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Un visiteur
3,0
Publiée le 23 mars 2012
Huit premières minutes étonnantes qui nous baladent dans le temps, avec des images pré et post-apocalyptiques, sur un rythme ralenti pour nous permettre de savourer la poésie de chacune d'entre elles : les oiseaux tombant d'un ciel orangé, une illustration pleine de vie dévorée par les flammes, une mariée gisant sur l'eau avec les mains refermées à hauteur de sa poitrine sur un bouquet (tel un mort sur son cercueil tenant un chapelet ) ou encore tentant de fuir malgré les entraves végétales qui lui enserrent poignets et chevilles, la fuite impossible d'une mère portant son enfant dans un terrain marécageux, voire la collision funeste de la Terre avec Mélancholia... Que des images sensationnelles qui préfigurent l'humeur noire qui va régner sur tout le film! Scindé en deux parties, ce dernier nous permet de découvrir le personnage de Justine dans un premier temps et celui de Claire ensuite, le tout dans des tons pastels. Cependant, je regrette que la première partie ne soit pas nécessairement utile et n'entretienne pas véritablement un lien étroit avec la seconde. Bien évidemment qu'elles sont chronologiques... mais d'un univers à l'autre, le réalisateur risque de perdre quelques spectateurs! A contrario, la seconde est davantage intéressante, car sont mis en valeur chacun des personnages principaux, Justine la super tante, le petit Léo et Claire le mère (tout trois respectivement identifiés dans le prologue -si je ne me trompe pas- à la sombre Mélancholie, la Lune et au Soleil rayonnant), tout trois excellemment interprétés par des acteurs de talent. Ainsi Justine dépérit dans des moments sensés l'enjouer (1ère partie) et se sent presque revivre et retrouve un franc sourire dans les moments sombres (2e partie), alors que Claire s'affirme, a le dessus sur sa soeur lors de mariage et se replie, s'en remet à cette dernière quand le danger gronde! Au milieu de ces deux femmes, le petit bout tente d'évoluer, de comprendre, de grandir... en bref, de changer, comme la lune lors de ses différentes phases. La lenteur de la production permet d'installer une atmosphère étrange, mais efficace... elle met mal à l'aise et retarde l'inévitable, comme pour nous laisser réfléchir... Car oui, Mélancholia n'a de cesse de nous faire appréhender la nature humaine, ses peurs, ses attentes et ses (dés)illusions. Le final conserve à nouveau toute la poésie propre à l'écriture de Lars von Trier... mais ne parvient pas à nous faire oublier notre amertume quant à la première partie et à la présence inutile de certains protagonistes! Le bilan demeure donc naturellement mitigé même si j'applaudis l'inventivité et la création!
Très bon film! La scène d'ouverture est sublime! L'on ne s'ennuie pas dans ce voyage ! Les personnages sont fouillés et LVT met en scène, avec brio les différentes réactions que peuvent avoir les individus lors d'une situation grave. Les plans sont très beaux et la musique bien choisie. Les acteurs sont excellents et Kirstent Dunst mérite sa palme de meilleure interprète féminine. Un grand moment de cinéma à voir absolument
Le début est inoubliable, le mariage est cruel est beau, le tout d'une poésie magnifique. On est en apesanteur pendant toute la durée du film, ou presque. (Et ceci, qui n'a rien à voir mais qui a à voir malgré tout : Quel dommage que Lars von Trier ait dit ses conneries! Le film aurait peut-être eu une plus large audiences q'il n'avait pas déversé des propos monstrueux à Cannes...)
La fin du monde... Pas très original. La fin du monde sous la mélancolie... Original. car n'oublions pas que Lars Von Trier puise son scénario sous l'originalité, peut importe le chemin à traverser. Pendant le film, on peut suivre l'histoire deux fois : la première sous les images en super-ralenti dont la conclusion est la collision des deux planètes et la deuxième fois sur tout l'étendu du film. Durant les huit premières minutes, ce n'est pas seulement sous la mélancolie que Lars Von Trier mais sous l'opéra et la peinture en un mot : l'art. On retiendra en partie la mort et le déchaînement de la nature (les cadavres des oiseaux qui chutent derrière le visage mélancolique de Kristen Dunst, et les branches des arbres qui volent dans le vent et les racines qui retiennent par les pieds la mariée). On peut aussi retenir le fameux tableau de Brueghel qui prend feu. (la mort de la culture et donc de la civilisation ?) Pour résumer, c'est le chef d'oeuvre par excellence de Lars Von Trier.
