Melancholia
Note moyenne
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1 169 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 juillet 2013
La dérive fantastique de Lars Von Trier éblouit par son efficacité, et parfois même sa remarquable poétique. Si le tout rappelle souvent les grandes œuvres de cet auteur, tels les idiots, l'ensemble est marqué par des artifices nouveaux, dont souffrent en particulier le final et l'ouverture. Le danger d'un esthétisme gratuit est omniprésent et ne parvient pas toujours à être évité, rappelant davantage les fabulations d'un Terrence Malick que les chefs-d'oeuvre de Lars. Si le potentiel est là, il en manque l'aboutissement, et disons-le, le cœur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 novembre 2011
Comme à son habitude, Lars Von Trier a fait parler de lui pour des raisons qui dépassent son film. En dérapant sur Hitler, le très cinglé réalisateur danois a réussi la performance inédite de se faire virer du festival de Cannes. Pas rancunier, le jury a quand même reconnu la qualité de son film à travers un très symbolique prix d’interprétation.

Pour ceux qui ont déjà eu la chance de subir un film de Lars Von Trier, celui-là surprendra. En s’éloignant des excès violents ou de la caméra tremblante de ses précédents opus, il livre un film lunaire, mélange curieux de symbolisme très fort et de cinéma intime. De même, on retrouve à la fois de longs passages sans musique, sonorisés au minimum, et de très longs morceaux de Wagner.

En allant chercher le mystique dans la fin du monde, sans pour autant renoncer à son cinéma façon dogme, on a l’impression que Lars Von Trier ne sait pas toujours sur quel pied danser. D’abord un mariage d’où vient progressivement le chaos, puis la dépression, le vide et enfin cette fin du monde qui approche, à tel point qu’on se demande si l’on a bien assisté à un mariage quelque minutes avant. D’où cette impression curieuse devant un film qui s’allonge, en perdant progressivement la grande cohérence qui faisait jusqu’ici la marque du cinéma de son auteur. Même si le film sait parfaitement dépeindre l'angoisse, la peur, la depression, la tristesse, il échoue souvent à trouver un fil global qui pourrait relier ce torrent d'émotions et en faire plus qu'une simple gravure.

Et pourtant, le danois est un maître, le doute n’est pas permis. Des éclairs jaillissent souvent de rien, des petites merveilles au cœur de ce long périple. Le prologue est envoûtant, la scène finale est absolument magnifique, les acteurs sont tous parfaitement au diapason, en particulier un étonnant Kiefer Sutherland. Quant à Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, elles forment un étonnant duo à fleur de peau, d'une intensité rare. Lars Von Trier sait définitivement mieux que personne traquer le malaise, le doute et la tristesse dans le cœur de chacun.
La magie prend donc souvent, mais l’ensemble manque d’équilibre et finit par être un grand film frustrant, comme l’a été Tree of life, également à Cannes cette année. Pourant, le talent est tellement palpable qu’on aimerait adorer...
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Après un revisionnage une nouvelle critique s'impose.

"Que ce film est chiant", c'est ce que beaucoup de gens disent, et moi je n'ai qu'une seule question quand je lis/j'entend ça: "A quel moment ?".
Sincèrement je n'arrive pas à cautionner ceci, je peux comprendre où les gens s'emmerdent mais je n'arrive pas à cautionner, pour moi il est impossible de m'ennuyer devant une telle oeuvre, même si j'essayais de le faire exprès j'aurais du mal.
Le film est tellement maîtrisé, tellement parfait sur tous les plans que je ne peux m'ennuyer devant, la lenteur n'est pas une excuse, si l'histoire est construite et intéressante la lenteur n'enlève rien, j'ai plus vite fait de m'ennuyer devant un film con et nerveux qu'un film magnifique et lent.

Bref.

