Melancholia
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1 192 critiques spectateurs

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Trier par :
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 octobre 2015
Kirsten Dunst fait montre d'un talent indéniable. La photographie est superbe, notamment extérieure. Le début du film est vraiment lourd et pompeux (la touche von Trier) : a- t- il voulu "coller" une musique sur des images ou bien alors l'inverse? Le montage (surtout avec ce début) et le rythme ne sont faits que pour mener le spectateur là où le réalisateur veut comme s'il avait programmé l'émotion appropriée à chaque moment- clef du film. Le réalisateur , sans être novateur, sait nous impliquer dans son monde (il mélange habilement la réflexion à l'image)sans toutefois réussir à nous toucher à tout coup.
Aymeric Defosse
Aymeric Defosse

12 abonnés 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2015
(…) Pour accompagner l'apocalypse, Lars van Trier substitue au climat d'hystérie, qu'il affectionne tant, une atmosphère de claustrophobie particulièrement étouffante. (…)
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2018
Lars von Trier est un réalisateur difficile à ranger dans une catégorie cinématographique précise. Depuis son premier film "Element of crime" (1984), il a plu, dérangé, intrigué, fasciné... grosso modo, un ovni.
Sa seconde trilogie est pour moi la meilleure, "Trilogie Coeur en or", constituée de "Breaking the waves" (1996), véritable vague d'émotion d'une puissance rarement atteinte ; "Les idiots" (1998), un pur délire Trierien, version complètement déjantée de "Festen" de Thomas Vinterberg sorti la même année ; enfin, survenu en 2000, "Dancer in the dark" (2000), qui est le film qui m'a fait le plus travaillé et auquel j'ai repensé des semaines après l'avoir vu pour la première fois, une tragédie contemporaine qui, malgré de nombreux revisionnages, reste pour moi l'un des films les plus émouvants de notre siècle. "Melancholia", sorti en 2011 et présenté à Cannes en compétition pour la Palme d'or, est avec son précédent film "Antichrist" (2009) son film le plus polémique. Cependant, si "Antichrist" avait fait polémique pour les sujets qu'il traite, spoiler: le gore et le contenu sexuel de plusieurs passages,
"Melancholia" a presque être ignoré à cause du comportement de von Trier à Cannes, ce qui lui a valu de voir son film retiré de la sélection officielle. Quel dommage ! C'est en revanche un autre excellent film, signé Terrence Malick (^^), qui remporte la Palme: "The Tree of life" (2011), très semblable au film de von Trier à première vue, mais qui en fait, à ma vision, une version "inversée" de celui-ci. L'histoire de "Melancholia" se déroule en deux parties bien distinctes, durant une période indéterminée, en Suède. La première partie présente Justine (Kirsten Dunst, "Virgin Suicides", trilogie "Spider-Man", "Marie-Antoinette") et son fiancé Michael (Alexander Skarsgård, la série "True Blood"), s'apprêtant à se marier, et organisant une grande réception dans la maison de la grande soeur de Justine, Claire (Charlotte Gainsbourg, "L'effrontée", "Antichrist", "Prête-moi ta main"), et du mari de cette dernière, John (Kiefer Sutherland, "Dark City", la série "24h chrono"). Durant la soirée, Justine constate dans le ciel une étrange étoile qu'elle n'avait jamais remarquée auparavant, et est soudainement prise de panique. Tout ceci chamboule la préparation du mariage puisque l'entourage de la fiancée constate son comportement inhabituel.
La seconde partie est davantage axée sur la vision de Claire, que de Justine. Constatant que cette étoile, appelée Melancholia, s'approche petit à petit de la Terre, les deux soeurs songent à la fin du monde, tandis que John imagine un simple événement oubliable... Fidèle à lui-même, le cinéma du danois fonde deux écoles, l'une réunissant ceux qui y aperçoivent une forme rare de génie, et l'autre regroupant les spectateurs scandalisés à la vue d'un tel spectacle, terrassés par l'ennui, ou ne trouvant pas l'intérêt de suivre un film aussi gai que des funérailles. Pour ma part, il s'agit une fois de plus d'un spectacle fascinant ! On était déjà habitué avec les précédents films de von Trier à assister à un métrage tourné caméra à l'épaule, sans musiques (ou presque), et dans lesquels les acteurs semblent improviser tant leur interprétation est juste. C'est le cas ici: les scènes ont, de ce que j'ai lu, été tournées sans répétitions et une seule musique est entendue, à plusieurs reprises dans le film (prélude de l'opéra "Tristan und Isolde" de Wagner). Tout comme "Dancer in the dark",
