Pas grand chose à dire, juste :magnifique et extraordinaire ! Tout n'est que recherche sur l'image et sur l'émotion. Mon premier Lars Von Trier et certainement pas mon dernier.
Ma note ne signifie pas grand-chose, car ce Melancholia échappe à tout critère de notation. Déjà il faut souligner que le film est coupé en deux parties distinctes, et que toutes deux sont intenses et prenantes pour des raisons différentes. On pense à Mulholland Drive, Elephant, et à pleins d'autres films d'auteurs récents ou le découpage en deux parties est utilisé pour relancer la narration, ou pour se placer d'un autre point de vue. Dans Melancholia, ces deux parties se répondent tellement que l'on a parfois l'impression qu'il s'agit d'une seule et même scène, mais vue selon deux points de vue : celui de Justine, et celui de Claire. L'idée la plus logique est que le mariage de Justine a lieu avant la deuxième partie, la partie fin du monde. Mais quelques petits indices peuvent nous faire pencher vers une interprétation contraire. Bref, arrêtons les hypothèses, et concentrons nous sur les qualités du film. Visuellement, c'est une claque à chaque instant. La prise de lumière, notamment dans la partie mariage, est admirable. Bien sûr, notre ami Lars joue à Parkinson avec sa caméra, mais c'est peut-être ce mouvement perpétuel qui donne à la première moitié toute sa force. Elle représente sans doute l'esprit mouvementé de Justine (en effet, dans la partie Claire, la caméra bouge à peine). Certains plans sont absolument sidérants (voir ceux du début) et laissent une telle empreinte en nous que l'on suit le film dans un état second, sans ressentir les longueurs (et pourtant il y en a!). Mais ce qui donne toute la force du film, c'est que cette fin du monde peut être vue de plusieurs manières. Justine est mélancolique, on peut donc penser que c'est sa planète qui vient heurter la terre, et vient contaminer Claire et son fils qui, eux, ne sont pas mélancoliques, ni dépressifs. La peur de la fin du monde se double d'un drame familial si intense que le spectateur finit par suffoquer. C'est d'ailleurs la limite du film. Von Trier nous prend clairement en otage, il nous plonge dans son esprit dépressif... Et il nous montre que les dépressifs sont les meilleurs, en quelque sorte. Puisque Justine accepte sereinement la fin du monde, alors que Claire fait tout ce qu'elle peut pour l'éviter. A la fin, Justine triomphe. J'ai donc trouvé cette fin assez ambiguë, en plus de traîner sérieusement en longueur. Melancholia est donc un film à la fois génial et détestable, mais surtout génial.
Je ne comprends pas l'engouement qu'a suscité ce film. Certes c'est du "Lars von trier", certes il y'a plein de références (référence flagrante à Ophelia sur l'affiche du film et le titre "melancholia" qui rapelle un poème de victor hugo ) mais qu'est-ce que c'est long/lent et déprimant. Et puis les personnages sont d'un ennui, Charlotte Gainsbourg n'a aucun charisme; tellement que j'ai troué la première partie moins ennuyante que la deuxième. Le seul point qui m'a intéressé dans ce film, c'est les diférentes interprétations qu'on peut en faire. Bref, je vous conseille de regarder "The tree of life" qui est beaucoup plus optimiste, et vous n'aurez pas l'impression d'avoir perdu 2h de votre vie.
Je suis souvent resté sur ma faim devant les films de Lars Von Trier, trouvant toujours quelque chose à redire sur ci ou ça , ici et là... Du coup j'ai jamais vraiment compris qu'on puisse crier au génie... Jusqu'à Melancholia. Il faut bien une première fois. Je pense qu'il va s'imposer sur la durée comme un monument du 7ème art et dans le même temps comme le plus grand film de son réalisateur.
Bon après avoir été déçu une première fois et avoir arrêté le film à la moitié , je me suis forcé à regarder la seconde partie au vu des bonnes notes attribuées à ce film. Et j'ai bien fait finalement.
Un film très déprimant et énervant dans le bon sens du terme. La première partie est très longue , assez ennuyante. La seconde partie est l'inverse , et enfin on parle de cette fameuse planète. Je suis mitigé donc je vais mettre 2,5/5
Melancholia raffine une vision du monde désenchantée avant l'apocalypse et reflète l'état psychique actuel du monde. Certes la première partie un peu lourde, elle reste néanmoins utile au film. Elle met en scène le mariage de Justine et son comportement qui nous permet une observation de notre réalité quotidienne. La deuxième partie est accablante. On rentre complètement dans le film, on est suffoqué, étouffé par le danger, on aimerait agir, crier pour aider les personnages. En vain, avec la lenteur du film, on assiste tout doucement à la fin du monde qui est dépressif nihiliste (ce n'est pas un spoiler, il faut vous attendre à ça avant de regarder le film). A vrai dire, à la scène finale, je n'avais pas du tout envie d'y assister. La peur m'avait envahi. Le film est visuellement très beau, les personnages sont magnifiques, c'est un film type "le calme avant la tempête" en version longue. Après, les avis de mes amis sont très départagés, on aime ou on n'aime pas. Mais une chose est claire, c'est du vrai cinéma.
