Melancholia
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1 192 critiques spectateurs

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Gérard Delteil
Gérard Delteil

263 abonnés 2 098 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2012
Photo superbe, mise en scène impeccable, une pléiade d'excellents acteurs même dans les seconds rôles. Néanmoins, même si Lars Von Trier parvient par moment à créer le malaise et à nous entraîner dans son univers, ce film est très lent et très long et, par moments, on s'ennuie ferme - du moins je me suis ennuyé personnellement. De plus le propos est assez confus : l'approche d'un astre modifie le comportement humain ? Si c'est cela que Lars Von Trier a voulu nous dire, ce n'est guère passionnant. Ou bien, à l'approche de la mort, les caractères se révèlent : ceux qu'on croyait les plus faibles deviennent les plus forts... Cette philosophie de comptoir m'a laissé complètement indifférent.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 août 2012
Le film est scindé en 2 parties. La première partie suit Justine lors de son mariage et la deuxième partie est plutôt centrée sur Claire, la sœur de Justine. En fait, le film aurait dû être scindé en 8 parties de 15 minutes et il aurait fallu regarder une seule partie par jour. Dans ces conditions, le film aurait paru moins ennuyeux. Melancholia a au moins un avantage. Après visionnage, on se rend compte que The tree of life est finalement très réussi, bien plus consistant que ce film creux et vide. C'est un peu comme lorsqu'on essaye la taille du dessous juste pour s'assurer que c'est la bonne taille qu'on avait choisi. Et définitivement, Lars Von Trier taille vraiment trop grand.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 juillet 2012
Pfffff, quel ennui mais quel ennui !!!!!!
Voila un film inutile, insipide et d'une longueur mortelle. Il ne se passe rien, mais rien du tout !!
2 heures a regarder les va et vient des personnages. Enfin, 2 heures pour ceux qui ne craquent pas avant ! Pour ma part, j'ai craqué au bout de 40 minutes !
J'ai vraiment du mal a comprendre les critiques élogieuses ! Perso, j'ai juste perdu ma soirée !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juillet 2012
Voilà un film dense, lourd, pesant et captivant. Il peut paraître lent ; le prologue peut en décourager plus d’un et pourtant, les premières images sont des tableaux vivants remplis d’émotions ; à cela s’ajoute la musique de Wagner. Celle-ci, grandiloquente, voire épique, nous écrase de mélancolie de ses notes symphoniques. Tableaux vivants disais-je, mais tableau réel aussi ; Lars von Trier filme un tableau ( de mémoire) où l’on devine des villageois dans la neige à travers quelques branches d’arbre, lesquelles perdent leurs feuilles ! Les premières images de Lars von Trier, un cheval qui s’écroule, une Kirsten Dunst laminée de tristesse, n’augurent rien de bon ; mais il ajoute à sa mise en scène, un tableau, dont la peinture, en principe figée pour l’éternité, où il imagine que des feuilles tombent. Le prologue nous saisit d’emblée, il n’y a pas de round d’observation. C’est déjà et tout de suite captivant. Pourtant, dès les premières images de la partie « Justine », il nous amuse avec une limousine incapable de manœuvrer sur une petite route de campagne. Et là, on découvre le visage radieux de la mariée, Justine, jouée par Kirsten Dunst. Arrivée en retard à son mariage, on fait la connaissance de sa sœur Claire, (Charlotte Gainsbourg) ; celle-ci semble avoir la tête sur les épaules, elle dirige, elle oriente, elle semble plus responsable que Justine. Et ça se vérifie en avançant dans la nuit de son mariage : Justine n’est pas capable d’être heureuse. Elle sombre dans une dépression qui se confirmera dans la deuxième partie avec « Claire » et la planète Melancholia ne fera qu’aggraver les choses et nous renverra au prologue. Et pourtant, renversement de situation entre les deux sœurs : ce huis clos verra contre toute attente, Justine faire preuve de sérénité et de maturité devant la menace qui s’annonce parce qu'elle sait qu'il est vain de lutter, alors que Claire sera complètement perdue, complètement minée, parce qu’impuissante, parce fragile, elle se démène en vain. Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg sont toutes deux remarquables. Quant à la scène finale où elles sont réunies avec l’enfant, elle est impressionnante. Certes, les effets spéciaux n’ont rien de comparable avec les «vrais » films dits de science fiction, puisque celui-ci est catalogué comme tel -, je dirais que ce film est un conte -, mais l’effet reste impressionnant, certainement dû aux talents des deux actrices renforcées par la vision du réalisateur de sa fin du monde, et à l’accompagnement musical magistral de l’intemporel Wagner. Ce film ne vous donne pas la pêche mais il vous rend bien mélancolique, agréablement mélancolique.
scarface666
scarface666

