Lars Von Trier revient en force avec cette réalisation passionnante, complétée par le talent d'actrice de Kirsten Dunst, tout comme ses acolytes Sutherland & Gainsbourg. "Melancholia" nous propose une fin du monde imminente, mise en scène à la perfection sous une histoire touchante, pour nous tenir en haleine d'un bout à l'autre. L'approche est extrêmement talentueuse, et nous transportera aisément dans cet état d'esprit où tout espoir d'avenir est désormais réduit à néant. Un magnifique long-métrage qui nous fera découvrir une fin du monde bien plus originale que d'ordinaire, de quoi conserver par la suite un souvenir impérissable de ce "Melancholia".
Un film emplit de références à l'histoire de l'art. Un tonalité hyper pessismiste dans une esthétique superbe. Une atmosphère penible voire ennuyeuse en première partie. On percoit une forte critique des milieux argentés. Egalement une critique de la famille et des rapport humains qui induisent une perte de repère, de l'égoisme, de l'insensibilité, de la violence, de la tristesse et du desespoir. Une atmosphère angoissant, oppressante en deuxième partie. Dans une ambiance "fin du monde" les personnages font face à la dure réalité de leur destin funeste . Le pouvoir et l'espoir sont réduis a un fil de fer relié à un batônnet. L'homme et sont insignifiante importance. Les images m'ont marquées. Au passage, celles vues en salle étaient différentes de ce qu'on trouve sur le web. Plus détaillées. Plus impressionnantes.
Immense déception que ce film !! Moi, pourtant grand fan de Lars von Trier !! Qu'est ce qui a bien pu lui prendre ?!!
Résumons : le film se constitue d'une première partie plutôt rythmée, bien dans le style typique de Lars, où l'on assiste au mariage de Kirsten Dunst. Les personnages sont mesquins, la noirceur est au rendez-vous et l'on s'amuse bien à suivre ces destins qui se croisent, même si l'on se demande où cela va nous mener. Puis arrive une seconde partie, excessivement longue, où rien ne se passe, où les acteurs font du sur place tandis que le scénario n'avance pas. Il n'y a aucun rebondissement à partir de la fin de la première demi-heure; tout est dit - la planète Melancholia va heurter la Terre - et plus aucune surprise il n'y aura. C'est triste de penser que Lars, capable de fournir des scénarios si riches, si émouvants et si subtils dans leur analyse des relations humaines, s'est contenté ici de livrer un caprice de réalisateur-star : il se fait plaisir à construire ses marionnettes - un tord qu'on pouvait déjà lui trouver dans Dogville - il s'amuse bien à dessiner cette société pourrie, puis il laisse tout tomber, ne finit pas son scénario et filme la même maison pendant une heure et demie. Récompensée à Cannes, Kirsten Dunst n'a rien d'exceptionnel, et Charlotte Gainsbourg est très quelconque malgré son rôle intéressant.
Bref, c'est une sorte de tarte esthétique : tout est misé sur des images plutôt travaillées, mais il n'y a pas de quoi décrocher la lune. A vrai dire, l'affiche suffit à résumer le film, de même que ce prologue vaseux où Lars dévoile toutes ses cartes, montrant les seules images vraiment intéressantes du film - ou plutôt, non : ce que le film aurait pu être s'il avait été intéressant.
C'est paradoxal donc, puisque Lars se retranche sur une sorte de "film d'image", une tarte esthétique où le scénario importe guère, alors que c'est justement ce qu'il a complètement répudié avec les précèptes du Dogme, en 1995. Le style - caméra à l'épaule - ne colle pas du tout avec l'enjeu du film. Comme si les frères Dardenne essayaient de faire un film esthétique avec leur caméra qui se balade dans tous les placards... Ca sent la flemmardise, et c'est dommage vu le talent de Lars et le potentiel du film.