Deux ans après le choc que fut "Antichrist" Lars Von Trier revient avec un nouveau genre dans sa filmographie: la science-fiction, un choix judicieux et intéressant surtout quand un homme aussi intriguant que Von Trier est derrière.
C'est vrai que quand on a vu "Dogville", "Dancer in the Dark" ou un autre film du Danois on se demande bien ce qu'il va pouvoir faire avec le sujet de la fin du monde et la mélancolie, il est évident que Lars ne partira pas dans la direction des blockbusters habituels sur la fin du monde, ici nous n'aurons pas de tremblements de terre, de scènes surréalistes en pagaille ou d'autres trucs bien clichés, non, c'est inconcevable avec un génie derrière le scénario.
Ici c'est vraiment le coté humain qui prend le dessus, et surtout la complexité de l'humain, la mélancolie comme laisse présager le titre est le sujet fort du film, le personnage de Justine venue chez sa sœur pour son mariage débute normalement et peu à peu sombre dans une mélancolie très avancée et plus qu'étrange, son personne est très difficile à cerner voir même quasiment impossible à cerner, ce qui est très certainement voulu, à ses cotés se trouve Claire sa sœur qui s’inquiète fortement à cause du passage d'une planète inconnue aux abords de la terre, va t-elle heurter la terre ou non ?
C'est un peu vite résumé mais inutile d'en dire plus, autant vous laissez découvrir le film.

Etant un grand grand fan du monsieur Von Trier je n'ai pu qu'adorer sa maîtrise sur ce film, en plus d'un scénario passionnément complexe et captivant il nous offre comme à son habitude une mise en scène hors du commun, chaque scène est d'une justesse épatante, le film dispose d'une réelle ambiance qu'on ne verra jamais ailleurs, de toute façon chaque film du monsieur est une expérience à part entière.
Par dessus des décors restreints puisqu'on est quasiment sur du huis clos dans ce manoir en bord de mer et ces images époustouflantes du à des effets spéciaux et une photographie sublimes nous disposons d'une musique envoûtante et presque mystique, nous retrouvons également pour la réalisation la caméra à l'épaule que Lars chéri tant et surtout qu'il maîtrise tant, il n'exagère cependant pas dessus comme il a pu le faire auparavant, et même si l'atmosphère du film très stylisée et esthétique se marierait plus avec des plans fixes Von Trier s'est tellement y faire que sa caméra à l'épaule rend le tout encore plus saisissant.

A l'instar de son précédent film "Antichrist" il nous balance en début de film des plans au ralenti d'une beauté éblouissante, certains ont eux du mal à entrer dans le film principalement à cause de ça, moi au contraire ça m'a carrément mit dans l'ambiance, ces plans sont si subjuguant qu'il est impossible de pouffer devant.
Tout comme le film de toute façon, parfait de bout en bout et qui se clôt par une fin indescriptible, une expérience que seul Lars Von Trier pouvait nous offrir, d'ailleurs pour cette expérience fascinante il réuni du beau monde: les superbes Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg en tête, accompagnés par Kiefer Sutherland, John Hurt, Brady Corbet, Charlotte Rampling, Jesper Christensen, Alexander Skarsgård et bien sur les amis Stellan Skarsgård ainsi que Udo Kier, autant dire qu'il s'est régalé le Lars.

