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Un visiteur
3,5
Publiée le 6 novembre 2011
Film intéressant pour moi qui suit en formation d'hautes études en administration publique, avec des personnages vraiment marqués et aussi une bonne tension malgré quelques lenteurs.
Le sujet était prometteur mais le film ne va nul part, avec des scènes plutôt dérangeantes, comme la première scène, ce qui ne serait pas grave si cela avait un sens pour le film ce qui n'est pas le cas.
La mise en scène n'est pas moins épouvantable. La musique en particulier est complètement inadaptée le style du film. Comme à la naissance d'un bébé où la musique laisse penser qu'il va lui arriver quelque chose... Michel Blanc joue bien mais ne sert pas à grand chose. Certaines scènes sont inutilement gores.
Si le but était de montrer que les ministres sont des hommes comme les autres, c'est raté. Si il fallait les enfoncer c'est rater aussi.
Bref, ce film est désagréable, ne mène nul part et est particulièrement long.
film intéressant d'un point de vue artistique mais parfois un peu confus ce qui me laisse un peu sur ma faim... ça part un peu dans tous les sens et on a parfois du mal à comprendre le but du réalisateur.
Voici le film de politique-fiction tel qu’on se devait de nous présenter depuis longtemps. Un ministre imaginaire et inclassable issu d’un gouvernement qui l’est tout autant et tous ceux qui l’entourent, ses conseillers, subalternes, confrères et adversaires politiques s’activent dans les arcanes du pouvoir, nous ouvrant les yeux sur l'affaiblissement de l'influence de nos élus sur notre économie. On y découvre donc les coulisses de la république à travers le quotidien de cet homme d’état en pleine guerre interne autour de la naissance d’un éventuel projet de privatisation du service ferroviaire (un sujet libéral d'actualité). La réussite du film est dû, en plus de son traitement intelligent et cynique de ce sujet délicat, à son rythme prenant, à la place de l’aspect humain, à sa photographie lisse et épurée ainsi qu’au jeu brillant des acteurs, le duo Gourmet/Blanc étant parfait. Ce long métrage plein d’idées tant conceptuelles que visuelles restera sûrement comme une référence dans le cinéma français qui ne maitrisait, jusque là, pas ce type de film.
ce film est une "pastorale française" pour ne pas paraphraser Philip Roth. Une ode presque symphonique à la nature humaine, plongée dans l'exercice du pouvoir, l'homme seul face à la grande broyeuse, cette bouche carnassière symbolisé par ce crocodile qui en vient à vous dévorer, même vos propre fantasme. Une partition jouée à merveille par un quintet de comédien dont un Olivier gourmet millésimé. Ce film est un grand cru du cinéma français, sérieux, exigeant, audacieux, presque impétueux. Une vraie Révélation, au sens général.
Le décalage entre la réalité vécue sur le terrain et la vision des décideurs, les combats internes au sein d'un même gouvernement et des appareils de l'Etat, la gestion en directe de l'information et de sa transmission au médiat, la maîtrise de la sémantique et du "wording", l'importance prise par les conseillers et dir cab. font de ce film une mise en situation assez réaliste des arcanes du pouvoir. Le jeux des acteurs est vraiment prenant. Il y a une certaine confusion (peut être voulue) dans les dernières scènes du film notamment sur le tiraillement du dir cab et de son ministre. En tous les cas, bravo pour l'approche et la mise en lumière des postes et activités proches des ministres.
Des comediens remarquables.Pour le reste , l'histoire est confuse et souvent ennuyeuse ( la scene d'ouverture , le choix du nouveau chauffeur...).Plutot rate.
Je n'ai pas aimé. J'ai trouvé ce film prétentieux et décevant. Non qu'il soit ennuyeux, au contraire j'ai été pris par la narration, mais je n'arrive pas à saisir le sujet précis du film: le chauffeur ? le ministre? laprivatisation des gares ? Les dialogues se veulent recherchés, ils ne sont que maniérés ou obscurs. C'est le drame des films "écrits et réalisés" par la même personne. Ecrire des scénarios est un métier, réaliser un film en est un autre. Ici, ni l'un ni l'autre ne sont vraiment bons. Le spectateur est balladé de séquence en séquence, certaines plutôt spectaculaires, mais sans cohérence d'ensemble. Et je suis ressorti de là sans avoir appris quoi que ce soit. A vous dégoûter d'aller au cinéma...