le dernier Lars Von Trier me laisse un peu perplexe. S'il est vrai que les personnages sont bien écris (comme toujours chez Von Trier), on a du mal à se laisser porter. Les névroses, l'angoisse et l'espoir sont les clés de voutes de ce film où les questions existentielles sont traités avec lyrisme. Si Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg et le casting 20 carras sont dirigés d'une main de maître, j'ai eu du mal à rentrer et à me sentir completement envouté comme lors de ses précédents films. 12/20
Une séquence inaugurale aussi léchée et vide qu'un film publicitaire pour une marque de luxe, une cascade de stéréotypes (Charlotte Rampling en femme désabusée et aigrie, Dunst évoluant dans un registre habituel, et à présent lassant, de dépressive - dépression qui l'habite par ailleurs dans la vraie vie!)... D'une idée force (formaliser au plan filmique et esthétique la mélancolie), Von Trier a produit une oeuvre minuscule, dont la grandiloquence ne fait hélas que souligner, par contraste, la vacuité. Terrible en effet ! Dans la mauvaise acception du terme...
L'apocalypse selon Lars von Trier. On ne retrouve pas l’irrévérence du cinéaste pour un film plus convenu sur la dépression de 2 soeurs. Passé la première demie heure, ennuyeuse, le film est vraiment sauvé par l'interprétation de Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, tour à tour dépressives inversement à l'approche de la comète. Quant aux critiques si élogieuses qu'elles évoquent le chef d'oeuvre, j'invite leurs auteurs à revoir le film en dehors de l'euphorie du festival de Cannes.
Chef d'oeuvre! L'esthétique de ce film est éblouissante, l'atmosphère époustouflante je suis resté abasourdi par cet ovni du cinéma. Captivant, on ne peut rester indifférent face à cet astéroïde, cette comète qui s'illumine dans le firmament des films quelconques. Un très très grand film, à voir sans espérance.
Ennuyant, un film fait pour les dépressifs. Je ne vois pas du tout l'intérêt d'un tel film et je veux bien qu'on m'explique comment une planète qui s'éloigne de la terre se met tout d'un coup à s'en rapprocher...
Un merveilleux bijou ! "Melancholia" aurait pu prétendre à un plus haut prix que sa Palme d'interprétation féminine pour Kirsten Dunst, même si celle-ci était totalement méritée (il en aurait même fallu une autre pour Charlotte Gainsbourg), le Grand Prix voire même une Palme d'Or ex æquo avec "The Tree of Life" n'auraient pas été du luxe (même si je trouve le film de Lars von Trier meilleur, celui de Malick était tellement ambitieux et unique qu'il aurait été inconcevable de ne pas la lui donner). Divisé en deux parties, "Melancholia" pourrait tout aussi bien constituer deux films très différents. Ainsi, "Justine", récit d'une nuit de noce tournant à la catastrophe, montre avec subtilité le décalage entre la personnalité de la protagoniste et les invités, censés être ses proches et pourtant cachés derrière un masque d'hypocrisie. Seule la mère de Justine semble aussi consciente de ce fossé mais sa mesquinerie l'empêche d'être une source de réconfort. La complexité des caractères humains est reconstituée avec brio, les personnages se présentant aux yeux du spectateur comme une galerie d'individus tous à la même hauteur, du père jovial au serviteur zélé, de l'employeur tyrannique au mari effacé. Aucun d'eux ne se ressemble, tous sont avant tout focalisés sur eux-mêmes, incapables de s'accorder paisiblement avec les autres. Lars von Trier a déclaré s'être inspiré pour cette partie de "Voyage au bout de l'enfer", et on voit bien la filiation. Certes, il n'y a pas l'ambiance de camaraderie mais l'évidence selon laquelle une réunion de famille solennelle comme celle-ci ne peut pas se révéler idéale est ici conservée, de même que l'humour triste induit par ce fait. Le tout est lié à l'immense poésie