Derniers Avis : Le Conte de la princesse Kaguya - Page 17
Le Conte de la princesse Kaguya
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maximemaxf
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5,0
Publiée le 20 juillet 2014
Après le départ d’Hayao Miyazaki des studios d’animation Ghibli, le flambeau a été reprit par une relève plus que prometteuse avec les réalisateurs suivant : Mamoru Hosoda, Makoto Shinkai, Hiromasa Yonebayashi ou encore Isao Takahata dont son dernier film est sorti très récemment, à savoir « Le conte de la princesse Kaguya », mais je ne m’attendais vraiment pas à voir une œuvre doté d’une telle poésie, d’un lyrisme et d’émotion pure comme celle-là. Je ne connaissais pas le conte japonais avant de voir ce film et à vrai dire je n’étais pas très optimiste à l’idée d’aller voir mon second film d’Isao Takahata puisque « Le tombeau des lucioles » ne m’avait pas séduit malgré un propos puissant et que le dernier film de Miyazaki m’avait terriblement ennuyé dû au fait qu’on n’était plus dans un monde fantastique mais dans un contexte bien plus ancrée à notre réalité.
Mais le découvrir dans un film plein de subtilité, de délicatesse et de sentiments purs comme celui là m’a bercé et transporté à travers une histoire rempli de joie, de rire, de drame et de philosophie. Voire un film d’animation en aquarelle dans la pure tradition japonaise était une expérience inédite puisque c’était le tout premier film que je voyais avec ce style d’animation. Et franchement, je n’ais aucun mot précis pour dire à quel point cette animation était belle, les traits sont justes, les personnages principaux facilement reconnaissables malgré un petit manque de détail pour ceux qui sont plus secondaires, les mouvements de leurs corps et les expressions de leurs visages étaient représenté avec une telle justesse et une telle profondeur, les émotions éprouvés par chaque personnage étaient retranscrites de main de maître à l’écran. La scène la plus poétique est celle ou spoiler: Kaguya et Sutermaru à qui Donald Reignoux prête sa voix (après Harold dans « Dragons 2 », Andrew Garfied dans « The Amazing Spiderman » et Kristoff dans « La Reine des Neiges », il continue encore sur sa bonne lancée de doublage), s’envolent main dans la main à travers les nuages, au dessus- de la terre nous montrant une des romance les plus pures et les plus tendres entre deux amis d’enfance , et la plus frappante et la plus prenante de tous spoiler: est la figue imaginaire de Kaguya ou l’on voit ses toiles s’envoler au ciel lorsqu’elle s’enfuit du palais royal, les effets des traits et les changements d’environnement ont le souci du détail et défilent à une vitesse bien calculé pour qu’on comprenne ou se rend la princesse durant cette fugue imaginaire .
La princesse Kaguya, magnifiquement doublée en version française par Claire Baradat, est un personnage fascinant auquel on finit par s’attacher en suivant ses moments de joie comme ses malheurs et ses moments dé détresse. Elle représentera un bon modèle à suivre pour l’enfant, elle démontre à travers ses choix et ses actes que le bonheur n’est pas une voie tracée dés la naissance comme le pense son père adoptif le coupeur de Bambou croyant aux signes du Seigneur lorsqu’elle leur a été envoyé mais qu’il faut le trouver par soi-même en faisant face aux épreuves que la vie nous impose. Elle nous apprend aussi à accepter les coutumes sans pour autant s’y soumettre entièrement et en nous montrant qu’il est possible de trouver des solutions à un problème ressortant de ce système conventionnel, le meilleur exemple que j’ais en tête spoiler: est le défi qu’a imposé Kaguya aux 5 nobles qui lui demandaient sa main en leur demandant de prouver leur amour en lui apportant chacun le trésor légendaire japonais auquel ils ont comparé la princesse. C’est un peu sa façon de dire qu’elle ne veut pas épouser un homme qu’elle n’a jamais rencontré ou connu auparavant , et c’est une manière intelligente mais aussi amusante de se libérer d’un conformisme auquel elle ne veut pas se soumettre. Durant tout le film, on la suit et on veut connaître ses malheurs comme ses joies, à tel point qu'on arrive même à verser quelques larmes durant ses chagrin, spoiler: notamment lorsqu'on apprend d'ou elle vient réellement et qu'elle est destinée à revenir sur la lune en laissant son père et sa mère derrière elle .
Mais que serais un grand film des studios Ghibli sans un compositeur de grand nom à qui l’on doit la bande-son de « Princesse Mononoké », « Nausicäa de la vallée du vent » ou encore « Le vent se lève » ? J’ais nommé Joe Hisaishi qui a, une fois de plus, sorti une nouvelle composition qui se révèle très douce à l’oreille et accompagnant avec douceur et alchimie l’univers dans lequel évolue Kaguya. D’ailleurs j’ais presque honte de ne pas avoir fait de critique plus tôt sur un film des studios Ghibli puisque ce compositeur est à l’œuvre de nombreux chef d’œuvres de ce studio, et étant un fan d’Hayao Miyazaki il serait temps que je m’y mette un jour.
