Melancholia
Note moyenne
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1 192 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2014
Ce film est une pure merveille. Scénario qui joue entre le réaliste et l'onirique sur une sorte de fin du monde très arbitraire du point de vue de Lars Von Trier. C'est sublime et époustoufflant et je me suis sentie comme happée par un sentiment très étrange dans la salle de cinéma, entre l'envie de pleurer et l'étonnement. Quand je suis sortie de la salle j'ai vu d'autres personnes entrain de s'essuyer les yeux, c'était très curieux...
A voir au cinéma bien sur...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 janvier 2014
Ce film est un véritable chef d'oeuvre, grâce à LVT bien sûr (consacré depuis longtemps comme l'un des plus grands réalisateurs contemporains), mais surtout grâce au jeu tout en finesse et en justesse de K. Dunst (qui interprète à merveille le rôle d'une jeune femme dépressive qui devient insensible à la panique qui l'entoure). Emotion, poésie, suspens et pudeur sont au RDV. A voir absolument !
JimBo Lebowski

449 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Voilà pourquoi Lars von Trier est un cinéaste d'exception, "Melancholia" reste à ce jour un de ses films les plus abouti dans une filmographie déjà parsemée d'œuvres de qualité, mais celui ci réussi un tour de force des plus spectaculaire en proposant une vision intimiste de l'apocalypse, loin des blockbusters hollywoodiens, pied de nez fantastique. Après je ne sais pas si LvT voulait surfer sur la hype 2012 et des prédictions mayas, mais force est de constater que le film était sorti au bon moment (courant 2011) pour jouer avec l'angoisse inconsciente des spectateurs et en tirer une version poético-terrifiante de la fin du monde.

"Melancholia" est un film fataliste, cette gigantesque planète bleue va nous percuter, on le sait, ce flash-forward en guise d'introduction nous percute, d'un esthétisme époustouflant sous les violons de Wagner, le reste du long métrage ne sera qu'une lente agonie vers l'inéluctable. Et Lars est un type malin et indomptable, il n'entends pas nous divertir, il nous l'annonce même implicitement dès le début de la seconde séquence avec cette limousine ayant toute les peines du monde à traverser les routes sinueuses des bois amenant à ce château où se déroule le mariage de Justine, cette scène n'a pas de sens, placée là presque comme un avertissement signé par le réalisateur "Attention vous allez patiner !".
Cet acte de la cérémonie ratée semble presque interminable, mais c'est à mon sens complètement justifié et volontairement dépeint comme ennuyeuse et triste, on y voit en elle seule l'évolution du personnage de Justine incarné par Kirsten Dunst, d'abord paraissant comme une petite poupée souriante pour brusquement dériver dans une déprime quasi incompréhensible, par la suite on "comprendra" ce comportement, Justine est décrite comme une femme clairvoyante, elle sait les choses, elle sait qu'elle vit ses derniers jours, ainsi débute une lente descente aux enfers qui semblera lui enlever sa substance vitale et son insouciance.

Là où le film est réussi c'est grâce à son ambiance, les yeux rivés vers le ciel cette étoile sonne comme une menace pour les uns, une beauté inoffensive pour les autres, mais elle ne laisse pas indifférente, le shining de Justine nous effraie et l'espoir de John (Kieffer Sutherland) semble presque déconcertant de naïveté et de positivisme, le seul personnage qui a le cul entre deux chaises est celui de Claire (Charlotte Gainsbourg), au final c'est celui vers lequel on préfèrera s'identifier en quelque sorte, après tout l'introduction pouvait tout aussi bien être un rêve.

von Trier garde son habitude à dresser des plans fabuleusement esthétiques pour les imbriquer dans ce style caméra à l'épaule, lointain souvenir du Dogme 95, les non initiés pourront être perplexes mais les habitués seront confortablement installés dans cette réalisation atypique et brillante. Les performances de Dunst et Gainsbourg sont parfaites, Lars a du bon à être odieux avec ses actrices, il arrive véritablement à en extirper le meilleur, la première étant légitimement récompensée à Cannes (comme Björk l'avait été pour "Dancer un the Dark"), globalement la mise en scène est un sans faute.

Le second acte nous dévoile plus précisément l'évolution pessimiste de Justine, la désincarnation du personnage et son rapport réceptif à la planète géante est encore plus effrayant car il nous convainc définitivement de la finalité de cette chute en avant, le cadre intimiste est loin des codes préconçus du thème de l'apocalypse (comme l'avait fait Shyamalan pour celui de l'invasion extraterrestre avec "Signs"), et ça a le mérite de convaincre car retranché et minimaliste. S'en suit un crescendo émotionnel personnifié par l'angoisse de Claire contrastant avec l'acceptation de Justine, le chaos se rapproche lentement mais sûrement, inévitable et sans espoir, les réactions sonnent admirablement juste et le final est franchement incroyable de puissance et de grâce.

