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Thomas M
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2,5
Publiée le 10 avril 2026
A première vue, le choix très culottée et originale de ce style artistique qui revient à la base de l'animation ne me donner vraiment pas envie, mais c'est vrai que j'ai très vite pris le pli.
C'est assez beau, dessiné avec délicatesse et parfois de vraies trouvailles, la richesse de l'histoire et le sens du récit étant de toute façon suffisants pour le rendre tout à fait fréquentable. Mais voilà, j'ai beau avoir été séduit par cette ambitieuse association entre le fond et la forme, cependant son gros points faible, c'est sa longueur et son rythme assez lent. Je ne vois en effet pas vraiment ce qui justifiait ces 2h17 de spectacle, l'œuvre souffrant en conséquence de plusieurs longueurs.
Puis comparé au Ghibli "Le tombeau des Lucioles" qui malgré son rythme affreusement lent mais que j'ai malgré tout apprécié grâce à son histoire et ses personnages exceptionnel, ce qui n'a pas trop le cas ici puisque malgré un meilleur rythme mais une histoire moins bien.
Avec son esthétique proche de l’estampe et de l’aquarelle, le film invente une forme d’animation à la fois archaïque et profondément moderne, capable de traduire les émotions les plus fugitives. Sous l’apparence d’un conte, il déploie une méditation mélancolique sur la liberté, le temps et la condition humaine, oscillant entre émerveillement et douleur. D’une délicatesse infinie, cette fresque poétique s’impose comme l’un des sommets du Studio Ghibli, un chef-d’œuvre qui touche à l’émotion pure.
Le Conte de la princesse Kaguya tient une place toute particulière dans mon parcours de cinéphile.
Découvert pendant le premier confinement, il fut mon premier contact véritablement conscientisé avec le cinéma d’animation japonais. Ce visionnage a déclenché une fascination immédiate pour l’œuvre et pour son réalisateur, Isao Takahata, dont la sensibilité me touche davantage que celle de son confrère Hayao Miyazaki.
Là où Miyazaki embrasse le spectaculaire et le mythologique pour faire surgir l’universel, Takahata procède à rebours : il part d’un récit global pour en extraire l’intime.
La forme et le fond se rencontrent dans une danse aux nuances d’aquarelle, portées par des traits qui se libèrent au gré des états d’âme des personnages. Mention toute particulière à ce moment de pure abstraction, lors d’un épisode de colère sans pareille, qui voit le monde de Kaguya s’effondrer.
Les références historiques à ce Japon du 10ᵉ siècle, période de Heian, sont présentées avec précision et une poésie rare, pour une aventure bâtie autour d’un constat : l’enfer est pavé de bonnes intentions. En effet, alors que tout le monde se démène pour combler puis courtiser la jeune princesse, peu se préoccupent de ce qui la rend réellement heureuse.
Dès lors, la douceur, la gratitude du bonheur simple, bucolique, et partagé de son enfance laissent place au déracinement, aux coups bas et à l’enfermement, à l’image de l’oiseau en cage qu’on lui offre comme un symbole cruel de son destin. Autant de manifestations d’un système rigide où l’individu s’efface derrière le statut faussement acquis.
La bande originale, composée par Joe Hisaishi, agit en miroir avec la protagoniste, accompagnant aussi bien les instants de pureté infinie que ceux d’une inconsolable tristesse, à mesure qu'elle se trouve dépossédée de son énergie vitale solaire.
Mention particulière pour le thème principal, qui résonne en moi comme la mélodie utilisée par ma mère comme berceuse et qui, comme évoqué dans le film, ne sait plus d’où lui vient cet air...
Immensément riche et complexe, ce film embrasse la vie dans ce qu'elle offre de plus cher et d'éphémère, sans jamais renier son inéluctable finitude.
Enfin, comment mieux terminer ce revisionnage privilégié, en salle, que par la neige tombant à la sortie du cinéma ?
Je n'aime pas cette représentation du conte de la princesse Kaguya. Du point de vue esthétique, ce n'est pas du tout comme ça que je me l'étais imaginé. Je m'étais imaginé quelque chose de beaucoup plus sombre, mystique, profond, à l'image du japon d'antan, de l'âme du Japon même j'ai envie de dire, et je me retrouve en face d'un animé au style moderne, enfantin couleur pastel... Perso je n'aime pas trop. Du point de vue narratif, ce n'est pas mieux. De la princesse Kaguya, ils en ont fait le cliché de la jeune fille émancipée, forte, un brin raisonneuse, moralisatrice et casse-pied, qui a soif d'indépendance, de liberté, et qui préfère le célibat au mariage, et la vie à la campagne à la vie de château... choses qu'il n'y a pas du tout dans la version originale, laquelle, rédigée au VIIIe siècle, est bien sûr exempte de telles idées. En fait, comme ça se fait beaucoup à notre époque, ils ont repris l'histoire d'un vieux conte, en rajoutant la morale dominante d'aujourd'hui. C'est Kaguya défendant les valeurs de la république ! Et forcément, ça ne colle pas du tout; ça génère des anachronisme, ça dénature et dévoie l'œuvre original. A la place d'avoir un conte authentique à la teinte bouddhiste, on a un conte artificiel à la teinte marxiste. C'est bien dommage.