Film donc troublant, captivant, unique, complexe, passionnant et écrit avec génie, les effets spéciaux n'en font jamais trop, ce n'est qu'une planète bleue que l'on nous propose mais c'est tellement beau, tellement spécial, tellement intriguant que ça donne à l'histoire un coté indéchiffrable, une dimension inédite.
Non sincèrement Lars Von Trier fait une fois de plus très très fort, remarquable Mélancholia et chef d'oeuvre de plus à la longue liste du monsieur.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2017
Lars Von Trier revient en force avec cette réalisation passionnante, complétée par le talent d'actrice de Kirsten Dunst, tout comme ses acolytes Sutherland & Gainsbourg.
"Melancholia" nous propose une fin du monde imminente, mise en scène à la perfection sous une histoire touchante, pour nous tenir en haleine d'un bout à l'autre. L'approche est extrêmement talentueuse, et nous transportera aisément dans cet état d'esprit où tout espoir d'avenir est désormais réduit à néant. Un magnifique long-métrage qui nous fera découvrir une fin du monde bien plus originale que d'ordinaire, de quoi conserver par la suite un souvenir impérissable de ce "Melancholia".
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 août 2011
Oula ! Lars Van Trier se lance dans un récit apocalyptique, images stellaires en prime ! J'avoue, malgré mon aversion pour la plupart des films du dogmatique Danois, je n'ai pas pu résister à la tentation. Et pour le coup, je suis finalement assez amer car, loin d'être l'immondice que fut "Antichrist", ce "Melancholia" n'est pas non plus le film révélation du bonhomme. En gros, le film se coupe en deux, et chaque partie m'emballe en même temps qu'elles m'exaspèrent, mais pour des raisons diamétralement opposées. Dans sa première partie, Lars Von Trier annonce son apocalypse dès l'intro... et l'oublie littéralement pendant plus d'une heure, laissant le concept moisir au micro-ondes. Au lieu de ça, il nous sert une heure de cérémonie de mariage, filmée selon la doctrine de son dogme, c'est-à-dire que le caméraman doit être amputé d'un bras pour filmer une scène, pendant que deux rats affamés parcourent son slip. Je sais pas vous, mais moi je déteste ce « bougisme » absurde qui cherche à donner l'illusion que la scène est vivante ou « tournée naturellement », alors qu'en fait c'est une piteuse fumisterie qui cache le vide abyssal de son propos et la lenteur limassière de son rythme. M'enfin, malgré tout, par sa capacité à faire décrépir progressivement son environnement et à rendre notre présence en son sein oppressante, il parvient malgré tout à générer un quelque-chose qui fait que je me suis accroché jusqu'à la seconde partie. Et là – paf ! – seconde partie : l'ami Lars retourne sa veste. Fini le bougisme (ouf !) mais arrivée de ses imageries psychologiques à base de femmes sylvestres totalement irrationnelles, d'hommes impuissants (dans les deux sens du terme) et soumis. Et quel dommage, merde ! Parce que pour le coup, la planète Melancholia fait son retour et devient l'objet – l'actrice même ! – d'une ambiance atypique et qui, pour ma part, n'a pas été sans me séduire... Mais pourquoi a-t-il fallu que ce mec vienne polluer ça de ses sempiternelles névroses qui réduisent les femmes à des hystériques totalement esclaves de leurs pulsions morbides tandis que les hommes se limitent à des archétypes désincarnés et évidés ?! Et, bien évidemment, il faut que le tout soit bercé d'une allégorie grosse comme une planète, simple prétexte pour deux heures de nihilisme pur. Bref, vivement que Lars Von Trier finisse sa cure, afin que son potentiel talent ne soit plus pollué et animé par son irrémédiable pulsion négatrice à nier l'humain. Je suis désolé – je sais que la surconceptualisation et le nihilisme sont à la mode parmi ceux qui écrivent sur l'art, mais moi, je ne peux pas m'empêcher de ressentir la négation de l’humain comme de la merde, et non comme de l'art.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2014
Je connais la réputation sulfureuse de Lars von Trier mais je n'ai pas encore eu la chance de visionné son travail. Alors quoi de mieux que de commencé par l'un de ces long métrages qui a fait le plus couler d'encres ... J'affirme que ce type est un génie, en un film il me subjugue et je suis fou d'impatience de découvrir le restant. Pour la première fois de ma vie j'ai adoré Charlotte Gainsbourg, elle qui m'horripile tant à l'accoutumé. Ici elle est bouleversante, " humaine ", toute en fragilité elle est déconcertante et brille. Sa sœur Justine ( Kirsten Dunst ) elle toute en froideur est terrifiante, elle fascine et nous inquiète. Elle éclipse tout les autres et pourtant le niveau est extrêmement élevé. Un film de femmes, oui car mis à part ces deux actrices qui m'on littéralement bluffé s'ajoute Gaby ( Charlotte Rampling ) la mère peut être encore plus dérangé que sa seconde fille, elle est un monstre de cruauté ! Les hommes eux sont en fuites, ils quittent le navires ... Les comédiens sont supers également Kiefer Sutherland, John Hurt, Alexander et Stellan Skarsgard ainsi que le très jeune Cameron Spurr. On atteint une beauté visuelle transcendante, les ballades à cheval, les gros plans sur les acteurs et tout les à cotés et puis p***** le prologue ma scotché me laissant stupéfait devant autant de merveilles et de prouesses techniques. Par moment il m'est arrivé de penser à Leos Carax et plus particulièrement à Holy Motors pour l'inventivité, le culot, la virtuosité, et aussi pour se gout de la provocation et des polémiques ... Melancholia devient une de mes plus belles sensations cinématographiques sans nul doutes, un opéra catastrophique majestueux !
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