"Melancholia" nous plonge littéralement dans l'agonie sombre et sinistre de la perdition terrestre et de la désincarnation humaine, nullement accroché à tout conformisme et ne songeant pas à prendre son spectateur par la main, fascinant, puissant et beau, un film limite jouissivement neurasthénique et misanthrope, pas de doute Lars est un grand.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2013
Je méprise Lars Von Trier, le trouvant trop glauque et anxiogène, tellement torturé qu'il en devient sordide et sinistre. Je me suis donc lancé dans Melancholia avec un très mauvais préavis, j’ai pensé que je me devais de le voir simplement pour ma culture cinématographique et confirmer mes préjugés et mon dédain profond pour ce foutu réalisateur. Alors merde, je me suis senti bien con au milieu du film, me rendant compte que j'étais témoin d'un grand moment de cinéma.
Contrairement à tous les éloges qui sont fait dans les autres critiques, les 10 premières minutes ne m'ont guère plus. Bon, en même temps, je suis coincé derrière mon pc, en streaming 720p, j'imagine que l'imagerie semblait nettement plus impressionnante en salle. Pour être honnête, ces images étaient parfaites, sublimes. Le problème, c'est justement cette beauté trop lourde, avec des effets stylistiques trop appuyés, un jeu de lumières théâtral, des ralentis pompeux, et des couleurs beaucoup trop vives. Tout ceci m'a semblé totalement artificiel et chargé. Je me suis dit "Ah... Lars Von trier dans toute sa splendeur !" tellement l'univers me semblait lent, oppressif et presque gothique, trop lugubre. Le tout affirmé par le fameux Wagner, qui ne colle que trop bien à Trier je trouve, les gens jugeant sa musique trop pompeuse, trop riche et complexe, incompréhensible, voir prétentieuse. J'ai donc laissé passer cette introduction lourdement, en étant déjà fatigué par l'atmosphère proposée, très semblable à celle de l'introduction d'Antichrist, tout aussi sublime et exaspérante à la fois.
Arrive ensuite le premier chapitre, changeant soudainement d'atmosphère. On assiste à une fête de mariage. La caméra est tremblante, portée sur l'épaule, alliant zoom et dézoom, et avancées instables. Ce visuel m'irrite, m'agace, m'énerve, et je sais pertinemment que c'est volontaire. Ah je déteste ce Trier !
Puis, petit à petit, de fil en aiguille, une sorte de lenteur psychédélique s'installe, un pouvoir sensoriel se créé, la réalisation devient finalement une signature, un trait de caractère singulier et hyperréaliste. L'environnement prend place, les situations s’enchaînent sans but précis, sans scénario concis, juste pour la beauté de l'art et l'étalage d'un personnage instable, à l'image de la réalisation, sensible et agressif, à la fois détestable et pourtant attachant par sa fragilité. Une dualité des sentiments se met en place, la psyché humaine dans toute sa splendeur, entre cruauté et sensibilité. Le bonheur n’est jamais acquis, il n’est que passager, et la condition humain reprend le pouvoir, la mort est une fatalité. Là encore, j’ai bien retrouvé Lars Von Trier dans son grand pessimisme, seulement ce mal être est pour une fois d’une beauté sans nom.
Cette première partie du film se déroule presque en temps et en heure, le spectateur étant enfermé dans cette triste fête, empreinte de mélancolie et de détresse, comme lorsque l’on est invité chez des amis et que l’on ne trouve pas sa place, on ne se sent jamais aussi seul que lorsque tout le monde autour de vous est heureux. Le bonheur semble être une obligation, et vous n’avez pas le droit de ne pas sourire.
La deuxième partie s’ouvre, l’intrigue faisant peau neuve, le spectateur sortant de cette éprouvante virée festive, d’une grande poésie mais d’une mélancolie incommensurable. Le duo, et en même temps duel, Gainsbourg/Dunst est plus qu’admirable. Les actrices sont sublimes, dégageant une certaine nonchalance pouvant les rendre très vite ennuyeuses mais qui fait finalement tout leur charisme, à l’image du film dont la lenteur est insupportable pour les uns et de toute beauté pour les autres. Une nouvelle intrigue se hisse petit à petit, sans pour autant créer d’inégalité au sein du film, la poésie du tragique est glorifiée, le conditionnement humain est exposé dans son plus simple appareil, la peur de la mort, la peur de mourir seul, non seulement la peur de mourir mais surtout la peur de ne plus vivre, une vie que l’on aura pourtant toujours détesté. L’idée seule est tellement triste qu’aucun pathos, aucune mièvrerie n’est nécessaire pour créer une proximité avec le spectateur. L’émotion est pure, sans artifice, sans musique, sans cadrage travaillé, tout semble spontané, vrai, authentique, tristement humain.
Le film se termine par cette sublime apocalypse dont personne ne sort vivant. Non, je ne suis pas en train de spoiler la fin du film car la mort est son essence même, une autre fin n’aurait pu être pensée, toute espérance sur la vie des protagonistes n’aurait été qu’illusion. La planète nommée Melancholia s’écrase donc, le message ne peut être plus clair : La mort arrive, la mélancolie l’emporte et l’homme n’a d’autre moyen que de nier son déterminisme jusqu’au bout (d’où la création de la cabane imaginaire).
Au final, une œuvre lyrique aussi détestable qu’admirable. Ma critique n’a que très peu d’importance, car ici, tout n’est qu’émotion, une question de sensibilité, de sensorialité. Et le sensoriel ne s’explique pas, il se vit simplement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2013
Film d'une beauté absolue à la limite de l'insoutenable, comme d'habitude chez Lars Von Trier avec une Charlotte Gainsbourg époustouflante et le reste de la distribution à l'unisson. Chef d'oeuvre.
Jean-Miche L.
Jean-Miche L.

