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Sébastien D
126 abonnés
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1,0
Publiée le 4 mai 2015
Et bah... Autant d'éloges et de nominations pour "ça". Alors oui, les images sont très belles. Mais c'est un film, pas un album photo. Donc il doit y avoir plus que de belles images. Et bah la, non. Le scénario est inexistant, la preuve avec de longs moments de silence inutiles. L'histoire aurait pu être bien, le fait qu'une planète va entrer en collision avec la Terre, mais elle est tellement mal exploitée. Pourquoi ce mariage durant 1h ? On s'en fout. Et les acteurs, oh mon dieu. Tous connus et reconnus certe, et pourtant. Le duo d'actrices est dépressif comme pas possible. Le reste essaye juste de gagner sa croute en donnant un peps qui ne fonctionne même pas. Et on s'ennuie, mais on s'ennuie. Pour moi, c'est un film loupé.
0/5 si c'était possible ! Une immense déception ! ! 10 mn d'images fixes au début, un mariage où les dialogues sont d'une rare insipidité, une dernière partie où à aucun moment je n'ai senti la moindre empathie pour les personnages. Je suis Lars von Trier depuis longtemps, j'ai aimé "L'hopital et ses fantômes", et ai trouvé "Dogville" très innovant. Mais là, je suis en colère, avec l'impression d'avoir perdu 2h de temps à regarder ce film qui m'a profondément ennuyé. Contrairement à ce que pense "critiqu@c!né", pour qui ceux qui n'aiment pas ce film sont "bêtes ou ignorants, intéressés seulement par le premier plan et des films d'action dont on connait la fin", j'ai adoré "Les ailes du désir" ou "Le guerrier silencieux" ! Et je lui signale qu'on connait déjà tous la fin de Mélancholia avant de le voir. Je pourrais être aussi désobligeante que lui en disant que ceux qui aiment (ou font semblant d'aimer)... mais je vais rester plus courtoise que lui.
C'était énorme, une véritable expérience cinématographique, oh que je regrette de ne pas l'avoir vu dans une salle de cinéma. La scène d'intro est sublime, celle de fin m'a donné des frissons. La bande son est terrible et à crever le coeur, tout est poétique, les plans sont superbes et Kirsten Dunst n'a jamais été aussi ravissante, elle crève l'écran! Je n'avais jamais vu un film aussi dramatique et sensationnel. C'est surement le meilleur film de Lars von Trier, suivis de près par Dancer in the Dark, selon moi.
Le film se divise en deux parties après un prologue pas trop mal sur le plan visuel. Alors la première, la réception du mariage ; pour celle-ci Lars Von Trier ne s'est pas cassé le cul. Il s'inspire de la réception, très réussie sur le plan psychologique, du film de son proche collègue et compatriote Thomas Vinterberg "Festen", sauf qu'on a pas affaire ici à des véritables personnages mais juste à quelques schémas caricaturaux sur pattes. Seconde partie, la fin du Monde va bientôt arriver et on va tous mourir. Charlotte Gainsbourg est angoissée et ne veut pas mourir et Kirsten Dunst est déjà ailleurs et a hâte de mourir ; là aussi c'est schématique, sans finesse psychologique. Bon tout n'est pas à jeter dans ce film, la musique de Wagner est sublime (enfin là c'est plus merci Richard !!!)et visuellement Lars Von Trier est loin d'être un manche et donc on a le droit à des plans de toute beauté en particulier un avec Kirsten Dunst (que je pensais pas aussi bien foutue en plus !!!). Mais en toute franchise j'ai regardé les plus deux heures de film d'un œil morne. Un Von Trier en très très petite forme.