27 abonnés 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2015
"Melancholia" est surprenant, non pas parce que le film est horrible à regarder, mais parce que ca semble être tout à fait assumé ! Passé la surprise, on tire de cette purge, prétentieuse qui plus est, une introduction, symbole de cette prétention, pseudo poétique - c'est surtout un grigri pour cinéma faussement intellectuel -, une trame écœurante, creuse, un personnage abominable (brillamment pour le coup) interprété par Kristen Dunst et une conclusion qui en plus de soulager le spectateur est... Belle, il faut l'admettre. On retiendra de cette abomination qu'il s'agit ni plus ni moins d'une usine à récompenses et qu'à ce titre elle ne vaut pas mieux que tout ces blockbusters absolument vides et sans intérêt. Dans les deux cas, c'est une insulte au spectateur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 août 2011
Long, prétentieux, copieusement ennuyeux. Ça commence par une série de plans digne d’un concours de photos foldingues du National Geographic, avec une bande son à vous déchirer les oreilles. Ça continue avec une peinture de meurs qui aligne les poncifs. (Oui, on nous fait même le coup du vilain patron de boite de pub, méchant capitaliste qui embauche et vire un employé dans la même heure – c’est super crédible). Du sous-Bunuel. Caméra à l’épaule à vous donner la nausée. Le tout animé par un casting à faire frémir ou sourire, selon l’humeur. Chacun a choisi son camp : totale déprime (Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg) façon CAC 40 de cet été, ou en pétard (Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling). L’inusable John Hurt en père de la mariée, ou plutôt en grand-père ou arrière grand-père ; Charlotte Gainsbourg constipée, très remontée et passablement défraîchie (le maquillage, ça peut servir, même sur les plateaux) ; Rampling, égale à elle-même, mais clairement là pour payer ses impôts, et basta. Et puis le contre-emploi du jour – certes, on avait déjà eu Catherine Deneuve en contremaître d’usine dans Dancer in the Dark, donc la surprise n’est pas totale. Je veux bien entendu parler de Kiefer Sutherland qui se demande ce qu’il fait là, pourquoi il a dépensé tant d’argent pour ce mariage foireux (le poncif : je suis Américain, j’ai de l’argent, donc je suis quelqu’un – subtil…)., et surtout, surtout ce qu’il doit sauver cette fois-ci : la mariée, la soirée, sa femme, le réalisateur (ça va être difficile), la terre (ben ouais, y a Melancholia qui va se crasher dessus…) – ou bien tout à la fois. Il ne peut pas rester sans rien faire ce cher Jack Bauer. Je ne sais pas s’il a triomphé au final ; je suis parti une demi-heure avant la fin (oui, j’avoue, j’ai craqué…).
Mais le pompon, c’est juste une phrase (la fameuse « tagline », mal traduite par « slogan » dans les sous-titres – tagline dont on nous rebat les oreilles pendant dix minutes, désolé, mais là j’ai vraiment pas compris où Lars voulait en venir). C’est quand tout est plié et que le marié s’en va tout penaud, flanqué de ses deux parents ; la belle Justine lui lâche alors, en guise d’adieu : « What did you expect ? ». Car non seulement M. Von Trier n’est pas au courant des séries télévisées et du personnage qui colle à la peau de K. Sutherland, mais il zappe aussi les pubs. Heureusement pour nous d’ailleurs, sinon Kirsten aurait peut-être décapsulé une bouteille de Schweppes dans la foulée, ajoutant des bulles et un zeste de fun à ce monument de déprime cinématographique. Mauvais genre. Mais après tout, la question de Justine est la bonne… Avec ces 2 heures 10, à quoi pouvions-nous nous attendre ? Je vous laisse juge.
scarface666
scarface666