avec son ouverture à couper le souffle malgré la sobriété des images, "Melancholia" a la structure d'un opéra tragique, découpé en plusieurs parties: l'ouverture et deux actes (ici, deux parties). Les images de l'ouverture, dès le début accrocheuses, sont une représentation très abstraite de spoiler: la fin du monde, point d'arrivée du film.
Très lente, cette scène semble aussi décourageante, parce qu'elle annonce dès les premières secondes ce qu'on doit attendre de la suite du film spoiler: (le film débute par la fin du monde et se termine par la fin du monde, créant ainsi une boucle liant le début et la fin).
Quand on parle de l'ambiance du film, que peut-on dire d'elle? Elle est belle, sombre, déprimante. Tout ceci, en reflet de ce que nous ressentirons lorsque la destruction de l'humanité (la vraie) viendra. C'est en ça qu'il s'agit à la fois d'une oeuvre profondément réaliste, mais nous pouvons également nous interroger sur la science-fiction présente dans le film ; la théorie de la fin du monde est-elle réelle? Comment vivre avec l'idée de subitement disparaître, sans rien laisser? Et surtout, comment supporter le poids des maux qu'elle nous provoque, et à notre entourage?
Tant de questions me viennent à l'esprit à la vision de ce film, toujours d'une très grande justesse puisqu'il
réussit à émouvoir et à nous faire ressentir de la compassion pour les personnages, sans être larmoyant comme "Breaking the waves". Le choix de diviser le film en deux parties est un parti-pris très astucieux puisqu'il est favorable à montrer la fin du monde sous deux points de vus, marqués par deux parties consacrées aux deux héroïnes. Quelque chose qui m'a interpellé, selon ma réflexion, la planète Melancholia peut être considéré comme un personnage à part entière vu son importance dans l'histoire ; elle est l'allégorie de toute émotion ou élément susceptible au dérangement de la vie d'un individu: elle se rapproche de la Terre, telle l'intensité d'un sentiment moral, avant d'atteindre spoiler: le stade de la mort, la mélancolie étant la tristesse liée à la Mort.
On constate aussi qu'elle impacte le comportement des personnages, présentés inconstants comme dans une tragédie Racinienne, plus particulièrement sur celui de Justine, qui voit la planète progresser son parcours vers la Terre dès le jour de son mariage, et signe de sa perturbation, se voit dirigée par Melancholia en commettant des actes pourtant inaptes à sa nature, spoiler: par exemple celle-ci trompe son mari avec un autre homme le jour de son mariage, ou quitte la réception en plein milieu pour aller observer la planète. On peut aussi faire le rapprochement avec Claire, qui par moment méprise voire déteste sa soeur dans son comportement- sachant qu'elle est la première à changer moralement-, pour ensuite lui dire qu'elle l'aime ;
L'état psychologique de Justine est ainsi très bien mis en valeur, spoiler: à fleur de peau liée à Melancholia.
Bon nombre de scènes étranges campent le film, parfois tellement sombres et quelque peu cachées sous les nuages, qu'il me donne une sensation de cauchemar lorsque j'y repense, plus particulièrement par le biais de la musique signée Wagner présente tout au long du film, répétée du début à la fin: un cauchemar n'a pas le sens, tout peut changer, à tout moment, ou rester stable, et c'est exactement la structure de l'histoire. Pour conclure, une oeuvre remarquable et inoubliable, qui marque par une immense claque visuelle, mêlant décors de jardins suédois et paysages spatiaux, costumes d'événements ravissants et quotidiens, le tout entre les mains du génie danois cannois, mettant notre esprit à rude épreuve.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 septembre 2015
La première partie c'est un mariage dans lequel la mariée nous démontre que l'on peut être tout aussi dépressive qu'ennuyante.
La seconde se focalise sur la personnage interprété par C. Gainsbourg qui n'accepte pas la fin du monde.
Bref le film aurait pu être un court métrage de 10 minutes en étant tout aussi riche sur le plan du scénario mais pour ce qui aime le 'rien' et qui seulement à partir de l'absence de matière peuvent laisser court à leur snobisme intellectuel, c'est un chef d'oeuvre.
Eselce