Un Lars Von Trier mineur. La critique a tellement descendu le génial "Antichrist" qu'elle semble se rattraper en couvrant d'éloges ce "Melancholia" longuet, visuellement abouti mais souvent déjà vu (les hyper-ralentis d'"Antichrist", les chromos de "Breaking the waves", les bougés de caméra, etc...). Sur le fond, deux parties distinctes : un drame bourgeois sans intérêt, sorte de "Festen" un peu mou, et un film fantastique franchement décevant. C'est Gainsbourg qui méritait le prix et pas Dunst, quelconque dans un rôle pourtant intéressant. Beaucoup de faiblesses dans le scénario, et on s'ennuie ferme. Quelques réminiscences du sublime "Sacrifice" de Tarkovsky, mais on est très loin du compte. A croire qu'il faut avoir la foi pour traiter de la fin du monde intelligemment.
Melancholia, un film mélancolique. Lars Von Trier signe ici son meilleur film. Tout commence avec une introduction absolument magnifique, sur fond de musique splendide, véritable métaphore des évènements qui vont se produire plus tard. Le film est scindé en 2 parties bien distinctes. La première concerne le personnage de Justine (Kirsten Dunst), sur le point de se marier. Cette partie permet de faire connaissance avec des personnages très travaillés. Les interactions avec ces derniers sont d'ailleurs vraiment excellentes, dûes à l'incroyable talent de chaque acteur. Cette partie nous montre une soirée en apparence parfaite, alors que la réalité est toute autre. La seconde partie concerne le personnage de Claire (Charlotte Gainsbourg), dépressive dûe à la prochaine collision de la planète Melancholia avec la Terre. Cette partie possède une ambiance de fin du monde extrêmement travaillée également. Tout se conclut sur un plan magnifique, mais je ne dirai rien de plus. Les acteurs, notamment Dunst et Gainsbourg, sont vraiment excellents, on y croit vraiment. Le film est une grand métaphore filée sur la dépression. Pour conclure Melancholia n'est pas un film que l'on peut vraiment décrire, c'est une expérience à vivre. Un des grands chocs de l'année tout simplment, dont on ne sort pas indemne.
C'est l'unanimité, le film entre directement au panthéon pour beaucoup. Pour ma part, je n'adhère pas pour plusieurs raisons: 1) film a portée morale grossière: la vérité de la nature et de la simplicité (dans les deux sens possibles) contre l'errance humaine (la richesse, les institutions, etc). Morale éculée dont on ne fait rien. Ça ne m'étonne pas que ça plaise aux critiques qui, dans le fond, sont scolaires. Exercice: un réseau de symboles à relier au thème que vous trouverez. 2) Le scénario sert trop la démonstration. De fait les personnages sont bâclés. Von Trier nous présente une fille perdue qui n'a que cette propriété (qualité pour Trier). Le reste du monde ne la comprend pas et s'égare. On a aussi des personnages-décor: ça fonctionne à peu près avec le père, c'est une catastrophe avec le patron et son sbire (mal joué, mauvais texte). De la fin du mariage jusqu'à la fin du film, on ne fait qu'attendre la trajectoire de la planète: percutera la terre ou pas, ou: les images du début du film sont des délires de Dunst ou pas? Dans cette deuxième partie, je me suis profondément ennuyé (je gigotais tellement je pensais à me casser) 3) La caméra portée, on connaît désormais. C'est sympa deux minutes mais ça fait venir la nausée. Je me demande si, pour Trier, ce n'est pas une façon de masquer le manque de fluidité de certaines scène. Je le soupçonne d'être obsédé par sa démonstration et d'en finir par préférer de faire réaliste par un jeu de caméra plutôt que par un un jeu d'acteurs. 4) la photographie est trop publicitaire à mon goût (ligne pure, palette de couleurs)
J'ai largement préféré Les Idiots où la critique morale vise juste et subtilement: n'est pas rebelle celui qui ne s'expose pas vraiment et qui maintient son pouvoir.
On a du mal à ne pas évoquer "l'arbre de vie". Ils marchent tous les deux sur les mêmes platebandes et c'est tant mieux. C'est une expérience de cinéma sensorielle. Je trouve même que Charlotte est mieux que Kirsten. On ne comprend pas tout mais ce n'est pas grave. J'aime être emporté par une énergie même superficielle. La première partie est moins irréelle que la seconde. J'ai même eu envie de citer "Festen" dans la psychologie des personnages. Les images de l'espace sont somptueuses dans la seconde et la fin est sans appel. Une réussite.
