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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2012
Melancholia est un chef-d'oeuvre esthétique qui nous transporte par sa fascinante beauté . Tout est maîtrisé dans ce film, il atteint la quasi-perfection et se place au panthéon des plus grands films de l'histoire du 7ème Art. Lars Von Trier, poète pessimiste, nous montre à quel point la mélancolie peut être est belle, séduisante, envoûtante... Ma Palme d'Or 2011 !
9a me fait mal de mettre une bonne note à un film réalisé par cet homme là. mais bon... Une réalisation impécable. Film prenant du début à la fin. Tous les sens sont mis à contribution. Le cinéma comme on l'aime.
PS : Lars von Trier confirme son problème avec les femmes.
Je ne vois pas l'intérêt de la 1er partie du film avec le mariage, c'est long, ennuyeux et ça n'a pas beaucoup de sens. Néanmoins le prologue fait beaucoup à "The Tree of Life". Le film commence pour moi à la partie de Claire, charlotte Gainsbourg fabuleuse, meilleure même que Kristen Dunst à qui on n'a accorder le prix à canne ( mérite ? ). Lars Von tries nous dévoile la fin du monde d'une manière magique, les 30 dernières minutes sont sublimes , émouvantes, on ressent la peur de Gainsbourg, on est oppressés, la musique n'arrangent rien ! Une fin très belle, très poétique. A voir, si on n'a le temps et la patience !
Un film vraiment bien dans son genre. Pour ma part c’est la première fois que je vois un film de ce type. Au tout début on se dit que l’histoire va être un peu ennuyeuse mais pas du tout. Le réalisateur Lars von Trier nous amène dans une ambiance assez sombre est lente mais qui est absolument fantastique. Il retranscrit absolument la définition de la mélancolie par des images et une bande sonore caractéristique de l’atmosphère. Plus le scénario avance plus le spectateur se sent proche des personnages. Il est également essentiel de parler du rôle des acteurs. Il est appréciable de voir des acteurs comme Kirsten Dunst (Mary Jane Watson dans Spiderman) et Kiefer Sutherland (Jack Bauer dans 24 heures Chronos) qui ne sont pas des habitués du genre. On peut dire que Kirsten a mérité son prix d'interprétation féminine pour ce rôle. On peut quand même faire ressortir quelques bémols. Tout d’abord la durée de la réalisation est assez longue avec ses 2h10, malgré que je ne caractériserais pas cela comme un défaut, mais il faut quand même être intéressé par ce genre de film. Le second tort que l’on pourrait lui inscrire est la fin. En effet elle est plutôt prévisible même si elle est très bien. En somme bien construit et réalisé que je vous conseille.
J'ai voulu aller jusqu'au bout.......et découvrir s'il y avait un objectif et un intérêt à supporter cette lenteur, et cet ennui permanent. Pas vraiment. L'idée était intéressante.....le scénario nettement moins.
Lars Von Trier est un réalisateur très excentrique. Mais cette fois-ci il en fait trop. Certes les images, le cadre et les décors sont d'une beauté saisissante mais pour le reste c'est ennuyeux. Le film est assez vide. Les dialogues sont quasi inexistants et l'histoire est trop floue. Certains décrocheront très vite...
Mélancholia est une peinture mortifère du monde, véritable opéra du désespoir, il met en scène deux jeune femmes apparemment opposées mais qui vont être toutes deux emportées par le même chaos. Chez Von Trier l'apocalypse est métaphorique, c'est tout d'abords la fin d'une famille. Justine (magistralement interprétée par Kirsten Dunst) représente ici la mélancolie, le désenchantement, elle est le maillon faible de la famille et ne parvient pas à se plier à la comédie social;et sa soeur, Claire ,elle ,est le symbole de la force et de la maturité. La première partie est consacrée à la soeur fragile et met en scène son mariage, avorté avant même d'avoir débuté. La scène de la limousine où Justine et son futur mari tentent de s'extirper d'un chemin boueux est le symbole d'un monde tortueux et absurde qui court à sa perte. Le mariage qui s'en suit est le théâtre de la dissolution sourde de la famille, Justine s'y perd et s'engouffre déjà dans la mélancolie et Lars von trier y dissèque la souffrance d'une femme engluée dans un mal indéfinissable. Les relations s'effritent, les faux semblant volent en éclats et le drame s'amorce. La deuxième partie se focalise sur Claire, qui mère et épouse exemplaire, va se trouver aspirée dans une fin du monde angoissante et prenante. Elle se dévoilera fragile et les rôles s'inverseront dans un fracas de feu et de larmes. La subtilité du réalisateur ici est contenue dans le fait qu'il explore la fragilité du monde et ses angoisses avec un mélange de pessimisme et de pure poésie, donnant à ses personnage une puissance émotionnelle incroyable. La fin du monde est ainsi montré avec la beauté étrange de la résignation et termine sur un note violemment désespérée.