qui se dégage du domaine, gigantesque parc recouvert par la nuit et illuminé artificiellement. La beauté des couleurs est travaillée avec soin, avec le contraste entre le noir de la nuit, le jaune des lumières et le vert de la pelouse (cf. le sublime plan montrant les ballons dans le ciel). Dans ce cadre, la musique de Wagner apporte une dimension romantique et sensuelle, qui conteste un peu la mélancolie de Justine, la rendant moins palpable pour le spectateur, qui aura peut-être plutôt tendance à se laisser submerger par la beauté de la photographie. Le regard de Justine urinant sur la pelouse, perdue dans la contemplation des galaxies est d'ailleurs évocateur, attestant lui aussi avec une grande poésie que la magnificence du lieu peut toucher n'importe qui. La seconde partie, "Claire", perd en onirisme ce qu'elle gagne en mystère. Très différente de la première et pourtant complémentaire, elle fait du parc un huis clos oppressant, dans lequel les invités du mariage, tout aussi détestables qu'ils pouvaient l'être, ne sont plus présents pour apporter un certain réconfort, celui de croire en l'illusion de la normalité. Revenue à la solitude, Claire éprouve le plus grand mal à se contenir devant l'arrivée de la planète "Melancholia", l'amour que semble lui porter son mari la rassurant assez peu. Et avec raison, quand on voit la façon dont il abandonne femme et enfant, les condamnant à vivre la fin du monde. La fascination devant ces scènes montrant la planète se rapprochant fait écho à la magistrale ouverture du film et la façon dans est filmé le domaine le fait ressembler à un décor nordique propre aux opéras de Wagner. Allées symétriques, forêt luxuriante, vue sur le lac... La sensation de fatalité est en outre renforcée par les différents procédés qu'utilise le réalisateur pour isoler ce microcosme du reste du monde. Le village, qui revient régulièrement dans les conversations, restera hors-champ (la seule vision globale de l'apocalypse est d'ailleurs celle du début du film), et l'impossibilité de traverser le petit pont de pierre contraint la famille de Claire à rester emprisonnée. Ce mystère ne sera d'ailleurs jamais résolu, ajoutant à la fascination hypnotique éprouvée pour le cadre, de même que la présence du trou n°19 – et ce bien que Lars von Trier ait déclaré qu'il considérait ce dernier élément comme une simple plaisanterie. Du début à la fin, "Melancholia" ne se révèle jamais décevant, ne contient aucune scène faible et s'offre à la contemplation. On aurait certes pu attendre plus de mélancolie déprimante et moins de romantisme exaltant de la part d'un film portant ce titre, mais c'est peut-être dans cette œuvre que Justine énonce énonce avec le plus de justesse les symptômes de cette affection : la comparer à une marche entravée par des fils gris laineux est une idée incroyable et très profonde.
La première chose que je tiens à exprimer c'est que j'ai l'impression de m'etre fait floué ,soit par allociné , soit par le réalisateur .Ce film n'est pas un film de science fiction .C'est UNE COMEDIE DRAMATIQUE pur et dur et négative à souhait tout le reste n'est que artifice de science fiction pour valider son délire psychocinématographique et ratisser large en public .Tout est brumeux autour de ce film ,le synopsis ,la construction de l'histoire ,l'intention du réalisateur .Dire et estampiller mélancholia de FILM DE SCIENCE FICTION ,ca c'est de la science fiction ! pour moi.Si je me trompes et que ce film est ce qu'il prétend etre ,alors Lars von Trier est le Madoff du genre .Comptez pas sur moi pour adouber son talent surtout quand j'en suis la victime .deux étoiles quand meme ,une pour Kirsten Dunst une actrice de première ordre et une autre pour la bande musicale du film "Grandiose!".Pour le reste il y a eurocard-mastercard ,tout ce que je détestes dans un film.