Au bout de 30 ans la photographie est correcte. Maintenant il faudrait arrêter les mouvement de caméra et le montage parkinsonien. Puis il faudrait développer les scénarios au delà de l'idée de départ.
Lars Von Trier signe là un film d'une infinie tristesse dans le sens premier du terme. Deux soeurs tombent dans une dépression pour des raisons différentes pendant qu'une planète se dirige sur la Terre. La fin du monde est proche mais le monde semble inerte (pas d'armée, pas de médias, pas de paniques... etc...) et dans un tel moment personne de joint personen ni même le père qui semble pourtant proche de ses filles. Le film coupé en deux pour bien montrer les deux dépressions distinctes n'est pas approprié car on force le spectateur à ne suivre qu'un personnage en même temps. En résumé le fond reste inintéressant, vide et donne la sensation d'être un film prétentieux sans réel message. Dans la forme les images sont superbes avec des scènes d'une grâce inouïe. Mais ce sont bien les acteurs qui sauvent le film. Le duo Charlotte Gainsbourg-Kirsten Dunst est d'une beauté et d'une justesse parfaite sans oublier Kiefer Sutherland impressionnant (un de ses meilleurs rôles ?!).
Lars Von Trier ne nous offre pas un mais deux films pour le prix d'un. Dommage qu'ils soient mauvais tous les deux... Le premier est un remake raté du chef d'oeuvre de son compatriote Festen. A oublier illico. Le second est beaucoup plus interessant. En s'interessant au thème de la fin du monde, des sommets d'émotions auraient pu être atteint par un auteur si fin et subtil. Mais il ne fait qu'enchaîner les scènes inutiles, longuettes voire risibles.
Après un début fort étrange et très fidèle au réalisateur, j'ai trouvé ce film très intéressant et surtout captivant, sans parler de l'incroyable travail au niveau du graphisme de Melancholia à partir de la deuxième moitié du film.
Mais quelle pépite extraordinaire... un véritable film personnel en tout point splendide !! Lars von trier est vraiment inégalable pour ilmer des émotions lors d'événement très forts viennent perturbé la vie de personnage troublé. Les quelques lenteurs pourront agaçé mais servent grandement à monter lentement une apologie d'émotion qui m'en laisse encore des frissons sur le finale en tout point MAGNIFIQUE !!
Prédation cosmique, la cause de dépression du film. Ce crash qui plonge dans des désarrois divers semble familier... Les mariés patinent dans leur voiture en se bisouillant tandis que la petite étoile rougeoie. Bientôt boule bleue géante et perturbante (ce souffle !). L'introduction annonce du beau déprimant et du somptueux fatal (Wagner un peu appuyé). Des uppercuts bienvenus sur les convenances et le pouvoir en roue libre. Une once de soufre, cette petite phrase de la mère, ou Judith quittant la chambre nuptiale le foin aussi mis sur l'homme aux cachetons par une compagne déboussolée ... "Impossible de se cacher" dit le garçonnet. Vient à l'esprit Tarkovski dans "Le Sacrifice, sauf que c'est beaucoup plus frontal comme discours. N'importe qui entre en dépression sous une forme ou une autre avec un cataclysme annoncé, pour moi ce n'est pas la dépression qui est traitée. Cette approche métaphysique du néant fait voir à l'avance sa propre mort en face. En plus d'être un vibrant hommage aux victimes de tsunamis, éruptions volcaniques, Fukushima, et autres calamités environnementales aux relents apocalyptiques. Le rire peut venir à la rescousse tellement c'est violent comme situation, derniers plans presque intenables à force d'envoûtement vers l'extrême. On sort de la salle proche de l'apoplexie. Un bon coup de blues plus on y repense, duquel retenir, après sommeil, l'image des deux planètes... à deux doigts de s'embrasser. Un merveilleux malheur. Et déjà un classique !