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Carlos Stins
89 abonnés
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4,0
Publiée le 14 mai 2018
J'ai découvert le cinéma de Lars Von Trier à travers "Melancholia" et le moins que l'on puisse dire c'est que le choc a été rude. Les premières minutes m'ont fais très peur avec cette accumulation de plans de planète digne d'une parodie du style de Terrence Malick mais, passé ce moment, j'ai été totalement emporté par ce film. La perfection esthétique de chaque plan accompagné d'une bande originale envoûtante m'ont totalement hypnotisé et plongé dans un trip de plus de deux heures sans interruption. Lars Von Trier propose une vraie expérience de cinéma, un long-métrage qui fait appel à tous les sens du spectateur pour l'immerger sous un torrent d'émotion. Le réalisateur danois semble avoir mûri l'expérience du dogme 95 et la prolonge ici en ré-invoquant certains tics typiques du mouvement sans s’embarrasser de toutes ses règles. Kristen Dunst y est sublime, aimantant la caméra à chacune de ses apparitions et se dépassant constamment pour livrer une prestation majestueuse. Même si le film a tendance à partir dans tous les sens, il n'en reste pas moins très pertinent dans son propos de fond, dans sa manière de mêler le drame familial au film apocalyptique pour livrer un constat passionnant sur le monde actuel et une plongé fascinante dans la psyché humaine. C'est le genre de film qui en rebutera plus d'un mais qui doit pour moi se vivre au moins une fois car effectivement, on ne regarde pas "Melancholia", on le vit.
Un film qu'il faut apprivoiser tant il est lancinant. On peut très vite sombrer dans l'ennui si on ne se laisse pas gagner par la poésie et la mélancolie que dégage ce long-métrage. Et rien que pour la fin fabuleuse, et la prestation de Charlotte Gainsbourg il mérite de s'accrocher.
Je n’ai rien aimé de ce film. D’emblée, le pseudo aspect poétique me fatiguait. Ensuite, de longues tirades inutiles pour gonfler un film catastrophe sans saveur. On sait où on va dès le départ. Le film se veut comme une photographie intemporelle, mais c’était est rien. Le réalisateur essaie de meubler cette absence totale de scénario en confrontant deux visions différentes de deux sœurs de la « fin ». Un film dénué d’intérêt et de tout divertissement, à éviter !
Melancholia réalisé par Lars von Trier en 2011. *Les points que j'ai appréciés → • Le jeu des acteurs (Dunst et Gainsbourg surtout) • L'angoisse de l'événement pour les deux actrices
*Les points que je n'ai pas appréciés → • Le fait qu'il y a un manque de péripéties
*Conclusion → J'ai aimé, c'est une œuvre originale. 6/10.
Un très beau film poétique sur une fin d'un monde imaginaire lors d'un mariage. Lars von Trier nous offre un bon mélange de film d'auteur et de science-fiction.
Poignant,déroutant,troublant,Melancholia est ce genre de film qui ne vous laisse pas indifférent après le visionnage.Avec des actrices formidables dans ce film comme Charlotte Gainsbourg ou Kirsten Dunst,qui font passer de telles émotions,avec une musique aussi magnifique que mélancolique,l'association est efficace.Avec un titre aussi évocateur,Melancholia est une vraie perle comme on en voit rarement,une œuvre poignante et osée d'un film purement basé sur le coté émotionnel.
Un début déroutant....Un style parfois proche de David Lynch....Un pessimisme affiché...Une réflexion subtil sur la vacuité de l'existence et du bonheur inaccessible...Mais il faut savoir que l'héroïne dans ce film détient secrètement un pouvoir extraordinaire qui permet de valider cette théorie...Le fantastique qui s'en dégage est un prétexte......Même si je ne partage pas entièrement cette idée, .Il n'empêche que ce film est une réussite de poésie sombre ....Les acteurs sont au plus haut de leur forme.....
Film le plus populaire de Lars Von Trier, que j'adore vraiment. Une logorrhée époustouflante sur les réactions des gens face au stress, un décor traumatisant et insupportable. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Incroyable, vraiment superbe esthétiquement parlant, comme un rêve éveillé, mais aussi de belles prestations d'acteur, en ajoutant à tous ça une histoire aussi étrange sue touchante, qui nous fait a la fois ressentir le mal-être et la folie qui se cache parfois chez quelqu'un, mais aussi la déception et la désillusion qui peuvent amener jusqu'au suicide...
