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Charles G
35 abonnés
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4,0
Publiée le 6 février 2011
Puissant parti pris pour le droit à une seconde chance, le film tente avec succès de démontrer que l'amour n'est pas immédiat et se construit. Il est le fruit des efforts des deux parties d'un couple.
Film agréable à regarder, très beau jeu d'acteurs, belle réalisation, simple et efficace. Par contre, j'ai pas adhéré totalement à l'histoire au début...et la fin me laisse un peu...bof!
Un film émouvant, tendre, mais loin d'être niais. On ne sait pas tout du personnage interprété par Clotilde Hesme (magnifique!) et on en saura pas vraiment beaucoup plus à la fin. Mais est-ce si important le passé quand on est en pleine reconstruction?
Film inégale mais il monte en puissance... en émotions surtout, la deuxième partie du film est juste sublime, on en ressort bouleversé, Tony est merveilleux en ours puis en amoureux!
Film brillant et plein d'espoir. Des sentiments simples mis en scène avec beaucoup de pudeur et de générosité. Clothilde Hesme et Gregory Gadebois sont impressionnant de justesse. Bravo à la réalisatrice. Ne ratez pas ce très beau 1er film.
Un petit film assez intimiste avec une lumineuse Clotilde Hesme dans le rôle d'Angèle, ex-taularde en probation essayant de se reconstruire. C'est assez joliment fait, même si le film comporte certaines longueurs (les scènes à vélo en particulier).
Une jolie histoire sur des gens modestes et sans artifices avec des personnages sincères, renforcés par une interprétation sobre et tout en retenue. La jolie Angèle, qui a plutôt fait de la prison que des études et qu'on croirait presque sotte au début, se révèle être beaucoup plus réfléchie et nuancée. Son éclosion s'opère à travers sa réhabilitation professionnelle certes mais aussi sentimentale... qui la mènera naturellement à Tony, (marin pêcheurs un peu bourru en apparence et sur lequel on aurait pas misé un kopeck) mais pas seulement... puisqu'il y a aussi un fils. Des allures de conte de fée mais pas au pays des merveilles, plutôt au pays des caisses de poissons, du crachin et du vent qui décoiffe ! C'est touchant.
Un joli petit film, simple, juste, dialogues en demi teinte, interprétation intelligente. Hélas, il me semble que la mise en scène soit trop polie et manque cruellement d'entrain pour que mon enthousiasme soit totale. A voir quand même.
G. Gadebois nous livre une interprétation impressionnante et juste de son personnage. C. Hesme ne démérite pas, loin de là, et le scénario, la mise en scène, et le ton sont des plus justes. Un joli film.
Un très joli film qui mérite bien d'avoir été primé ! Des êtres cabossés, souvent paumés mais solides et solidaires… ça nous change du bling bling et de la frime ambiantes ! Un film tendre et rugueux, une belle histoire d'amour improbable et pourtant crédible, porté par des images somptueuses de la Manche et de magnifiques acteurs, si naturels qu'ils paraissent ne pas en être ! Avec une mention spéciale pour Clotilde Hesme, belle, fragile et accrocheuse, gracieuse, et un Grégory Gadebois génial ! Une petite merveille pleine d'humanité. Bravo pour un premier long métrage.
Angèle et Tony est un devoir de bonne élève. A première vue, on ne trouverait rien à y redire. Et pourtant, on n'est jamais vraiment dedans. L'histoire n'a rien d'original, mais ce n'est pas un problème. N'en déplaise à Jean Gabin, ce n'est pas une histoire qui fait un bon film, mais ce qu'on en fait. Alix Delaporte a sans doute écrit, écrit encore et ré-écrit ensuite, afin de ne pas perdre la maîtrise de son premier film. Il en va de même pour la mise en scène, sobre et précise, jamais ostentatoire, n'omettant pas quelques plans de mouettes dans le ciel en guise de respiration. Ainsi, trop écrit, trop filmé, trop appliqué, Angèle et Tony, dont l'approche naturaliste semble revendiquée, se perd souvent dans des scènes qui sonnent faux tant les dialogues sont artificiels. D'où le sentiment constant d'une absence totale de spontanéité, tant de la mise en scène que du jeu. Et pourtant le jeu est bon, très bon même, l'histoire qu'on nous raconte se montre assez subtile, le parcours d'Angèle plutôt bien accompagné. Clothilde Hesme est parfaite dans ce personnage de grande fille cassée et perdue, qui doit apprendre à s'ouvrir aux autres pour les apprivoiser. De même, en taiseux souriant, fort et compréhensif, Grégory Gadebois sait imposer sa présence. Côté seconds rôles, notons le toujours impeccable (et pas assez vu au cinéma) Patrick Descamps. Après toutes ces critiques, il serait injuste de ne pas reconnaître à Angèle et Tony de nous offrir de très jolies scènes, de celles qui heureusement échappent à la rigueur et touchent à la grâce. Citons la répétition de Blanche-neige, la leçon de découpe de poisson, le trajet à vélo d'Angèle et son fils, ou encore la très jolie scène de fin. Un premier film pas réussi donc, mais pas raté, juste trop propre, pas assez libre.
Angèle sort de prison et cherche du travail. Elle échoue dans un petit port de Normandie, et parvient à se faire engager par Tony, un marin pêcheur bourru et taciturne. Tony ne tarde pas à tomber amoureux d’Angèle, mais se méfie de cette fille trop belle pour lui, qui a visiblement des choses à cacher… En réalité, Angèle cherche à renouer avec son petit garçon, dont elle a évidemment perdu la garde.
Pour son premier long-métrage, l’ex-journaliste Alix Delaporte lorgne vers le cinéma réaliste, celui du Maurice Pialat des débuts et des frères Dardenne. Mais à la différence de ses glorieux aînés, son ton n’est ni noir ni désespéré, et elle réussit un bel équilibre entre la vérité des situations et du décor et le romanesque des sentiments.
Il faut dire que la cinéaste est servie par deux acteurs magnifiques : Clotilde Hesme et Grégory Gadebois. Elle, on l’avait vue dans des films d’auteurs comme "Les chansons d’amour" de Christophe Honoré ou le charmant "Fils de l’épicier" d’Eric Guirado. Lui est acteur de théâtre, et pas n’importe où : à la Comédie française.
Clotilde Hesme est lumineuse, Grégory Gadebois est très émouvant dans ce rôle de gros homme pudique et retenu. Et surtout, leur présence apporte un vent de fraîcheur dans un cinéma français qui ronronne en permanence avec les mêmes vingt acteurs "bankables", si rassurants pour les chaînes de télévision et si terriblement prévisibles. En sortant de "Angèle et Tony", on n’a qu’une seule envie : revoir Hesme, revoir Gadebois dans d’autres rôles aussi émouvants que ceux-ci !