Après un départ contemplatif et soporifique, on rentre de plein pied dans l'histoire de cette famille qui se rend peu a peu compte de ce qui les guette, au fin fond de leur retraite sylvestre... Au menu : un mariage calamiteux, et un personnage (Kirsten Dunst) qui s'enfonce dans la névrose... Les plans "caméras a l'épaule" sont parfois exagérés, mais Melancholia possède une véritable cohérence, une image, des couleurs très particulières qui lui confèrent cette atmosphère "fin du monde" que j'ai trouvé fort réussie : tout ceci témoigne d'un grand travail (et d'un grand talent), sans chercher l’esbroufe. Un film intéressant, original et maitrisé.
Un tableau, au fond sonore glauque, réservé, peu appréciable de par cette géhenne qu'il évoque mais artistiquement riche, original, tableau prélude d'une fin du monde, non, elle s'est déjà déroulée.
Un mariage, catastrophique, coûteux, mais démonstratif du faux bonheur. Justine, la mariée, est un être instable, cachant un génie derrière une mélancolie, caractère dépressif relatif à l'arrivée d'un objet céleste, aussi brillant, angélique et paradoxalement évocateur de la peur comme peu l'être Justine envers son entourage. La fin du monde, vraisemblablement annoncée par une future collision, n'est rien, Justine est déjà anéantie.
Une famille, celle de la sœur de Justine, un mari, qui se veut rassurant, qui se rassure et rassure la famille face à un probable fléau, un enfant, aussi naïf que l'était Justine avant sa mélancolie et enfin la sœur, Claire, apeurée par ce monstre aussi bien céleste que terrestre (si l'on en considère la présence de la sœur dépressive).
Melancholia est sans aucun doute une magnifique œuvre, qui exprime très bien ce qu'est la mélancolie, il fou réellement le cafard. Des plans souvent long, justement là pour exprimer le manque, le vide, le rien, une Kirsten Dunst en or, je l'aime, et en dualité avec la fille Gainsbourg (elles sont soeur, Justine pour Kirsten et Claire pour Charlotte). Je ne connais par Lars von Trier, mais juste pour cette œuvre, je le respecte et je l'apprécie, époustouflant.
On nous parle toujours du "dernier film" de tel ou tel réalisateur. Sans même les avoir vus, les critiques souvent s'extasient devant le nouveau bébé de tel ou tel directeur. Pire, lorsqu'ils l'ont vu, ils ne parlent que des bons côtés sans jamais oser offenser le maitre par une déception. Melancholia en est l'exemple frappant. Un scénario génial pour un casting de rêve et l'ensemble est pourtant très mauvais. D'aucuns s'extasient d'une telle beauté de décors, mais sans parler de plans qui se suivent sans jamais n'apporter le moindre intérêt. Les autres parlent des performances magnifiques des acteurs alors qu'il est évident qu'ils n'ont aucune marge de manoeuvre. Et puis la fin du monde approche.... on nous annonce un final d'une beauté et d'une tragédie sans nom. Il n'en est rien. Lars on Trier nous bourre le cerveau de 2 heures de banalités et d'images qui nous endorment en nous promettant LE final du cinéma de genre. Deux pauvres soeurs qui se tiennent la main devant un ciel envahi (magnifique là je l'accorde) et lorsque la collision entre en jeu, le clap de fin. Malencholia est une arnaque, long, abrutissant et loin des espoirs portés en lui.