Une vision intéressante de l'apocalypse avec des jolies scènes d'effets. Mais crier au génie ici parait tenir de l'escroquerie. K Dunst est formidable / C. Gainsbourg pas du tout. La manière de filmer une horreur intolérable, dans une autre époque le réalisateur aurait été pendu. Pour le reste on s'ennuie ferme et ce n'est pas intéressant, le côté extralucide est survolé contrairement au côté dépressif.
Je l'ai regardé dans la lignée de Take Shelter et je n'ai absolument pas été déçu. C'était mon premier Lars Von Trier et il m'a donné envie d'en voir plus. L'ambiance pèse des tonnes tout au long du film, le fardeau final arrivant lentement à sa destination, ce qui rend les scènes encore plus fortes de sens car elles seront les dernières pour les personnages. Excellent.
Somptueux. Un film profond, sombre et envoûtant. Le prologue de sept minutes, lent, lumineux et magnifique plante le décor, marque de fabrique de Lars Von Trier. Puis le film divisé en deux parties, se concentre sur deux sœurs, Justine et Claire, dont la première souffre de mélancolie, forme aggravée de dépression. Pendant ce temps, la planète Melancholia s'approche doucement de la Terre. Un concept très particulier qui relève du fantastique et de la psychologie humaine. D'ailleurs, on observe un parallèle entre la mélancolie de Justine et le fait que l'énorme planète se rapproche peu à peu de la Terre. Comme si Justine était l'incarnation terrestre de Melancholia, comme si celle-ci, à mesure de son approche, envoyait de mauvaises ondes qui aggravent la maladie de la jeune femme. On notera la performance incroyable de Kirsten Dunst et le jeu merveilleux de C. Gainsbourg.
Un film à voir plusieurs fois pour comprendre tout son sens.
Comme pour Antichrist, Lars Von Trier introduit son film par des séquences tournées en Phantom à plus de 1000 images secondes. Ces images qui sont un sommaire du film montrent au spectateur qu’il ne doit pas se focaliser sur la façon dont se déroule le film, le spectateur doit voir autre chose que ce qui nous est montré. Il doit voir au-delà des images. Comme dans quasiment toutes ses productions, Lars Von Trier découpe son film en plusieurs parties, une première intitulée Justine (Kristen Dunst) et une deuxième intitulée Claire (Charlotte Gainsbourg). La suite de la critique ici:
Mélancholia : Film de science-fiction très à part, bon c'est du Lars von Trier donc on pouvait s'y attendre. Histoire magnifique à la limite du génie. Ça ne plairas pas à tout le monde mais bon. La première partie est un peu longue et je n'ai pas vraiment trouvé son sens (peut -être pas tout compris) mais la seconde moitié rattrape le coup en nous offrant un aspect apocalyptique plus vrai que nature. L'idée même est effrayante. Après l'aspect dépressif du film et surtout des personnages pourrait déplaire à certains mais moi j'ai très bien accroché, ébahit du prologue époustouflant jusqu’à la fin. Film à voir au moins une fois.
On n'a jamais vu la fin du monde filmée comme ça. Lars Von Trier renouvelle le genre, et signe un film réussi dans lequel les actrices (Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg) sont tout simplement excellentes. Et même si l'on ne comprend pas toujours ce que Lars Von Trier a en tête, on ne peut en aucun cas remettre en cause son talent de réalisateur. Superbe !
Lars Von Trier avec Mélancholia nous offre une œuvre certes poétiques mais tout de même inégale et parfois ennuyeuse. La première partie du nom de met en place un premier malaise et les premiers doutes sur la planète Mélancholia et forcément centré sur le comportement de Justine (Kristen Dunst) qui au fur et à mesure du la première partie change jusqu’à aboutir à un sabotage de son mariage et de sa vie sentimentale. Et on ne comprend pas tout de suite pourquoi Justine n’attache plus d’importance à sa vie qu’elle avait mis tant de temps à construire et qu’elle détruit en une nuit… La réponse sera apporté au sein de la deuxième partie du nom de Claire, étant la sœur de Justine. On suit en effet la vie de château de Charlotte Gainsbourg avec sa famille parfaite et son mari rassurant mais rythmé par la descente aux enfers au début inexpliqué de sa sœur… Réponse apporté par le fait que Justine est en fait une sorte de médium ou tout du moins aurait le pouvoir de voir l’avenir et en fait sait comment toute cette histoire se finira et malheureusement pas par une bonne note. Malgré toutes ces belles scènes, une super bande son et une histoire attrayante, la première partie du film reste assez ennuyeuse, la deuxième plus intéressante mais à toujours du mal à convaincre, pourtant servis par un casting prestigieux et talentueux. C’est dommage car cela aurait pu être surement mieux réussi. Mais il faut tout de même noter la magnifique scène de début et de fin qui sont les deux grands atouts du film.