204 abonnés 155 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2012
C'est peut être lent, mais c'est efficace !
Lars von Triers m'a empêché de dormir cette nuit là ou j'ai visionner Melancholia !
Une œuvre totalement pessimiste du début à la fin, que ce soit dans son scenario, sa musique sublimement "mélancolique" ou dans ses dialogues.
Ca commence avec une histoire de mariage qui se dégrade au fil de la soirée, ou rien de bon n'en ressort, et cela se poursuit avec l'intrigue de la planète Melancholia qui va spoiler: "normalement"
juste frôler la Terre.
On a ce sentiment de malaise durant tout le film.
Kirsten Dunst est juste magnifique dans tout les sens du terme, tant dans son rôle qu'a sa beauté naturelle.
Par cette simple réplique dans le film, elle m'a ruiné le peux d'espoir qui me restait durant le visionage : spoiler: "On est tout seul dans l'univers, il n'y a que nous !"

Par cette simple réplique, la fin du film est encore plus spoiler: horrible et presque insoutenable à regarder
.
Melancholia m'a vraiment boulversé et dérangé, j'avais l'impression de faire partie de l'histoire, et je crois que c'est cela qui m'a autant choqué.
Un chef d'oeuvre reconnu assurés pour ceux se mettront totalement dans l'ambiance et qui se poseront des questions sur le theme que le film aborde.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 janvier 2013
D'accord, quelques belles images.
D'accord, une Charlotte Gainsbourg émouvante.
Et heureusement, le prélude de Tristan.
A part ça, mon film le plus chiant en 55 ans.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 février 2013
Passionnant comme les critiques sur ce film crient au chef d'oeuvre comme au navet! Et si l'esprit humain pouvait être capable de vivre un film plutôt que de le "voir" ou de le "regarder"?
Ceux qui ont adoré vont développer moult analyses et ceux qui ont détesté vont exprimer à quel point cette chose filmée ne correspond en rien à l'idée qu'ils se font du cinéma...
Heureusement qu'il existe des oeuvres inclassables, qui échappent à l'essentiel de nos préconçus.
Avec Melancholia j'ai vécu la fin du monde, j'ai renoncé à mon entendement, j'ai rejoins le néant, depuis le mariage jusqu'au choc ultime, faut-il des mots pour cette expérience?
Je revivrai Melancholia, c'est sur, avec encore moins de mots qu'il n'en sort de la bouche d'une très belle blonde dépressive... Merci Lars von Trier, infiniment!
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2011
C'est un chef d'oeuvre. D'une beauté incroyable et d'une intensité qui déchire le coeur. Lars Von Trier réussit la prodige de donner à ressentir le point de vue mélancolique, c'est stupéfiant d'intelligence et de justesse.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2011
Le film, presque en vase clos, se centre sur la dépression de Justine (Kirsten Dunst), une femme nouvellement mariée, pourtant favorisée par le milieu très aisé qui tente de l'aider. Lars Von Trier insiste, quitte à forcer la pirouette, sur l'inversion polaire de l'état psychique des deux soeurs (au départ, le rôle de Justine devait revenir à la brune Penelope Cruz), jeu amorcé par l'irruption d'une planète inconnue menaçant de percuter la terre, matérialisation dramatico-esthétique d'une évidence pessimiste sur la vie. Les sublimes tableaux d'ouverture, tout comme les séquences romantiques qui ponctuent la progression du récit (la plupart du temps sans musique), se marient à merveille avec l'œuvre "Tristan et Iseult" de Richard Wagner, délivrée à plein tubes... On peut reconnaître une certaine lenteur dans la mise en place de la première partie ; la seconde, focalisée sur Claire (Charlotte Gainsbourg, encore une fois formidable), vibre plus fortement du fait de la tension grandissante, des revirements troubles et du glissement des personnages alors encore assurés de la première partie, dans le déni, la fuite, l'instabilité. Il est utile que le scénario se déroule ainsi, de manière posée, à la fois raffinée et épurée, sans dialogue superflu, car nous sommes ainsi emportés insensiblement dans le spectacle d'une désagrégation inévitable et d'une émergence des failles et non dans un banale histoire de règlements de compte: on sent le poids qui d'en haut assaille, l'impuissance de la vanité qui vient se révéler. Bien que tout se délite, on peut reprocher le choix d'un milieu social élitiste et d'un cliché familial conservateur, avec le petit enfant sage propre à émouvoir aisément. La fragilité nerveuse de Claire peut en outre agacer. Le tout baigne dans une atmosphère de vide, d'angoisse indicible et de beauté poétique glaçante.Pour peu qu'on apprécie, on se retrouve vite pris au piège, à la manière des caractères centraux, incapables de s'extraire de ce lieu-théâtre de l'apocalypse. La réalisation semble impeccable, y compris les secousses nerveuses de caméra, qui font contraste avec la stabilité des scènes calmes, fluides, oniriques, spectaculaires. Ni divertissement optimiste ni histoire dense et complexe, MELANCHOLIA offre pourtant une belle expérience de cinéma, esthétique, suggestive, psychologique, parfois un peu trop démonstrative, en tous cas envoûtante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 août 2015
Lars Von Trier ? Casting international, neurasthénie exhibitionniste indécente, prétention d'un gars persuadé d'être un génie novateur, provoc pour la provoc et caméra tremblotante qui donne encore plus le mal de mer qu'une croisière au Cap Horn. Bref, on part généralement dans la direction opposée. Et si un prologue magnifique à plans fixes (incroyable !) nous donne envie de laisser une chance à Melancholia, il faudra s'accrocher pour venir à bout de la première partie, pas très passionnante, maniérée (cette caméra atteint de Parkinson, mon Dieu mon Dieu...) et réunion familiale tournant en règlement de compte, thème vu et revu dans le cinéma scandinave... Mais Kirsten Dunst, plus évanescente que jamais, aide à tenir le coup. Et, ensuite, 2e partie, absolument à tomber, aussi belle qu'oppressante. Le pendant obscur de l'Arbre de la Vie de Malick, sorti la même année. Le dernier plan est à couper le souffle et imprime la rétine pour de longues années. Puissant.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2012
L'apocalypse selon Lars Von Trier. Une collision céleste vécue dans l’intimité de deux sœurs.