Une jolie histoire, des passages d'une poésie incroyable surtout accentué par un dessin en tons pastels. Le seul bémol (mais c'est peut être moi qui ne comprends pas) la fluidité de l'animation n'est toujours pas au niveau des Disney. Bref, un jolie film qui laisse sans voix par sa poésie.
Le conte de la princesse Kaguya est un film d'animation des Studio Ghibli qui adapte une histoire traditionnelle, celle d'une princesse céleste déposée sur terre au milieu d'une forêt de bambou sous la forme d'une bébé. Recueillie par un villageois et son épouse, le film raconte comment en grandissant elle apprend à connaitre son destin hors du commun des mortels. Le film est très beau, la musique aussi. C'est intéressant car cela nous fait découvrir ce conte, méconnu en Europe, et la tradition d'une vie sur la lune, thème inconnu de la culture occidentale. L'autre intérêt du film c'est de découvrir la vie protocolaire dans l'Empire du Japon. Je mets donc 5 étoiles car c'est un film qui peut se regarder plusieurs fois.
Après Miyazaki c’est au tour Isao Takahata l’un des fondateurs du studio Ghibli de prendre sa retraite non sans avoir livrer un dernier chef-d’œuvre avec ce film adaptant un célèbre conte traditionnel nippon dans lequel une princesse est découverte alors qu’elle est bébé dans une tige de bambou. Avec son choix de graphisme à l’aquarelle et au fusain le réalisateur offre un style visuel épuré dont la simplicité n’a d’égale que son raffinement. Véritable régal esthétique dont la beauté gracieuse ne sera que plus envoutante car au service d’un récit simple et touchant dont la longueur (2h15), loin d’être rédhibitoire permet au contraire d’installer un rythme contemplatif et serein pour développer cette quête d’apprivoisement du bonheur. Le tout est parfaitement accompagner par une musique lancinante traditionnelle. D’une poésie et d’un charme rarement égalé.
De jolies aquarelles qui apportent un ton particulierement poétique, divers propos abordés mais ce film est trop long et lent : 2h15 et la fin est un peu... Je n'ai pas les mots mais pour moi, la fin plombe le film.
Récit initiatique tout en poésie et en finesse, Le Conte de la Princesse Kaguya est joliment crayonné et d'une grande sensibilité. Un peu long certes mais tout de même captivant et doux à visionner.
Ce film d'animation adapte un conte classique japonais, "Le conte du coupeur de bambous" et il le fait magnifiquement bien ! D'une beauté visuelle à couper le souffle, "Le conte de la princesse Kaguya" arrive, malgré sa longueur conséquente, à nous ravir jusqu'au bout par sa virtuosité, son onirisme et ses aquarelles en mouvement, véritables tableaux animés ! Alors quand en plus, le message en sous-texte sur l'émancipation des femmes datant tout de même du dixième siècle colle à l'actualité, on se dit que Takahata a tout compris !
Ĺ'histoire de cette princesse née dans une tige de bambou originelle de la lune est un joli conte japonais. Ici tout est poésie et douceur. Quelques beaux moments mais un film à l'animation trop succinct qui aurait sans doute mérité un bonne demi-heure de moins.
Visuellement, « Le Conte de la Princesse Kaguya » est un chef-d'œuvre. L’animation, qui rappelle des dessins à l’encre et des peintures à l’aquarelle, est à la fois délicate et expressive. Chaque scène semble peinte à la main, créant une sensation de douceur et de fragilité qui correspond parfaitement au ton de l’histoire. Les paysages naturels sont représentés avec une élégance rare, capturant les saisons et la beauté éphémère de la nature japonaise. Le style minimaliste de l’animation, avec ses traits esquissés et ses couleurs douces, contraste avec l'animation plus traditionnelle et moderne, renforçant le caractère intemporel du conte. Au-delà de la beauté visuelle, le film excelle également dans son approche narrative. Le rythme est lent et contemplatif, laissant le temps de savourer chaque moment et de s’immerger dans l’univers de Kaguya. Cette lenteur permet de développer une profondeur émotionnelle rare. La relation de Kaguya avec ses parents adoptifs, son désir de retrouver sa liberté perdue, et son conflit intérieur entre ses obligations et ses aspirations personnelles sont dépeints avec une sensibilité exquise Le film se distingue également par sa musique, composée par Joe Hisaishi, dont les mélodies subtiles et envoûtantes renforcent l’atmosphère onirique du film. Les moments de silence sont également utilisés avec brio, ajoutant une dimension supplémentaire à l’émotion ressentie. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).