L'Exercice de l'Etat
Note moyenne
3,6
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475 critiques spectateurs

5
49 critiques
4
181 critiques
3
118 critiques
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73 critiques
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32 critiques
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22 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 novembre 2011
Film décevant au regard des bonnes critiques qui lui sont attribuées. Scénarios sans surprises et sans consistance, décrivant le quotidien d'un ministre dans l'exercice de sa mission. Seule chose étonnante et inexpliquée: les rêves (fantasmes?) érotiques du ministre.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 novembre 2011
Ce film fait peur parce qu'il nous donne le sentiment d'être juste en décrivant un monde politique où les idées et les convictions ont pour longtemps fait place au compromissions, au cynisme et au mépris. Même l'amitié vole en éclat face aux enjeux de carrière. Gourmet et Blanc tiennent remarquablement leurs rôles.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2011
Je suis aller voir ce film car ces notes étaient plutôt bonne sur Allocine. Grosse erreur... Un film construit sur l'effet. Les scènes sont mal jouées. Le scénario est complètement vide. Je suis sorti de la salle en étant révolté par l'inutilité d'un tel film. Allez voir Polisse !
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2011
"L'exercice du pouvoir" à la française : quel ennui que ce ramassis de "péripéties" éculées sur les coteries politiques, les petites mesquineries, ambitions et bassesses diverses.... Et l'habillage "original" (un binôme : un ministre des Transports pour changer, sujet aux rêves érotico-baroques et son directeur de cabinet friand d'oeufs sur le plat et de vieilles lunes gaulliennes) ne change pas le "message" : les convictions ne résistent pas aux nécessités carriéristes. C'est long et sans ressort, sans surprises et finalement sans intérêt - même le casting déçoit, en particulier Olivier Gourmet, très notablement en déficit d'aisance et de crédibilité, dans le rôle central. Encore un mystère que l'engouement général des critiques pour ce médiocre opus (du même ordre que le très immérité concert de louanges entourant "Polisse" !). Le minimum syndical : 1 étoile.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2011
Un film fort sur les coulisses de l’État, servi par des comédiens exceptionnels (Olivier Gourmet en tête !). Nul ne peut dire le degré de réalisme de tout cela (y a-t-il un ministre parmi les lecteurs de cette critique ?!) mais cela permet d'entrevoir la réalité du pouvoir au quotidien. La mise en scène est haletante, la musique superbe. Le scénario par contre s'égare un moment dans une série de tonneaux qui sont là pour montrer un peu trop ostensiblement l'humanité du ministre. Mais le reste est tellement bien ! A voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2011
Intelligent, subtil et remarquablement interprété. Un film prenant sur cet objet singulier, le pouvoir et la jouissance qu'il procure.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2011
3 étoiles pour Olivier Gourmet serviteur de l'état aux états d' ames pui sans état d' ame. Il y a l'odeur du pouvoir qui fascine et qui ne peut nous échapper quitte à trahir ses amis de 30 ans ! et oublier tout le monde y compris sa famille .Un métier de fou pour des fous .
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2011
La meilleure série de tous les temps, et peut être l'histoire la plus passionnante jamais filmée: "The West Wing", of course, my dears. Le président Bartlet est vivant, bien plus vivant que JFK (ça, c'est pas difficile....), Jimmy Carter ou Hilary Clinton. Martin Sheen en a fait un personnage historique...

Peut on rendre palpitante la vie de tous les jours d'un cabinet ministériel? Même quand on n'est pas américain? Pierre Schoeller (que je ne connaissais pas) s'y est essayé avec un certain bonheur, même si, pour rendre sans doute le propos moins aride, il a truffé son film de scènes inutiles, comme le ridicule rêve érotique qui l'ouvre, et qui est aussi grotesque qu'un porno intellectuel tourné par Robbe Grillet dans les années 70. Les vrais rêves, qu'ils soient co-chons ou co-chemars, sont hélas bien plus hirsutes, bien plus dépenaillés, bien moins esthétiques et toc que ce qu'on nous montre là...