4 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2013
Les images sont superbes. Le jeu des acteurs tout en retenu éclate à la toute fin comme souvent chez ce réalisateur. C'est pour moi le meilleur film de Lars Von Trier enfin sorti de ces dogmes contraignants pour cette fois utiliser les images de synthèse avec parcimonie et intelligence.
QuelquesFilms.fr

366 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2013
La séquence inaugurale, constituée de tableaux artificiels, aux éclairages et aux ralentis étranges, mélange de kitscherie, de romantisme et de symbolisme, laisse une impression poétique unique. Ce n'est pas spécialement beau, mais c'est plastiquement fascinant. Lars von Trier se projette aussi dans l'espace, pour un ballet cosmique sur fond de musique classique (Wagner, Tristan et Iseult). En matière de space opera, Melancholia est à la destruction de la Terre ce que The Tree of Life est à sa création, les deux films ayant été présentés en même temps à Cannes en 2011. Le réalisateur danois oppose au panthéisme et à l'humanisme du réalisateur américain un nihilisme et une misanthropie sans fond. Il commence donc par nous annoncer en grande pompe, dans une sorte de jouissance grandiose et libératrice, la fin du monde, avant de proposer un flash-back. Petit retour sur les derniers jours de l'humanité, par le prisme d'un portrait de groupe, réuni pour un mariage dont le fiasco va révéler différentes tares du genre humain. Autour d'une mariée dépressive et perdue, maternée par une soeur qui l'aime et la déteste, gravitent une mère aigre et vacharde, un père jouisseur et fuyant, un employeur qui ne voit dans son employée qu'une machine à produire des slogans publicitaires, un beau-frère qui ne pense qu'au fric... Lars von Trier se lance dans un jeu de massacre, façon Festen, assez amusant, même s'il est gratuit. Cela suinte un mépris qui va aboutir, dans la seconde partie du film, à la justification de la trame et de sa conclusion : en gros, l'humanité est pourrie jusqu'au trognon, elle mérite sa destruction. Bon, c'est tout de même un peu court et pas très nuancé. D'autant qu'une fois son message apocalyptique formulé, l'auteur ne semble plus trop savoir quoi faire de son intrigue. L'attente du cataclysme est longuette, proprette et un peu vide de substance. Seul le lien entre la planète Melancholia et la mélancolie de la mariée est assez troublant, notamment grâce à Kirsten Dunst qui, depuis Virgin Suicides, est l'actrice idéale pour exprimer la dépression et la tristesse. Sinon, malgré les pleurs du personnage de Charlotte Gainsbourg et la dimension de film catastrophe, le drame laisse assez froid ; on ressent peu d'émotion, peu de compassion. On a presque hâte d'en finir. Et là, on rejoint probablement la philosophie du réalisateur !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 octobre 2013
Le film commence avec des scènes à la photo sublime, tourné en Slow Motion, avec un rendus complètement surréaliste. Puis le film se divise en deux parties : la première dépeint une Kirsten Dunst (quel talent) comme un déchet pathétique irrécupérable dans une bourgeoisie sans plaisir ; et la deuxième, en mettant en avant la peur jouée par Charlotte Gainsbourg, on se surprend à tomber dans une abime de suspens apocalyptique. D'abords le dégoût puis l'angoisse, le tout teinté de tristesse, voilà une vision bien particulière de la mélancolie ! Malgré les lenteurs, malgré l'absence de motivation, ce diptyque est le chef-d'oeuvre de Lars von Trier, qui nous emporte bizarrement dans la glissade d'un naufrage cosmique tant la beauté de la narration attise le côté provocateur de l'histoire.
MC4815162342

