12154 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 192 critiques spectateurs
5
252 critiques
4
297 critiques
3
201 critiques
2
145 critiques
1
154 critiques
0
143 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
L'homme sans nom
183 abonnés
1 185 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 30 janvier 2023
Je crois que c'est le premier Lars Von Trier que je vois, réalisateur très clivant. Pour Melancholia, je me met plutôt du coup côté de ceux qui ont oey apprécié. Melancholia est un film très sombre, porté sur la dépression et sur la mélancolie, son titre quoi. L'esthétique est vraiment belle mais très particulière, tandis que Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourg sont excellentes dans 2 manières d'appréhender cette fin du monde inéluctable (spoiler: dépression puis apaisement / angoisse croissante ) La planète Melancholia pouvant amener plusieurs messages. Mais face à un film aux dialogues extrêmement lent, à cet aspect trop singulier qui n'arrive pas à m'emouvoir autant qu'il devrait (et ce dès l'introduction), je suis resté trop en dehors.
Film très poétique, émouvant, lent, philosophique. A voir comme une expérience sensorielle. Actrices qui assurent. C'est à dire à voir seul en étant préparé ou avec des gens qui partagent le même amour pour le cinéma que vous...sinon quelques potes vous gâcheront la séance.
Je ne comprends pas le propos du film, de quoi veut parler le cinéaste. Les personnages sont tous relativement détestables. Je n'ai eu aucune compassion pour eux. C'est sûr que c'est bien réalisé mais ça ne suffit pas. La première partie est vraiment trop longue. La deuxième partie est un peu mieux. Globalement je ne garderai pas un bon souvenir de ce film.
Etant fan de Lars Von Trier, je tire mon chapeau pour ce splendide long-métrage qui nous questionne sur la psychologie humaine. Un début qui se rapproche de Festen puis une suite qui... et non je ne vais pas spoile, mais 4/5 me semble être la juste note.
Un film étrange et beau, qui porte bien son nom. Alors que la planète Melancholia approche de la Terre et menace d'extinction la race humaine, Justine se marie, grâce à sa sœur Marie en organisatrice qui ne lésine pas sur la dépense. Pendant ce temps-là, la planète approche... La caméra suit les deux sœurs au cours de deux chapitres qui mettent chacune d'entre elles en protagoniste principal et le réalisateur dépeint les émotions et les réactions de chacun à une fin du monde annoncée. Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst sont fantastiques dans ces premiers rôles. On retrouve le thème du scepticisme des autorités de "Don't look up". Les images sont de de toute beauté, avec une fantaisie et une poésie qui frisent l'excès. On est loin du Dogme95, prôné par Lars von Trier dans les années 90. Au début du film, le réalisateur crée des tableaux surréalistes de plusieurs scènes clés, en étirant le temps, thème aussi central du film.
Un film gigantesque et éminemment personnel. Gigantesque par les thèmes abordés, sociaux, psychologiques, philosophiques voire métaphysiques et par la palette de styles différents employés par le cinéaste. Personnel car Lars Von Trier sortait alors d’une profonde dépression nerveuse, et que ce film en est le produit et l’expression. Le prologue est une suite de plans fascinants et somptueux, avec des références picturales directes (Brueghel) ou indirectes (l’Ophélia de John Everett Millais), qui annoncent bien des éléments de l’œuvre ; des plans pausés, construits, d’où il émane à la fois d’inquiétants signes de désordre naturel et une grandeur solennelle et mystérieuse, renforcée encore par le thème musical du prélude de Tristan et Isolde de Wagner. Avec la première scène de la première partie (le film est divisé en deux parties, chacune du nom des deux sœurs), le changement est radical ; la caméra portée à l’épaule tressaute avec les mouvements des personnages, les plans sont serrés et le montage est saccadé ; on retrouve ici le style de « l’école » de Von trier quinze ans plus tôt, le « Dogme ». La scène a une grande portée symbolique sur le décalage entre les artifices et la réalité, et préfigure brillamment toute cette première partie, où rien de se déroulera correctement, ou du moins comme prévu par les obsédés de la bienséance. Cette première partie n’est pas sans correspondances avec « Festen », le film de son compère de l’époque, qu’il rappelle sur bien des points. Von Trier y procède méthodiquement au déglinguage des rituels, des conventions et des hypocrisies. Et il fait de « Justine », la sœur en dépression, le révélateur et le déclencheur de cette démolition. Cette Justine qui, paradoxalement, sera, dans la seconde partie du film, la plus pausée et la plus lucide lorsqu’il s’agira, non plus de paraître et de jouer un rôle social convenu, mais d’accepter la fragilité de la condition humaine et de faire face à l’imminence de la destruction et de la mort. Ce film aux innombrables richesses et d’une grande sincérité aurait probablement été palmé à Cannes (la projection au jury et à la presse a été suivie d’un long silence qui en dit long sur l’impact et l’importance de l’œuvre) s’il n’avait été suivi d’une conférence de presse où le cinéaste a tenu des propos aussi contestables que maladroits, n’ayant d’ailleurs aucun rapport avec le film en question. Dommage, mais là n’est pas le plus important. Il reste à voir et à revoir ce monument qui laisse des traces indélébiles, et qui touche au sublime avec sa dernière scène sidérante.
