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Un visiteur
1,5
Publiée le 26 mai 2012
J'ai voulu aller jusqu'au bout.......et découvrir s'il y avait un objectif et un intérêt à supporter cette lenteur, et cet ennui permanent. Pas vraiment. L'idée était intéressante.....le scénario nettement moins.
Lars Von Trier est un réalisateur très excentrique. Mais cette fois-ci il en fait trop. Certes les images, le cadre et les décors sont d'une beauté saisissante mais pour le reste c'est ennuyeux. Le film est assez vide. Les dialogues sont quasi inexistants et l'histoire est trop floue. Certains décrocheront très vite...
Mélancholia est une peinture mortifère du monde, véritable opéra du désespoir, il met en scène deux jeune femmes apparemment opposées mais qui vont être toutes deux emportées par le même chaos. Chez Von Trier l'apocalypse est métaphorique, c'est tout d'abords la fin d'une famille. Justine (magistralement interprétée par Kirsten Dunst) représente ici la mélancolie, le désenchantement, elle est le maillon faible de la famille et ne parvient pas à se plier à la comédie social;et sa soeur, Claire ,elle ,est le symbole de la force et de la maturité. La première partie est consacrée à la soeur fragile et met en scène son mariage, avorté avant même d'avoir débuté. La scène de la limousine où Justine et son futur mari tentent de s'extirper d'un chemin boueux est le symbole d'un monde tortueux et absurde qui court à sa perte. Le mariage qui s'en suit est le théâtre de la dissolution sourde de la famille, Justine s'y perd et s'engouffre déjà dans la mélancolie et Lars von trier y dissèque la souffrance d'une femme engluée dans un mal indéfinissable. Les relations s'effritent, les faux semblant volent en éclats et le drame s'amorce. La deuxième partie se focalise sur Claire, qui mère et épouse exemplaire, va se trouver aspirée dans une fin du monde angoissante et prenante. Elle se dévoilera fragile et les rôles s'inverseront dans un fracas de feu et de larmes. La subtilité du réalisateur ici est contenue dans le fait qu'il explore la fragilité du monde et ses angoisses avec un mélange de pessimisme et de pure poésie, donnant à ses personnage une puissance émotionnelle incroyable. La fin du monde est ainsi montré avec la beauté étrange de la résignation et termine sur un note violemment désespérée.
Ce film est surprenant dans la réalisation et surtout pour le scénario du film. Deux parties du film distinct mais parle d’un seul et même sujet. Les effets dévastateurs sur une famille de la planète Melancholia. Plus la planète se rapproche plus le comportement des gens se modifient et explosent en mille morceaux durant tout la durée du film. Même si on peut critiquer à Lars Von Trier son comportement, ces films restent les meilleurs réalisés à l’heure actuelle. Du grand cinéma
L'un des meilleurs film de Lars von Trier. Pour moi ce film frôle le chef-d’œuvre. Sa photographie est magnifique. Kirsten Dunst est troublante dans son rôle qui transpire les tourments vicieux et assassins de la dépression. Charlotte Gainsbourg assure sa prestation. C'est un film qui n'est pas léger. On y projette beaucoup de choses singulières. La musique de Wagner est puissante. Les plans en slow motion sont excellents, on en comprend le sens au deuxième visionnage. Le dénouement est d'une extrême singularité. À voir immédiatement...
Un film qui se veut melancolique dont on attend la fin avec impatience tellement le manque d'action et d'evenements utiles au scenario se font sentir. On peut cependant noter le bon jeu d'actrice de Kirsten dunst.
Melacholia est un film particulier par son esthétique et sa structure mais distille une mélancolie qui nous envahit dans la deuxième partie du film.Cet ovni de Lars Von Trier n'est pas exempt de défauts comme il le reconnait lui même mais il parvient à nous plonger dans un état de tristesse indéfini grâce surtout à la prestation de Kirsten Dunst.Le dernier plan du film,métaphorique,reste dans les esprits.
Avis très mitigé...j'ai trouvé la première partie du film trop longue, trop "intello", j'arrête ou j'arrête pas, tel était ma question pendant une vingtaine de minutes! jusqu'à la seconde partie que j'ai adoré et puis, j'ai fini par me laisser porter. Le jeu d'acteur s'est enfin révéler (enfin, pour moi) ; une Charlotte magistrale, une ambiance très particulière empli d'émotion, j'étais dedans . Un autre style de la "fin du monde"
Essentiel Il est des films qui touchent à l’esentiel. Parmi ceux-là il en est qui ont trouvé le raccourci narratif pour le rendre encore plus proche, tangible et mystérieux. C’est le cas de Melancholia, qui parle de notre condition de mortels, de nos constructions sociales, de notre construsction personnelle sur fond d’un scénario, d’une double mise en situation qui se révèle révélatrice : un mariage (quoi de plus emblématique de nos choix, nos codes, nos organisations sociales) suivi pas à pas, « de l’intérieur », et une menace de fin du monde qui plane et finalement se réalise (quoi de plus « vrai » que l’inéluctable que cette menace véhicule). Melancholia : un must parmi ces films où l’histoire a la valeur universelle d’un conte : 2001, la guerre des étoiles, docteur Jivago, Mon nom est personne, l’arbre de vie, Fidler on the roof, l’échelle de Jacob, Mathilda …bien sûr j’en passe, que j'oublie ou que je n'ai pas vu.