Dés les premiéres minutes ce film nous met mal à l'aise. Je me suis dit je zappe ou pas et puis ma curiosité a prit le dessus,........ A mon Grand Regret !!!! Je n 'ai vraiment pas du tout accroché !! C'est un grand rien.
Si l'on survit à une première heure à l'ennui mortifère, on pourra pleinement profiter du potentiel de Melancholia dans un second acte fatalement tragique. Pompeux - Lars von Trier oblige - , Melancholia est néanmoins preuve d'une indénianle maîtrise du cinéma, son esthétique en tête. On a bien sûr droit à quelques ralentis et métaphores bien pédantes évidemment réservées aux intellectuels du cinéma - eux seuls pourront apprécier - mais à vouloir trop en faire, von Trier provure à son film une artificialité mal venue. Seules Dunst et Gainsbourg parviendront à nous faire oublier que Melancholia n'est pas un hymne à la gloire de l'illustre von Trier mais qu'il s'intéresse - peut être - à son public. Dommage car la deuxième partie du film se montre plus réussie, si toutefois vous avez le courage de patienter jusque là. Un bon film malheureusement noyé dans la salive d'un réalisateur prétentieux.
Que dire ... "la vie humaine est mauvaise" résume surement les pensées de l'auteur à l'égard de nous humbles contemporains qui ne pouvons nous raccrocher à rien car "nous sommes seul dans l'univers"... Pour preuve les propos d'une fille perdue ... qui semble suffisamment crédible pour LVT pour justifier son film ... Quel perte de temps qui va ravir les pseudos intellectuels du cinéma ... misère misère ...
Avec Lars Von Trier, il n'y a pas de surprise, pas de tromperie sur la marchandise. Il déteste l'être humain, et ne s'en cache pas. Justine déclare d'ailleurs: "La vie est mauvaise". On ne peut pas être plus clair. Et en plus, nous sommes seuls. Ça, Justine en est sûre, et la preuve c'est qu'elle arrive à savoir combien de haricots sont contenus dans un bocal, un peu comme Dustin Hoffman 25 ans avant (mais avec des allumettes). Donc, et comme d'habitude, LVT se complait dans ce qu'il sait faire de mieux: filmer des êtres humains aux abois, qu'il méprise et dont les malheurs semblent être pour lui une source inépuisable de plaisir. Ainsi, un mariage ne peut pas tenir plus d'une soirée, puisque la mariée (Justine) va se taper le premier inconnu venu sur une pelouse de golf après s'être refusée à son mari. La mère (Charlotte Rampling) est une nihiliste du meilleur goût, qui envoie chier dans un même élan sa fille, son mari, les conventions et l'humanité tout entière. On retrouve Justine un peu plus tard, à l’état d’épave humaine. Elle dort nuit et jour, n’a même plus assez de forces pour se laver, et semble ne (plus) tenir à rien. Et puis, la fin du monde arrivant peut-être, elle se métamorphose : sentant cette vie mauvaise et stupide prête à s’éteindre, on la sent revivre et se réjouir de cette apocalypse programmée. Elle devient dure, odieuse, sadique : comme tout être humain selon Lars ? Il ne reste plus qu’à filmer l’angoisse et la terreur des différents protagonistes pour qui (ah les idiots ou les simples d’esprits !) l’éventualité de la fin du monde n’est pas une si bonne nouvelle que ça. Et la tentative de Justine pour réconforter l’enfant est une incongruité totale au vu de son caractère, puisqu’elle n’a aucune compassion pour lui, pas plus que pour les autres. Sinon, c’est bien filmé et bien joué, mais il faut se farcir par contre 2h de logorrhée symphonique sur fond de planètes et de fonds d’écran cosmiques. On dirait du Malick période « Tree of life », indigeste au possible. Bref, un cinéma nauséeux, dans la lignée de Dancer in the dark et d’Antichrist, qui ne pouvait que réjouir les critiques des Inrocks et de Libération. La boucle est bouclée !