1 630 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2015
Très particulier comme film. Personnellement, je trouvais le départ et le milieu relativement banal jusqu'au rapprochement de la planète qui donnait une certaine intensité au film. Vraiment pas génial, autrement. Un peu lent et confus. J'ai eu du mal à cerner le pourquoi des agissements des personnages, surtout Kirsten Dunst et son comportement le soir de ses noces...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 août 2015
Lars Von Trier ? Casting international, neurasthénie exhibitionniste indécente, prétention d'un gars persuadé d'être un génie novateur, provoc pour la provoc et caméra tremblotante qui donne encore plus le mal de mer qu'une croisière au Cap Horn. Bref, on part généralement dans la direction opposée. Et si un prologue magnifique à plans fixes (incroyable !) nous donne envie de laisser une chance à Melancholia, il faudra s'accrocher pour venir à bout de la première partie, pas très passionnante, maniérée (cette caméra atteint de Parkinson, mon Dieu mon Dieu...) et réunion familiale tournant en règlement de compte, thème vu et revu dans le cinéma scandinave... Mais Kirsten Dunst, plus évanescente que jamais, aide à tenir le coup. Et, ensuite, 2e partie, absolument à tomber, aussi belle qu'oppressante. Le pendant obscur de l'Arbre de la Vie de Malick, sorti la même année. Le dernier plan est à couper le souffle et imprime la rétine pour de longues années. Puissant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juin 2015
Melancholia est LE film de ces 10 (20 ?) dernières années. Un immense chef d'oeuvre plein de la maturité enfin atteinte de son auteur. Lars Von Trier prouve une fois de plus que le maître incontesté du cinéma de l'an 2000, c'est lui.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 juin 2015
Je n'ai pas du tout apprécié le découpement du film, la première partie étant pour moi complètement inutile. J'ai bien compris le parallèle avec la mélancolie mais vraiment rien d'incroyable dans ma perception, 1h de trop tout simplement !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2015
Si le sublime porte un nom c'est bel et bien "Melancholia". Le seul défaut de ce chef-d'oeuvre est une première partie assez longue, voir lente, mais en tout point nécéssaire pour parvenir à se délecter de la suite. Un dénouement extraordinaire alors qu'annoncé dès la première seconde du film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 juillet 2015
Tout commence par la musique : le sublime Prélude à la mort d'Iseult sur des images fascinantes, tableaux de peintres hollandais, personnages figés empêtrés dans les fils de cette vie ici-bas, visages nus saisis dans leur vérité profonde sur lesquels se détache Melancholia, inquiétante et prégnante.
Puis Justine apparaît, visage radieux du bonheur dans sa robe de mariée, blonde et lumineuse auprès de son mari, amoureux et ravi, en route vers le manoir somptueux de sa soeur.
Une vision de rêve que ne vont pas tarder à obscurcir les ombres du secret, du mal-être et des rancoeurs enfouies : père infantile, mère désespérément aigrie, soeur partagée entre l'amour et la haine, beau-frère intéressé et mercantile, patron pathétique et pitoyable.
Peu à peu tout se délite dans cet univers qui se voulait parfait, y compris et surtout Justine, de plus en plus accablée au fur et à mesure que la fête avance.
Joie, bonheur, beauté, tout n'est qu'apparence trompeuse, et Justine n'en peut plus de cette robe de mariée qui lui colle à la peau, s'absentant d'elle-même pour scruter le ciel avec angoisse, ressentant, sorcière ou déesse, le lien intime qui la relie à Melancholia.
Une tension grandissante habite la seconde partie qui revêt les traits anguleux de Claire, sa soeur, dévouée, pragmatique, qui affirme son rôle d'aînée tandis que Justine s'embourbe dans une apathie douloureuse.
Et toujours, lancinant leitmotiv de cette fin du monde tant redoutée, ce Prélude qui nous envahit, nous immerge dans la peur qui s'empare de Claire devant les signes avant-coureurs de la catastrophe imminente, alors que Justine, à l'image de Léo, l'enfant de sa soeur, nous offre un visage presque apaisé : trois êtres confrontés à une angoisse terrible, symboliquement protégés par la cabane magique de l'innocence.
Une oeuvre qui nous plonge dans les peurs irrationnelles enfouies au plus profond de nous, inégale mais intense, avec deux actrices qui m'ont progressivement fait entrer dans cet univers inquiétant, ô combien, du réalisateur danois.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2015
Beau à pleurer, du pur chef-d'œuvre, tout y est parfait du début à la fin, un film magnifique qui cloue
à son fauteuil. Difficile de le décrire, il faut absolument le voir et se laisser porter par la beauté, l'intensité
et la puissance émotionnelle !
Sébastien D
Sébastien D