Un film qui présente la fin du monde de façon spectaculaire. Le spectacle est renversant, l'histoire prends aux tripes. Le film se divise en 2 volets: le mariage de Justine, une femme profondément dépressive qui rejette ce mariage arrangé organisé dans le faste, cette famille divisée qu'elle ne supporte plus et son fiancé matérialiste qu'elle ne veut plus épouser. Cette attitude pour le moins déroutante de Justine provient d'un dégoût complet de ce qui est sa vie et de ceux qui l'entourent. Dans le second volet du film, Justine, de plus en plus malade, est hébergée dans la maison de Claire, sa soeur, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour la soutenir. Entre nous Charlotte Gainsbourg joue un rôle admirable dans ce film. Mais la planète Mélancholia s'approche dangereusement de la terre et on comprend petit à petit que la collision est irrémédiable. Les dernières images sont d'une beauté à couper le souffle et curieusement, c'est Justine qui fait preuve d'une incroyable lucidité et de la plus grande maturité, pleine de dignité, dans les derniers moments. Un des rares films dramatiques qui m'ait vraiment impressionné avec une scène de l'apocalypse la plus réussie du cinéma. Mais qu'est ce que c'est désespérant. Il y aurait de quoi sombrer dans la dépression! Dieu merci nous avons la foi!
Revisitant entièrement une angoisse récurrente des films de science fiction, à savoir une très probable et imminente fin du monde à laquelle la plupart des scientifiques refusent pourtant de croire, Lars Von trier s'offre ici la possibilité de livrer entièrement ses névroses à travers le personnage central de Justine, interprété par Kirsten Dunst, ici d'une justesse incroyable dans son rôle de jeune mariée à la fois dépressive, désenchantée, vidée de tout désir, intimement persuadée que le monde n'en à plus que pour quelques heures à vivre. Les premières minutes hissent immédiatement ce magnifique film au niveau de chef d'œuvre grâce à une photogénie unique, un symbolisme exalté, chargé de romantisme classique qu'on ne retrouve nulle part ailleurs au cinéma, si ce n'est peut-être dans les œuvres de Tarkovski, considéré comme le plus grand réalisateur soviétique dès les années 60. Des oiseaux qui chutent inéluctablement du ciel, une robe de mariée arrachée par les innombrables racines des arbres, des pas lourds qui s'enfoncent lentement dans la terre, tout commence par l'orchestration imagée d'une fin du monde déchirante, portée par le sublime Tristan et Iseult de Wagner, qui trouve ici pleinement sa dimension à l'image. Ce début est sans doute l'un des plus beaux démarrages de film qu'il m'ait été donné à voir. S'en suit un retour à la réalité d'un mariage somptueux dans le château de Tjolöholm situé en Suède, malheureusement gâché par les querelles familiales et intestines que Justine ne parvient plus du tout à supporter, déjà emportée par cette apocalypse qui ne cesse de grandir au plus profond d'elle même. Seule sa relation à sa sœur Claire, incarnée par Charlotte Gainsbourg, restera centrale et lui permettra jusqu'à la fin du film de tenter de se faire comprendre pour partager ce qui lui reste d'amour à offrir, tandis que les rôles masculins (Kieffer Sutherland et Alexander Skargard) occupent davantage une position faussement rassurante et peu empathique, bien incapables de comprendre le véritable désarroi que traverse Justine, s'accrochant à un pragmatisme vacillant à mesure que les heures passent. Au final, une œuvre bouleversante, plongée dans les abimes d'une dépression dévorante, mais qui ne manque pas, malgré tout, et comme dans nombre des films du réalisateur (Breaking the waves, Dancer in the dark...) de nous éblouir finalement d'une lumière rare et tout simplement éblouissante.
Mise à part une distribution pas dégueu, ce film de Lars Von Trier atrocement lent, ennuyeux, soporifique et scientifiquement impossible - une planète arrive, puis repart avant de revenir, sérieusement ? -, n'est qu'une escroquerie cinématographique de plus car l'histoire - la planète Melancholia qui se dirige vers la Terre - ne débute qu'en 2ème partie. Nul.
Un exercice de style surfait et pompeux qui n'a rien à raconter à part un pseudo récit dramatique nihiliste empli de vacuité qui n'apporte strictement rien à son background de fin du Monde. Les thématiques brossées sont très superficielles et consensuelles au demeurant. C'est beau, bien joué, à défaut d'être passionnant.
Melancholia est un des films les plus étranges qu il m ai été donné de voir. Visuellement, ç est magnifique, les images sont sublimes. Au niveau de l atmosphère, le titre porte bien son nom même si la mélancolie se confond surtout avec la dépression. La mise en scène est très pro et il y a de nombreuses bonnes idées de réalisation. Par contre, voir ce film est une véritable torture, le cinéma doit être un divertissement et non pas un supplice qui nous fait sentir mal et qui ne parvient pas au but premier de nous changer les idées. Kristen Dunst, l héroïne dépressive colle à merveille avec son rôle, mais elle joue toujours aussi mal au contraire de Charlotte Gainsbourg surprenante. Difficile d'évaluer donc Melancholia qui est un beau film mais que je vous déconseille de regarder...