Le seul reproche que je pourrais faire à ce film ce sont ses nombreuses longueurs durant la première demi-heure du film qui m’avait rendu hasardeux pour la suite, mais une fois cette première demi-heure passée, on découvre une histoire riche nous permettant de découvrir et d’en apprendre plus sur la culture japonaise et sur ses coutumes, les fleurs de cerisiers en sont un bon exemple d’ailleurs et les dessins représentant les champs, la ville et les coutumes locaux font honneur à cette culture asiatique, et ça change largement des blockbusters à gros budget sans intelligence existant uniquement pour divertir sans proposer quelque chose derrière tout ça.
Pour conclure, ce nouveau chef d’œuvre que nous offrent les studios Ghibli est une fable plein de pureté et d’émotion qui ravira petit et grand, et offrira un moment de pure poésie et de lyrisme en faisant découvrir un des plus beaux conte japonais dans la plus traditionnel de leur culture, et je le classe sans problème dans mon top 5 de mes films préférés de 2014 avec "Jersey Boys" et "Dragons 2".
Ce Ghibli a le mérite d'avoir une animation et un style graphique unique ! Il en résulte un très bon film, mais un film au rythme mal géré, et surtout, un film bien trop long. L'histoire est le meilleur atout du film, on est plongé dans cet univers japonais, plein de coutumes et de règles. La tradition pure ! Le film raconte la vie de Kaguya, de sa naissance à sa vie de Princesse. C'est très réaliste, et très beau. Les musiques sont superbes aussi, et le doublage réussi, surtout celui de Kaguya qui est PARFAIT !
Les plus gros points noirs : 1) Les chansons ont été doublé en français, alors que c'est un style de musique typiquement japonais. C'est surement pour aider à conquérir un public jeune, mais pour moi, ce film est un dessin animé pour adulte ! Donc mauvais choix. 2) Le film est très long, car le rythme est lent ! Il se passe des choses, mais c'est lent ! J'ai l'impression d'être resté 2 jours dans la salle de cinéma.
Bref, pour résumer : Un film magnifique, qui enchante, dépayse, mais un peu long et qui s'adresse plus aux adultes et passionnés d'animation ou du Japon.
Je trouve le film fabuleux, des scènes longues et contemplatives donnent vraiment l'impression du calme qui règne dans ces scènes, avec des dessins magnifiques ! Les scènes de mouvement sont également sublimées par la technique employée. Le dessin étant fait à voir avec de l'aquarelle et du fusain (je suis nul en dessin donc je peux me tromper), les images ne se suivent pas comme dans un dessin animé classique. Chaque tache et chaque trait est à un endroit différent d'une image à l'autre rendant limage chaotique, ce qui accentue l'effet impressionniste et renforce l'immersion dans l'esprit torturé de la jeune princesses. Chaque image du film est digne d'être encadrée au mur, un régal pour les yeux.
La bande son n'est pas en reste puisque la musique est juste transportante. Même si aucun thème ne me marque personnellement comme pour le vent se lève ou le château ambulant, elle reste dans l'ambiance et participe également à l'immersion.
Concernant le scénario, je ne veux pas spoiler, mais j'ai trouvé la fin un peu tgcm (ta gueule c'est magique). Cela reste toutefois une fin fantastique digne du studio ! L'histoire est belle et construite, bien loin de toutes les conventions scénaristiques. Cela m'a beaucoup plu. Pour tout vous dire il m'a falu quelques secondes a l'entracte afin de réaliser que c'était... Ben l'entracte. On se plonge dans l'univers à travers un récit en accélérer de sa petite enfance qui est très court, mais largement suffisant pour exposer l'univers et l'histoire
En résumé : encore un miracle du célèbre studio ghibli ! Croyez-moi sur parole, ce film vaut son pesant d'or !
En général assez fans des films d'animation du studio Ghibli, nous n'avons pourtant pas trop accroché à celui-ci. C'est vrai, il a des qualités indéniables: L'animation est originale, très jolie, il donne lieu à des scènes très douces, pleine de tendresse et de simplicité. Mais malheureusement nous n'avons pas adhéré à ce style graphique, il est moins enchanteur à nos yeux, et parfois on l'a même trouvé trop grossier, proche d'un storyboard. Ensuite, on a trouvé ce film beaucoup trop long, tout traine en longueur, et on a fini par attendre la fin impatiemment. C'est vraiment dommage, car la musique et l'ambiance générale sont toujours très réussi! Bref, décevant pour nous même si on aurait aimé aimer!
