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girondins59
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Qu'y a t'il de plus ennuyeux que de suivre une partie d'échecs?", telle est la question que beaucoup de monde ce pose et dont je fais partie.J'étais donc plein d'appréhension avant de voir "La Diagonale du Fou" car une partie d'échecs de 1h45, ça ne me bottait pas tellement.Surprise!J'ai été complètement absorbé par ce film plein d'intensité et d'émotion.C'est vrai que c'est un peu lent mais on parle principalement d'échecs et de tactiques donc c'est normal mais mis à part cela, il y a aussi un très beau duel entre le soviétique et le dissident.Deux hommes qui ne souhaitent d'ailleurs que jouer aux échecs pour devenir champion du Monde mais hélàs, leur situation politique implique bien plus que cela.Avec toute la pression qu'ils devront subir tout au long du tournoi, ils parviendront parfois à la limite de la folie.Michel Piccoli et Live Ullman apportent tout leur talent à deux grands personnages et on assisstent tout simplement à l'un des plus beaux duels du cinéma.Le film en lui-même est passionant ce qui lui a d'ailleurs valu l'oscar du meilleur film étranger.Une bonne surprise.
Un film particulièrement réussi. On suit avec beaucoup d'intérêt cette partie d'échecs qui s'étale sur plusieurs jours. Le duel psychologique entre les deux champions continue même une fois quittée la table de jeu. Chaque camp (USA/URSS) tente de destabiliser le joueur rival et son équipe par tous les moyens. Il s'agit aussi d'une dénonciation des sales méthodes des services secrets, principalement soviétiques ici. Autre aspect, l'importance de ce jeu pour les deux champions, véritablement obsédés par la victoire et eux-même prêts à tout pour l'emporter. Quelques scènes sont à mourir de rire, comme l'arrivée des "hypnotiseurs" dans la salle. Cette "Diagonale du fou" est de surcroît interprétée avec finesse, notamment par Michel Piccoli. Bien sur, le film a un peu vieilli et le rythme plutôt lent n'arrange rien. Mais le réalisateur a fait du bon boulot et ça se voit.
Un film qui réjouira les passionnés d'échecs. Surtout les passionnés d'échecs à vrai dire, car je vois mal une personne désintéressée de ce jeu apprécier "la diagonale du fou". Côté ambiance, le rythme lent du film n'empêchera pas une atmosphère tendue de s'installer progressivement.Un final sublime.
Un film que je recommande à toute personne initiée aux échecs, toutefois il semblera mou à ceux qui ne connaissent pas le jeu, c'est pourquoi sa moyenne n'est pas révélatrice de sa qualité, il mérite ces 4 étoiles pour son final même si ce n'est pas un chef-d'œuvre il reste excellent, je met donc 5 pour remonter la moyenne.
Sorti en 1984, ce premier long-métrage fut particulièrement remarqué à l’époque : il remporta le Prix Louis Delluc, le César de la meilleure première œuvre et l’Oscar du meilleur film étranger. Rien que ça ! S’il nous replonge dans une époque qui paraît désormais bien lointaine – la Guerre froide au prisme de tournois d’échecs alors suivis dans le monde entier, ici inspiré de l’affrontement Karpov/Kortchnoï, l’un étant le candidat officiel de l’URSS, l’autre un dissident soutenu par l’ouest et déstabilisé par les Soviétiques – La diagonale du fou n’a pas très bien vieilli. La faute à une mise en scène fragile et une direction d’acteurs qui laisse à désirer – le casting international est pourtant impressionnant. À voir comme le témoignage d’une époque révolue.