455 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Après un revisionnage une nouvelle critique s'impose.

"Que ce film est chiant", c'est ce que beaucoup de gens disent, et moi je n'ai qu'une seule question quand je lis/j'entend ça: "A quel moment ?".
Sincèrement je n'arrive pas à cautionner ceci, je peux comprendre où les gens s'emmerdent mais je n'arrive pas à cautionner, pour moi il est impossible de m'ennuyer devant une telle oeuvre, même si j'essayais de le faire exprès j'aurais du mal.
Le film est tellement maîtrisé, tellement parfait sur tous les plans que je ne peux m'ennuyer devant, la lenteur n'est pas une excuse, si l'histoire est construite et intéressante la lenteur n'enlève rien, j'ai plus vite fait de m'ennuyer devant un film con et nerveux qu'un film magnifique et lent.

Bref.

Deux ans après le choc que fut "Antichrist" Lars Von Trier revient avec un nouveau genre dans sa filmographie: la science-fiction, un choix judicieux et intéressant surtout quand un homme aussi intriguant que Von Trier est derrière.
C'est vrai que quand on a vu "Dogville", "Dancer in the Dark" ou un autre film du Danois on se demande bien ce qu'il va pouvoir faire avec le sujet de la fin du monde et la mélancolie, il est évident que Lars ne partira pas dans la direction des blockbusters habituels sur la fin du monde, ici nous n'aurons pas de tremblements de terre, de scènes surréalistes en pagaille ou d'autres trucs bien clichés, non, c'est inconcevable avec un génie derrière le scénario.
Ici c'est vraiment le coté humain qui prend le dessus, et surtout la complexité de l'humain, la mélancolie comme laisse présager le titre est le sujet fort du film, le personnage de Justine venue chez sa sœur pour son mariage débute normalement et peu à peu sombre dans une mélancolie très avancée et plus qu'étrange, son personne est très difficile à cerner voir même quasiment impossible à cerner, ce qui est très certainement voulu, à ses cotés se trouve Claire sa sœur qui s’inquiète fortement à cause du passage d'une planète inconnue aux abords de la terre, va t-elle heurter la terre ou non ?
C'est un peu vite résumé mais inutile d'en dire plus, autant vous laissez découvrir le film.

Etant un grand grand fan du monsieur Von Trier je n'ai pu qu'adorer sa maîtrise sur ce film, en plus d'un scénario passionnément complexe et captivant il nous offre comme à son habitude une mise en scène hors du commun, chaque scène est d'une justesse épatante, le film dispose d'une réelle ambiance qu'on ne verra jamais ailleurs, de toute façon chaque film du monsieur est une expérience à part entière.
Par dessus des décors restreints puisqu'on est quasiment sur du huis clos dans ce manoir en bord de mer et ces images époustouflantes du à des effets spéciaux et une photographie sublimes nous disposons d'une musique envoûtante et presque mystique, nous retrouvons également pour la réalisation la caméra à l'épaule que Lars chéri tant et surtout qu'il maîtrise tant, il n'exagère cependant pas dessus comme il a pu le faire auparavant, et même si l'atmosphère du film très stylisée et esthétique se marierait plus avec des plans fixes Von Trier s'est tellement y faire que sa caméra à l'épaule rend le tout encore plus saisissant.

A l'instar de son précédent film "Antichrist" il nous balance en début de film des plans au ralenti d'une beauté éblouissante, certains ont eux du mal à entrer dans le film principalement à cause de ça, moi au contraire ça m'a carrément mit dans l'ambiance, ces plans sont si subjuguant qu'il est impossible de pouffer devant.
Tout comme le film de toute façon, parfait de bout en bout et qui se clôt par une fin indescriptible, une expérience que seul Lars Von Trier pouvait nous offrir, d'ailleurs pour cette expérience fascinante il réuni du beau monde: les superbes Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg en tête, accompagnés par Kiefer Sutherland, John Hurt, Brady Corbet, Charlotte Rampling, Jesper Christensen, Alexander Skarsgård et bien sur les amis Stellan Skarsgård ainsi que Udo Kier, autant dire qu'il s'est régalé le Lars.