Lars Von Trier prend une fois encore pour thème la souffrance féminine. Il découpe son film en deux parties. La première est consacrée à Justine, fantasque et dépressive et dépeint son mariage. Dans un cadre enchanteur alors qu'elle est sensée passer parmi les plus belles heures de son existence Justine est absente, tourmentée, angoissée. Sa sœur est elle à son avantage planifiant, organisant, faisant tout en son pouvoir pour la rendre heureuse. Mais le mal-être de Justine transparait malgré ses propres efforts pour le cacher et l'exaspération de Claire n'est jamais loin entre patience et résignation devant la maladie. La seconde partie n'a pas de lien thématique évident avec la première et en prend le contre pied. Elle est consacrée à la plus conventionnelle des sœurs : Claire et dépeint le futur impact de Melancholia avec la Terre. A mesure que les minutes s'égrènent et la menace devient plus précise et pesante les rôles s'inversent Justine se retrouve dans son élément et s'apaise alors que sa soeur perd progressivement contrôle des événements et d'elle-même.
Une fois Melancholia grossièrement décrypté ce que j'en ai pensé : un film ambitieux à la psychologie des personnages fouillée sur un thème intéressant et un traitement à la Lars Von Trier. L'image hésite entre une esthétique en images de synthèse pure et sublime (la mariée entravée) et un visuel parfois très kitsch (la scène finale). On remercie néanmoins l'auteur de nous livrer une fin du monde aussi épurée loin des Tour Eiffel qui s'écrasent ou des Taj Mahal qui s'embrasent des films catastrophes traditionnels. Melancholia est accompagnée d'un Wagner pompeux (je ne suis pas fan) et s'étale dans les longueurs pour sombrer périodiquement dans l'ennuyeux. Niveau scénario si l'on devine que l'essentiel pour le réalisateur est de réunir et isoler les deux sœurs pour la scène finale, la façon d'éliminer John m'a paru un peu facile. Difficile de ne pas mentionner enfin l'extraordinaire composition de Kirsten Dunst qui marque le film profondément et nous transmet successivement euphorie, angoisse, dépression et enfin cette dérangeante sérénité à l'aube de l'apocalypse alors que l'humanité va connaitre le sort qu'elle mérite. Si après cette longue critique vous hésitez encore: l'essence de Melancholia est résumée dans les cinq premières minutes donc il vous sera facile de savoir si elle est faite pour vous.
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