Le cinéma et les cinéastes se sont toujours montrés très habiles dans les entreprises de récupération. Ils trouvent d'instinct le ton mode en accaparant le sujet du jour pour nous le restituer en caressant dans le sens du poil le bon public bobo. Ce qui se porte cette saison dans le cinéma, c'est la politique et l'élection présidentielle. Et chacun d'y aller de son petit couplet. Pierre Schoeller n'a pas lésiné : il nous donne la chanson entière sans oublier d'en remettre au refrain. Il en remet tellement qu'on ne tarde pas à s'ennuyer dans cet univers artificiel. Le film n'est pas aidé par ses choristes : aucun n'est juste dans sa partition. Olivier Gourmet, habitué aux personnages de minable, campe un ministre des transports à l'extrême limite de la parodie. Michel Blanc apporte à son directeur de cabinet toute la crédibilité de l'ancien bronzé. Les conseillers ministériels semblent échappés des Branquignols de Robert Dhéry. Stephan Wotjowicz campe un président très quatrième République : charisme nul, impossible d'imaginer son élection au suffrage universel. Le pompon à Eric Naggar en Premier ministre guindé : celui-là, au faîte de la popularité, devait rassembler à lui 99 % d'opinions négatives. Ce qui manque le plus à ce film, c'est d'être un jour sorti des joutes de cocktails. D'avoir eu un contact, ne fut-ce qu'un instant, avec la réalité. Pour traiter un sujet, la moindre des choses est de le connaître. Même superficiellement.
Très déçue par le film, surtout après avoir lu la critique dytirambique (et à posteriori incompréhensible) de Télérama. Le film alterne entre accidents de la route plus dégoûtants les uns que les autres, musiques de tams-tams assourdissantes, et rêves bourrés de symboles à en crever. Ce qui tient lieu d'intrigue tourne autour de la privatisation des gares, dont on ne saura bien sûr pas les tenants et aboutissants, pour mieux pointer du doigt une idée plus ou moins discutable, mais qui semble ancrée dans le crâne du réalisateur : les politiques agissent trop pour avoir le temps de réfléchir, et n'ont pas de réelles convictions. Avec leurs blagues potaches et leur façon d'être vulgaire, ils ont l'air d'imposteurs au sein des magnifiques palais de Paris. Un film caricatural qui personnellement ne m'a rien apporté, je le déconseille.
Pour une fois qu'un film français dépasse et de loin le film américain sorti en même temps (celui de clooney), ne nous en privons pas. Très intéressante lecture du monde politique où tout est comm' comm' comm' et ambitions. Excellent O. Gourmet.
Film raccoleur et caricatural. Une invraisemblance majeure (le chauffeur intérimaire du ministre est recruté par le directeur de cabinet, pas moins ! Bcp de scènes complaisantes (naissance d'un bébé, accident de voiture, enterrement du chauffeur) qui n'apportent rien au propos. Un film pathétique de vulgarité.
Dans le genre sinistré du film politique français, "L'exercice de l'Etat" est certainement ce qu'on a fait mieux depuis un bon bout de temps. Tout d'abord, il n'est pas vraiment pas question de politique : on ne sait pas trop si le ministre est de gauche ou de droite, et ce n'est pas le sujet ; on évite donc le grossier film social habituel... Ici, on s'intéresse aux hommes qui exercent le pouvoir, ce que ça implique sur leur vie privée, leurs idéaux, leur ambition. La force du film, c'est sa nervosité : le rythme est rapide, les personnages sont souvent énervés donc énervants, et le film n'est pas forcément très aimable. On peut même dire que le film est parfois violent, et pas seulement lors de cet accident de voiture absolument incroyable (âmes sensibles s'abstenir). L'autre gros atout de "L'exercice de l'Etat", c'est son casting. Olivier Gourmet dans son meilleur rôle, et le trop rare Michel Blanc, toujours parfait. Un film intense et surprenant.