204 abonnés 155 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2012
C'est peut être lent, mais c'est efficace !
Lars von Triers m'a empêché de dormir cette nuit là ou j'ai visionner Melancholia !
Une œuvre totalement pessimiste du début à la fin, que ce soit dans son scenario, sa musique sublimement "mélancolique" ou dans ses dialogues.
Ca commence avec une histoire de mariage qui se dégrade au fil de la soirée, ou rien de bon n'en ressort, et cela se poursuit avec l'intrigue de la planète Melancholia qui va spoiler: "normalement"
juste frôler la Terre.
On a ce sentiment de malaise durant tout le film.
Kirsten Dunst est juste magnifique dans tout les sens du terme, tant dans son rôle qu'a sa beauté naturelle.
Par cette simple réplique dans le film, elle m'a ruiné le peux d'espoir qui me restait durant le visionage : spoiler: "On est tout seul dans l'univers, il n'y a que nous !"

Par cette simple réplique, la fin du film est encore plus spoiler: horrible et presque insoutenable à regarder
.
Melancholia m'a vraiment boulversé et dérangé, j'avais l'impression de faire partie de l'histoire, et je crois que c'est cela qui m'a autant choqué.
Un chef d'oeuvre reconnu assurés pour ceux se mettront totalement dans l'ambiance et qui se poseront des questions sur le theme que le film aborde.
Nicolas V
Nicolas V

116 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juillet 2012
tres bien filmé.mais a reserver aux fans de lars von trier.pour les autres ,malgres des scenes aux styles travaillé et aux lumieres magnifiques, l'ennui les attend.de trop grandes longueures presentes dans ce film tres noir.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

169 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2012
Justine et Michael se rendent à leur propre mariage dans un superbe manoir anglais. La sœur de Justine et son beau frère lui ont préparé une fête magnifique. La mariée, un peu dépressive, est en retard ; et n’est jamais à la hauteur selon sa propre famille qui a peur qu’elle fasse tout capoter. En parallèle à ce climat oppressant pesant sur ses épaules, comme une allégorie, la fin du monde est proche… Mélancholia, une planète, menace d’entrer en collision avec la terre.
Très esthétique, mais surtout très onirique et métaphysique ; l’ambiance de fin du monde renvoie l’écho d’une famille où ce mariage raté s’apparente aussi à une vision apocalyptique de l’avenir du Justine et de la cohésion familiale. Oscillant perpétuellement entre récit concret et envolée métaphysique, Lars Von trier nous fait ressentir son état dépressif permanent en nous livrant un film OVNI proche de « Tree of life » ou « 2001… ». Florence Colombani dans le Point : « Admirable réussite esthétique, "Melancholia" est une élégie funèbre sur la fin du monde, un complément indispensable de ce long poème sur sa création qu'est "Tree of Life" de Terrence Malick. ». Curieuse coïncidence, ces 2 films étaient présentés à Cannes l’an passé et leurs atmosphères sont si proches. Ici, Lars Von trier joue de la beauté de la fin du monde dans les premières minutes ; celles-ci nous poursuivent jusqu’au dénouement final. Kirsten Dunst est parfaite dans ce film reflet de l’état psychique dans lequel se trouve notre monde.
Dans ce film crépusculaire, la première partie centrée sur la cérémonie de mariage est surréaliste et manque de crédibilité. L’ambiance est posée mais les réactions des protagonistes vis-à-vis de la jeune mariée sont souvent surprenantes. Passé cette faiblesse, même le côté quelque fois ampoulé du film n’est pas dérangeant.
A voir pour une expérience hors du commun…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juillet 2012
La planète Melancholia donne une atmosphère oppressante et angoissante au film sans pour autant rester le principal sujet : dans la première moitié du film on ne s'y intéresse que très peu si ce n'est pas du tout ; cependant plus l'histoire avance et plus nous la ressentons approcher ce qui nous torture tout autant que les personnages, jusqu'à la dernière scène qui nous immerge totalement. Lars von Trier signe une magnifique fresque fascinante et apocalyptique sur l'homme et sa psychologie. Un vrai chef-d'oeuvre.
diki2
diki2