Même si j'adore généralement Olivier Gourmet, il se fait voler la vedette par Gilles, son dircab, Michel Blanc. Avec son visage glabre et blafard, celui ci est tellement, d'évidence, un personnage tragique qu'on a peine à imaginer qu'avant d'avoir éclaté dans Monsieur Hire, il ait pu passer ses jeunes années à chercher à conclure dans des rigolarderies de série B. Gilles est un serviteur de l'état à mille pour cent; c'est un pur technocrate, toujours impeccable, toujours dans le ton qu'il faut -mais il ne faut pas lui demander d'assumer une décision qu'il estime contraire au bien de cet état qu'il sert.

Bertrand, le ministre des transports est au contraire flou, arriviste et opportuniste. Et je pense que c'est justement parce que ce personnage n'est pas très bien dessiné qu'Olivier Gourmet semble parfois un peu en dedans de la main. On le prend au moment où le ministre doit aller faire de la figuration dans les Ardennes après un horrible accident de car dont les victimes sont presque toutes des enfants. Où le gouvernement projette un plan de privatisation des gares, auquel le ministre est absolument opposé [Quand on nous raconte qu'aucun parti n'est représenté, ce plan rend évident que Bertrand appartient à un gouvernement de droite] . Et où, dans le cadre d'une opération soigneusement médiatisée, genre opération de la deuxième chance, on recrute Martin, un chômeur de longue durée, (l'épatant Sylvain Deblé qui a une vraie gueule avec son visage buriné et sa queue de cheval) pour remplacer le chauffeur attitré durant ses vacances.

Même si Bertrand adore Gilles, et vice versa, on ne sent pas en eux cette espèce de communion qui existait entre Bartlet et Léo Mc Garry, son fidèle dircab et ami. En tous cas, quand pour la privatisation des gares Bertrand retourne sa veste dès qu'il se rend compte que son avenir politique est en jeu, Gilles ne suit pas. Ce ministre atypique (il n'est pas vraiment sorti du sérail de l'ENA) a tous les défauts du genre; il se croit tout permis: il s'invite chez Martin où il boit comme un trou après s'être fait sermonner par l'épouse de Martin, infirmière, et on voit bien, lorsque la jeune femme tente de lui faire comprendre à quel point les restrictions budgétaires rendent son métier difficile, il ne l'écoute pas, parce qu'il est sûr de lui, parce que l'opinion des autres il s'en fiche; il fait des crasses à un vieux collègues dont il veut récupérer la circonscription; et enfin, il se donne le droit pour gagner du temps, d'utiliser une bretelle d'autoroute non encore ouverte, ce qui causera un accident dramatique.... filmé d'une façon extraordinaire, qu'on se prend vraiment en pleine poire.

Bertrand est il donc antipathique? Oui et non, parce qu'en même temps, il y a son côté humain. Mais, en tous cas, même si on admire sa puissance de travail, il ne fait rien pour rendre sympathiques ces puissants qui nous dirigent.... On est quand même devant un assez triste personnage. Je pense qu'un titre comme Le goût du pouvoir eût été plus adapté pour caractériser ce que ce film nous montre.

Tous les acteurs qui jouent le personnel politique, premier ministre et ministres, sénateurs, sont épatants, en particulier Didier Bezace. N'oublions pas l'excellente Zabou Breitman, en omniprésente conseillère en communication.