Pas mal... J'aime surtout la deuxième partie, avec l'approche de cette planète qui fait de ce film d'atmosphère, également un film de science-fiction, mais lent, tout en contemplation. Enfin c'est un style très particulier et je comprends que les avis soient contrastés. Pour moi la première partie n'était pas très utile, même si je suppose elle est une représentation symbolique de la seconde. En tout cas elle est moins intéressante, plus "classique" spoiler: (un mariage qui se casse la gu..., dans une ambiance qui se dégrade à vue d'oeil, c'est du déjà-vu).
Magnifique! Un chef d'oeuvre. Kirsten Dunst est époustouflante. Charlotte Gainsbourg est parfaite. Le meilleur film de l'année selon moi, pourtant absent des oscars !
Le dernier film de Lars von Trier et certainement le second volet d'un "Diptyque de la dépression" succédant à Antichrist. Si la critique avait reproché (à tort) à ce dernier une profonde misogynie, il n'en est rien avec Melancholia où deux soeurs incarnent l'alpha et l'omega du genre humain face à la disparition imminente de la Terre. Dans le cadre compassé d'une somptueuse demeure face à la mer, un mariage est l'occasion pour l'humanité miniaturisée de faire tomber les masques et d'entériner sa désunion définitive dans un dernier ballet d'avant extinction. Pourtant, seule Justine (la magnifique et très juste Kirsten Dunst) semble percevoir, par-delà la ronde des égos, l'approche funeste d'une grande masse mélancolique qui la submerge : la planète Melancholia est en "transit" aux abords de la Terre et promet d'offrir le plus incroyable des spectacles spatiaux. A la dépression de Justine, qui ne cesse de s'améliorer à mesure que Melancholia grandit à l'horizon, succède la panique de ceux qui refusent de se soumettre à l'inéluctabilité de leur propre fin : Claire (Charlotte Gainsbourg) est terrorisée à l'idée que son fils ne puisse jamais grandir, son mari (Kiefer Sutherland) oppose une rationalité pathétique à la grande force de l'Univers… Esthétiquement, on retrouve le canon du Dogme95 cher au réalisateur, et le superbe prologue wagnérien (nouvelle illustration du "style monumental") souligne le pathos apocalyptique dans lequel baigne tout le film. Pour autant, Melancholia n'est pas un film lyrique, ni même tragique : le parti pris de Lars von Trier consiste à abandonner la Terre, ou plutôt l'espèce humaine, au sort qu'elle mérite, c'est-à-dire une extermination indigne du moindre regret. Un point de vue bien personnel, pour un film qui l'est tout autant. Une expérience à vivre, ne serait-ce que pour déterminer son camp...
Et bien... On aura jamais vue Mariée et Mariage aussi bizzare. Une mariée incontestablement attirée par la nature et par la mysterieuse Melancholia, impulsive et lunatique dans film où ne présque rien comprendre est présque agréable graçe a la beauté des images, et de la musique. Une merveilleuse performance de la part de Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourg. Une camera jamais fixe dont on commance a avoir l'habitude. De trés beau décors. Un de ces très rare film oùl'on tente de filmer la panic, sans l'effet de masse et l'influence des médias. Un trés beau film.
Une intro, longue, belle, lente, ça commence plutôt bien. Alors après, il m'aura fallu 5 min pour détester l'actrice principale, c'est déjà un constat peu plaisant, mais ce n'est rien à côté de la réalisation. On y retrouve en effet tous les éléments insupportables dont il ne faut normalement pas abuser, mais pas ici : la caméra bouge en effet en permanence, les gros plans sont vraiment gavant à la longue, le flou omniprésent. Vraiment on est invité à haïr le réalisateur tout le long du film. Et puis il faut ajouter à cela la durée du film, excessivement longue (le message de deuxième partie fait d'ailleurs l'effet d'un coup de hache, car la première partie est à la fois indigeste et interminable, et l'idée d'en avoir une deuxième identique...) Et puis ça ne s'arrange pas sauf les 5 dernières minutes plutôt réussies. A noter que même si c'est voulu, je trouve ça assez déplaisant de n'employer qu'une seule musique dans un film de 2h10 et de la balancer au moins 6-7 fois, je me souviens plus du compte.