C'est vrai que c'est une petite merveille. L'art de takahata c'est de s'attarder sur les petites choses, les détails qui forment la vie sur terre: le vent, le mouvement des vêtements, le bourdonnement d'un insecte, les cheveux. Le dessin est magnifique et très nouveau dans le dessin animé d'aujourd'hui. Une vraie réussite même si l'histoire finalement est sombre et assez tragique
Dans la continué de graphismes minimalistes au profit d’une animation délicieusement fluide entrepris il y a quinze ans dans Mes voisins les Yamada, Isao Takahata fait son grand retour (correspondant au départ à la retraite du cofondateur des studios Ghibli, Hayao Miyazaki) en adaptant en format d’un long-métrage animé un célèbre conte japonais vieux de onze siècles. Le coupeur de bambou est en effet un des mythes fondateurs de la culture nippone, et cette version dont le récit s’axe sur son héroïne (dans la fable originelle, ses prétendants ont chacun un rôle plus développé) nous fait découvrir les bases de la mythologie et des traditions ancestrales japonaises. Ce scénario aussi poétique que mélancolique s’accorde merveilleusement à l’archaïsme assumé du style visuel de ce film étonnant aux allures d’aquarelle animée. La durée de plus de deux du long-métrage, inhabituelle dans de telles productions, surtout lorsqu’elles ne reposent sur l’action) en fait cependant un spectacle trop lent pour pouvoir maintenir jusqu’au bout l’attention du jeune public.
Isao Takahata, 80 ans revient après 14 ans d'absence avec son nouveau et dernier chef-d’œuvre « Le Conte de la Princesse Kaguya ». Il est l’un des fondateurs des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki et est aussi le réalisateur des films «Le Tombeau des lucioles » et « Mes voisins les Yamada ». L’histoire de la princesse Kaguya est un conte populaire japonais très célèbre, «Le Conte du Coupeur de Bambous ». Il s’agit du conte japonais le plus ancien : on pense qu’il a été écrit à la fin du IXème siècle, début du Xème siècle.... (lire la suite sur le blog).
Un très beau film d'animation, poétique et émouvant. Je craignais un peu de ne pas adhérer au dessin particulier du film mais il n'en est rien, au contraire, cela participe à son charme. Malgré quelques longueurs, on reste émerveillés devant la virtuosité de l'oeuvre avec notamment quelques passages qui m'ont donné des frissons. Bref, du grand art !
Un chef d’œuvre d'animation. une histoire simple avec des dessins tout aussi simple, cette simplicité cache derrière une histoire très spirituel et philosophique sur la vie et ses standard, On nous transporte dans un pays féodal ou le rêve existe.
Superbe, superbe, superbe. Une belle réflexion philosophique très accessible aux enfants (les miens ont 13, 11 et presque 8 ans) : à vouloir faire le bonheur des autres malgré eux, on peut faire leur malheur (et le sien) ; vivre l'instant présent est plus important que vivre le futur ; l'argent ne fait pas le bonheur, etc. Des longueurs nécessaires.
il y a une douceur rayonnante dans les graphismes de ce conte japonais qui je crois fait partie des symboles de la culture japonaise depuis longtemps..... On dirait une succession d'aquarelles dans des tons chaleureux et peu exubérants.... On peut réellement parler du réalisateur Isao Takahata comme d'un artiste qui invente son style.... Quant à l'histoire elle ravira grands et petits, même si elle n'a rien à voir avec le monde magique de Miyazaki, elle prône en permanence la sensibilité et avec des lignes simples et affirmées dégage une morale o combien essentielle à l'univers des contes, qu'il soient japonais ou européens. On peut même dire que se dégage une fascination poétique dans la belle homogénéité des dialogues et des images, qui sont apaisants et feutrés pour en définitive conduire à la puissance émotionnelle de la fin du film (la partie du film la plus féérique).... C'est une histoire d'amour qui ressemble à un rêve, un rêve accessible à bien des niveaux et qui se sert des images, de la beauté, et des bruits de la nature à certains moments pour mettre en emphase le spectateur et la princesse Kaguya, personnage mythique et qu'il faut à tout prix découvrir....
Dernière merveille des célèbres Studios Ghibli, "Le conte de la Princesse Kaguya" de Isao Takahata (2013) revisite avec brio un conte japonais ancestral, celui d’une princesse née dans un bambou...
Du surnom de la princesse jusqu’à la profession de son père d’adoption, le paysage cinématographique imaginé par Takahata ne lasse d’évoquer une nature sémillante, luminescente, grandiose. Et cette végétation exubérante, éclatant dans un printemps sublime, ne pousse pas seulement dans le trait de Takahata. Sons d’oiseaux, d’insectes, de ruisseaux viennent emplir l’espace filmique, créant ainsi une éblouissante cinesthésie. Éblouissante, car l’image d’animation en 2D ne retire rien à la sensation prégnante de réalité que nous propose ici Takahata. C’est même l’inverse : la simplicité du trait aux allures de croquis laisse à l’esprit la liberté nécessaire pour épouser l’univers onirique et sensoriel de la princesse Kaguya. Ce fatras de nature grandiloquente et protéiforme est à son image : irrévérencieux, imprévisible, énergique.
Ce conte est génial - c'est un conte de résistance-soumission au bouddhisme . Dommage que l'animation ne soit pas toujours au niveau - parfois elle est formidable, parfois c'est passable . Il n'a pas la rigueur artistique de son collègue Miyazaki même si son style est radicalement différent et dans un sens plus créatif . Reste qu in fine , c'est un très beau film .
C'est beau , c'est simple , le tout bercé par une somptueuse musique qui nous transporte . Magnifique ode à la nature , et puissante critique de l'homme qui s'emprisonne loin de la beauté et des plaisirs simples de l'existence . 25 min de moins et cette fable était parfaite .
.MERCI. Très belle adaptation du conte populaire "le conte du coupeur de bambou." Isao TAKAHATA nous prouve une fois de plus que ghibli est loin d'être perdu! il nous prouve également par l'âge du conte original, que Walt DISNEY n'a pas inventé la poudre avec ses histoires avant-gardistes soit disant... à voir,petits et grands! jeunes et anciens! ça vous donnera à réfléchir sur les dilemmes de la vie et la vision que l'on porte à ses enfants.
Ce nouveau film des studios d'animation Ghibli est, déjà de par sa volupté pittoresque, l'un des plus magnifiques jamais réalisés. Et encore, si ce n'était que du rabâchage insensible d'aquarelles solubles, peu auraient à ce point apprécier l'univers réaliste de l'oeuvre. Sauf que voilà : Isao Takahata délivre un message d'une force évocatrice subtile et rarement aussi bien exploitée et montrée. Car sous le pelage de la réalisation, à la beauté frappante, il y'a ce véritable discours apparent sur la difficulté aux jeunes de se faire comprendre! Ce méandre trouble qui peut mener au suicide est montré avec une telle grâce qu'on ressort de la salle éberlué et profondément sous le choc. Du très grand art, parfois trop timide certes, mais qui souligne le fossé impétueux entre les générations qui se creusait déjà bien avant cela.
Nous plongeons sans détour dans ce conte aux couleurs pastel..Très joli début de film, très attachant de voir grandir cette princesse: les attitudes et les dialogues sont très réussis..Nous la suivons avec grande curiosité jusqu'à.. ce que l'histoire s'étiole sans fin avec des longueurs parsemés de quelques notes d'humour..dommage pour cette fin.. en quenouille de bambou!!