35 abonnés 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2012
Au bout de 2 minutes vous êtes immergés avec des tableaux somptueux et la musique de Wagner . Impossible pour moi de s'en détacher. Cette fin du monde poétique et intimiste magnifiquement mise en image est éblouissante. Deux parties distinctes centrées chacune sur les deux soeurs. La mélancolie s'invite chez la mariée , symptôme d'une planète dépressive, d'une humanité dépressive, soulignée de manière métaphorique par un transit planétaire qui annonce une fin proche. La soeur s'accroche veut que la fête soit réussie, se dépense sans compter mais la mélancolie l'emportera et emportera tout : déjà la fin d'un monde , celui d'un espoir brisé net. Seconde partie, la plus poignante réussissant à faire de cette fin du monde un opéra centré cette fois ci sur la soeur qui vivra toutes les émotions humaines , du soulagement à l'espoir , de la panique à l'abandon. Une attente qui devient suspens, qui se cotoyer le rationnel et l'irrationnel et fait triompher la mélancolie comme allégorie d'une fin du monde la plus somptueuse qui m'ait été donnée à voir.. , puis enfin ce dernier plan de toute beauté qui vous emporte et vous anéantit.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 juillet 2012
Le cinéma de ce monsieur dont je tairais le nom (Pour des raisons personnelles) me tord les boyaux et me donne envie d'aller à la selle comme pour une overdose de melon. Mais là, je dois dire que je suis surprise, des images très travaillées, une lumière à la fois feutrée et inquiétante et des acteurs plutôt cool. Bref, malgré quelques longueurs et un film en deux parties distinctes qui ont, à mon sens, du mal à se coordonner, je me suis laissé attacher par les lianes de l'ambiance latente et de l'action montante à mesure que les plans défilaient.
Azahi59
Azahi59

24 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2012
Très très bon film, Melancholia s'aborde avec beaucoup de réticence pour ma part au vu des critiques négatives dont on m'avait fait part. Et bien je suis tombé de haut, car la qualité de ce film s'observe à la seconde où il commence. Les 7 premières minutes, curieuses mais somptueuses, ont forcément dues en faire hésiter plus d'un quant à la question "j'arrête ou je continue ?". Mais il est clair qu'arrêter un tel film est franchement dommage, car il en résulterait d'une grande perte. Avis aux cinéphiles.

Melancholia se distingue comme un film tragique, on sait grâce aux premières minutes que le film se termine par la mort, dramatique, au vu de l'évolution physique et psychologique des personnages, et enfin de science fiction, par l'invention totale de cette planète "Melancholia" qui s'approche lentement mais sûrement de notre petite planète.
Nous sommes servi par des effets spéciaux incroyables, d'une beauté infinie qui se fait presque autant ressentir que quand les personnages sont en extase devant, le spectacle est vraiment sublime.
Que ce soit au tout début dans l'espace ou alors lors du plan à même la Terre, les images présentées sont uniques, et magnifiques. Il résulte de ces images une mise en scène lumineuse collant avec les couleurs et ajoutant une atmosphère pesante, à la limite de l'étouffement, chose que ressentent d'ailleurs les personnages lors du passage de la maudite planète.

Les personnages, parlons en. Tous sont brillants, juste et exploitent 100% de leur capacité pour encrer au maximum à la réalité sordide à laquelle nous faisons face. L'interprétation peu habituelle de Kirsten Dunst est royale, à la hauteur de la promesse faite par l'affiche du film. Charlotte Gainsbourg apporte beaucoup également, en totale opposition à Kirsten, jouant ici le rôle de sa soeur.

Autre observation vue à l'écran : les décors. Le choix de l'espace confiné où à lieu la fiction est juste. On assiste presque à un huit clos, mais bien plus ouvert, permettant une observation dramatique continue et grandissante. Ces décors, que ce soit l'intérieur de la maison, qui est présentée rapidement afin de nous familiariser, ou alors le jardin, immense, mais si petit face à Melancholia.

Au final le film nous est présenté comme une oeuvre d'art, presque comme une peinture à de nombreuses reprises, au début mais aussi à la fin, lors de "l'affrontement final".

La mise en scène grandiose de Lars von Trier, qui peut paraître étrange est ici exposée de façon, selon moi, à donner l'illusion au spectateur d'être présent, d'assister au film, et de fait à nous encrer, nous faire découvrir de façon familière les personnages. Aussi, certains raccords entre les images sont brutaux, presque violents et j'en déduis une volonté d'appui sur le tragique, une volonté d'appuyer sur la fatalité de plus en plus imminente, à savoir la collision entre les deux planètes.
Nous avons aussi droit à une image superbe,
celle de Kirsten Dunst nue face à Melancholia, on a ici une offrande de son corps, de son âme à la mort, en quelques sortes.

Mais finalement l'aspect le plus intéressant visuellement reste l'inversion totale des trois protagonistes principaux, Charlotte Gainsbourg, qui était la soeur raisonnable, sûre d'elle, totalement contrôlée devient la plus paniquée, agissant de façon stupide au moment où la mort est la plus proche. Justine, alias Kirsten Dunst, qui joutait, elle, absolument le contraire de sa soeur, elle était totalement libre, agissant avec stupidité au départ, mais avec justesse au final, sans réflexion de la conséquence de ses actes, à l'exemple du rapport sexuel qu'elle effectue avec le jeune le soir même de son mariage. Et enfin, Kiefer Sutherland, qui était la mari confiant, sûr de lui par rapport aux conséquences du rapprochement des planètes, totalement opposé à la mort, qui finalement se la donne lui même avant même que Melancholia ne heurte la terre, et qui plus est, il se la donne, avec les médicaments qu'avait préparé Charlotte Gainsbourg au cas ou...
De quoi méditer sur le travail du scénario, tant il est riche !