Malgré l'intention tout à fait louable du propos,comment ne pas cacher son ennui,en cause le manque total de rythme et de ressort dramatique,des scènes secondaires complètement inutiles,et un ton général qui frise la mièvrerie.
Les critiques sont élogieuses et je constate que c'est un très bon film japonais d'animation en effet. Toutefois un peu longuet et barbant par moments quand même (surtout pour les enfants, 2 h 15 c'est trop).
Si Le Conte de la Princesse Kaguya atteint de tels sommets de poésie et de grâce, c’est avant tout grâce à la virtuosité absolue de ses dessins. Une belle étoile qu'il serait bien bête de laisser filer.
Un chef-d’œuvre absolu, totalement culotté, totalement original. Simple, humain, subtil, des personnages attachants, une histoire passionnante, ultra-bien écrite, mise en scène avec brio, c'est parfait, c'est surprenant. Et le graphisme qui revient à la base de l'animation, on voit les traits, on voit l'animation mais c'est magique, c'est beau, c'est superbe. Je suis encore renversé... Quelle merveille absolue! C'est génial!!
Il n'en croit pas ses yeux, le pauvre coupeur de bambous qui trouve un soir, dans une pousse, une minuscule princesse. L'ayant recueillie et l'ayant montrée à sa femme, voilà que la princesse se change en un bambin affamé. Le couple, pressentant qu'il a affaire à un être promis à de grandes destinées, décide de l'élever. Des signes merveilleux ne tardent pas à survenir: la femme du coupeur de bambous se trouve tout à coup en capacité d'être elle-même la nourrice du bébé; l'enfant grandit à un rythme étonnant; le coupeur de bambous trouve dans une pousse un joli magot... De quoi tourner la tête même de l'homme le plus posé. Surnommée "Pousse de Bambou" par les galopins de ce coin de campagne, la fillette recueillie s'attache tout particulièrement à l'un d'eux et n'envisage rien d'autre que de rester dans ce lieu. Mais les événements ont fait chavirer l'esprit du coupeur de bambous: il décide d'emmener l'enfant à la capitale, de lui faire construire (grâce au trésor trouvé dans une pousse) une demeure luxueuse, de la faire éduquer selon les bonnes manières et de l'introduire dans la haute société. Un sage consulté lui donne alors le titre et le nom de princesse Kaguya. Ainsi démarre ce conte aussi célèbre au Japon, paraît-il, que l'est chez nous l'histoire du Petit Chaperon Rouge. La jeune princesse ayant grandi et ayant la réputation d'être la plus belle jeune fille de la capitale, les prétendants bien sûr ne manquent pas. Le coupeur de bambous, son père adoptif, n'en demandait pas tant. Mais comment réagira Kaguya? Acceptera-t-elle de suivre sagement le chemin qu'on lui a tracé? Ne garde-t-elle pas la nostalgie de la vie simple qu'elle menait à la campagne? Et d'où vient-elle en vérité, cette princesse surgie comme par miracle dans une pousse de bambou? En adaptant ce conte pour le studio Ghibli, le trop rare Isao Takahata nous offre une oeuvre d'une somptueuse beauté. Le style qu'il adopte ici est aux antipodes de celui de Hayao Miyazaki, l'autre grand réalisateur du mythique studio. Au lieu de la ligne claire et des couleurs vives dont use ce dernier, Takahata opte pour un dessin qui ressemble à une esquisse et à des tons d'aquarelle. Le résultat est fascinant. C'est comme si l'on voyait le film se dessiner sous nos yeux. C'est superbe. Passionnant aussi est le "message" dont ce film est porteur. Dénonciation des ridicules de la haute société, des moeurs absurdes de ceux qui sont gonflés de leur orgueil de caste. Mise en garde aux parents pour qui l'éducation consiste à imposer ses rêves d'adulte à ses enfants, quitte à les conduire au désastre et à une irrépressible tristesse. Plus une petite touche de transcendance qui est peut-être le seul point faible de cette oeuvre: on aurait pu se passer, me semble-t-il, de l'arrivée des Sélénites (c'est-à-dire des habitants de la lune) voyageant sur un nuage et conduit par un Bouddha! Hormis cette scène (l'une des dernières du film) à la limite du grotesque, tout le reste est confondant d'intelligence et de beauté. Un grand film d'animation à découvrir sans tarder! 9/10
(...) D’une rare beauté, simple et épurée, Le Conte de la princesse Kaguya souffre en contraste d’une longueur pesante et d’un côté très portée sur la religion et l’importance de l’honneur. Le discours moraliste et écologiste de la fin, parfois lourd de sérieux, dénote avec le début lumineux et candide (...)