elle se heurtera aux mesquineries et aux laideurs de la société humaine pour finir par… (on ne dira pas). A chaque seconde, on est estomaqué par la beauté des images de ce film. Le monde de la nature du début, les fastes du Kyôto de l’an 1000, avec ses aristocrates, son petit peuple.... restitués avec un luxe de détails inouï, une précision, une intelligence de la mise en scène inégalés. L’esthétique en aquarelle de Takahata, déjà vue dans "Mes voisins les Yamada", fait merveille à chaque seconde, les couleurs sont éblouissantes, le trait d’une sûreté absolue… le tout au service d’une histoire bouleversante sur le renoncement aux idéaux et les déchirements de l’adolescence (thème d’une étonnante modernité). Quelques moments d’anthologie : la fuite de la princesse, la venue du Bouddha et de sa suite (une illustration d’un thème classique de la peinture japonaise : le Raigô). On ressort de ce film les tripes tordues, les yeux émerveillés et les oreilles enchantées par la magnifique partition de Hisaishi Joe, le « troisième larron » qui aura tant contribué au succès de ses complices du studio Ghibli. Il est scandaleux que ce film n’ait été présenté à Cannes qu’en quinzaine des réalisateurs, et encore plus qu’il soit reparti sans aucun prix. De même, il n’a pas été un immense succès de box-office, ce qui en dit long sur l’état de déchéance de notre époque. Les spectateurs de "Kaguya", qui ont quasiment tous dit leur enchantement à la sortie de la salle, doivent avoir conscience de la chance qu’ils ont que de tels films aient pu voir le jour. Souhaitons (même si on en doute), que cela sera encore le cas à l’avenir, quand Takahata et Miyazaki auront passé la main.
Le Conte de la princesse Kaguya tient une place toute particulière dans mon parcours de cinéphile.
Découvert pendant le premier confinement, il fut mon premier contact véritablement conscientisé avec le cinéma d’animation japonais. Ce visionnage a déclenché une fascination immédiate pour l’œuvre et pour son réalisateur, Isao Takahata, dont la sensibilité me touche davantage que celle de son confrère Hayao Miyazaki.
Là où Miyazaki embrasse le spectaculaire et le mythologique pour faire surgir l’universel, Takahata procède à rebours : il part d’un récit global pour en extraire l’intime.
La forme et le fond se rencontrent dans une danse aux nuances d’aquarelle, portées par des traits qui se libèrent au gré des états d’âme des personnages. Mention toute particulière à ce moment de pure abstraction, lors d’un épisode de colère sans pareille, qui voit le monde de Kaguya s’effondrer.
Les références historiques à ce Japon du 10ᵉ siècle, période de Heian, sont présentées avec précision et une poésie rare, pour une aventure bâtie autour d’un constat : l’enfer est pavé de bonnes intentions. En effet, alors que tout le monde se démène pour combler puis courtiser la jeune princesse, peu se préoccupent de ce qui la rend réellement heureuse.
Dès lors, la douceur, la gratitude du bonheur simple, bucolique, et partagé de son enfance laissent place au déracinement, aux coups bas et à l’enfermement, à l’image de l’oiseau en cage qu’on lui offre comme un symbole cruel de son destin. Autant de manifestations d’un système rigide où l’individu s’efface derrière le statut faussement acquis.
La bande originale, composée par Joe Hisaishi, agit en miroir avec la protagoniste, accompagnant aussi bien les instants de pureté infinie que ceux d’une inconsolable tristesse, à mesure qu'elle se trouve dépossédée de son énergie vitale solaire.
Mention particulière pour le thème principal, qui résonne en moi comme la mélodie utilisée par ma mère comme berceuse et qui, comme évoqué dans le film, ne sait plus d’où lui vient cet air...
Immensément riche et complexe, ce film embrasse la vie dans ce qu'elle offre de plus cher et d'éphémère, sans jamais renier son inéluctable finitude.
Enfin, comment mieux terminer ce revisionnage privilégié, en salle, que par la neige tombant à la sortie du cinéma ?
Après Miyazaki c’est au tour Isao Takahata l’un des fondateurs du studio Ghibli de prendre sa retraite non sans avoir livrer un dernier chef-d’œuvre avec ce film adaptant un célèbre conte traditionnel nippon dans lequel une princesse est découverte alors qu’elle est bébé dans une tige de bambou. Avec son choix de graphisme à l’aquarelle et au fusain le réalisateur offre un style visuel épuré dont la simplicité n’a d’égale que son raffinement. Véritable régal esthétique dont la beauté gracieuse ne sera que plus envoutante car au service d’un récit simple et touchant dont la longueur (2h15), loin d’être rédhibitoire permet au contraire d’installer un rythme contemplatif et serein pour développer cette quête d’apprivoisement du bonheur. Le tout est parfaitement accompagner par une musique lancinante traditionnelle. D’une poésie et d’un charme rarement égalé.
Une histoire convenue qui s'étire sur 2h30 là où 1h30 aurait largement suffit. Alors, évidemment, il y a de beaux dessins style estampe mais la cohabitation n'est pas évidente avec d'autres dessins très laids ( la visage de la mère qui ressemble à un masque, les prétendants qui font vraiment peur et l'empereur avec son improbable menton). Et... autant le dire car c'est un parti pris personnel: ras le bol des frêles jeunes filles qui passent leur temps à rire d'une voix claire et surtout à sangloter. Le temps où les gens étaient enserrés dans toutes ces traditions à la c... est fini et tant mieux! Vive le XXIeme siècle! Les deux enfants qui m'accompagnaient ont aimé les chansons...
Il y a pour moi plusieurs catégories subjectives de films : les films que tout le monde ou presque aime et que j'aime, les films que personne ou presque n'aime et moi non plus, les films que personne ou presque n'aime alors que moi si, les films que tout le monde ou presque aime mais pas moi et j'en suis content parce que ça fait "seul contre tous", et enfin les films que tout le monde ou presque aime mais pas moi et j'en suis pas content parce que j'aurais bien voulu l'aimer... Et "Le Conte de la princesse Kaguya", dernier film en date du réalisateur du "Tombeau des lucioles", fait partie de cette dernière catégorie. En fait, je ne l'ai pas détesté ; c'est juste que je ne l'ai pas aimé... Le dessin épuré est superbe, il y a quelques moments qui forcent l'admiration, en particulier l'épisode des prétendants, mais entre les longueurs, des personnages secondaires à peine esquissés (sans mauvais jeu de mots !!!), un manque d'émotion, découlant en partie de cela, j'ai pas adhéré. J'ai l'impression d'être un chantre anti-poésie en écrivant cela, alors que je ne le suis pas. C'est à peine, si j'ai pas envie de m'excuser mais au moins j'ai le mérite de la sincérité.
Esthétiquement, ce conte aux allures d'aquarelle est superbe. L'histoire est très belle et empreinte de poésie, mais la longueur du film et la lenteur du récit laissent une impression mitigée.