A la fois fascinant et soporifique, original et prévisible, apaisant et terrifiant, "Melancholia" compile les paradoxes. A l'origine de l’œuvre de Lars von Trier, la rencontre de deux univers. D'une part, celui de la Renaissance, caractérisé par le néo-platonisme, l'alchimie ou encore la divination. D'autre part, la peur millénariste dans laquelle l'humanité baigne depuis un demi-siècle au moins à la faveur du passage à l'an 2000. Or, Lars von Trier officie admirablement le mariage entre ces deux mondes. Kirsten Dunst, Nostradamus au féminin du XXIe siècle, prophétise la fin du monde à travers son ressenti. La connexion entre son être, microcosme, et l'univers, macrocosme, est sans cesse rappelée dans le film. Si elle s'agite dans la première phase, elle se calme de façon aussi soudaine qu'inespérée dans la seconde partie, à l'image des cheveux de l'écurie. Une construction scénaristique d'une extrême intelligence donc, en tout cas un magnifique hommage à Albrecht Dürer et à sa gravure éponyme. Sans compter que l'esthétique s'avère exceptionnelle et la langoureuse musique particulièrement adaptée. Au final, Lars von Trier touche à la fois l'esprit et le cœur, réalisant une œuvre par conséquent parfaite. Seulement, les deux heures passent très lentement. Il s'agit certes d'un choix volontaire censé renforcer le réalisme, déjà présent avec le cadrage et la caméra à l'épaule. Mais je pense que le film aurait gardé toute sa force avec plus de concision. Seconde épine plantée dans le pied du spectateur, la prévisibilité du scénario. En faisant le choix d'annoncer la suite dès les premières minutes et en ne proposant aucun retournement de situation par la suite, Lars von Trier tue le suspense. On reste certes scotché devant l'écran, fasciné par le spectacle, mais on ne peut qu'être déçu par le manque d'intérêt du récit. Ces deux écueils évités, "Melancholia" aurait été probablement la plus belle réussite du septième art.
Je reste toujours sceptique quand je vois un réalisateur comme Lars Von Trier qui peut produire de très mauvais films comme l'Antichrist, alors j'ai regardé presque à contrecoeur Melancholia, qui avait l'air si mystérieux. Et c'est le cas... après une intro époustouflante de beauté, la partie 1 est mauvaise, ennuyeuse, sans intérêt, et même après avoir vu le film en entier, on aurait très bien pu s'en passer. De toute façon, je n'ai jamais aimé Kirsten Dunst, une actrice bien trop surestimée, et elle le sait. Mais la deuxième partie est tout l'inverse ; Ca prends au tripes, je n'aurai jamais cru von Trier capable de nous faire ressentir autant d'émotions, cette partie est tout simplement intense, du début à la fin, alors on part tout de même sur une note positive à la fin du film ! Et il faut avouer que Charlotte Gainsbourg n'y est pas pour rien (je ne sais pas pourquoi autant de gens la critique...). En conclusion, Melancholia est une bonne et agréable surprise de von Trier et il mérite amplement ses multiples nominations au festival de Cannes (j'y aurait même peut être vu un prix, pas celui de Kirsten Dunst qui lui, est volé).
Un chef d’œuvre ! C'est je crois l'un des meilleurs film de Lars von trier . Le point du film pour moi est son visuel ! On est ébloui a chaque séquences du film ! :) Allez tous l'acheter en DVD .
Avec "Melancholia", Lars von Trier réalise un film qui se donne des airs de science-fiction mais s'avère avant tout être un film sur la dépression. On retrouve donc ce thème qui semble cher au cinéaste, mis en image sous une forme apocalyptique. D'abord, ce film établit le portrait de deux soeurs très différentes: Justine ( jouée par Kirsten Dunst ) et Claire ( jouée par Charlotte Gainsbourg ). La première est sur le point de se marier et devrait être la plus heureuse des femmes, mais au fond d'elle se cache une femme qui a perdu goût à la vie. La seconde est déjà mariée, mère d'un fils et c'est elle qui a organisé le mariage de sa soeur; elle espère donc que tout se passera pour le mieux lors de cette réception... Ce qui évidemment ne sera pas le cas. On comprend la dépression de Justine en découvrant le malaise et cette sensation de froideur qui émane des rapports humains tout au long de l'oeuvre. Justine ne parvient plus à s'intégrer dans cet univers matérialiste et surfait, surtout qu'elle sait, oui, elle sait que la fin est proche... Le film met beaucoup de temps à poser le décor, d'où une certaine lenteur contemplative, notamment lors de la scène d'introduction, servie par une esthétique dégageant une ambiance torturée et qui annonce déjà comment toute cette histoire va fatalement se terminer. Chaque protagoniste va réagir différemment en se retrouvant confronté à la situation de fin du monde: Claire sera très paniquée et triste de savoir qu'il n'y aura pas de futur pour son enfant, tandis que Justine sera calme et étrangement attirée par cette planète Melancholia supposée heurter la nôtre. Pour Justine, qui est en dépression, il n'y a plus rien de bon à sauver sur terre. De plus, elle a la conviction qu'il n'existe pas de vie ailleurs dans l'univers et que, par conséquent, nous sommes seuls. Bon, de toute façon quand on crève, on est toujours seul... Alors effectivement, il n'est pas très joyeux ce film, c'est le moins qu'on puisse dire ! Ce n'est pas un film qui nous met bien, plutôt un film qui nous met assez mal. Sans compter la caméra qui a tendance à donner légèrement mal au coeur durant les scènes où elle semble incapable de rester immobile plus d'une seconde. Malgré tout, un film intéressant.