Film donc troublant, captivant, unique, complexe, passionnant et écrit avec génie, les effets spéciaux n'en font jamais trop, ce n'est qu'une planète bleue que l'on nous propose mais c'est tellement beau, tellement spécial, tellement intriguant que ça donne à l'histoire un coté indéchiffrable, une dimension inédite.
Non sincèrement Lars Von Trier fait une fois de plus très très fort, remarquable Mélancholia et chef d'oeuvre de plus à la longue liste du monsieur.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

175 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2013
Le réalisateur danois réunit érotique et film post-apocalyptique sur le thème de la fin du monde autour d'un mariage qui tourne au drame sans précédent avec la sublime Kristen Dunst , le talentueux Kiefer Sutherland de la série TV 24 heures chrono , sa muse la frenchie Charlotte Gainsbourg, la frenchie Charlotte Rampling , le légendaire John Hurt, le suédois Alexander Skarsgard, le suédois Stellan Skarsgard , l'allemand Udo Kier , le danois Jesper Christensen !!!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 octobre 2013
L'histoire en elle-même est pas mal, mais quelque chose dérange dans la réalisation.
Un mauvais montage ? Une trop grande demande de réflexion, d'analyse pour nous autres de la classe moyenne intellectuelle ? Les gros plans prolongés avec plus ou moins de jeu sur les flous ?
A moins que ce soit la caméra à l'épaule... Autant elle plonge dans l'action dans les scènes de batailles, de courses poursuites, etc ; autant elle est gênante dans les films d'auteur (au sens péjoratif du terme).
Bref, un film lent/long qui s'adresse aux passionnés de films d'auteur ou de Lars Von Trier.
Claude DL
Claude DL

127 abonnés 1 957 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2013
Voilà le type même de film pas vraiment notable, car totalement hors des sentiers battus. Est-ce un film sur la dépression, comme semblent l'affirmer les actrices dans une interview ?. Est-ce une oeuvre philosophique sur le pourquoi du comment de la vie et de la mort ? Est-ce simplement une oeuvre d'art personnelle ? En fait, sans doute un peu de tout ça, et le réalisateur multiplie les interprétations possibles. En tout cas, et c'est ce qui motive ma note, un visuel assez extraordinaire assorti de l'accompagnement de la musique de Wagner, le tout est au final assez perturbant. Un cinéma pas accessible à tous mais que je ne regrette pas d'avoir visionné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mai 2014
Mon film favori à l'instant où j'écris ces lignes. Narrant l'histoire de deux soeurs, Claire et Justine, le film opère un long crescendo, un véritable opéra vers la fin du monde. Tandis que la mélancolie atteint de plus en plus profondément Justine, la planète Melancholia approche de la Terre, et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Elle est là, la force principale du film : montrer frontalement le désespoir latent, insidieux, menant à l'auto-destruction, hyperboliquement étendu à la fin de la vie de tout être.
Grandement assisté par les performances géniales de Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, par la mise en scène tantôt retenue (due à une application exemplaire du Dogme 95), tantôt empreinte d'un baroque grandiose, par la symphonie Tristan und Isolde de Wagner, au delà de tout qualificatif, utilisée parfaitement de manière exclusive et répétée, par la psychologie TRES fine de chaque personnage, par les rapports entre les deux soeurs, par... la fin (meilleure scène de l'histoire du cinéma à mon sens...) : le film est un véritable chef d'oeuvre, terrassant, fascinant, complexe, terrifiant mais sublime, mélancolique mais lumineux. Inoubliable et hantant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 août 2013
Un vrai sens du cinéma tant au niveau de la mise en scène, que du cadrage ou encore du rythme. Le tout pimenté par un excellent casting et une ambiance surprenante! Quoi que l'on pense de Lars Von Trier, c'est un cinéaste talentueux!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 août 2013
La première image est saisissante. Une pluie d’oiseaux morts qui tombent littéralement sur le sol. Au centre de l’écran, le visage de Kirsten Dunst, plus déprimée que jamais, incarne avec grâce le personnage de Justine. Justine dite « la mélancolique », celle qui a du mal à trouver sa place dans le monde qui l’entoure... La suite sur Vivons curieux !
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