Film à voir certes, chef d'oeuvre: n'exagérons rien.... Je vous le dis: c'est un sujet pour amerloques, ça!
XAVIER H
XAVIER H

7 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2011
Il y a bien longtemps qu'on ne nous a pas montré film politique aussi passionnant, on vit à cent à l'heure dans ces bureaux ministériels, sans s'ennuyer une seconde, les spheres du pouvoirs ont l'avantage de ne prendre aucun parti (gauche ou droite) les acteurs sont d'une justesse et font tres bien passer leur spleen, merci olivier gourmet et Michel Blanc , et merci à Pierre Schoeller, courez le voir!!!!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 octobre 2011
Excellent film au rythme soutenu avec des acteurs remarquables. Des seconds rôles étonnants tels celui de JOSEPHA et de MARTIN !
On ressort étourdi par des vérités qui nous assomment !
A VOIR
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2011
Assez mitigé pour tout dire. Le propos est séduisant - entrer dans la vie quotidienne d'un ministre et de son cabinet - mais le choix du réalisateur tape souvent à côté, en ralentissant le film et en le plombant de séquences franchement dispensables, dont celle interminable, de l'accident. Pas trop convaincu non plus par le côté scato du film : on voit un ministre vulgaire (pourquoi pas) assis aux chiottes, dégueuler, baiser, faire des rêves érotiques (symbolisme ultralourdingue au passage)...mouais bon, plutôt facile. A part cela, c'est un bon film sur la solitude des rois, le machiavélisme des grands fauves politiques, le désillusion des hauts fonctionnaires sur leur pouvoir réel - excellent passage du face-à-face Michel Blanc - Didier Bezace ("L'Etat ne peut pas tout" comme disait Lionel). Pas mal, mais montage et choix de narration loin d'être à la hauteur du projet.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2011
En sortant de la projection de "L'exercice de l'état", j'ai eu l'impression d'avoir passer 1h50 à l'intérieur de l'habitacle d'une formule 1. Non pas que le héros du film, le ministre des transports, Mr Saint Jean (interprété par Olivier Gourmet), soit un champion de la conduite ministérielle mais, le rythme et la tension dans lesquels nous portent le film sont aussi intenses que 60 tours du circuit de Monaco à 350 à l'heure.
Servir l'état est loin de tout repos surtout quand s'y ajoutent l'ambition, l'humiliation et le sacrifice.
Ce film nous plonge au coeur de la machine d'état dans une fiction qui fait froid dans le dos. Nous assistons aux journées d'un ministre, toujours sur la brèche, materné par une conseillère en communication et drivé par un directeur de cabinet et de ses adjoints qui s'occupent de tout et même du reste. Toujours entre deux rendez-vous ou vingt SMS, le ministre navigue à vue, donnant des ordres, trouvant une solution à tout problème mais risquant à tout moment la sortie de route. La route d'un ministre est semée d'embûches, de couleuvres qui traversent et qu'il faut bien avaler, de loups aux dents longues qui se mettent en travers de votre trajectoire et qu'il faut bien éviter. Evidemment, le conducteur/ministre est accompagné d'une foultitude de techniciens auxquels il faut bien accorder sa confiance ou bien virer dès qu'une faille se présente.
Mais le pouvoir (ou plutôt l'exercice d'un pseudo pouvoir) est comme une route verglacée, on risque le décors à chaque instant.
C'est cette tension qui est remarquablement décrite dans ce film, accumulant détails du quotidien ministériel, petites phrases assassines et tensions sous les dorures de nos palais républicains et donnant ainsi une richesse de lecture tout à fait stimulante.
La suite :
http://sansconnivence.blogspot.com/2011/10/lexercice-de-letat-de-pierre-schoeller.html
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2011
Intéressante illustration des coulisses de l'état. Elle donne réellement à réfléchir sur l'intégrité de nos dirigeants... Captivant jusqu'au bout !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 octobre 2011
L' exercice du pouvoir est un univers fascinant , et si secret . Il est ici très bien rendu par le réalisateur , qui nous entraîne dans les arcanes de la politique , avec talent et précision . L' atmosphère qui y règne est pesante , et cette lourdeur est très bien rendue par l' interprétation subtile des acteurs principaux , au premier rang desquels il faut citer Michel Blanc et Olivier Gourmet . Leur prestation est remarquable de sobriété . L' accident de voiture , dans la deuxième partie du film , est aussi brutal qu' inattendu , et la jambe sectionnée du chauffeur est une image qui va longtemps rester dans ma mémoire . Cette brutalité contrastait avec un rythme relativement lent du film , qui se justifie parce qu' on est pas dans un film d' action à proprement parler , mais plutôt dans un film de réflexion sur le monde politique d' aujourd'hui . Un petit défaut cependant à signaler : le rôle de François Vincentelli , ( acteur que j' aime beaucoup ) est trop court , peu travaillé , alors que sa confrontation au début du film avec Olivier Gourmet , sur la privatisation des gares , laissait supposer qu' il occuperait plus longtemps , et plus souvent l' écran .
jeremie747
jeremie747