L'oeuvre complète s'avère être un petit bijou, à voir de préférence en VO, car le doublage de Kirsten est moyen en français sur ce film. Mention spéciale à cette dernière pour l'obtention de son prix, largement mérité.
Honnêtement, foncez le voir.
Flex07
Flex07

103 abonnés 1 705 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juillet 2012
Kirsten Dunst est la seule (sublime) satisfaction. C'est dommage que ça ne vaille pas le coup de la regarder durant 2 heures alors que tout ce qui l'entoure est clairement en-dessous.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 août 2012
Melancholia, encore un titre magnifique. Mais bien entendu, c’est Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg qui ne font que confirmer leur immense talent d’actrice. Leur opposition d’amour/haine s’avère rapidement passionnante mais c’est dans cette étrange manipulation pour sortir Justine de sa dépression qu’on se passionne.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 juillet 2012
Un postulat intéressant, même si pas nouveau. Mais Lars Von Trier évite constamment de poser les questions qui pourraient le dépasser. Le traitement est donc dans l'opportunisme permanent. J'ai souvent eu l'impression que le réalisateur cherchait à fuir son propre film. Il se contente d'exposer une thèse dont il semble extrêmement fier, sans lui laisser quelconque liberté d'exister par elle même. Les images suintent l'autosatisfaction. Certains plans ont une esthétique correcte, mais la plupart ne servent à rien. Il manque clairement un style. Les dessins sont dans la même veine. Bien qu'agréables à voir, ils sont tout à fait banals. On sent également, tout au long du film, que le réalisateur a transposé ses propres névroses sur ses deux personnages féminins. Du coup, on sent aussi le fantasme inhérent du schizophrène, obsédé par le désir de réunir les deux entités en une seule. Mais lorsque ça finit par arriver, il est difficile de sauter de joie vu le traitement pessimiste du film. Et ça aussi, c'est un regret de plus. C'est un film triste et pas du tout libérateur. Le point de vue de Lars Von Trier est celui d'un dépressif aux croyances profondément enracinées. Fasciné par le néant, donc convaincu de son existence. Melancholia manque clairement d'un troisième personnage moteur d'espoir ! D'autant plus que le film est divisé en deux parties. Ce genre de films étant déjà bancals habituellement, ici c'est d'une lourdeur encore plus grande. La deuxième partie seule n'apporte rien car elle ne vient qu'affirmer les suspicions. Alors que la première partie fait preuve d'une ambiguïté tout de même intéressante, et pourrait amplement se suffire à elle même. Pour un film qui s'attaque aux grandeurs de l'univers, il souffre d'un gros manque d'humilité.
totoro35
totoro35

125 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juillet 2012
En toute franchise, je suis toujours resté perplexe face au mystère Von Trier, ne comprenant absolument pas son cinéma et encore moins l'homme, franchement agacé par certains partis pris (le concept de "dogme" me fait franchement chier et l'absence totale de décors dans "Dogville" m'a ruiné le film) et par le côté diva provocatrice pour festival en manque de controverse d'un cinéaste parfois limite. Chef-d'oeuvre pour certains et bouse infâme pour les autres, "Melancholia" allait-il changer la donne ? Bah non et j'en suis le premier navré. Démarrant son film sur un prologue tout droit sorti de son précédent opus, suite de tableaux photoshopés à peine dignes d'une pub Dior dont je n'ai retenu que deux superbes plans (la chute d'oiseaux, sublime !), Lars Von Trier n'a provoqué chez moi que de l'ennui poli, étirant à l'infini un récit peu emballant mettant en parallèle la dépression d'une jeune femme (Kirsten Dunst, pas mauvaise, mais vite éclipsée par Charlotte Gainsbourg) et la fin annoncée de notre chère et tendre planète, jusqu'à un final interminable. Si l'ensemble n'est pas foncièrement mauvais et se laisse suivre d'un oeil, il a réussi à me faire regretter les provocations faciles (mais parfois payantes) d'un "Antichrist" qui avait au moins le mérite d'offrir un véritable travail esthétique et de revenir aux bases de l'horreur primale malgré ses nombreux moments de branlette intellectuelle. Peu convaincu par l'histoire et encore moins par la mise en scène de Von Trier, j'ai donc passé la majeure partie du film englué dans un mystère inexplicable et absolument fascinant: mais d'où sort cette poitrine soudainement opulente de miss Dunst ?
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