Le paradoxe de ce film selon moi, c'est l'atmosphère plutôt monotone, et le scénario fade, mou, qui contrastent avec la beauté des images, de la mise en scène, des plans soignés, de la belle lumière etc. Perso j'aime bien les films esthétiques mais je ne peux pas donner une bonne note à un film qui ne repose quasiment que sur cela... C'est extrêmement long et la deuxième partie est interminable... Et les actrices ne sont pas les plus charismatiques de leur époque, ce qui n'aide pas non plus à réellement me captiver.
Un très très grand film, sombre, radical, drôle, logique vu la situation. . (la fin du Monde) Laissez vous porter par ce trip qui vous prend aux tripes, vous bouscule, vous dérange mais c'est aussi ça l'experience cinéma. Le film est en deux partie, d'abord une soirée de mariage ou tous le monde part en vrille, soumis à l'attraction de Melancolia, c'est drôle et terriblement malaisant de réalisme. Ensuite, quand le jour apparaît, le temps semble appaisé , l'espoir peut-être d'être sauf ? Et puis à la fin ?
Le film commence très lentement et continue dans une atmosphère silencieuse tout le long avec une musique de fond que je trouve assez désagréable. Ce qui m'a perturbé c'est que la caméra n'était même pas stable et mise à part le faite que ce film soit joué par des grandes stars du cinéma je ne vois pas vraiment d'aspect positif dedans, même si le scénario n'est pas très banal ce film n'est pas qualitatif
Un des films les plus anxiogènes que j'ai pu voir. De très belles images, comme des tableaux mouvants, une ambiance lourde et particulièrement oppressante. J'ai trouvé très intéressant (entre autres) le traitement de la dépression (d'une malade inadaptée au monde, elle devient celle qui réagit le plus sereinement à l'évènement) Les actrices sont excellentes (Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg sœurs, il fallait oser!) C'est un film bouleversant dont je ne suis pas sortie indemne. J'ai beaucoup aimé mais j'ai mis du temps à m'en remettre!
Film d’auteur qui se prend le chou. Des images d’un esthétisme indiscutable au début et à la fin, mais le reste du temps on s’ennuie avec des scènes absconses et des personnages inconstants. Film à notice d'emploi.
Wow. Je suis vraiment bluffé par Melancholia. Je ne lui accorde que 3,5 étoiles car je note avant tout les films en fonction du plaisir que j'ai pris devant, et on ne peut pas dire que le visionnage de Melancholia n'est que du bonheur tellement ce film est sombre et déprimant. L'atmosphère lente et anxiogène, du fait qu'on sait que la planète Melancholia va inexorablement s'écraser sur la Terre, rend ce film particulièrement éprouvant et indigeste tellement il est triste. Alors si vous comptez regarder Melancholia, soyez bien conscients que ça risque de pourrir votre soirée, et ce malgré les nombreuses qualités du film. j'arrive enfin à ces dernières : Melancholia arrive tout de même, malgré sa tristesse, à être un film très beau, en grande partie grâce à ses visuels et sa musique. La mise en scène couplée à la musique donne vraiment de l'identité au film et un style unique. C'est vraiment difficile de ne pas être angoissé devant ce film tellement les plans et la musique arrivent à être menaçant tout en étant visuellement magnifique. De plus, le duo d'actrice Kirsten Dunst - Charlotte Gainsbourg fonctionne du tonnerre, en particulière cette dernière qui m'a vraiment épatée (bien que son rôle soit plus appropriée pour montrer son talent que celui de Kirsten Dunst, qui incarne une femme très stoïque). Bref, Melancholia est un film très dur à regarder et à pleinement apprécier, mais c'est une expérience vraiment unique et angoissante qui vaut le détour. Je recommande (pas dans tous les contextes, mais je recommande quand même).
Du Solaris de Tarkovski à la Bible, en passant par la peinture et la dépression, Melancholia est un cri gonflé de symboles lancé dans le vide, mat et suppliant comme la mélancolie qu'il représente.
En faire l'analyse ne sera pas de mon ressort tant sont nombreuses les volutes émotionnelles qui se croisent et s'influencent en son sein. Cela ne veut pas dire que le film est compliqué, mais qu'il agit comme un prisme d'humeurs sombres et qu'il faudra plusieurs visionnages pour espérer voir scintiller toutes ses facettes. Resté fidèle aux valeurs d'un Dogme95 hélas obsolète, Von Trier se sert de la moelle des principes inventés quinze ans plus tôt avec Vinterberg pour ancrer le songe dans la réalité, une manière non pas de rêver éveillé mais de s'éveiller dans le rêve.
Cette lucidité, qu'on sent conférée par les expériences personnelles d'un réalisateur et d'acteurs aux vécus forts qu'on laisse imprégner l'écriture, ne fait pas de Melancholia le puissant drame boosté de SF qu'il n'est pas loin d'être, mais une œuvre aussi volumineuse qu'humiliante – dans le bon sens du terme.
Résolument personnel, c'est un appel à la délivrance où vont se révéler les plus grandes forces et les pires faiblesses de l'Homme. Mais le plus beau n'est peut-être pas ce bourdonnement mélancolique entêtant qui l'habite et nous donne l'impression que l'on s'efface en le voyant : peut-être est-ce la saveur qu'il laisse d'une catharsis amère, sans illusions, qui n'est pas le fruit d'une idéalisation à laquelle le septième art se prête souvent. L'impression qu'il donne que les symboles, plus que tout film voire que tout art, sont le vrai langage des sentiments.