127 abonnés 549 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2015
Et bah... Autant d'éloges et de nominations pour "ça". Alors oui, les images sont très belles. Mais c'est un film, pas un album photo. Donc il doit y avoir plus que de belles images. Et bah la, non. Le scénario est inexistant, la preuve avec de longs moments de silence inutiles. L'histoire aurait pu être bien, le fait qu'une planète va entrer en collision avec la Terre, mais elle est tellement mal exploitée. Pourquoi ce mariage durant 1h ? On s'en fout. Et les acteurs, oh mon dieu. Tous connus et reconnus certe, et pourtant. Le duo d'actrices est dépressif comme pas possible. Le reste essaye juste de gagner sa croute en donnant un peps qui ne fonctionne même pas. Et on s'ennuie, mais on s'ennuie. Pour moi, c'est un film loupé.
bladgik
bladgik

106 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2015
Un film qui ne laisse pas indifférent, certes mais qu'il a été pénible de tenir jusqu'au bout . Une lenteur incroyable. Dommage car la fin est vraiment réussi. Mais je n'aime pas cette mélancolie dans le film. Question de goût . Le côté dépressif de Kristen me fatigue . Un film peu ordinaire et a voir pour la second partie et la fin qui est vraiment marquante
Viricel L.
Viricel L.

8 abonnés 185 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2015
Un film de 2h10 qu'on peut réduire à 1h si on enlève toutes les longueurs! Une manière très particulière de filmer (mauvaise) . Certains disent que c'est de l'art abstrait...effectivement, je peux pas dire que ce film est nul mais seulement que je le trouve nul. Il y avait une bonne idée de départ mais beaucoup trop de longueurs qui rendent le film moins bien et long! Il y a tout de même de magnifiques plans.
Cthulhu Mantis
Cthulhu Mantis

39 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2015
Sans doute un des plus beau film dernièrement de Lars Von Trier. Sa ne doit pas être facile de vivre dans sa tête avec un esprit pareil. Un grand sens de l'image très onirique, on imagine encore mieux l’état d'esprit du réalisateur pendant l'écriture de son scénario et à la mise en scène de son film.

Il y'a aussi au fur et à mesure une véritable identité cinématographique qui s'est construit par le biais de ces films. La caméra qui est un peu tremblante, portée à l'épaule, zoom et dé-zoom. Cela est devenus qu'on aime ou non sa signature avec aussi de longues introductions de musiques riches et complexes très théâtral qui paraîtront pompeux pour beaucoup, émotionnel, sensible et poétique chez certains.

Pessimiste comme il a toujours été, entre cruauté et sensibilité, dans ce mal-être qui est le sien depuis longtemps maintenant et semble le nourrir. Lars Von Trier donne l'impression de vouloir avoir fait ce film pour se guérir et faire sa propre médecine personnel.

Un mal-être qui semble être d'une beauté sans nom. Ce long-métrage de Lars Von Trier semble s'attaquer à l'irritabilité et l'ultra optimisme naïve de notre société. Il semble vouloir démontrer que le bonheur n'est jamais acquis, il n'est que passager, que la misérable condition humaine reprend le pouvoir sur chacun d'entre nous et que le mal est une fatalité.

Dans la première partie qui est le mariage de Justine qui est en une heure, elle ne semble pas heureuse, c'est une triste fête. Il y'a comme une empreinte de mélancolie et de détresse, comme lorsqu'on est invité chez des amis et que l'on ne trouve pas sa place, on se sent seul que lorsque tout le monde autour de vous est heureux. Un film qui ressemble beaucoup à la réalité avec laquelle elle partage le fait que le bonheur semble être une obligation et que vous n'avez pas le droit de ne pas sourire.

La lenteur du film le rendra insupportable pour les uns et sera de toute beauté pour les autres. Avec la peur d'une fin qui est épouvantable qui s'y rapproche et qui semble rallumer la flamme chez Justine qui accepte cette fin comme si le bonheur était dans la mort.

Un film beau et sordide, un diamant brut émotionnel et intimiste. A ne pas regarder si vous avez le cafard et risquera de vous complaire la dedans.
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