48 abonnés 484 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 octobre 2011
Il y a des semaines comme ça où le décalage entre l’unanimisme forcené de la presse et la réalité d’un film est proprement surréaliste.
"L’exercice de l’Etat" déchaîne depuis mercredi un concert de louanges assourdissant et tellement injustifié qu’on se demande ce qui peut annihiler à ce point l’esprit critique de tous les journalistes de la place de Paris. Est-ce parce que leur métier est si éloigné de la réalité d’une entreprise ou d’un cabinet ministériel qu’ils ne parviennent pas à voir quand ça sonne faux ? Je ne comprends pas cette hallucination collective.
Le film de Pierre Schoeller est creux et ennuyeux, aussi raté quand il parle de son sujet, l’exercice du pouvoir, que quand il s’en éloigne. Ainsi la scène d’ouverture, grotesque, donne-t-elle assez vite le ton d’un film qui ne choisit jamais de point de vue et fait naviguer le spectateur entre des scènes sans fil conducteur, suivant une logique qui semble connue du seul réalisateur.
La part la plus importante du film chronique la vie d’un ministre, ses relations avec ses collaborateurs, sa rivalité avec ses collègues ministres, son obéissance servile au Premier Ministre et au Président. Le réalisateur n’a semble-t-il pas compris que le rythme n’est pas juste une affaire de montage et que l’ellipse – couper les scènes au milieu d’une action, tronquer les dialogues ou changer de décor tout le temps – ne sert à rien si l’écriture ne suit pas. Or "L’exercice de l’Etat" est un film mal écrit. Les dialogues sont généralement à côté de la plaque et les acteurs principaux jamais crédibles (à part peut-être Laurent Stocker) dans des rôles sans profondeur. Quand Olivier Gourmet lâche, d’un air grave, cette phrase d’une banalité à la limite du nanar – "la politique est une meurtrissure permanente" – on hésite longuement entre pleurer de rire ou de consternation.
On a peine à croire tant de naïveté mais ce que dit le film, c’est que la politique est un monde impitoyable, que le pouvoir oblige à faire des choses contraires à ses convictions profondes, et qu’un ministre aussi se met des cuites, baise sa femme le matin et va aux toilettes…
Malheureusement, le film ne se contente pas d’être médiocre. Il est également assez nauséabond dans sa volonté de montrer des images obscènes et sans rapport avec l’intrigue. Que ce soit dans l’introduction où une femme nue écarte les jambes face à un crocodile, dans un plan interminable sur deux jeunes filles broyées sous un bus ou dans cette scène sans fin – et sans aucune raison d’être – de l’accident de voiture, on perçoit chez le réalisateur une sorte de jouissance perverse à choquer pour choquer, à se repaître d’images parfois à la limite du soutenable dont on ne comprend pas l’objet.
Pensum insupportable, "L’exercice de l’Etat" vient s’ajouter à la longue liste des films qui se prennent au sérieux et enfoncent des portes ouvertes sans la moindre once d’ironie. Les anglais ont "In the loop", les américains ont "The West Wing", nous on a "L’exercice de l’Etat"… on a le cinéma politique qu’on mérite.
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