Les critiques assassines qui ont salué la sortie d'Au bonheur des ogres ont failli m'empêcher d'aller le voir. Au bout de deux semaines il avait déjà quitté l'affiche de l'UGC Ciné Cité, relégué dans une salle crasseuse de l'Orient Express, entre Go Sport et RER.
Pourquoi tant de haine ? "Au bonheur des ogres" n'est sans doute pas le chef d'œuvre de l'année Mais ce n'est pas non plus un infâme navet. Nicolas Bary réussit à adapter l'univers intemporel de Pennac, la famille recomposée des Malaussène : le petit qu'on débranche quand les gros mots sifflent, Jérémy qui confectionne des bombes en cours de chimie, Thérèse qui tire les cartes et lit l'avenir, et Louna (ah ! Mélanie Bernier !) avec son polichinelle dans le tiroir Et bien sûr, Malaussène, le bouc-émissaire qui, par la grâce d'une mère de famille absente, est devenu le père de substitution de cette joyeuse fratrie Raphaël Personnaz que j'avais trouvé insipide dans "Marius" et franchement mauvais dans "Quai d'Orsay" est plutôt bon dans ce rôle de mec-dans-la-lune-et-dans-la-merde. Celle qui crève l'écran c'est Bérénice Béjo, que je n'ai jamais connue mauvaise (il faut dire que je n'ai pas vu ses mauvais films). Etincelle en rousse incendiaire ("toit rouillée, cave ..."), elle met le feu à l'histoire quand celle-ci menaçait de s'enliser en cours de route. Le film hésite, c'est vrai, entre la loufoquerie et le polar. Mais le bouquin tirait de cette ambiguïté sa richesse.
Un divertissement pour ceux qui ne connaissent pas le(s) livre(s) ; de joyeuses retrouvailles pour les pennacophiles.
Un moment debout bonheur et d'évasion. Alors certes, fan du bouquin donc avis forcément biaisé, mais pour moi l'esprit y est bien respecté, j'y ai retrouvé l'atmosphère que j'avais tant aimé. C'est joyeux, c'est différent, ça fait du bien. On ressort content. Que de demander de plus ?
Je ne connaissais pas l'histoire car je n'ai pas lu le roman. Ce film m'a beaucoup plu, c'est amusant, divertissant, très bien joué. On ne s'ennuie pas, il y a du suspens mais aussi de l'émotion. Une bonne surprise.
Pour le bonheur des enfants Nicolas Bary réalise un bon conte pour enfant. Le film a le mérite d'être rythmé et plaisant même s'il s'agit d'une adaptation. Grâce à une bonne direction d'acteur, il rend crédible cette histoire, malgré quelques défauts de mise en scène. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Je suis plutôt indulgent avec ma note car il faut reconnaître que les comédiens s'en sortent pas trop mal et que l'esthétique du film est réussi. Pour le reste, ce conte de Noël ne m'a inspiré que de la lassitude. Son mélange des genres ne donne, à mon avis, rien de bon et l'adaptation ne m'incite pas à lire le livre et encore moins à y voir une suite ! Un OVNI qui en charmera d'autres...
Encore une fois, on peut constater que "Au bonheur des ogres" fait parti de ces films qui divisent. D'une part on trouve les adeptes des plaisirs simples, qui ne se prennent pas trop le chou et qui adorent, et de l'autre les "vrais" cinéphiles qui savent déjà en s'asseyant dans leur fauteuil, avant même le début du film, qu'ils n'aimeront pas pour X ou Y raisons. La soupe est toujours trop chaude, trop froide, trop ou pas assez salée, de la mauvaise couleur, trop épaisse, pas assez fluide, j'en passe. Si l'on considère que la perfection n'est pas de ce monde ni qu'une adaptation ne sera jamais parfaitement fidèle, le film de Nicolas Bary est un honorable divertissement, manquant certes d'une "patte" personnelle car étant encore trop empreint d'influences reconnaissables, mais qui se laisse gentiment regarder. "Si vous voulez vraiment rêver, réveillez-vous..." D. Pennac
Un film un peu lent à mon goût. Je n'ai aussi pas compris pourquoi ils ont appelé ce film une comédie... Ce film n'est pas spécialement drôle. Si vous voulez regarder une comédie, ce n'est pas ici qu'il faut venir ! Voilà, un film moyen avec un scénario moyen qui obtient une note moyenne voir mauvaise.
grand fan des livres de Pennac, je suis allé voir ce film en espérant retrouver l' atmosphère de sa série. Je n'ai pas été déçu. Un vrai film déjanté agréable à voir.
Raphaël Personnaz et Bérénice Bejo sont charmants , le scénario basé sur un roman de Daniel Pennac donc une valeur sure qd même, Guillaume De Tonquédec qui pour moi reste une valeur sure, le parrainage de Isabelle Hupert par son apparition à la fin, font que ce film est très agréablement frais et je dirais poétique à l'antipode du blockbuster