Ce film est surprenant dans la réalisation et surtout pour le scénario du film. Deux parties du film distinct mais parle d’un seul et même sujet. Les effets dévastateurs sur une famille de la planète Melancholia. Plus la planète se rapproche plus le comportement des gens se modifient et explosent en mille morceaux durant tout la durée du film. Même si on peut critiquer à Lars Von Trier son comportement, ces films restent les meilleurs réalisés à l’heure actuelle. Du grand cinéma
L'un des meilleurs film de Lars von Trier. Pour moi ce film frôle le chef-d’œuvre. Sa photographie est magnifique. Kirsten Dunst est troublante dans son rôle qui transpire les tourments vicieux et assassins de la dépression. Charlotte Gainsbourg assure sa prestation. C'est un film qui n'est pas léger. On y projette beaucoup de choses singulières. La musique de Wagner est puissante. Les plans en slow motion sont excellents, on en comprend le sens au deuxième visionnage. Le dénouement est d'une extrême singularité. À voir immédiatement...
Un film qui se veut melancolique dont on attend la fin avec impatience tellement le manque d'action et d'evenements utiles au scenario se font sentir. On peut cependant noter le bon jeu d'actrice de Kirsten dunst.
Melacholia est un film particulier par son esthétique et sa structure mais distille une mélancolie qui nous envahit dans la deuxième partie du film.Cet ovni de Lars Von Trier n'est pas exempt de défauts comme il le reconnait lui même mais il parvient à nous plonger dans un état de tristesse indéfini grâce surtout à la prestation de Kirsten Dunst.Le dernier plan du film,métaphorique,reste dans les esprits.
Avis très mitigé...j'ai trouvé la première partie du film trop longue, trop "intello", j'arrête ou j'arrête pas, tel était ma question pendant une vingtaine de minutes! jusqu'à la seconde partie que j'ai adoré et puis, j'ai fini par me laisser porter. Le jeu d'acteur s'est enfin révéler (enfin, pour moi) ; une Charlotte magistrale, une ambiance très particulière empli d'émotion, j'étais dedans . Un autre style de la "fin du monde"
Essentiel Il est des films qui touchent à l’esentiel. Parmi ceux-là il en est qui ont trouvé le raccourci narratif pour le rendre encore plus proche, tangible et mystérieux. C’est le cas de Melancholia, qui parle de notre condition de mortels, de nos constructions sociales, de notre construsction personnelle sur fond d’un scénario, d’une double mise en situation qui se révèle révélatrice : un mariage (quoi de plus emblématique de nos choix, nos codes, nos organisations sociales) suivi pas à pas, « de l’intérieur », et une menace de fin du monde qui plane et finalement se réalise (quoi de plus « vrai » que l’inéluctable que cette menace véhicule). Melancholia : un must parmi ces films où l’histoire a la valeur universelle d’un conte : 2001, la guerre des étoiles, docteur Jivago, Mon nom est personne, l’arbre de vie, Fidler on the roof, l’échelle de Jacob, Mathilda …bien sûr j’en passe, que j'oublie ou que je n'ai pas vu.
A la fois fascinant et soporifique, original et prévisible, apaisant et terrifiant, "Melancholia" compile les paradoxes. A l'origine de l’œuvre de Lars von Trier, la rencontre de deux univers. D'une part, celui de la Renaissance, caractérisé par le néo-platonisme, l'alchimie ou encore la divination. D'autre part, la peur millénariste dans laquelle l'humanité baigne depuis un demi-siècle au moins à la faveur du passage à l'an 2000. Or, Lars von Trier officie admirablement le mariage entre ces deux mondes. Kirsten Dunst, Nostradamus au féminin du XXIe siècle, prophétise la fin du monde à travers son ressenti. La connexion entre son être, microcosme, et l'univers, macrocosme, est sans cesse rappelée dans le film. Si elle s'agite dans la première phase, elle se calme de façon aussi soudaine qu'inespérée dans la seconde partie, à l'image des cheveux de l'écurie. Une construction scénaristique d'une extrême intelligence donc, en tout cas un magnifique hommage à Albrecht Dürer et à sa gravure éponyme. Sans compter que l'esthétique s'avère exceptionnelle et la langoureuse musique particulièrement adaptée. Au final, Lars von Trier touche à la fois l'esprit et le cœur, réalisant une œuvre par conséquent parfaite. Seulement, les deux heures passent très lentement. Il s'agit certes d'un choix volontaire censé renforcer le réalisme, déjà présent avec le cadrage et la caméra à l'épaule. Mais je pense que le film aurait gardé toute sa force avec plus de concision. Seconde épine plantée dans le pied du spectateur, la prévisibilité du scénario. En faisant le choix d'annoncer la suite dès les premières minutes et en ne proposant aucun retournement de situation par la suite, Lars von Trier tue le suspense. On reste certes scotché devant l'écran, fasciné par le spectacle, mais on ne peut qu'être déçu par le manque d'intérêt du récit. Ces deux écueils évités, "Melancholia" aurait été probablement la plus belle réussite du septième art.